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Crossing Of Fates 04/05/2015

[Salut !!! Comment ça va ? :D Je vous présente ma nouvelle fiction ; Crossing of Fates !!! C'est tout simplement un cross-over avec plein de manga. D'ailleurs, su vous ne les connaissez pas, ça ne fait rien vous n'allez pas être perdu :D Bon, peut-être un peu spoiler mais bon :') Alors, y a plein d'éléments que j'ai changé parce que ça me plaisait pas trop ou ça collait pas, vous verrez bien. En tout cas, j'espère que le changement des points de vue ne vous posera pas de problème. Dites moi ce que vous en pensez dans les commentaires ! :D C'est une première pour moi ! J'avoue que ça m'a bien éclaté, j'ai pas mal d'idée et j'ai envie que cette histoire soit longue :D Yeah ! Bonne lecture !!!!]
 
 
Crossing Of Fates – Prologue
 
Crossing Of Fates

 
Point de vu Shion -


          J'avalais les dernières bouchées de mon plat avant que maman ne m'apporte mon dessert préféré ; une part de tarte à la cerise. Je la remerciais chaleureusement et engloutis ma pâtisserie, écoutant d'une oreille distraite la journée qu'elle avait passé au sein de sa boulangerie. Elle riait seule en me comptant l'histoire d'un de ses clients qui lui avait donné un billet de 100 euros pour trois petits muffins, car il disait ne plus avoir de monnaie sur lui. J'esquissais un léger sourire, trop pensif pour réussir à me concentrer sur ses paroles, les yeux perdus dans le vide.
 
« Et ben alors mon chéri, ça ne va pas ? Me demandait-elle en se penchant légèrement sur moi. Je posais mon regard sur elle sans pouvoir la regarder dans les yeux.
-Si, ça va maman. La rassurais-je avec un grand sourire qui devait sûrement sonner faux vu son air préoccupé par la suite en me levant de son siège. Je suis un peu fatigué, je vais aller me coucher. »
 
          Elle quitta sa chaise pour aller déposer un baiser sur mon front avant que je ne quitte la salle à manger, en direction de ma chambre.
          J'entrais dans la pièce en prenant garde de bien fermer la porte. J'étais dans mon intimité, dans ma chambre, dans l'endroit qui m'était réservé. En saisissant le livre qui se trouvait sur ma table de nuit, je m'installais devant la fenêtre en allumant une faible lampe de bureau pour éclairer ma lecture devant les jolies étoiles scintillantes qui s'offraient à moi. Je serrais le poing, ignorant le sentiment de solitude qui m'envahissait. Ma main droite maintenait ma tête lourde de pensées, lourde de regrets, lourde de nostalgie. Je songeais avec tristesse à Nezumi, la personne avec qui j'aurais voulu vivre pour toute la vie... Avant ce fameux jour. Je ne l'avais pas revu depuis près de trois ans et la seule chose que j'avais gardé de lui était une de ses souris capteur que j'avais baptisé Clair de Lune.
 
          Je n'aurais pas cru que la vie à No.6 aurait changé ainsi. Après que Nezumi et moi aient détruit le mur s'éparant « l'intérieur » reluisant de la ville, à « l'extérieur » délabré, le gouvernement de No.6 et des cinq autres cités s'était radicalement modifié. Les murs entourant les cinq villes avaient tous été abattus, la population du quartier ouest défavorisé avaient vus ses bâtisses croulantes se métamorphoser en grands buildings ; le monde entier vivait dans la paix, notre liberté était totale mais juste, l'utopie factice de No.6 s'était envolé en même temps que les abeilles tueuses qui avaient sévit juste avant la chute des briques de l'injustice. Et depuis, depuis 3 ans, je n'avais pas revu Nezumi. Je me mordais les lèvres anxieusement, songeant que ces dernières avaient effleurés par deux fois celle du brun. « On se reverra », nous étions dis. Cependant, dans cette affirmation il n'y a ni lieu, ni date, ni promesse. Je n'avais aucune idée de l'endroit où il pouvait se trouver. Ce n'était pas faute d'avoir chercher, seulement, la superficie de la ville avait presque triplé grâce aux avancées technologiques. Où se trouvait t-il à présent ? A quoi pensait-il ? M'avait-il oublié... ? Nezumi... L'envie de te revoir était folle. Le manque que je ressentais était insupportable. Insurmontable. 3 ans... Sans m'en rendre compte, des larmes étaient en train d'inonder l'ouvrage Macbeth qu'il m'avait fait découvrir. Je ne connaissais rien, et pourtant je croyais tout savoir à l'époque; mon éducation était des plus poussée, j'étais bien parti pour devenir un des futures élites. Mais Nezumi m'a appris qu'il y avait bien plus. Il m'a apprit des notions que je ne connaissais pas, les connaissances qui viennent du c½ur qu'on baptise « sentiments » ; les choses qu'on ne peut pas voir avec un microscope où en appliquant des formules. Nezumi avait changé ma vie. Nezumi me manquait.
 
« Aller, Shion. Ce n'est pas en restant à te lamenter comme ça que ça va aller mieux... » Me dis-je en m'essuyant les yeux.
 
          J'avais souvent songé à quitté cette maison pour partir à sa recherche aussi longtemps qu'il le faudrait, jusqu'à ce que je l'aurais retrouvé. Seulement, j'étais incapable d'abandonner ma mère une seconde fois. Rien que l'idée de la savoir seule à nouveau me faisait mal au c½ur. Elle n'avait plus que moi. Mais moi aussi je n'avais plus qu'elle. Sans Nezumi, sans Safu... Je n'avais plus que ma mère, aimante, attentionnée et qui m'aimait plus que tout au monde. Ah là là... Soudainement, une souris capteur autre que Clair de Lune galopa à toute vitesse le long de mon bras pour arriver sur mon épaule, tenant dans sa bouche une espèce de petite pilule blanche et rouge. Mes yeux s'écarquillèrent, je n'en revenais pas mes yeux. Cravate se tenait là, un message entre ses dents. Mon c½ur se mit à battre à tout rompre ; ça venait de Nezumi ; cela ne faisait aucun doute. Il ne m'avait pas oublié... ! Il m'avait envoyé un message... Mais n'avait pas répondu à tous ceux que j'avais envoyés par le biais de Clair de Lune. Je saisis d'une main tremblante la petite capsule avant de l'ouvrir délicatement, m'efforçant de respirer calmement. 
 

Chapitre 1 -

Crossing Of Fates



Point de vu Masamune -

« Oh !! Une liiicorne magiiique ! »
 
          Je me hissais sur son dos, tout excité, et nous voilà partit pour nous élancer à toute vitesse vers la montagne merveilleuse. Ma licorne allait tellement vite ! On aurait dit qu'elle flottait dans les airs, je n'arrivais pas à voir ni à sentir ses sabots taper contre le sol de terre. Et en quelques secondes à peine, nous voilà arrivés ! Ouah ! C'était génial, sur cette montagne ! Les troncs d'arbres étaient en gros mikado et le feuillage, en barbe à papa ! Mon dieu ! C'était le paradis ! Tout était fait de chocolat, de sucre, de confiserie... Je descendis de ma licorne en la remerciant brièvement, avant de m'élancer vers ma première dégustation, l'eau à la bouche. Mais un lapin de chocolat blanc se mit en travers de mon chemin, et se mit à me dire :
 
« Excusez-moi, monsieur... »
 
          Je sursautais en ouvrant les yeux, regardant avec affolement tout autour de moi. J'étais sur un siège d'avion, une jeune hôtesse à mes côtés en train de me secouer doucement. Elle m'informa que l'avion était arrivé à destination et que je devais descendre comme les autres passagers. Je baillais et m'étirait bruyamment avant de descendre de l'avion, engloutissant quelques chips. Ah, quel beau rêve... Dommage que le voyage n'ai pas duré plus longtemps ! Je me mis alors en route vers un bus pour que ce dernier nous amène vers l'aéroport où je pourrais récupérer ma valise.
 
          No.6... Enfin ! J'y étais !! Les yeux collés contre la vitre du car, je contemplais d'un ½il admirateur toutes les installations de l'extérieur. Comme c'était moderne ! Mes joues s'étiraient en un grand sourire. Cela changeait tellement de No.3, la ville d'où je venais !!!
Chaque ville, de 1 à 6 possède une spécialité, malgré qu'elles soient toutes indépendantes. No.1 se charge plutôt de tout ce qui est économique et politique. On envois les plus grands criminels, là bas ! C'est la plus grande ville de toutes les cités ; les prisons sont hyper sécurisées, les écoles de droit se comptent par centaine et c'est ici que se situe la bourse mondiale. No.2, personne ne sait rien de cette cité. On dit qu'elle n'existerait plus... Mais ma maman m'a toujours dit que le gouvernement de l'union des 6 cités y faisait des trucs louches. No.3, c'est la ville productrice d'aliments de toutes sortes. Les champs sont très peu présent ; on fabrique les céréales et autres graines en laboratoires, et on privilégie surtout les cultures OGM que les cultures naturelles. A No.3, il fait tout le temps beau ; je viens d'un petit village, au pied d'une colline où un laboratoire de test prône. No.4, sans doute la ville du vice et de la violence. C'est la ville du jeu ; rien n'est tabou, c'est le chaos total. No.5, la ville des arts, et enfin No.6, la ville des nouvelles technologies et de la science. La ville qui cachait un terrible secret, heureusement découvert il y a peu de temps.
 
Le bus s'arrêtait au bout de dix minutes de trajet pour nous laisser entrer dans l'aéroport. On m'enfila un étrange bracelet d'indentification au poignet, qu'on abrégeait tout simplement par I.D. C'était assez marrant ; cet anneau métallique pouvait enregistrer mes déplacements, me servir de GPS et on pouvait même appeler les gens. C'était amusant ! Me voilà tout heureux. A No.3, on n'a pas des gadgets étranges comme ceux-là. On se contente de documents papier. D'ailleurs, j'avais l'impression que ça n'existait pas à No.6, le papier. Tout semblait électronique.
 
Je saisis ma valise avant de me diriger avec entrain vers le hall de l'aéroport où m'attendaient mes deux cousins. J'étais super excité ! C'était la première fois que j'allais les revoir depuis longtemps, et ce dans une ville qui m'était totalement inconnue. Pendant deux semaines on allait rester ensemble !! Qu'est-ce qu'on allait s'amuser !!! Je les cherchais des yeux, me sentant un peu perdu dans ce lieu si grand. Chez moi, tout est confiné ; pas aussi spacieux que ce grand aéroport.
 
« Hé !! » Entendis-je derrière-moi, me remémorant une voix familière.
Je me retournais subitement, apercevant Kagami et Gon qui fonçaient vers moi, souriant. Je souris encore plus, me précipitant moi aussi vers eux.
« Les meeeecs !!! M'écriais-je avant de recevoir le petit Gon dans les bras.
-Couuusin ! » S'exclamais Gon en me serrant fort.
Kagami passa sa main dans mes cheveux pour me les ébouriffer, sans doute heureux de me voir.
« Dis donc ! T'as encore grandit ! Constatais-je en me disant qu'il devait avoisiner les 1m95.
-T'es jaloux ? Ahah ! Bande de minus !! » Se moqua t-il. En même temps c'est vrai ; Gon et moi n'avions pas une très grande taille. Mais heureusement, je dépassais Gon ! En même temps il n'avait que 12 ans.
-Attend voir que j'ai 24 ans comme toi !! On verra qui sera le minus ! » Le défiais-je en tirant la langue.
 
          Kagami accepta de tirer ma valise à roulette après maintes et maintes supplications. Nous nous dirigions paisiblement vers la sortie de l'aéroport, à nous questionner ce que nous allions manger en rentrant. Gon avait insisté auprès de Kagami pour qu'on aille dans un restaurant pour « fêter ma venue », et Kagami avait finit par accepter. Il paraissait ferme à première vue avec nous, mais en fait, il ne pouvait rien nous refuser. « T'es le meillleuuuur cousin ! » lui avais-je dis en sautillant, tout heureux.
 
Soudainement, une voix forte et mécanique se fit entendre ; celle des hauts parleurs de sécurité. « Chers citoyens de No.6 ; nous vous invitons à vous rendre au plus vite mais calmement vers la sortie la plus proche pour procéder à une évacuation d'urgence. » Une voix qui se voulait calme, douce pour n'inquiéter personne, mais dont le tremblement trahissait cette idée. Je rencontrais les regards inquiets de Kagami et Gon avant que le rouge ne se mette à prendre sa décision : « partons vite. ». La calme atmosphère de l'aéroport avait laissé place à un brouhaha continu ; la plupart des gens s'agitaient, certain pleuraient même, mais tous allaient dans la même direction : la sortie. Des policiers étaient déjà présent et guidaient tout le monde vers l''extérieur. J'étais un peu stressé, c'était très inhabituel pour moi d'assister à ce genre de chose ! Dire que c'est la première fois que je débarquais à No.6 et voilà qu'il y a une procédure d'évacuation d'urgence. Mais... Etrangement... Je me sentais un peu excité. C'était la première fois que ce genre de chose m'arrivait ! « Je suis un idiot », je me disais. Mais je ressentais de l'adrénaline, c'était indéniable et... Etrange ! Pourquoi je ressentais ça ?
 
Gon et moi peinaient à suivre les pas rapides de Kagami qui se retournaient souvent vers nous, comme si nous allions disparaître.
« Dis Kaga, il se passe quoi ? Demanda Gon en semblant être calme. Je pense qu'il était trop petit pour se rendre compte. Ou peut-être ce genre d'incident était commun à No.6 ?
-Si je le saurais, je te l'aurais dis... Aller, magnez-vous les gars. »
J'haussais la tête et accéléra le pas, déjà un peu essoufflé.
 
          Tout le monde se bousculais à la sortie, en se poussant violemment pour être le premier dehors, sans prêter attention à son voisin en hésitant pas à se marcher sur les pieds. Nous attendions « tranquillement » que les portes soient libres d'accès et que la foule quitte les lieux. Il y avait un monde de dingue ; les portes étaient bouchés par la masse et les policiers peinaient à gérer le troupeau. Nous étions tout derrière, assez loin des ouvertures et même en me mettant sur la pointe des pieds, j'avais du mal à voir ce qu'il se tramait devant.
 
« Putain, bougez de là... » S'impatientait Kagami.
 
          Mais alors que j'allais pester contre la masse aussi, une explosion retentit un peu plus loin derrière, me rendant sourd quelques secondes. Par reflexe, je fermais les yeux instantanément, sentant les bras de Kagami nous tirer Gon et moi contre lui. Lorsque mes tympans s'étaient remis de leur choc, je percevais les cris de peur des gens autour de moi. Mon c½ur battait vite, je commençais à avoir peur. Qu'est-ce qu'il se passait bon sang ?
 
Crossing Of Fates
 
Point de vu Yata Misaki-

 
« Allô ? Putain, t'sais je suis en train de...
 
-Va à l'aéroport Est, une bombe a explosé 
 
Mon sang ne fit qu'un tour. Une bombe ?
 
-Pas très puissante, mais assez pour détruire l'endroit du tri des bagages numéro 2 ; une bombe se serait trouvé dans un d'entre eux, continua mon ami.
 
-... Un coup des écharpes jaunes ? Hasardais-je sans trop de conviction.
 
Mon ami eut un léger fou rire, bien pour me confirmer que ça n'était pas possible.
 
-Je sais pas de qui ça peut venir. Mais vas jeter un coup d'½il. Trouve un moyen d'accès ; les portes sont pleines de flics qui déchargent les gens.
 
-Des blessés ?
 
-Je sais pas. Espérons qu'il n'y a plus d'autre bombe...
 
-Si ça vient bien d'un bagage, y a pas de soucis à avoir là-dessus. »
 
 
          Je refermais le clapet de mon téléphone (car dans Homra, personne n'a d'I.D), puis je me mis en route avec mon précieux skate. J'arpentais les rues le plus rapidement possible, effectuant quelques figures lorsque l'occasion s'en présentait. Putain, mais pourquoi c'était moi qui devait y aller ?! J'étais certes assez proche de l'aéroport mais d'autre gars l'était encore plus... ! Au bout de quelques minutes de trajet, j'étais arrivé à destination. Restait maintenant à savoir comment pénétrer à l'intérieur, comment passer au travers des mailles du filet de la sécurité...
 
 
« Bon eh bien... Quand faut foncer, faut foncer ! »
 
 
          Me voilà roulant sur mon skate à toute vitesse, prêt à me frayer un chemin tant bien que mal dans la foule, quitte à pousser tout le monde. « Rah... Et merde.. ; » alors que je peinais à progresser pour pénétrer dans l'aéroport, une main puissante m'agrippa, sans doute celle d'un des policiers. Heureusement, je m'extirpais de son emprise et arrivait enfin à pénétrer à l'intérieur, direction la bombe !

Crossing Of Fates
 
Point de vu Masamune -
 
« Faut que j'aille voir ! m'exclamais-je, remis de mes émotions, accourant vers le lieu fumant de l'explosion
 -MASAMUNE ! Revient là !!! » S'écria Kagami
 
           Je lui fis un signe de la main pour lui indiquer que j'allais revenir, qu'il ne devait pas s'inquiéter avant de m'élancer vers la fumée qui commençait à se dissiper. Pourquoi je faisais ça ? La curiosité et l'excitation, sans doute !! Je pris quelques virages pour finalement arriver au lieu détruit qui se trouvait vraiment tout près. Il n'y avait personne. La fumée n'était plus là. J'observais les environs avec surprise et horreur, regardant tous les bagages explosés et dispersés un peu partout autour, noircis à cause de l'explosion. Je jetais des regards vers les environs, curieux de voir si le responsable de l'incident était encore là. Mais soudainement, j'entendis derrière moi :
 
« Hé ! Toi ! »
 
          Ohhhh, je n'étais pas seul. Impossible que cet personne soit un responsable de la sécurité, vu sa voix aigu. Je me retournais avec anxiété en entendant un bruit de roues qui glissaient sur le sol. En effet, l'individu était sur un skateboard. Les yeux froncés, il arriva à mon niveau puis examina les environs une secondes avant de s'adresser à moi :
 
« Tu sais ce qu'il s'est passé, ici ? »
 
Je lui répondis que non avant de m'aventurer plus près de l'endroit où la bombe avait explosé. Le garçon au bonnet me suivait, examinant plus amplement les traces. 
« Ça vient d'une petite bombe, commença t-il. Ça fait beaucoup de bruit mais ça sert uniquement à péter des portes ou des trucs du genre. M'expliqua t-il. Mais par contre, si tu te trouves juste à côté...
-Boom.. Complétais-je
-Ouais, t'as tout com-... »

Sans avoir eu le temps de prononcer le moindre mot, me voilà propulsé dans les airs pour atterrir sur le sol un peu plus loin. Ce fut également le cas de mon compagnon. Il se hissa sur ses jambes quelques secondes plus tard après que nos oreilles se soient remises du choc avant de lâcher :
« Bordel, mais qu'est-ce qu'il se passe ?!
Je me redressais également, titubant un peu.
-Tu ferais mieux de partir; man. C'est dangereux »
Je voulu protester et rester mais la voix de la raison s'éleva en moi, me couvrant de remords d'avoir laissé Kagami comme ça, commençant également à ressentir de l'inquiétude.
« Mais... Viens, toi aussi !!! Lui implorais-je alors qu'il était sur le point de rouler vers l'explosion qui venait d'avoir lieu plus loin.
Il tourna sa tête vers moi pour m'adresser un sourire.
-T'inquiète pas, va ! J'ai l'habitude !!! C'est maintenant que ça devient intéressant ! »
Puis il disparu dans l'épaisse fumée noire.

           Je me hâtai de rejoindre Kagami et Gon. Les portes de sortie étaient désormais désengorgées, il ne restait que quelques personnes qui quittaient les lieux, avec précipitation affolés. Je pouvais voir au travers des vitres donnant vers l'extérieur mes deux cousins qui me faisaient de grands signes, me suppliant de venir. Je les rejoignis vite, soulagé de les avoir retrouvé.

« T'es pas bien ou quoi ?! Encore un peu et j'allais te rechercher ! Me gronda Kagami qui semblait vraiment à bout.
- J'suis désolé... M'exclamais-je faussement. Mais tout de même, je n'aurais pas du.
- J'espère bien que tu es désolé ! » Renchérit-il en m'ébouriffant les cheveux, come pour m'excuser.

Un agent de police vint alors à notre rencontre, nous demandant de rapidement quitter les lieux. En effet, une explosion venait d'avoir lieu et il y avait fort à parier pour que ça ne soit pas la dernière. 
« Il y a quelqu'un à l'intérieur... ! Il a un skate et il a un bonnet ! Et une batte de baseball ! Informais-je le policier. Mais ce dernier semblait n'en avoir que faire. 
-Dépêchez-vous de partir, sinon nous vous ferons décamper de force. » Poursuivit-il d'un ton menaçant.

Nous nous mime en marche, passant devant plusieurs dizaines de policiers qui s'activaient. Je jetais un dernier coup d'½il à l'endroit, espérant fort que l'individu n'aurait pas de problème. Et s'il mourrait à cause d'une bombe ? Ça serait de ma faute !! ... Mais non, il m'avait bien dit de ne pas me faire du soucis pour lui..

« Ça vous dit un petit sushi-russe chez Simon ?! S'exclamait joyeusement Kagami, tentant de nous faire oublié les récents événements 
-OUAIIIIS ! » Répondais-je en c½ur avec Gon.
De la bonne nourriture ! Moi qui mourrais tellement de faim. Rien de tel pour oublier les soucis !!! Mais malheureusement, Kagami me demanda plus amples explications alors que nous commandions notre repas.
« Ah ouais je comprends mieux l'état de tes vêtements. Mais qu'est-ce qu'il foutait là, l'autre type ? 
Je haussais la tête négativement, essayant de chercher un indice de sa venue dans les présents dires de mon complice.
- Il m'a seulement dit qu'il avait l'habitude de ça. C'était un gars assez bizarre... Il connaissait le type de bombe utilisée et tout...
- J'aiii faiiiim, s'exclamait soudainement Gon, pas vraiment intéressé par notre discussion
- C'est bientôt à nous de commander » le rassurais le rouge.

A table, Kagami engloutit sa montagne de sushis en articulant quelques mots parfois, entre deux bouchés.
« Cha pachera pas au jinfo, cha... »Dit-il la bouche pleine. J'haussais un sourcil. Pourquoi les infos refuseraient-elles d'informer les habitants de No.6 qu'un incident s'était produit ? Il avala tout le contenu de sa bouche pleine, puis poursuivit.
 
« No.6 à la fâcheuse manie de contrôler les informations pour faire croire à tout le monde que c'est une ville paisible, m'expliquait-il
-Mais... Je croyais que No.6 avait changé ? Que les gens pouvaient penser ce qu'ils voulaient sans se faire punir, maintenant. Contestais-je, dépassé.
-Ouais, cette ville est carrément devenue plus cool qu'auparavant. Mais faut pas rêver non plus. »
 
Sans appétit, je peinais à ingurgiter le reste de mon plat alors que Gon avait déjà terminé et se plaignais que nous étions trop long.
 
Crossing Of Fates

Point de vue Mikoto Suoh.

[1 nouveau message texte]
De : Yata
: 17 : 21
L'aéroport Est est quasi dead. Les ptites bombes étaient des avertissements : 2 grosses ont explosés y'a 20 min un truc comme ça. Jsais pas si y a des blessés ni qui a fait le coup. Ptetre Nezumi ? Mais bon cest pas dans ses habitudes. Jte tien au courant j'arrive au bar dans 10 min.Jme sui vite barré quand jai vu que ca devenait trop chaud.Jai rien. ++
 
          Son poignet se serrait. Nezumi aurait fait le coup ? Ce n'était pas probable. Ce n'était pas son genre, se dit-il. Mais qui aurait pu faire ça ? Et dans quel but ? Il s'adossa correctement au siège, écrasant sa cigarette qui ne lui faisait plus envie au fond d'un cendrier fraîchement vidé. Il semblait préoccuper ; il n'avait pas la moindre idée du responsable de cet acte même en se retournant le cerveau pour chercher un adepte de ces méthodes provocatrices. Néanmoins, voilà là un défi pour Homra. « Cette ville nous appartient... » Se dit-il. « Enfoiré, tu aurais pu blesser Yata ».
 
« Hey Mikoto, ça va pas ? » s'inquiétait son ami barman derrière le comptoir.
Sans quitter des yeux les cendres froides qui tapissait le fond du cendrier, le rouge ne répondit seulement que par un grognement, l'esprit ailleurs.
« Préviens les mecs, s'exclama soudainement Mikoto en se levant. Organisons une petite réunion pour mettre au courant les gars de ce qui est arrivé et préparer un plan.
-T'as une idée de qui ça vient ? Demanda son ami, soudainement joyeux, étirant son sourire en songeant aux prochains événements intéressants qui se produiront
-Non, mais on ne va pas tarder à le découvrir. » 

[Voilà :3 :D Alors, c'était bien ? :o Dites-moi très honnêtement ce que vous en penser. Si c'est bien, si c'est nul, ce qui va pas, ce qui tiens pas la route... Dites-moi vos avis dans les commentaires ! :D Merci :D]

Tags : crossover - crossing of fates - fiction - manga

La Magie Née de tes Doigts, chapitre 4 ! 19/04/2015


[Saluuut !
Je ne sais pas si j'aurais dû couper mon chapitre en deux ; il est plutôt assez long. Néanmoins, j'en suis fier, je l'aime beaucoup, je me suis beaucoup amusé en l'écrivant et j'espère que vous prendrez le même plaisir à le lire !! :D BONNE LECTURE ! Je kiff ma fiction]
 
« Futur projet professionnel : ................................................................................................................»
           Je butais sur cette question. Je haïssais au plus au point ces feuilles où il fallait remplir son nom, son prénom, son âge, sa date de naissance et tout le bla bla... Et là, j'en étais où il fallait écrire sur les pointillés quel était notre « projet professionnel ». Je laissais échapper un soupire de lassitude avant de poser mes yeux sur la fiche de King. Lui, il avait répondu : « LE BIG BOSS DU MOOONDE !!! » Je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire. Il ne prenait pas tout ça au sérieux, et il avait bien raison. Au final, je finis par rayer cette question préoccupante. Tout simplement.
          Lorsque la sonnerie retentit, King et moi nous empressions de ranger nos affaires. Aujourd'hui, nous étions mercredi ! La rentrée était passée depuis quelques jours, déjà. On s'était rapidement adapté aux lieux qui nous plaisaient beaucoup. King et moi étions très vite devenus ami ! Mais cette nouvelle relation n'était pas au goût de tout le monde : Gingka était jaloux comme un fou. Mais, il y a de quoi : j'avais tendance à le délaisser ces derniers temps. Je crois qu'il me faisait la tête... Il fallait que je fasse attention. Vraiment.
 
          Après avoir mangé, King et moi, tous excités, nous dirigeâmes vers le gymnase. Pourquoi ? Tout simplement pour aller m'inscrire au club de musique ! King avait la gentillesse de m'accompagner, comparé à Gingka qui disait vouloir emmener Sora (un nouveau de nos amis) au point accueil pour faire notifier sa carte de cantine défectueuse. Je pense plutôt qu'il ne voulait pas rester avec nous. Vraiment, il n'aimait vraiment pas mon nouvel ami.
          Je pénétrais avec impatience à l'intérieur du gymnase, suivit de mon camarade aux cheveux bleu. Ce dernier était vraiment gigantesque !!! Un terrain de basket, un autre de volley ou de badminton, une partie pour la gym... Et dernière, une salle de musculation était dissimulé. Soulever des poids pour avoir un corps de malade, ce n'était pas du tout mon truc. Mais le gymnase était, aujourd'hui, aménager avec une bonne trentaine de stands pour l'inscription des clubs. C'était top ! Après une vingtaine de minutes de recherche pour celui de musique, nous finîmes par le trouver. Une femme radieuse d'une trentaine d'année triait minutieusement les fiches d'inscriptions en souriant. Elle semblait avoir l'habitude de faire ceci et ça ne semblait pas l'ennuyer. Sans la moindre timidité, je m'avançais vers elle, la saluait avec un « Bonjour ! » dynamique accompagné d'un sourire, avant de piocher dans une des pile de feuille disposées sur la table. Je pris un des stylos bleus qui se trouvait à côté avant de me mettre à remplir cette fiche avec entrain. C'était sûr que c'était nettement plus agréable que celle du « projet professionnel » !
A mon grand étonnement, King en saisit une également. Il se penchait sur la table pour pouvoir bien écrire, puis posa son regard sur moi lorsqu'il sentait que je le dévisageais, ne comprenant visiblement pas son geste. Amusé, il me dit simplement :
 
« Bah quoi ? C'est quoi cette tronche ?? »
 
Ne prenant même pas le temps de répondre, je préférais lui arracher sa feuille des mains. Il laissa échapper un « hé ! » mais je m'écartais suffisamment pour qu'il ne puisse pas l'atteindre. Mes yeux lisaient à toute vitesse les réponses de mon ami sur la feuille.
 
« Alors comme ça tu fais de la basse ? Je savais même pas !!! »
 
Je tournais ma tête vers lui en souriant. Il me fit un clin d'½il, sans doute fier de lui. 
 
« Ouais mon vieux ! La guitare c'est pour les nazes. Tes cordes sont toutes fines...
-Hein ?! Répète ça, pour voir ? 
-T'as très bien entendu !!! Il me tira la langue en croisant les bras.
-Ouais, bah... Toi, t'as que 4 cordes ! Moi j'en ai 6 ! Je suis supérieur ! »
Et c'était partit pour un duuuuel entre musiciens plus ou moins expérimentés aux arguments plus ou moins bons. On s'était bien marrés, au final. Et le club comptait à présent deux nouveau inscrits !!
 
          Le club se déroulait tout les mercredis après-midi, et on avait une séance d'essai avant d'être définitivement inscris, pour voir si le club nous plaisait. Le premier « cours » était cet après-midi. J'avoue avoir été un peu anxieux de m'y aventurer seul, mais comme King s'y rendait avec moi, plus rien ne m'intimidait !!! Joyeusement, nous nous dirigions vers notre dortoir. Nous montons les escaliers à toute vitesse, puis, rendez-vous dans la piaule de King !!!
          Rapidement, il brancha sa basse pour me faire écouter son son, et pour me montrer son niveau. Sa basse était de couleur argenté, sa forme et ses courbes rappelait celle d'une guitare stratocaster. Son pickguard* était noir et brillait, à défaut du vernis de sa basse qui était mate. Il régla son treble et son middle, puis se mit à jouer. Son slap* puis les quelques notes graves qui suivirent me fit reconnaître directement la chanson qu'il jouait.
 
« Oh ! Attend !!! »
 
          Rapide comme l'éclair, je sortais dans le couloir à toute vitesse, puis je me rendis dans la chambre pour attraper mon ampli et ma guitare, sans adresser un mot à Gingka qui était allongé sur le lit. Je revins dans la chambre de King, brancha mon VOX* à ma guitare après avoir connecté ce dernier à une prise, puis King se remit à jouer. Dès que ce fut mon tour, ma guitare chérie et mes doigts entrèrent en scène. Je me calais sur le rythme de King pour pouvoir jouer en même temps, battant le tempo avec mon pied. On était parfaitement synchro, ça le faisait trop !! On chantant de temps en temps les paroles qu'on connaissait, sinon, le reste de la partie chantée était simplement marmonné, faute d'avoir un anglais solide et une mémoire suffisante.
 
« We gotta take the power back !! »
 
On s'éclatait trop. Certes, quelques notes étaient ratées parfois, mais il n'empêchait qu'on s'amusait beaucoup. A la fin de la musique, je fis un petit solo improvisé, toujours dans le style de la musique alors que King répétait éternellement son rythme. Mes doigts glissèrent sur les cordes ou en bloquaient certaines, je libérais tout l'étendue de mes connaissance avec cet instrument. Dès que j'eus finis, j'eus le droit à un petit applaudissement de la part de mon camarade.
 
« Bravo, man ! T'as géré ! »
 
Tout victorieux, je faisais le frimeur en me passant la main dans mes cheveux.
 
« Qu'est-ce que tu veux ? C'est inné ! »
 
Il eut un petit rire en lâchant un « Pfff ! » avant de poser ses yeux sur ma guitare. Il s'agissait d'une Ibanez aux « cornes » assez pointus, recouvert d'un vernis brillant pour faire ressortir sa belle couleur verte, tigré vers le milieu. Sa palette de son était plutôt large : elle pouvait très bien sans aucun problème passé d'un blues bien dépressif à un metal bien saturée, tellement cette beauté est polyvalente. Je souris en la regardant en me remémorant quelques bons vieux souvenirs passé avec elle.
 
« Hé ! Le club démarre dans 10 minutes !! S'alarma King en regardant sa montre.
-Sérieux ?! » M'écriais-je, remballant vite mon instrument dans sa housse.
King fit de même. Après avoir préparé nos affaires, direction le pôle artistique pour participer à la premier séance du club !
 
          Finalement, nous n'étions pas tellement arrivés en retard, étant donné que la prof n'était même pas encore présente. Comme nos camarades arrivés plus tôt, nous déposions au fond de la salle nos instruments parmi un tas d'autre disponibles pour l'emprunt (batterie, synthétiseur, guitares et autres instruments à cuivre...) C'était incroyable comment cet espace était grand. Les murs était recouvert de mousse insonorisante, ainsi nous pouvions faire autant de bruit que nous le voulions sans pour autant déranger la salle de théâtre d'à côté. Au centre de la pièce, des chaises étaient aménagées et disposées en arc de cercle comme pour former comme un orchestre. Un peu comme des touristes, nous nous installions au fond de la rangé, surexcités. Quelques personnes étaient déjà présentes, droites comme des i sur leur chaise, tendus au possible. Je crois que j'aurais été dans le même état si j'étais venu tout seul ici, mais ce n'était pas le cas. Je jetais parfois quelques regards vers la porte d'entrée, me demandant si Kyoya allait venir ou pas. La prof finit par arriver avec dix bonnes minutes de retard, et toujours pas de trace de Kyoya. Pfff, pourquoi avoir pris sa guitare si ce n'était pas pour s'inscrire au club ?! Si ça se trouve, il était nul et c'était juste pour attirer les filles qu'il l'a emporté !! Sûr que c'est ça. Obligé !
          Mme Levieux nous expliqua tout le programme de l'année. Nous allons tenter de faire une compilation de quelques musiques de films pour pouvoir les exposer à toute l'école pour le concert de fin d'année. King et moi étions tout excités à cette idée, nous nous imaginions déjà sur le devant de la scène, la lumière des projecteurs nous rendant presque aveugle, avec tous les applaudissements des élèves...
 
« Trop classe... Mais faut pas déconner, ça va être du Pirates des caraïbes. Pas un putain de truc. »
 
J'haussais les épaules, constatant en effet qu'il n'y avait pas à s'extasier pour si peu. Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher d'être tout impatient à l'idée d'être une star.. L'instant d'un soir. Oh là là. J'avais hâte !!! Tellement !!
 
L'heure était passée à toute vitesse. Réellement, on avait eu le temps de ne rien faire du tout. King et moi sortions du bâtiment en discutant du concert de fin d'année et de ce que l'ont allait faire cet après-midi.
 
« Tu viens dans ma chambre ?  lui demandais-je en souriant, la main accroché à ma sangle de guitare.
-Ouais, bien sûr ! Répondit-il en souriant. On pourrait aussi trouver un plan pour se venger de Kyoya !! »
Mon sourire s'élargit à ces paroles. Il avait raison, nous allions nous venger de Kyoya !! Restait encore à savoir comment... En tout cas, je voulais lui montrer clairement que je n'avais pas tolérer l'humiliation qu'il m'avait fait subir ! Tu vas voir, Kyoya !!
 
          Le long chemin jusqu'au bâtiment des chambres se fit en musique. King avait programmé sur son téléphone une playlist avec des musiques à se damner. J'aurais sautillé en dansant jusqu'au dortoir si je n'avais pas eu ma guitare dans le dos. Ah là là ! La vie en musique est tellement plus belle !!!
King me guida jusqu'à ma chambre auquel le numéro m'avait échappé. J'ouvris la porte et me retrouva avec un Gingka étendu sur son lit qui feuilletait une BD silencieusement. Il baissa son ouvrage pour nous regarder mon ami et moi, puis une expression agacé se fit ressentir sur son visage qui était habituellement si joyeux. Nous pénétrions dans la pièce.
 
« Salut Gingka ! » Le saluais-je, faisant abstraction du fait qu'il était contrarié. « On va tenter de trouver un plan pour se venger de l'horrible Kyoya ! On l'a appelé le plan anti-K ! Tu veux nous aider ? » Lui demandais-je en souriant, sachant pertinemment qu'il refuserait étant donné que King était dans le coup.
-Non merci, fit-il en s'efforçant de sourire. Mais j'ai des trucs à faire...
Il s'extirpa de son lit et se dirigea vers la porte, emportant avec lui son sac de cours.
-Salut Gingka ! Lui fit King avant que le roux ne lui claque la porte au nez.
King avait l'air déçu de ne pas plaire à mon meilleur ami.
-Aller, t'inquiète, c'est le temps qu'il s'habitue à toi !! »
 
          Des tonnes de feuilles de papier étaient roulées en boule dans tous les coins de la pièce. King et moi avions recherché comme des dératés un plan, mais aucun ne s'était avérer être concluant. Nous étions à présent allongés par terre, les yeux rivés sur le plafond, fatigué d'avoir fourni un tel effort de recherche machiavélique en vain.
 
« On n'a qu'à bloqué sa porte avec du chewing-gum... ? Proposa King, pas très convaincu.
-T'as vu ses bras ? Il serait cap de l'arracher d'une main s'il voit qu'elle s'ouvre pas... » lui répondis-je en soupirant.
Il soupira aussi.
« Ah !! On lui vole sa guitare !! Retenta King, plus enthousiaste.
-Hein ?! Ah, ça non c'est trop horrible ! Répliquais-je, mort de trouille à l'idée qu'on me fasse la même chose.
-Ah ouais... Il réfléchit un moment, jusqu'à ce qu'il eu trouvé l'idée du siècle et se redressa soudainement. Je sais qui pourrait nous aider !! »
 
          L'individu en question était un petit nommé Yu qui était un vrai saligaud à en croire les propos de King. Il connaissait tout et tout le monde ici, c'était une sorte de petit génie.
         Il nous a conseillé tout un tas de truc, et nous l'avons écouté à la lettre, tout obéissant. Un sourire plein de cruauté et de pouvoir se dessinait souvent sur mes lèvres quand il évoquait toutes ses idées géniales. Ce petit était un véritable petit diablotin. Je l'adorais déjà.
 
          Le samedi même, tout était près. La journée de Kyoya allait être un véritable enfer.
          Nous nous étions levés de bonne heure pour les préparatifs. King avait dormi avec moi cette nuit-là et Gingka ne s'était pas gêné pour lui faire des réflexions. A 5h30 du matin, armé d'un petit sac en plastique et de gants dérobés au laboratoire, nous nous habillâmes de vêtements noirs pour plus de discrétions avant de nous extirper de notre chambre, épingle à cheveux en main. Une fois arrivé en bas, King avec son habilité déconcertante et sa facilité à faire ce geste, glissa cette derrière dans la fente de la serrure avant que cette dernière ne s'ouvre. Un léger sourire aux lèvres apparus sur mon visage : nous étions près.
 
          Le petit déjeuné était servit et présent de 7h30 à 10h le samedi. Cela ne faisait pas moins de 10 minutes que King et moi étions sur le pas de notre porte, guettant le moindre grincement d'une poignée de porte. Quand Kyoya et son colocataire iront manger, nous pourrons passer à l'action !! C'était assez difficile pour nous de rester silencieux pour ne pas nous faire remarquer. On était surexcités.
          9h45. On pouvait dire qu'ils attendaient vraiment le dernier moment... Enfin, nous entendions la poignée de leur porte de chambre s'ouvrir. Nous nous refugions dans la mienne, les dents serrées pour étouffer nos gloussements. Nous attendions quelques minutes pour nous assurer qu'ils s'en aillent avant de foncer dans leur piaule sans même regarder le numéro de chambre, de gros plastiques bien lourd et d'une odeur dégoutante dans chaque mains.
Je refermais avec précautions la porte. Les deux lits étaient tout deux défait, nous devions veiller à ne pas remettre la couverture sur eux par inadvertance. Nous soulevions le léger tissu qui créait une protection entre le matelas et le dormeur avant de tartiner à même le matelas le caca d'ânes ramassé précédemment. C'était machiavélique, c'était immonde, mais qu'est-ce que c'était génial ! Ils sentiront l'odeur pestilentielle en arrivant, mais si par miracle ils se couchent dans leur lit, ce dernier leur paraîtra sans doute plus mou ! Grâce à notre technique, ils n'y verront que du feu.
Morts de rire, nous quittâmes la chambre rapidement et discrètement avant de se féliciter avec une tape dans la main.
          A toute vitesse, je fonçais au réfectoire, suivit de près par King. On y retrouva Yu entouré de tas de gens de tous âges et de tous sexes. Tous avaient les yeux rivés sur Yu qui avait pour mission de raconter de fausses rumeurs sur le dos de Kyoya. Il me glissa un paquet dans ma poche discrètement que j'enfonçai en souriant. J'étais plutôt heureux des rumeurs sur Kyoya, car même ceux qui n'étaient pas dans notre classe avait remarqué ce garçons atypique aux cheveux verts et au regard tiraillant. Isa réputation allait être anéantie. Satisfaits, nous prenions place à une table à proximité de notre collaborateur. Néanmoins, je doutais que de telles rumeurs affectent Kyoya. Peut-être qu'il s'en fichait de ça, après tout..
          Après mangé, nous nous précipitâmes à l'étage pour regarder si nos victimes avaient remarqués leur « surprise ».
Un hurlement. Un putain d'hurlement inconnu survint alors que nous venions de monter toutes les marches pour venir à l'étage.
Nous nous précipitions vers la source du cri, tout curieux et tout inquiet. Il provenait d'une chambre. Alors que nous arrivions sur le pas de la porte, je remarquais le premier l'horreur : notre « vengeance » n'avait pas été adressée aux bonnes personnes... Je regardais le numéro de la chambre et constatait un peu tard que ce n'était pas celui de Kyoya. D'un air un peu affolé, je jetais un regard à King qui semblait plus déçu qu'autre chose. Les deux garçons qui partageaient la même chambre étaient furieux et juré de « détruire celui qui avait fait ça » tout en essayant de nettoyer les excréments d'ânes dont le parfum embaumait la pièce. Alors que Jack accourait dans la chambre, je décidais de la quitter, me dirigeant d'un pas lent vers ma chambre. Alors que je passais devant celle de Ryuga et de Kyoya, je croisais leur regard méprisant, comme s'ils savaient qu'on avait tenté de leur jouer un mauvais tour. Je baissais les yeux en esquissant un léger sourire honteux avant d'arriver dans ma piaule. King me rejoignait un peu plus tard. Mon enthousiasme s'était soudainement envolé suite à cet échec.
 
« Ahhh... Tout ça pour ça. Lâcha t-il en se laissant tomber sur mon lit
-ça valait le coup de se salir les mains... ! On s'est gouré comme des bleus ! »
Je saisis mon portable pour faire part à Yu de notre ratage complet. Il était hilare au bout du fil, ce qui attisait mon énervement. Je me sentais minable !!
« Ca fait rien de toute façon !!! J'ai chopé son numéro, il reçoit depuis tout à l'heure un tas de messages casse-couilles !! 
-Ah ouais. Ouais, c'est bien ça. Répondis-je, pas très convaincu. Je me demandais bien comment il avait bien pu trouver son numéro..
-Aller. N'oubli pas les clopes. »
Oui, les clopes... Yu avait découvert que Kyoya fumait et lui avait subtilisé un paquet de cigarette. Comment avait-il fait ça ? Je n'en savais rien. Yu était vraiment trop fort. Je raccrochais, sortant de ma veste le fameux paquet que Yu m'avait confié.
 
          King se mit au bouleau, laxatif puissant en main. Je lui donnais les cigarettes une à une. Mon camarade était chargé de les bourrer avec cette poudre puissante. On ne savait pas si les effets escompté allaient se produire, mais on était néanmoins très fiers de cette idée ingénieuse. Je pris deux cigarettes encore vierge de poudre pour les remettre dans ma poche. Qui sait, peut-être en aurais-je envie un jour ?
          Alors que King replaçait les clopes « empoisonnés » dans le paquet, je me suis soudainement senti... Idiot. Je trouvais soudainement que toute cette mascarade était grotesque. Le fait de vouloir se venger comme ça et de façon si enfantine... Je soupirais. C'était vraiment débile de faire tout ça. J'étais stupide. Je me sentais encore plus pitoyable que lors de la « confrontation » avec mon ennemi Kyoya. Soudainement triste, je baissais les yeux en regardant avec regret le paquet que King avait entre les mains.
 
« ... ça te dis on arrête le plan anti-K... ? » Lui dis-je doucement. Je m'en voulais beaucoup.
 
Il me regarda en haussant les sourcils d'incompréhension, puis me demanda d'avantages explications. Je lui fis alors part du brusque sentiment de honte et de regret qui m'animait à présent. Il me fit un sourire doux, tapant la main sur mon épaule  pour me dire qu'il ne m'en voulait pas et que j'avais sûrement pris la bonne décision. Désormais plus heureux, je sautais dans les bras de King en lui disant qu'il était le meilleur. King était le meilleur !! C'était sans doute la personne qui me comprenait le mieux !!
Je songeais à Kyoya. Comme souvent, depuis quelques temps. On avait certes arrêté la « vengeance », mais je comptais néanmoins lui rendre la monnaie de sa pièce. « Comment ? » me demandais-je intérieurement. Je n'avais pas envie (ni besoin) de l'aide de King, je devais affronter ce problème tout seul. Euh... Fallait-il en venir aux mains ? Non, et puis Kyoya était bien trop adroit et fort. Je me ferais laminer en quelques secondes. Mais... OH !!! Un éclair de géni traversa mon cerveau. Oui !! C'était ça !! Je DEVAIS montrer à Kyoya de quoi j'étais capable à la guitare ! Un sorte de duel d'impro, quoi !!! Mais oui... C'était ça qu'il fallait faire. J'allais lui montrer de quel bois je me chauffe ! Kyoya, tu feras plus le craneur comme ça, crois-moi !! Fais attention : le grand Masamune arrive !!!
 
« Faut que j'aille aux chiottes !! »M'exclamais-je à l'intention de King. C'était la seul ruse que j'avais trouvé pour pouvoir m'éclipser de la pièce sans lui. Et encore ; rien ne me garantissait qu'il n'allait pas me suivre.
Je me levais puis saisit ma guitare d'une main pour passer la lanière sur mon épaule. J'ouvris la porte de chambre avant que King ne me coupe dans ma lancé :
« Tu vas aux toilettes avec ta guitare ?! »
Mince. Aurait-il comprit ?! Je me tourna innocemment vers lui, faisant face à son regard suspicieux. Je lui adressai un grand sourire.
« Yeah ! Mon bébé, je l'amène PARTOUT avec moi !! Et puis... Peut-être que j'aurais de l'inspiration soudaine ! On ne sait pas !! Aller, salut !! »
Je me glissai hors de la chambre et lâcha un soupire soulagé, heureux d'avoir échapper à King bien que je doutais que mes arguments l'ai convaincu.
 
          Sans me tromper de numéro cette fois-ci, je me dirigeai vers la chambre du grand Kyoya, me préparant psychologiquement à cet affrontement. J'allais franchement devoir donner tout ce que j'avais ; je savais que je pouvais être à la hauteur !!!
          Alors que j'étais arrivé devant leur numéro (en faisant attention de ne pas m'être trompé), je tendis l'oreille, percevant tout un tas de bruit à l'intérieur, comme une bagarre. Intrigué, je voulus tendre d'avantage l'oreille avant qu'un cri de rage ne me fasse sursauter, provenant sans doute de la bouche de Ryuga. Je m'éloignais de quelques pas, un peu affolé. Subitement, la porte s'ouvrit violement, laissant apparaître Ryuga totalement en rogne, décoiffé et présentant plusieurs plaies ouvertes, sans compter les nombreux bleus. Il s'était battu, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Ses poings étaient toujours serrés, comme près à attaquer la moindre personne ou chose qui se mettrait en travers de son chemin. Je le fixais, un peu apeuré mais je ne reculais pas. Il me lança un regard meurtrier et partit, fou de rage, sans même se retourner lorsque Kyoya lui lança un « OUAIS C'EST CA, CASSE-TOI ! »
          Je tendis la tête vers l'intérieur pour regarder l'état de Kyoya et je le vis sur le sol, se tenant les côtes de douleur. Il semblait plus amoché que Ryuga ; sa lèvre et son crâne saignaient, ses bleus étaient noirs et sa respiration était saccadé, on aurait dit qu'il avait du mal à respirer. Je me lançai immédiatement à sa rencontrer, lui tendit la main pour l'aider à se relever. Il ne la saisit pas, trop fier, et finit par se relever avec une énorme difficulté en s'aidant du lit à côté de lui. Je lui aurais bien demandé si ça allait, mais de toute évidence, il n'allait pas bien. Il s'assit sur son lit, s'essuyant sa bouche avec le revers de sa main droite tremblante. Au bout de quelques secondes sa respiration s'était régulée et il accorda à présent son intention sur moi.
 
« Tu veux quoi, toi ? » Me demanda t-il, cash, me laissant un regard haineux.
J'hésitais à lui véritablement pourquoi j'étais venu. Je n'en avais plus envie à présent : Kyoya n'étais décidément pas en état pour jouer de la guitare. Je cherchais mes mots, bafouillais, à la recherche d'une excuse valable.
« ALORS ! Pourquoi t'es là ?? » Renchérit-il avec plus de fermeté.
 
Kyoya devait être magicien car quelques secondes plus tard, je lui avais tout avoué. Un grand sourire moqueur s'étira sur ses lèvres, on aurait dit que la douleur qui l'animait faisait partit du passé. On aurait dit qu'il ne sentait plus rien, son expression douloureuse de son visage crispé n'était plus là.
 
« Une sorte de « duel », hein ? Pas de soucis. J'aime ça. » Répondit-il en esquissant un sourire moqueur. « A toi l'honneur !! » Me dit-il, m'offrant la place à côté de lui en la tapotant plusieurs fois.
 
J'avalais ma salive, referma la porte de la chambre puis me dirigea timidement vers la fameuse place, les dents serrées par le stress qui montait. Mais après tout je n'avais rien à craindre ni à perdre : c'était moi qui avait voulu ça et je n'avais rien à envier à Kyoya. Il n'avait sans doute rien de plus que moi. Et Kyoya semblait tellement vide d'émotion qu'il ne serait pas capable de livrer un beau solo improvisé capable de toucher les âmes. A présent rassuré, j'ouvris la housse de ma guitare et brancha l'ampli en effectuant quelques réglages, prenant une grande inspiration.
« Bon, le but c'est de jouer une improvisation, un solo... Un truc beau, un truc bien et touchant ! Ok ?! lui expliquais-je en souriant
-Ouais ouais, ok. » Il semblait déjà désinteressé. Il attrapa son portable en se plaignant qu'il ne faisait que de recevoir des messages d'insulte et de haine depuis ce matin avant de le balancer avec force au travers de la pièce sous mes yeux ébahis. « Vas-y, je t'en pris. J'ai hâte de voir ton « super » talent »
 
Je pris ma guitare, un sourire fier gravé sur mon visage. Mes doigts se plaquèrent contre les cordes, pour venir se déposer sur d'autres de frettes* différentes, tout ça à toute vitesse, engendrant un gros riff de 20 secondes, plein de technique. Je ne pensais à rien, je ne faisais qu'un avec mon instrument. Les notes s'enchainaient parfaitement, aucune fausses notes ne venaient tout gâcher. Ce fut, à ce jour je crois, la meilleure improvisation que j'avais été capable de sortir. Une fois ma composition finis, je reposais ma guitare. L'ambiance était un peu plus détendue. Un sourire confiant était toujours sur mon visage.
« Pas mal. » Souffla Kyoya en souriant.
          Il se leva pour prendre l'étui de sa guitare, désireux de répondre comme il se devait à mon défit. Il ouvrit son étui ; me faisant découvrir une magnifique Fender Stratocaster finition Sunburst*. Le verni était effrité par endroit, signe qu'elle avait vécu et qu'elle servait souvent. Il débrancha le jack* de ma guitare avant d'y connecter la sienne et de faire quelques réglages sur l'ampli en vérifiant que sa belle était bien accordée. Une fois sa sangle de cuir passée autour de son épaule à la musculature idéale, ses longs doigts vinrent se poser sur les barrettes de sa guitare, avant qu'il ne se mette à jouer. J'étais confiant, je savais mon adversaire plus faible, de plus, ses mains étaient toute tremblante et imbibées de sang. Ces dernières ne pourront pas suivre : elles glisseraient ou se tromperont sans doute de case.
 
          Epoustouflé. Sans voix. C'était la réaction  que j'avais eu quand il eu joué son solo improvisé. Ce gars là, il... il était incroyable. Je me rendais compte que j'étais à un tout autre niveau... Dès qu'il eu finis de joué, je restais bouche-bé pendant 5 secondes, avant que je ne me mette à taper des mains face à l'impressionnante prestation de Kyoya, vaincu. Il semblait satisfait de lui, alors que moi j'avais du mal à revenir à la réalité. Mon cerveau était totalement déconnecter de la réalité, j'étais partis dans un autre monde, mon c½ur se serrait, je n'étais plus là.
 
« Tu n'as rien vécu pour jouer quelque chose capable de toucher les gens, petit mioche ignorant. Ta prestation était insipide. »
 
          En titubant, je me rendis dans ma chambre. Je n'arrivais pas à me remettre de mes émotions... Il y avait quelque chose, dans son jeu de guitare qui le distinguait du reste des guitaristes. Il avait quelque chose en plus. King n'était plus dans ma chambre. Je m'allongeais sur son lit, et, les yeux rivés sur le plafond, je me rendis compte que j'étais dans une sorte de béatitude, dans un autre monde, totalement plongé dans mes pensées sans pour pouvoir autant arriver à bien me concentrer sur elles. Cette sensation était désagréable, mais apaisante en même temps. Je me redressais puis je sortis de la pièce pour aller me changer les idées.
 
          Je me rendis sur un des ponts surplombé par le fossé des douves du château, ma guitare sur le dos. Je m'assis sur les planches de bois, regardant les canards à travers les barreaux, pensif. Je me sentais misérable, soudainement. Comparé à Kyoya... Bon sang. J'avais honte d'avoir joué avec une telle confiance pour livrer un show si minable... Kyoya était au dessus de tout ça, et de toutes les personnes que je connaisse. Ce gars là, il est spécial... Pas commun. Et ce sentiment, celui qu'il n'est pas comme les autres, je l'avais senti dès l'instant où il était passé devant moi... J'avais sentis cette différence. Je tentais de gratter quelques notes sur ma guitare, mais le résultat fut laborieux. Le c½ur n'y était pas, je me sentais vidé. Mon esprit était encore en train de me remémorer Kyoya, debout au milieu de sa chambre en train de pondre une merveille, un trésor, un joyeux, à l'aide de sa guitare teinté par le sang et de ses doigts tremblant. Ma guitare dans les bras, je m'allongeais sur le pont, me remémorant l'inoubliable solo de guitare de Kyoya qui n'avait pas encore quitté mon esprit. Toutes ces notes si bien mises ensemble, toutes ces émotions qu'il avait réussi à transmettre... Il m'avait envoyé dans un autre monde. Je fermais les yeux doucement, songeant à l'instant magique que j'avais vécu. Pendant ces quelques instant de jeu, je n'avais pensé plus à rien, je me suis laissais bercer par le jeu de guitare du beau guitariste aux cicatrices. Pendant ce temps, c'était comme si plus rien n'existait. Son riff s'était imprégné de moi, et, très doucement, ces notes si délicates et si parfaites ont pris possession de moi pour diriger mes pensées vers le vide et pour ressentir ce sentiment si indescriptible, si particulier. Mes paupières se rouvrirent lentement alors que des larmes s'échappaient de ces dernières. Je donnerais cher pour revivre ça. Mais j'avais honte. J'étais tellement inférieur à lui... Je crois que je n'oserais plus le regarder en face.
Je me levais avec difficulté, secouant la tête à plusieurs reprises pour parvenir à penser correctement, sans succès. Toute cette histoire ne voulait pas quitter mon esprit. Je soupirais, me dirigeant vers la petite forêt non loin du pont, accompagné du solo de Kyoya, dans ma tête.
 
Définition :

Pickguard : Partie en plastique se situant sur généralement vers les micro, ayant un but purement décoratif. On peut l'enlever, le changer, le personnalisé à sa guise du moment qu'il convient au type de guitare/basse que l'on possède.
Slap : Technique plus utilisé par les bassiste que par les guitariste. Le but est de "frapper" les cordes avec la main droite pour créer un son "qui claque".
VOX : Marque d'amplificateur de guitare.
Frettes : Dans la grande majorité des cas en métal, ces petites barrettes (au nombre de 21, 22 ou encore 24) servent à délimité les différentes parties de la guitare, et donc, les différentes sonirités. Certaines guitare sont "fretless", c'est-à-dire sans frettes.
Jack : Câble universel reliant une guitare électrique à un ampli. 
Sunbrust : Finition principalement utilisé par Fender ou par Gibson. Le terme "sunbrust" désigne le fait que le vernis de la guitare fait un dégradé (généralement du noir vers le marron/orange) 
 
[Excréments d'âne, laxatif, Masamune qui va aux toilettes... ON PEUT DIRE QUE CA PU LA MERDE x))) (non non, je n'essaye pas du tout de faire passer un message !!)
J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en avez pensé !! :)
Et vous aussi, VENGEZ-VOUS !!! Soyez inventif, soyez méchannnt > :D x)]

Tags : La magie née de tes doigts - Chapitre 4

Présentation !! 10/06/2014

HEY ! Bienvenue dans mon blog ! ;D Celui du meilleur bladeur du monde !! Du N°1 ! J'y poste des images de bladeurs ainsi que des histoires :D Yeah ! (Merci à Maboroshi no sekai pour ma superbe image de fond confectionné par ses soins *-*)
 
Présentation !!
Sommaire :

Images :
 
Présentation !!



Fictions :

Présentation !!

La Vraie Douleur
Résumé :
Masamune vit tranquillement sa vie d'étudiant en cohabitant avec le beau et fort Kyoya. Seulement, alors que ce dernier rentre plus tard que l'heure convenue, le brun est loin de se douter de la véritable raison, pensant simplement qu'il s'agit simplement d'un oublie... Alors, il boude. Mais, il découvrira la vraie raison de son retard le lendemain matin...

La vraie douleur (partie 1)
La vraie douleur (partie 2)
                   La vraie douleur (partie 3)
Présentation !!










La magie née de tes doigts :
Résumé :
Masamune,munit de sa guitare et de sa passion folle pour la musique, intègre un immense internat accompagné de son meilleur ami depuis toujours, Gingka. Une année scolaire tranquille et banale ? Voilà ce qu'il espère passer. Mais il ne se doute pas des surprenantes rencontres qu'il fera et quel en sera l'impact sur lui, mais aussi sur sa vie.






OS :

Divers :


Mes meilleurs amis de Skyrock :
Présentation !!

Bonne visite ! ;D N'hésitez pas à kiffer et à commenter ! C'est cool. :3 Si vous avez des images à me passer, pas de soucis ;D (Mais bon, je pense pas x3)

Merci les bladeurs/bladeuse !

Et, n'oubliez pas... 3, 2, 1...

Présentation !!

HYPER VITEEEEESSSSSSEEEE !!! YEAH !

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OS Saint-Valentin 13/02/2015


[Bonjour. Mon OS n'intégre pas vraiment la St Valentin comme élément principal, c'est un peu comme si cet évement était un pretexte pour écrire cet OS. Néanmoins, je trouve qu'il ne sort pas du thème. Dès que j'ai commencé à l'écrire, je ne savais pas du tout ce qui allait se passer. Je remercie le personne de Kyoya et sa complexité pour m'avoir aidé à trouver de nombreux éléments pour cet OS ! Merci Kyoya !!! Et, bonne lecture :D]

          Tranquillement blottit au creux de confortable racines de mon arbre d'arbres, je lisais une revue paisiblement, un chocolat chaud à mes côtés. Aujourd'hui, le beau temps était au rendez-vous, comme toujours ici. En buvant une gorgée de boisson chaude, je m'étendis, tournant une page de mon magazine en baillant. Un peu de sommeil me ferait le plus grand bien, même si je pouvais très bien m'en passer, ici. En quelques secondes, mon ourson en peluche se matérialisa devant mes yeux. Je l'attrapais, souriant. Une légère couverture apparut alors sur mon corps vêtu d'une tunique blanche, me recouvrant tout entier. Je souriais. Ici, tout était paisible. Ça faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas eu de problèmes... En même temps, j'étais au paradis. Mais mon vrai rêve à moi, c'était d'aller déposer mes deux pieds sur la Terre. Les bonnes âmes défuntes arrivées ici il y a peu m'avait informés qu'il s'y passait des tonnes de choses horribles, mais aussi des événements incroyable. Seulement, malheureusement pour moi, aucun ange, sans être un archange (des anges plus puissants que les autres) n'a jamais pu s'y rendre. Même si j'avais gentiment supplié maintes et maintes fois Dieu, il ne voulait jamais. Je trouvais ça tellement injuste...

« Un jour, j'irais... » Je me répètais ces paroles 2/3 fois avant de m'endormir doucement dans les bras de Morphée, à imaginer la vie en tant qu'humain de chair et de sang.

          En me réveillant, je remarquais que rien n'a changé. Le temps était resté le même, ensoleillé, et l'herbe était plus verdoyante que jamais. Je levais la tête, apercevant des anges qui volaient plus haut, tous dans la même direction. Ils étaient sûrement en route pour aller admirer le fabuleux spectacle organisé par Dieu pour faire plaisir à tous. Je me redressais rapidement, faisant disparaître ma couverture et ma peluche. Une fois debout, je m'étirais tout entier, en en particulier le dos, pour bien que mes ailes de plumes puissent fonctionner correctement une fois plus haut. Je fis un petit saut, puis me voilà dans le ciel à me diriger avec hâte vers la Place Centrale où un tas d'installation devaient déjà être en place.
Sur le chemin, je croisai deux visages familiers, Sora et Gingka. En les voyants, j'accélèrais le battement de mes ailes pour arriver à leur niveau.

« Hé ! » je leur lançais, passant devant eux.

Mes compagnons me sourirent, ravis de me voir.

« Justement, on parlait de toi ! Me confia le roux. Après le spectacle, faudra qu'on aille te montrer un truc... 
Sora se retourne soudainement vers lui, le regardant avec inquiétude.
-Tu es sûr qu'on peut lui montrer... ? lui demanda t-il avec anxiété.
Gingka se mit à réfléchir un peu, puis il répondit, plus sûr de lui que jamais :
-Ouais. On doit lui montrer ça. »

          Tout impatient, je les harcèlais de questions. « Qu'est-ce que c'est ?! » « ca a l'air génial ! Allez, dites-moi ! » Mais ils ne me donnèrent aucun indice, me recommandant de garder mon calme et de ne pas trop attirer les soupçons. Je ne comprennais pas, qu'est-ce que ça peut bien être ? J'avais hâte qu'ils me dévoilent ma surprise !!
          Nous arrivions au bout d'une vingtaine de minutes au grand colisée. Il était géant, il n'y avait pas loin d'un million de place, mais nous avions tous à disposition des jumelles pour pouvoir observer le spectacle comme si nous étions à quelques mètres seulement. Nous nous installions sur une rangée de gradin au hasard, tous impatients de voir le fabuleux spectacle. Mais j'avouais que j'avais plus hâte de découvrir ce que mes amis avaient trouvé que de voir ce que Dieu nous avait organisé. Un peu avant le commencement, l'archange Gabriel, ou King pour les intimes, quitta sa place auprès de Dieu pour foncer nous rejoindre après nous avoir vu qui lui faisait des signes. Tout souriant, il nous prit dans ses bras un à un. King, malgré son poste haut placé dans la hiérarchie du paradis, il n'exprimait aucune honte à traîner avec de simples anges comme nous, et nous racontait toujours des histoires marrantes, le soir surtout. King était vraiment un ami en or, mon meilleur ami, même. Il avait souvent défendu ma cause auprès de son supérieur, mais en vain. Il avait fait du mieux qu'il le pouvait. Il prit place à côté de moi, semblant un peu démotivé par le spectacle qui allait commencer d'une minute à l'autre, en me confiant qu'il ne trouvait pas cela très terrible.

          Finalement, King a raison. La « surprise » était vraiment nulle et ennuyante. On avait eu droit à une pièce de théâtre sans fin que Molière, ou je sais pu qui, avait écrite pour l'occasion et à une suite d'acrobaties et autres choses « extraordinaire ». Au bout d'une heure, nous décidions de nous en aller, lassés.

« Hé, Gingka !! l'interpellais-je en le prenant par la main alors qu'il s'élance dans les airs.
-Tu vas me montrer le truc ???
Curieux, King nous rejoins vite.
-Un truc ?! Quel truc ?! »

          Gingka lui répondit qu'il fallait le suivre pour découvrir de quoi il s'agissait. Tous impatients, nous suivions de près Sora et Gingka qui volent à toute vitesse. J'était vraiment impatient, et King semblait l'être encore plus. Au bout d'une bonne heure de vol, mes camarades finissent pas se poser. Nous étions arrivés dans un territoire que je n'avais jamais encore vu auparavent. Il n'y a pas le moindre brin d'herbes, ce qui changeais de mon paysage habitue. Je me trouvais sur un sol dur et de pierre. L'environnement n'était pas très accueillant, je n'avais jamais vu un tel endroit. Tout autour de nous, des grands murs de pierres se dressaient d'un air menaçant. J'étais un peu inquiet.

« On... On est où, là ?! Demandais-je à Gingka, tout surpris, regardant tour autour de moi.
Les yeux de King s'illuminèrent, comme s'il reconnaissait l'endroit.
-Je saiiis ! »

           King s'avança vers un des murs, puis il poussa une pierre placé à sa gauche. J'eus un peu de mal à comprendre, mais soudainement, une plaque de pierre se souleva juste devant lui. On y découvrit une grotte cachée. Je n'en croyais pas mes yeux. Tous les trois entèrent à l'intérieur sans crainte, suivit de moi qui me méfiais de ce lieu si étrange. King, en tête, s'enfonça dans le tunnel. Il n'y avait que très peu de lumière, la seule source provenait du fond de la grotte. Pour ne pas risquer de dévier, je gardais une main sur une paroi rocheuse, me laissant guider.

« C'est profond !!! M'exclamais-je, surtout pour savoir si mes compagnons étaient encore là
-T'inquiète pas, on est bientôt arrivés ! » Me répondit King.

          Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions face à la source de la lumière. Cette lumière était comme encastrée dans un mur et émettait de la luminosité en sortant d'un imposant trou. Perplexe, je posais mon regard sur chacun de mes amis, essayant de comprendre la situation. King, voyant mon incompréhension, m'expliqua qu'il s'agissait d'un passage « secret » pour passer dans le monde des humains. Mes yeux s'ecarquillèrent, je n'arrivais pas à y croire. Là, juste devant moi se trouvait le passage vers la Terre !!! Un sourire radieux illumina mon visage. King, grave, me dis :

« On peut pas y aller. Si on fait ça, Dieu va nous tuer. » Surexciter, je ne comptais pas laisser ma chance de réaliser mon rêve me passer sous le nez. J'insistais comme un fou.
Il poussa un soupire, avant de répondre à contre-c½ur :
« Bon, ok. Mais on reste pas longtemps !!! Faut pas que ça se fasse remarquer... »
On ? King voulait m'accompagner !!! C'était trop sympa de sa part !!

          Alors que je m'apprêtais à pénétrer dans le fameux tunnel blanc qui allait nous conduire sur Terre, King m'attrapa subitement par le bras. Je posai mon regard interrogateur sur lui, ne comprenant pas ce que j'avais fait de mal ou ce que j'avais oublié. En me souriant, il fît apparaître une assiette de pâtes dans son autre main. Il me la tendit, puis ordonna simplement en me souriant :

« Mange.
En levant un sourcil, je lui répondis que je n'en avais pas envie. Mais il me rétorqua :
-Envie ?  il marqua une pause pour retenir un rire moqueur Les humains ne choisissent pas de manger ou pas. Ils ne sont pas comme nous. Les humains ont tout simplement BESOIN de nourriture."

          Perplexe, j'attrapais l'assiette. La méthode de fonctionnement des humains était vraiment étrange... Mais pas moins fascinante. Que m'arriverait-il si je cessais de m'alimenter en étant en possession de ce que King appela par la suite « appareil digestif » ? Peut-être que je perdrais la raison ? Peut-être je développerais une sorte de résistance la nutrition. Je ne savais pas, mais j'avais hâte de découvrir tout ça. J'avalais avec King les spaghettis à tout vitesse, impatient de passer de l'autre côté.

« Mange pas trop vite quand-même... Tu vas avoir des brûlures d'estomac. »

          Des... Brûlure d'estomac ?! Un incendie était donc susceptible de se déclarer dans mon ventre une fois que j'aurais un c½ur fonctionnel ?! Oh là là. L'idée de deve,ir humain m'effrayais alors soudainement. Mais avant que je ne songe à reculer, mon ami me prit par le bras pour me tirer dans le passage blanc. Une longue chute me surpris alors, alors que le noir ne m'englobe tout entier.

          Ma tête... J'ai mal. Horriblement mal. Je n'avais jamais ressentis une douleur aussi virulente, d'ailleurs je n'avais jamais ressentis une quelconque douleur. Je sentais et j'entendais un battement régulier dans ma tête qui résonnait. Qu'est-ce que c'était que cela... ? Que m'arrivait-il ? Allais-je mourir, si vite arrivé ?... Après un effort considérable, je parvins à ouvrir les yeux , chassant l'obscurité, constatant que King n'était pas avec moi. Douloureusement, je me redressais. Des fourmillements occupaient mon corps tout entier. Je tournai difficilement la tête de gauche à droite pour observer et analyser mon nouvel environnement. Il faisait nuit, des sortes de tiges métalliques et géantes maintenaient des mini-soleils. Je trouvais cela incroyable que l'humain ai inventé ça pour voir dans le noir !! Mais... Où pouvait bien être King ? Je me trouvais assis en plein milieu d'un sol goudronné qui était peint de ligne blanche à certains endroits. Et, autour de moi, des sortes de chariots à quatre roues étranges m'entouraient, tous biens alignés. Cet endroit faisait horriblement peur et transpirait la malhonnêteté. Je parvins à me relever entièrement au boit de 5 bonnes minutes, le corps tout endolorit, puis je me mis en route pour faire connaissance avec des terriens, et surtout retrouver Gabriel. Le battement régulier dans ma tête s'était régulé et avait disparu. Alors que je marchais tranquillement, je palpais simultanément mon corps vivant.
Je me sentais vraiment ému. Alors que je déposais ma sur ma poitrine, je ressentais... Mon c½ur qui battait contre la paume de ma main. Je m'arrêtais net, pris d'un soudain sentiment d'effroi. C'était là... Mon c½ur !! Il était là... Et il fonctionnait bien. Très bien, même !! Tout seul. Mais dans le même temps,  je remarquais que j'avais pris une habitude étrange, celle d'avaler de l'air pour la recracher aussitôt. Voilà qui était curieux ! Tant de modifications m'avaient touchée... C'était un peu déstabilisant ! Mais je préférais ça ! Etre humain, c'était super génial pour le moment !! Je priais juste pour que le soleil décide de se montrer vite, non rassurer par le manque de lumière.

          Je marchais 100 mètres avant de m'arrêter soudainement. Mon c½ur battait très vite et le passage de l'air dans mes poumons se faisait de plus en plus rapide, sans être autant efficace. Etais-je... Essoufflé ? Je m'assis à nouveau sur le sol goudronné, dont la fraîcheur m'arracha un cri de surprise. Doucement, je me remettais de mon effort. Mais, brutalement, deux orbes pâles et lumineuses s'approchèrent de mon à toute vitesse. Je reconnu la forme d'un chariot ; un des mêmes modèles présent sur les côtés. Les battements de mon c½ur qui s'étaient tantôt calmés reprirent de plus belles. Mon cerveau m'ordonnait d'aller me ranger sur les côtés, derrière les barres des mini-soleils. Je pris mes jambes à mon cou pour aller me précipiter sur la partie surélevé pour une raison qui m'était inconnu, néanmoins en sécurité. En voyant la chose passé, je fus surpris de voir qu'aucun homme ne tirait cette dernière. Mais bon : j'étais sain et sauf !

« Ouf ! J'ai eu chaud !! » Lâchais-je en essuyant quelques gouttes de stress qui avaient parlés sur mon front.

          J'attrapais un projectile qui se trouvait à terre, fou de rage, avant de le jeter sur le monstre qui avait osé vouloir me mangé !!! Le choc émit un petit claquement mécanique. En voyant l'énergumène s'arrêter, je fuyais dans une direction quelconque, craignant pour ma petite vite désormais toute fragile.
           Oh mon dieu. Je ressentais vraiment tout !! Je sentais une sorte de vibrement dans ma gorge lorsque j'émettais le moindre son. Ca faisait bizarre, mais cela était aussi assez amusant !! J'aimais la sensation d'être en vie !!
          Au loin, j'aperçus une lumière qu'une sorte d'auberge émettait. Tout rassuré et excité à l'idée de pouvoir enfin rencontrer des terriens, je m'y élançais en sautillant joyeusement. Une fois que je fus devant, je fus victime d'un violent trac. Et si je n'étais pas assez bien pour eux ? Après tout, je n'étais qu'un ange... ! Et.. Il ne fallait tout de même pas trop que je me fasse remarquer. J'haussais les épaules, chassant cette préoccupation de mon esprit. Je passais une main dans mes cheveux avant d'entrer enfin.
          Tous les yeux se rivèrent sur moi lorsque je franchis le seuil de l'endroit. Cela m'avait tout de même l'air d'être un « bar », j'en avais vu un identique dans un livre sur les lieux des humains. Très incomplet d'ailleurs, il n'expliquait même pas ce que representait le paysage croisé précedemment à l'intérieur. Enfin bref. Tout souriant, je m'exclamais, cachant mon stress :

« Salut !!! Moi c'est Masamune !!! »

          Sous le regard étonné des autres (pour une raison qui m'était inconnue pour le moment) ; j'avançais dans la pièce, mal à l'aise. Comme tant d'autre, j'ôptais pour me poser sur une grande chaise, en face d'un écran qui diffusait des images et d'un monsieur qui astiquait des verres. Mais le regard des autres ne me lâchait pas. Cela commençait réellement à m'angoisser. Mais je ne voulais pas le montrer. Je fronçais les sourcils, leur lançant, curieux :

« Quoi ???! Vous avez quoi à me regarder comme ça ??? »

          Quelques minutes plus tard, je me retrouvais entre les mains de gros barbus baraqués qui me jetèrent à l'extérieur. Je me retrouvais en deux temps trois mouvements étalé sur le sol.

« Rah... Aie... » Laissais-je échapper en ressentant une vif douleur au genou.

          Je me relevais, déçu, avant de repartir vers une autre direction, qui sera un endroit, je l'espère, chaleureux, où King se trouverais. Je commençais à m'inquiéter de ne plus l'avoir avec moi. Ce n'était vraiment pas normal !!!!
          Je m'arrêtais au bout d'un moment moment de marche, n'ayant plus rien croisé qui était allumé. Je remarquais que ma tenue n'avait pas changé : j'étais toujours avec ma tunique blanche. Ahhh ! Mais... Qu'est-ce que les humains avaient pensé de moi en me voyant comme ça... ? Un soudain sentiment de honte se fit ressentir, colorant mes joues en rouges.
« Je suis nuuulll... »

J          je m'assis sur le sol, adossé contre un mur d'immeuble. Je baillais à plusieurs reprises, mes paupières se fermaient toutes seules ; le froid ne me réveillait pas pour autant. Je ne savais PAS quoi faire. En plus, mon estomac commençait à me réclamer de la nourriture. Rah là là... être humain, ça n'était vraiment pas marrant.
          Je compris que j'allais devoir passer la nuit dehors, sans même avoir un toit. Tout tremblant, je me relevais pour chercher un abri. Des jeux d'enfants me sautèrent soudainement aux yeux. Fou de joie, je fonçais vers ces derniers. La mini-maison qui abritait les enfants avant qu'ils ne descendent sur le toboggan allait me servir de logis cette nuit. J'étais véritablement à l'agonie, j'espérais fort que j'allais mourir pour pouvoir retourner auprès de Dieu !

          J'ouvris les yeux. Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé, peut-être quelques minutes, mais il faisait toujours nuit. En soupirant, je me redressais. De grosses larmes coulèrent le long de mes joues. Je me sentais nul, désespéré et j'avais froid... Soudainement, j'entendis des pas se rapprocher de ma cachette. Alerté, je décidais de me mettre à plat ventre, craignant que l'individu ne remarque ma présence au travers des fentes en forme de fruits. « JE SUIS INVISIBLE ! Je suis invisible !!! » Pensais-je très fort, espérant que j'allais disparaître. Mais il n'en fut rien. Les pas se rapprochèrent de plus en plus de moi, jusqu'à s'arrêter.

« Hé !! Descend !! » Me fit avec autorité une voix familière.

          Je me redressais, puis je reconnu King qui était là, dépourvu d'ailes, ce qui me surpris un peu. Jusqu'à présent, je n'avais jamais vu mon ami comme ça. Il portait une sorte un gros sac de sport dans ses bras, qui semblait plutôt lourd et plein à rabord. Curieux, je descendis du toboggan en glissant puis prit King dans mes bras, soulager de le voir. Il était habillé comme un parfait humain, incognito.

« Ah King... ! Tu peux pas savoir, tu m'as manqué !!! »

          King soupira. Il semblait agacé pour une raison qui m'échappait.
Quelques minutes plus tard, me voilà vêtu comme un terrien ordinaire, une liasse d'argent dans ma poche.

« Avec ça, tu peux te prendre une chambre d'hôtel et te payer de la bouffe. Prends-en bien soin : ne fait pas de dépense inutile. Et cache ton argent aussi : tu as 1500 euros. Et n'oublies pas : 1 mois. Tu ne restes pas un jour de plus !!! » Me mit en garde King.
          Tout souriant, je me sentais renaître. Les vêtements étaient plutôt chauds, mais le fait de ne plus porter du blanc me déstabilisait un peu. Je n'en avais pas du tout l'habitude.

« King, tu vas rester avec moi ? lui demandais-je en souriant, priant pour que la réponse soit oui.
Les lèvres de King s'étiraient en un sourire presque machiavélique.
-Non, j'suis désolé. J'ai un tas de truc à faire  me répondit-il calmement. Aller, à dans un mois !! » Aussi rapidement qu'il était venu, il partit, me laissant tout seul à chercher où aller.

« Dans un hôtel... » me dis-je, me demandant ce que ce terme voulait bien pouvoir dire.

          Aussi dit aussitôt fait : me voilà en route. Je ne savais pas où me rendre, donc je marchais à tout hasard, espérant croiser une quelconque personne qui me dira où se trouve un hôtel.
La première personne que je croisais sur mon chemin était un vieil homme qui marchait en titubant. Quel étrange individu ! Rapide comme l'éclair, j'accourais vers lui, puis lui demandais poliment :

« Bonjour, vous savez où y a un hôtel ici ?
L'homme âgé s'arrêta de « marcher », puis posa ses yeux pleins de rides et tout rouge sur moi. Je me forçais à lui sourire, bien qu'il ai l'air très nonchalant.
Non... 'sais pas. » répondit-il, semblant être dans les vappes.

          Je laissais le vieil homme seul pour accourir vers quelqu'un d'autre, une femme cette fois-ci. Elle était grande, et ses longs cheveux étaient brun et tout lisse. La courtesse de sa jupe m'intimidait, mais je m'élançais toute fois vers elle en lui demandant la même chose. Elle me lançait un regard plein de dégoût, sans que je sache pourquoi, avant de s'en aller en sortant une sorte de poudrier de sa poche. J'avais du mal à comprendre pourquoi la Terre manquait d'hospitabilité. Pourtant, il ne me semblait que je n'avais pas été trop impoli. Peut-être n'aimait-il pas être dérangé ?? Les terriens me fascinaient ! Ils étaient incroyable pour moi, et tellement imprévisibles !!

          Je poursuivais mon chemin, recherchant toujours ce fameux hôtel. Ah ! King aurait pu m'aider... Mais non. Il m'a seulement dit « trouve un hôtel » avant de s'en aller. Certes, il m'avait beaucoup aidé en me confiant un grand nombre de chose, mais bon... Je souriais. Gabriel avait été super avec moi, heureusement qu'il était là ! ça aurait pu être pire : à l'heure qu'il est, sans lui je serais encore sur l'installation pour les enfants. Ma motivation était au niveau maximum, je poursuivais mon chemin un peu au hasard, j'avais la soif de découverte et d'aventure dans ma nouvelle vie !

           Une ombre humaine, vive comme l'éclair mais très silencieuse, me frôla légèrement lorsqu'elle passa à côté de toi. Surpris par bref contact inattendu, je posais mes yeux sur l'individu qui venait de me passer devant, le voyant disparaître au tournant de la rue.

« Hé ! Reviens ! » Entendis-je derrière moi.

           Je me retournais vers eux, et très vite, mon cerveau fit la liaison entre l'homme qui venait de passer et les deux hommes qui couraient dans sa direction en lui priant de revenir. Ils avaient une vingtaine d'années et ne perdirent pas de temps à me dépasser à leur tour, tournant au coin de la rue comme le précédent. Curieux, j'accordais quelque secondes à ma conscience prudente de me défendre d'aller voir ce qu'il se passe, avant d'accourir à mon tour vers la ruelle convoité.
          Interloqué, je constatais qu'il n'y avait plus personne, comme si ce que je venais de voir était une hallucination ou comme si ces gens avaient totalement disparu. Mince ! Je les avais loupés de peu ! Mais... Je suis un aventurier doublé d'un agent secret ! Je me devais de les retrouver, et vite !!! Tout joyeux et enthousiaste, je continuais ma recherche en cherchant des indices à la lumière des minis-soleils.
          Dès que j'eus finis d'inspecter la rue déserte, je bifurquais vers une autre, plus sinueuse et étroite, dans l'espoir qu'ils étaient partis par ici. Je m'élançais dans cette dernière, inspectant chaque recoin des environs. Tout était calme, impossible qu'ils soient passés par ici. Mais je devais tout de même vérifié, et au pire des cas, je retournerais dans la rue principale, essayant une énième rue. Alors que je tournais la tête vers un cul de sac pour voir si un quelconque individu s'y trouvait, une main puissante me tira soudainement à l'intérieur, m'engouffrant dans l'impasse. Je me retrouvais alors collé contre l'homme, incapable de voir à quoi il ressemblait était donné que j'étais dans le sens opposé à celui de son visage. Je ne voyais que la poubelle devant moi et l'entré de l'impasse, prisonnier des bras de mon agresseur. Il semblait avoir longtemps couru ; il peinait à reprendre sa respiration rapide sans faire de bruit. Moi, de mon côté, j'étais plus terrifié qu'autre chose. « Je vais mourir ! je vais mourir ! » me répétais-je continuellement. Son emprise sur moi se resserra lorsque les deux zozos passèrent juste devant notre cachette.

« Putain, il est passé où c'batard ? En fis un en passant juste devant nous sans même nous remarquer
-J'sais pas, je te l'avais dis qu'il était aller d'l'autre côté ! » Répondit l'autre avec agressivité.

          Mon agresseur attendit quelques minutes en apnée, pour s'assurer que les deux étaient bien passés, puis il me lâcha en me poussant violement. J'avais de bons reflexes, je parvins à me rattraper sur la poubelle. Je posais mes yeux sur l'étrange garçon. L'obsucurité de la nuit m'enpêcher de bien le détailler, mais son épaisse cheveulure verte me sautait aux yeux. Il tendit avec prudence sa tête vers la rue, puis sortit de sa cachette, toujours sur ses gardes. Il marchait lentement, passant au crible chaque recoin de la voie de circulation. Rien. Il poussa un soupire de soulagement, puis repris son chemin normalement.
          Mais j'étais très énervé qu'il m'avait attrapé de la sorte !! Pour qui il se prenait ce gars ?! Je m'élançais vers lui à toute vitesse, lui attrapant le bras. Rapide comme l'éclair, il attrapa le miens puis le tourna d'une manière et d'une rapidité impressionnante, m'immobilisant, son avant bras me maintenant le cou pour que je puisse être à sa merci. Je laissais échapper un « Aie... ». Quelques microsecondes plus tard, je sentais le froid d'une lame de couteau sur mon cou. Terrorisé, je n'osais faire le moindre geste, même si mon cerveau m'hurlais de lui ordonner de me lâcher. J'étais trop faible pour ça, j'avais trop peur. Heureusement pour moi, l'individu n'appuyait pas sur ma carotide avec sa lame; il me menaçait simplement pour m'intimider. Et il avait raison, parce que j'étais mort de peur. J'étais incapable de faire quoi que ce soit, je craignais pour ma vie si nouvellement acquise.

« Qu'est-ce que t'essayes de faire, toi... ? » Me demandait-il froidement, sa tête presque collé à mon oreille.

          Je tremblais presque. L'envie de retourner au paradis était vraiment forte, au moins, là-bas, il n'y a pas le moindre soucis. J'avais envie de déployer mes grandes ailes blanches pour y retourner, la Terre était vraiment trop horrible et trop cruelle...

« REPOND !!! » m'odonnait-il en hurlant, provocant un léger sursaut.

          Je peinais à articuler un « désolé », même si je ne le pensais pas le moins du monde. Mon c½ur battait tellement vite qu'il pouvait déchirer les tissus de mon torse d'un moment à l'autre. J'avais juste envie d'être libéré, de ne pas mourir, quitte à mettre ma fierté de côté. Je l'entendis pousser un soupire de satisfaction avant de me relâcher, puis de se remettre en route. Je le regardais s'en aller. J'hésitais à aller le revoir pour m'expliquer avec lui. Etais-je maso ? « non, tu vas partir loin de lui et chercher ton hotel. Ton hotel, Masamune. » ... Mais oui ! L'hotel !! Sans réfléchir, je m'elançais vers le menaçant inconnu, et, avant que je sois arrivé à son niveau, je lui demanda en souriant :

« Vous sauriez pas où y a un hotel s'il vous plait ?! »

          Mon ton était des plus courtois, mes mots étaient soigneusement pesées, et la distance réglementaire pour ne pas se faire attraper une fois de plus était respecté. L'homme se retourna vers moi, c'est ainsi que je pu voir pour la première fois ses yeux. Ses yeux étaient d'un bleu pales, profond, mais aussi inquiétant et mystérieux, d'autant plus qu'ils étaient froncés. Sur ses joues étaient gravés de profondes croix similaires à celle du christianisme qui étaient désormais cicatrisés, me confortant dans l'idée de m'enfuir au plus vite. Mais c'était trop tard : j'avais déjà parlé.
          Ses yeux m'analysèrent de haut en bas, comme si pour voir si j'étais inoffensif ou pas. Vu le regard dédaigneux qu'il me lança par la suite, j'en conclu que je l'étais. Une sorte de malaise s'installa alors que quelques minutes passaient dans le plus grand des silences. Il tourna les talons au bout d'un moment, puis s'en alla en disant :

« Démerde-toi, mec. »

          Un peu bredouille, je restais en plein milieu du passage, essuyant les larmes qui commençaient à vouloir couler. Je me sentais nul. Misérable, pitoyable.. Pourquoi les gens ne voulaient pas m'aider ?! Soudainement, un sentiment de révolte rebelle monta en moi. Je ne voulais pas que l'on me traite ainsi ! J'étais un ange, après tout ! Je m'élançai vers le balafré, plus que jamais déterminé. Je le depassais, puis passa devant lui pour stopper sa marche.
Je finis par baisser le regard en soupirant. Mes yeux s'enbruerent de larmes, me faisant perdre toute crédibilité. Quel idiot je faisais... 

"Y a un hôtel pas très loin, en centre ville. Les prix sont exorbitant, mais bon..."

          Je songeais à la phrase de King : "pas d'argent dépensé inutilement !!!" ... Il fallait que je fasse attention. Malgré tout, j'étais content que le vert m'ai répondu. J'enfonçais ma main dans ma poche avant de constater avec effroi que la liasse de billets que Gabriel m'avait gentiment offert n'était plus là, sûrement les avais-je perdu dans ma course. Mes yeux s'ouvrirent en grands, mon coeur rata un battement, mon cerveau était agité comme jamais. Comment allais-je faire ?!?!?! Qu'est-ce que j'allais dire à King ?!?! Comment est-ce que j'allais vivre ?!?! J'allais mourir ?! J'allais devoirs dormir dans la nuit et dans le froid dehors encore ?!?! Je laissais les larmes coulées, désespéré. Le balafré me regarda avec un air interrogateur, se demandant sans doute pourquoi ce soudain saut d'humeur. Je lui racontais que j'avais perdu mon argent, que je n'avais pas la moindre idée où il était et que je devrais dormir dehors ce soir. Ses yeux bleus ne laissaient transgresser pas la moindre émotion. Il semblait impassible face à ma confidence. Il haussa une épaule, me souhaitant un bon courage ironique avant de reprendre son chemin. 
"Hé... J'peux dormir chez toi...? Lui demandais-je faiblement, désespéré au point de faire la charité
Il poussa un rire moqueur, ne s'arrêtant même pas de marcher.
-Dormir chez moi ?! Même pas en rêve mon gars
Je serrais mon poing. Je ne voulais pas dormir dehors, hors de question. Et puis, ce mec n'était pas comme les autres, je n'avais pas l'impression qu'il me rejetait totalement. 
Aller quoi !!!!! Pour me dédommager !!! Lui implorais-je, songeant aux agressions faites précédemment.
Il décida enfin de s'arrêter et de se tourner vers moi. 
-Tu as un portable ou un quelconque moyen de communication ?? Me demanda t-il, passant au crible mes poches avec ses yeux bleus. Je fronssais les sourcils, ne connaissant pas la signification du mot "portable"
Euh... Non j'crois pas ?" Répondis-je avec hésitation.
Il se dirigea vers moi, puis, sans gêne, fouillant chacune de mes poches, et même mes manches.  A le voir si près, je fus assez surpris qu'il soit aussi jeune que ça. Il devait avoir 17/18 ans, pas plus
"Putain t'as vraiment que dalle... Lâcha t-il en faisait le bilan de ses trouvailles. Rien. Mais... Serait-il sur le point d'accepter ?!!
-Ouais je t'ai dis.... J'ai rien... S'te plaît, que cette nuit... Lui implorais-je, accentuant mon air fatigué et misérable. 
Ça va ça va." Poussa t-il avant de soupirer. Mais soudainement son sourire s'étira en un rictus malicieux. "Par contre, j'aurais besoin que tu fasses quelque chose pour moi."

          J'haussais un sourcil, ne sachent visiblement pas du tout de quoi il s'agissait. Kyoya sourit de plus belle avant de repartir, suivis par moi, un peu dérouté. 
          Nous marchions une bonne dizaine de minutes. Je gardais une bonne distance entre nous deux, marchant quelques mètres derrière lui. Je n'aimais pas faire la charité comme ça, mais je n'en avais pas le choix. La silhouette de l'individu devant moi était fine, sa démarche était provocatrice, et ses vêtements, trop peu épais pour qu'il n'a pas froid en cette nuit glaciale. Pourtant, il ne montrait rien. J'avais un peu de peine pour lui avec ma doudoune toute chaude et l'écharpe donnée par King. Mais bon, je devais être sans pitié !!! Après tout, il m'avait agressé comme ça, sans raison ! Mais il acceptait quand même de m'hébergé pour cette nuit... Alors... Ah ! Je devais à MOITIÉ avoir pitier !!! Nous finimes enfin par arrivé chez lui, le balafre habitait dans un grand immeuble qui semblait presque à l'abandon. Malgré tout, j'étais heureux d'avoir un endroit pour cette nuit !!!! J'avais eu de la chance !

"Magne. Entre."

Je pénétrais le premier dans le hall de l'immeuble, ne comprenant pas son ordre.

"Monte les escaliers !!!!" M'ordonnait-il, toujours dehors devant la porte. 

Je n'arrivais pas à comprendre, mais je m'exécutais. Je montais 5/6 marches avant que Kyoya ne me rejoigne enfin. Je posais un regard interrogateurs sur lui, avant qu'il ne me réponde, lassé :

"Nan mais c'est parce que des fois y a des flics qui se cachent. Aller, monte !!!

          Je retenais un "Rah ça va !!!" puis je grimpais les marches jusqu'au 7 ème étage. 
          Il se dirigea vers une porte, y inséra les clefs, puis me fouilla une seconde fois avant de me laisser rentrer. Drôle de manie !!! 
Je pénétrais chez l'individu, regardant partout autour de moi à quoi ressemblait son appartement. Il était très banale, enfin, c'est ce que je me disais. C'était la première fois que mettais les pieds chez un humain après tout !!! Il referma la porte, puis enleva sa fine veste et ses chaussures avant de s'étirera. Je l'imitais, accrochant ma doudoune au porte-mentaux, et rangeant mes chaussures sur le côté. À l'aise, je m'élançais dans l'appartement, les yeux qui pétillaient d'admiration.
"Ouah !!!! C'est trop bien !!!!! Je regardais partout, me demandant parfois l'utilité de certaine chose comme du petit écran noir placé devant le canapé.
Tu te fous de ma gueule... Lâcha Kyoya avant d'aller dans une autre pièce. Au fait, moi c'est Kyoya. M'informait-il assez fort pour que je puisse entendre. Et toi, le SDF?? Reprit-il en riant moqueusement. 
Énervé d'être insulté de la sorte et connaissant le sens péjoratif de ce terme, je me rendis dans la même pièce que Kyoya qui s'averra être une cuisine. 

"Je suis PAS un SDF !!!! Je m'appelle Masamune !!! Rectifiais-je froidement.
-Ouais, c'est la même. Kyoya ouvrit le frigo à la recherche de quelque chose. T'as faim j'imagine ???" Même si j'aurais voulu dire que non, mon estomac qui grondait aurait affirmé le contraire. "Pfff !!" Lâcha Kyoya d'amusement en sortant deux plat à réchauffer. Il les mit dans une étrange machine et appuya sur les boutons. Je fonçais auprès de lui, regardant avec incompréhension l'étrange plateau qui faisait tourné nos plats. Comme c'etait étrange... Alors, ici la nourriture avait besoin d'être tourné ?!
"T'as jamais vu de micro onde ou quoi? Dit Kyoya d'un air blasé. Suis-moi, je vais te dire ce que t'auras à faire."

          Kyoya quitta la cuisine pour se rendre dans une autre pièce dont la lumière était étrangement déjà allumée. Il ouvra délicatement la porte de la petite salle, et nous nous retrouvions nez à nez avec une vingtaine de plant de plantes, chauffé à l'aide d'un soleil artificiel qui les faisait poussé. Elles étaient déjà hautes, elles faisaient ma taille. Oh !!!! Kyoya aimait les fleurs !!!! Mais celle-ci n'étaient pas jolies, mise à part leur forme de feuille étrange !!! Pourquoi Kyoya faisait-il ça ??? Il pénétra dans la pièce, puis saisit un arrosoir en me le tendant. 

"Elles appartiennent à un pote qui me les a filé. Ça me fait chier de devoir les arroser toutes trois fois par jour, tu n'imagines pas. Tu mets 10cL à chacune, pas UN de plus et ça devrait aller. Aller, Magne-toi !!!" Je saisis l'arrosoir, et, à l'aide d'une éprouvette graduée, j'arrosais minutieusement chacun des plans. 
-Regarde-moi !!! S'écria soudainement Kyoya devant la porte. Je tourna ma tête vers lui avant qu'un aveuglante flash ne me brûle les yeux.
-Aïe !!!
- voilà, comme ça si tu me dénonces, j'ai une preuve contre toi." M'expliquait Kyoya en repartant en cuisine. 

          Une preuve contre moi ? Mais j'avais rien fait de mal pourtant !!!! Enfin bref. Je préférais ne pas m'intéressé à tout ça pour le moment. J'obéissais à Kyoya en arrosant chacun de ses plants en tentant d'être le plus précis possible. Au bout d'une quarantaine de minutes, j'eus enfin finis. Peut-être y avait-il bien plus que 20 pousses... Je refermai minutieusement la porte avant d'aller rejoindre Kyoya qui mangeait sur le canapé, une télécommande à la main et qui appuyait sur les boutons pour pouvoir changer les animations qui défilaient sur l'écran allumé. Subjugué, je n'oasis décoller mes yeux de ce dernier. C'était tout bonnement incroyable !!!! Je n'en revenais pas !!!

"Euh... Mange hein." Me dit Kyoya en me montrant du doigt mon plat avec mes couverts et un verre d'eau. Tout heureux, je saisis le plat puis me mit à manger en le remerciant chaleureusement. Oh là là, que c'était bon !!!! Je me régalais, même si je ne savais pas du tout ce que ça pouvait être. Miam miam !!! Pour la première fois, manger et boire m'apportait du plaisir. 

"C'est boooonnn ! M'exclamais-je en engloutissant tout mon repas.
Kyoya haussa une épaule, puis se mit à bailler. 
-J'vais me pieuté."
         
          Il débarrassait les plats (d'ailleurs, il avait à peine mangé la moitié, ce qui me surpris énormément), puis verrouilla chacune des pièces, la cuisine, la pièce des plantes et que sais-je... Il me confia le canapé (en m'extirpant la télécommande, comme si je savais comment cette étrange machine fonctionnait ?) Puis il me défendit de le déranger en allant s'enfermer dans ce que je présumais être sa chambre. Je m'allongeais bien confortablement dans le canapé en me recouvrant d'une couverture gentiment prêté par mon résident, puis je ne tarda pas à sombrer dans le sommeil, heureux. Je fis un bref bilan de ma journée, enfin, plutôt de ma nuit, riche en émotion. 

          Les deux jours suivants, je les passaient chez Kyoya. D'un moment à l'autre, je craignais qu'il ne me vire, en ayant assez de moi. Déjà que je m'étais accroché pour rester chez lui la veille... Comme les autres soirs, je me blottis contre la couverture alors que Kyoya verrouillait les autres pièces, ne me faisait sûrement pas encore confiance. Alors que je fermais les yeux pour trouver de sommeil, Kyoya revint dans la pièce. 

"J'ai un caractère de merde, comme t'as peut-être pu le remarquer.... Je fume, mon appart' est mal isolé, j'ai des activités illicites qui peuvent te conduire en prison pendant TRÈS longtemps... Tu veux malgré tout encore continuer ton "job" d'arroseur de marijuana en échange de mon toit ???"
Je me redressais, tout ému. Sans hésité, j'hochais la tête à l'affirmative en souriant. 

"Le moindre truc louche, tu dégages." Me menaçait-il en partant dans sa chambre. 

Tout heureux, je ne pu m'empêcher de lâcher un "Yeahhhh !!!!!" en levant le poing en l'air. Ah là là ! Si tu me voyais, King, tu serais fier !!!!

Une semaine plus tard...

          Je me réveillais comme à mon habitude vers 8h30. Kyoya était, comme la plupart des matins, assis sur le rebord de la fenêtre du salon à se fumer une cigarette.
« Ah ! J'ai froid !Me plaignais-je pour qu'il ferme la fenêtre.
-Ta gueule, c'est chez moi ici. » Me répondit Kyoya avec sa nonchalance habituelle.
En souriant, je me levais, me plaçant juste derrière lui.

« Si je te pousse : tu tombes !!! Lui dis-je en lui tenant les épaules.
-Bonne déduction, bien. Lâche-moi, maintenant. »

          Kyoya n'était pas du matin, et encore, j'étais certain que la clope le rendonnait plus amicale que d'habitude. Je le lâchais, me dirigeant en cuisine pour préparer mon petit déjeuné. Je ne préparais rien pour Kyoya, je ne l'avais jamais vu manger quelque chose le matin. Je m'étais habitué à ma vie de terrien et avait totalement renié celle d'ange qui était tellement ennuyeuse ! Kyoya arriva dans la cuisine, son téléphone à la main.

« Ouais... Ouais bah on fait comme ça. Ok. Ca marche, à toute.
Il raccrocha. Tout curieux, je lui demandais en souriant :
-C'était quiiii ?
Il soupira, puis répondit :
-Le pape.
Oh ! Je n'en revenais pas, Kyoya connaissais le pape ?! Vraiment ?! Oh ! Quel chance !!!!!
-Il est gentil ?! Lui demandais-je, admiratif. Je n'aurais jamais cru que...
Aie. Kyoya me mit une petite classe derrière la tête.
-C'était un pote. Je serais pas là aujourd'hui, occupe-toi des plants comme d'hab'
Je pris une moue boudeuse, pas satisfait du tout. J'en avais marre de rester ici ! Sans sortir !!! Je le suppliais, je me mettais à genoux pour l'accompagner.

« Bon, écoute, je veux bien te laisser sortir cet aprem. Ecoute-moi bien. Tu seras tout seul et tu rentreras avant 17h30. »

Kyoya m'avait donné chacune des instructions. J'écoutais chacune de ses directives avec attention, mémorisant le moindre détail dans mon esprit.
« Si tu y arrive, on sort ce soir. »
          Je me sentais tout heureux de pouvoir sortir avec Kyoya ce soir !! C'était géant, j'avais hâte !!!!
          J'avais accompli ma mission, non sans peine. Mon bute était de me rendre à la boulangerie dont le nom m'échappait, situé au centre ville, et de lui demander « deux baguette bien BLANCHES » en toussant sur le blanche pour que la boulangère comprenne mes intentions que même moi je ne comprenais pas. Elle m'a confié les baguettes. Je lui ai donné l'argent que Kyoya m'avait confié, puis je m'en alla en la remerciant chaleureusement, trouvant le corps du Christ anormalement lourd. Dès que je revins à la maison, vers 17h (le temps de mettre la main sur la boulangerie), Kyoya m'attendais impatiemment. Il dechira violament les baguettes, puis en extirpa quelques paquets de poudre blanche. En souriant, il me caressa la tête comme un vulgaire animal de compagnie avant d'aller ranger ses précieuses trouvailles. J'entreprenais de manger le pain, mais Kyoya m'en défendit, m'avertissant que les sachets n'étaient probablement pas très sécurisé et que des particules s'était probablement dispersés dans le pain. J'haussais une épaule, arrachant discretement un bout de baguette qui me semblait dépourvu de poudre blanche avant de l'enfoncer dans ma bouche.

          A 20h, on se mit en route pour partir chez un des amis de Kyoya, Ryuga si je ne me trompais pas. Il faisait une petite fête et nous avait invité (enfin, il avait surtout invité Kyoya, mais bon). Je me demandais qui serait présent. Peut-être avais-je là une occasion de mieux connaitre le vert ! Oui, parce que après tout, je le connaissais à peine. Je ne savais pas ce qu'il aimait, hormis la cigarette. Je ne savais pas ce qu'il détestait, sauf arroser les fleurs. Comment pouvais-je en apprendre plus sur lui ? La réponse était évidente : en discutant avec ses amis.
La soirée n'était pas géniale. J'étais resté scotché à Kyoya qui écoutait la conversation qu'avait Ryuga et un autre de ses amis en lançant quelques réflexions sarcastiques, parfois. Comme musique de fond, on y avait mit du Nirvana, et lorsque le CD se finissait, on échangeait avec du The Cure. Les autres invités faisaient vraiment peur, de véritables démons. Je me sentais seul. Kyoya enchaînait verre sur verre, whisky cul sec sur whisky cul sec en coupant parfois avec de la vodka. Enfin bref, très vite, mon colocataire n'était plus de la partie, trop saoul. Au bout d'un moment, il a sortit les fameux sachets remplit de blanc, et alors tout le monde à commencer à faire je ne sais quoi avec. Kyoya sortit faiblement un paquet de cigarette de sa poche, puis il s'en alluma une. En tirant une latte, il me tendit la clope.

« Vas-y... Tire une latte. »
Je pris la cigarette avec hésitation. Je ne savais pas vraiment quoi faire avec, alors Kyoya la glissa doucement entre mes lèvres, en me disant de tirer dessus. C'est ce que je fis.
« Prend tout dans tes poumons, ne recrache pas... »

          Je m'exécutais. Je maintenant la fumée dans mes poumons, avant que ma gorge ne me brule et que je fus contraint de tout recracher. Je toussais comme un malade, comme un cancéreux qui était sur le point de mourir, et je ne pouvais l'arrêter. Kyoya eu un petit rire d'amusement avant de me taper sur mon dos pour que ma toux cesse en reprenant sa clope fumante. Le vacarme tout autour avait privé le reste des individus de ce spectacle pitoyable, heureusement pour moi. Décidément, Kyoya était bien aimable avec des cigarettes, mais le mélange cigarette + alcool était infaillible. Kyoya ne consomma pas de poudre blanche, ce soir là.

          Deux heures plus tard, je dû traîner Kyoya totalement HS jusqu'à chez « nous ». Rah là là. Délicatement, je le déposai sur le sol, en position assise, pour pouvoir ouvrir la porte. Je le trainais à l'intérieur, puis je l'allongeais doucement sur le canapé. Il dormait paisiblement, comme un petit bébé. Je trouvais Kyoya vraiment adorable, cette nuit là. Il était 4h35 du matin, j'étais mort de fatigue. Je commençai ma nuit dans le fauteuil d'à côté, plus inconfortable que le canapé, mais c'était déjà bien, je m'estimais heureux. J'avais appris un grand nombre de chose sur la nature humaine, aujourd'hui. Elle me fascinait. Mais celui qui était vraiment au centre de tout, c'était étrangement Kyoya. C'était le plus intéressant de tous. Je me sentais comme attiré par lui, comme s'il était un aimant. J'avais l'impression qu'une vie ne suffirait pas à le connaître. Comme s'il cachait un nombre incalculable de chose.

          Le lendemain, Kyoya était tout agressif, sans doute les retombés de l'alcool. Il ne me demandait même pas comment il était rentré, et même s'il devait se douter que c'était moi qui l'avait ramener, il nele remerciait pas. Bah, j'avais l'habitude, il ne fallait pas oublier que j'avais à faire à Kyoya. Kyoya l'associable. Mais je ne lui en voulais pas. Enfin,  un peu, mais pas beaucoup. Nous passions toute notre journée devant la télévision à zapper sur des programmes moyens. Kyoya n'avala rien de la journée et se précipita en direction des toilettes plusieurs fois, rejetant la soirée de la veille. Je m'abstenais de lui faire le moindre commentaire, après tout il semblait s'être amusé. Il poussa un soupire, puis me demanda d'une voix faible, comme encore imprégné d'alcool :

« ... Tu t'es pas trop ennuyé, hier ? »

          Je lui répondis que non. Il haussa un sourcil comme pour dire « tu te fous de moi ? », mais n'ajouta rien. Kyoya semblait vraiment déprimé aujourd'hui. Il faisait semblant de regarder la télé, mais je savais qu'il était plongé dans ses pensées en réalité. Que se cachait-il dans le crane de Kyoya ? Etait-ce l'anarchie dans son cerveau ? Qu'avait-il vécu ? Je n'en savais rien, parce que je ne le connaissais pas. Kyoya, doucement, se rendormi alors que je me dirigeai vers la salle pour arroser nos petites plantes chéries qui avaient bien poussées en une semaine. Alors que je revenais dans le salon après trois bon quarts d'heure, Kyoya ne se trouvait plus dans le canapé. Je toquais à sa porte de chambre, certain qu'il s'était réfugié ici.
« LAISSE-MOI ! DEGAGE !!
Je m'écartais vivement de la porte.
Hé... ! Mais ça va je voulais savoir ce que tu faisais !! Répliquais-je, légèrement énervé et anxieux
-CA TE REGARDE PAS ! Aller c'est bon, va t'en. »
Décidément, je n'arrivais pas à comprendre Kyoya. En poussant un soupire d'agacement, je me dirigeai vers le canapé.

Une semaine plus tard...

          Kyoya semblait d'assez bonne humeur ce jour là. Il se rendit à la douche, puis se vêtis avec de banals habits. Etant donné que je n'avais qu'une seule tenue, Kyoya était contrait de me prêter des vêtements, bien que cela ne l'enchantais guère. Kyoya et moi sortions à l'extérieur.

« On va où ???
-Faire les courses. » Me répondit Kyoya en souriant mystérieusement.

          J'étais impatient de voir à quoi ressemblait un supermarché !!
          Mais c'était dans une petite épicerie que nous nous rendions. Kyoya avait prit un sac plutôt grand, non transparent, et prenait tout ce qui lui plaisait sans même que le vieux vendeur ne se doute de quelque choses, d'autant plus que les bornes étaient factices. Kyoya me prit des barres chocolatés qui avaient l'air succulentes car j'avais vraiment insisté pour les avoir après avoir vu la pub. Je me sentais heureux. Kyoya et moi rentions avec notre maigre butin. Nous n'avions rien payé du tout.

« On y retournera demain, on a largement assez là. ».

          Je souris, je me sentais soudainement puissant à faire ce genre de chose.
Le midi, nous mangions de bonnes pattes ainsi qu'un bon steak cuit par Kyoya. Kyoya était un pro de la cuisson, il m'épatait. C'était tellement bon ce qu'il cuisinait !!! Pourtant, il n'avalait jamais tout, alors je me portais volontaire pour terminé ses assiettes. Ensuite, direction mon boulot de jardinier !!

          Lorsque je revins dans le salon, j'y découvris Kyoya qui semblait tout pensif, sa « bonne humeur » lui était passée. Il avait un support sur ses genoux sur lequel reposait un tas de feuille blanche. Il attrapa un crayon de bois, puis il se mit à agiter la mine contre la feuille blanche, et en quelques minutes, sans que je n'aie lâché mon regard de ses traits, il finit son travail. Le résultat était magnifique... Brillant. Digne d'un véritable artiste. Je n'en croyais pas mes yeux. C'était juste... Incroyable. On avait l'impression qu'il avait prit une photo d'une vue d'une plage, et premier plan, on pouvait voir l'horreur. Un individu en noir était présent, debout. On ne pouvait pas reconnaître qui il s'agissait, car il était tout noir. Au pied de lui baignait plusieurs corps qui semblaient être sans vie, baignant dans ce qui ressemblait à du sang. A l'arrière plan, on pouvait voir la beauté des vagues de la mer qui venaient se jeter contre le sable. Le contraste était... Vraiment affolant. J'en eus des frissons. Le réalisme de son dessin était désarmant. Le plus incroyable était qu'il avait fait cela sans même avoir de modèle, ni même avoir d'esquisse.

« Ouah... !  Laissais-je échapper, ne décollant pas mes yeux de son ½uvre d'art. Où tu as appris à faire ça ?! Lui demandais-je, posant mon regard plus que surpris sur lui.
-Bah, tu sais... C'est le seul moyen qu'on avait pour nous de « s'évader », au foyer... » Il baissa tristement les yeux, serrant la feuille de papier contre ses doigts, la chiffonnant légèrement.
J'haussais un sourcil.

« C'est quoi un foyer ? » Demandais-je

          C'était au tour de Kyoya de poser ses yeux sur moi. J'avais l'impression que ses grands yeux bleus pouvaient lire dans mon esprit, qu'ils me submergeaient totalement. Nous nous regardions droit dans les yeux comme ça, pendant un moment. J'essayais de lire ce qu'il pouvait ressentir, ce qu'il devait se dire à se moment là. Comment se sentait-il ? Pourquoi je n'arrivais pas à savoir ce que Kyoya pouvait penser ?! Mais il finit par baisser les yeux : c'est là que je pu distinguer quelque chose. Comme une pointe de... Tristesse ?! Kyoya était-il triste ?! Avais-je mal vu ?! Fort probable. Cet instant ne dura que une seconde seulement, avant qu'il ne se mette à froncer les sourcils, pour regarder ailleurs, et me dire sèchement :

« RIEN. Laisse-tomber. »

          J'haussais un sourcil. Kyoya se leva brutalement, froissa sa feuille jusqu'à en faire une boule de papier avant de la jeter dans une corbeille situé à quelques mètres, qu'il envoya à l'intérieur du premier coup. Un peu déçu par ce gâchis, je me levais comme lui, puis je l'attrapai par le bras alors qu'il s'apprêtait à s'en aller :

« Je veux que tu me fasses un dessin à moi aussi ! l'implorais-je, soudainement motivé et joyeux.
Kyoya, lentement, tourna la tête vers moi, me laissant découvrir un sourire imprégné de malice.
-Tu sais, c'était comme ça que je gagnais mon argent de poche au foyer. Donc... Tout a un prix ? »

          Je lâchais Kyoya qui partait en cuisine,  regrettant de n'avoir rien sur moi.
Je vidais la corbeille, puis attrapait quelques dessins en boule, chiffonnés comme le précédent. Ca me faisait mal au c½ur de voir ça. Je glissais les dessins dans ma poches, ils m'étaient précieux, sans même que je ne sache pourquoi. Kyoya avait un véritable talent incroyable.
Je regoignais Kyoya dans la cuisine qui regardait nostalgiquement à l'extérieur, dos à moi.
« Ca va ? » Lui demandais-je gentiment en m'approchant de lui.
Il ne me répondit pas immédiatement.
« Un foyer, c'est là où on met les gosses qui ont des soucis avec leurs parents. » Il se retourna vers moi « C'est assez horrible comme expérience, tu sais... » Il tira une chaise, puis s'assis dessus, les yeux baissés sur la table. Il avait besoin d'être posé pour me raconter ça. « ... Ryuga je l'ai rencontré là-bas. Il sait ce que c'est. Soit t'y reste quelque temps, soit jusqu'à ce que tu sois majeur si personne ne veut te récupérer...» J'aurais juré avoir entendu des larmes dans sa voix, mais jamais je n'aurais eu le courage de le souligner. « ... Les éducateurs, ils étaient... Cruels, sadiques... C'est facile de s'en prendre à des gosses, surtout quand ils ont plus de familles. » Kyoya serra les dents et le poing.

J'avais mal au c½ur pour lui. Je ne voulais même pas essayer d'imaginer, car, de toute façon, je sais que je n'aurais pas réussi. J'ai toujours eu la vie facile, moi. Kyoya se releva, les yeux bas. Il me faisait trop de peine, vraiment. Je le pris dans mes bras gentiment pour lui montrer que je le soutenais. Il tenta de me repousser faiblement, mais je le tenais trop fort pour qu'il y arrive.

« Rah, ça va lache-moi... C'est suffisamment embarrassant, n'en rajoute pas une couche... »

          Mais je refusais de le lâcher pour autant, au contraire, je le serrais encore plus fort. Vraiment, je voulais lui montrer que j'étais là. Je sentais timidement les bras de Kyoya m'étreindre, ce qui me fis sourire légèrement. Puis, sans que je sache comment, nos lèvres se sont rencontrées. Un baiser. Un doux et long baiser. C'était juste merveilleux. Incroyable. Mon c½ur battait vite tout du long, mes joues étaient très probablement teintent en rouge. En tout cas je me sentais bien. J'avais envie que ce moment dure toute la vie.

         J'étais amoureux de Kyoya. Il me fascinait. Je l'aimais de vraiment tout mon c½ur et je savais que ça allait durer longtemps. Aussi longtemps que je resterais ici
Deux semaines plus tard...

          Comme tous les matins, je me rendis dans la salle où nos plants de marijuana s'y trouvaient. Je fus bien étonné de voir qu'elles étaient prêtes à être coupées : elles touchaient le plafond. Kyoya, une cigarette à la bouche, arriva et dès qu'il eut vit cela, il dit :

« Je vais appeler Ryuga pour qu'il se débarrasse de ces saletés. »

Pour qu'il... Oh... ! Oh non ! Si Ryuga vient les enlever, alors... Je ne serais de plus d'aucune utilité pour Kyoya !!! Comment pouvais-je faire ?! Peut-être qu'il avait oublié, après tout...

«... Et donc toi... »

          Je relevais ma tête brutalement, regardant droit Kyoya dans les yeux pour essayer de deviner ses pensées. Allait-il me laisser à la rue ? Après tout, on s'était déjà embrassé... plusieurs fois. Je ne savais pas si cela signifiait quelque chose pour Kyoya. Mais pour moi, ces moments signifiaient beaucoup.

« ... Qu'est-ce que tu vas faire ?  Me demandait-il.
Je souris.
-Je veux rester avec toi !!!! » Lui répondis-je avec entrain.

           Il sourit, puis m'embrassa. Ce fut à nouveau un instant magique, comme tous nos autres baisers. Aujourd'hui, on était la Saint Valentin. En cachette, j'avais réussi à me procurer un peu d'argent. Aujourd'hui, je lui dévoilerais ce que je ressens pour lui, même si mes sentiments devaient sûrement être limpide. J'avais prévue de lui offrir une boîte de chocolat et un bouquet de roses rouges, j'avais assez pour ça. Tout était planifié. Kyoya était mon amoureux. Mais, soudainement, on toqua à la porte. Nous dûmes nous écartés. Je me sentais déçu. Kyoya, en ralant, se dirigea vers la porte et ouvrit. Curieux, je regardais discrètement qui était celui qui avait osé nous déranger.

« Excusez-moi ; est-ce que Masamune est là ?? »  Demandait l'individu.
Instantanément, en reconnaissant la voix angélique de King, je m'élançais vers la porte. Kyoya, ne comprenant pas trop la situation, me laissait passer pour sortir.

« Masamune, faut que je te parle, c'est grave !!!! » M'informait-il, tout agité.

Je posais mon regard sur Kyoya en lui disant que je n'en avais pas pour longtemps. Il me répondit tout froidement qu'il n'en avait rien à faire avant de refermer la porte.
Pour plus d'intimité, mon ami et moi décidions de sortir. King était agité comme jamais. Nous nous rendions dans une petite ruelle à l'écart, avant que King ne me dévoile ce qu'il se passait.
« Ecoute... il FAUT rentrer !!! Dieu, il... Il a mit Sora et Gingka en prison... ! c'est de notre faute... Il faut qu'on rentre... Me révola King, les larmes aux yeux.
-Je... Il faut que j'aille dire au revoir à... commençais-je avant d'être coupé.
-PAS LE TEMPS !!! »
En un rien de temps, un flash m'aveugla surpuissant me piqua les yeux avant que nous n'attérissions au point de départ. Chez moi. A l'endroit auquel je ne voulais jamais retourner : le paradis.
 
          Sans même avoir le moindre jugement, j'étais conduis en prison pour fraude, pour avoir été sur Terre sans en avoir le droit. Tout comme Sora et Gingka. Je n'avais pas revu King depuis que j'étais retourné ici, je ne savais pas du tout s'il nous avait vendu, ou au contraire s'il tentait de nous protéger auprès du « tout puissant ». Combien de temps ? On ne m'avait rien dit. Ma cellule était tout en pierre ; impossible à briser, en plus d'être minuscule. J'avais toujours mes vêtements d'humains, ceux que Kyoya m'avait prêtés... Sans que je ne pu les contrôler, de grosses larmes coulèrent le long de mes joues. Je n'avais pas dis à Kyoya ce que je ressentais pour lui... Il me manquait... Et... Et si je ne le rêverais jamais... ?! Autant aller en Enfer... Mon existence, si on peut dire que j'existais, n'étais rien sans lui. Kyoya me fascinait, c'était la personne qui comptait le plus pour moi et celle que j'avais envie de protéger pour l'éternité. Kyoya était... Tout. Tout mon univers...Vraiment tout. Avec lui, je me sentais « vivant ». On faisait tout ce qu'on voulait et on avait vécu de supers moments ensembles. Kyoya me manquait. Faiblement, je sortis de ma poche les sublimes dessins qu'il avait réalisés, que j'avais ramassé dans la corbeille. Kyoya était talentueux... Et s'il m'avait fait un dessin pour la Saint Valentin... ? C'était probable... Enfin, c'est ce que j'espérais...
Je ne sais combien de temps je restais enfermé dans cet endroit, dans cette cage infernale. Peut-être quelque minute ou peut-être un an... ça ne changeait rien... J'étais loin de Kyoya. Etre loin de la personne dont on est dingue, dont on est fou amoureux, il n'y a rien de plus horrible.
 
Au bout d'un moment, je me relevais en essuyant mes larmes, fou de rage.
« LAISSEZ-MOI SORTIR !!! » J'hurlais. Sans réponse.
Rien. Le silence. Je criais à nouveau. En vain, rien.
« GABRIIIIEEELLL !!! » Tentais-je à m'en casser les cordes vocales.
Mais rien. Je m'assis au fond de ma celle, adossé à l'inconfortable mur de pierre, admirant les ½uvres de Kyoya pour passer le temps. 
« Ah Kyoya... Si seulement tu pouvais venir... »
Dans les films, c'est à cet instant que Kyoya serait intervenu. Mais il fallait croire que ça ne marchait pas tout à fait comme ça.
« Bon aller... C'est bon là : j'suis dépuni... »
Il fallait croire que non.
« MAIS J'EN AI MARRREEEEEE ! J'en ai maaarre... » Ralais-je, triste.
 
          Je me sentais horriblement seul. C'était vraiment disproportionné comme décision.
Tout à coup, je perçu un vole d'ange. Je me relevais, puis je vu King qui fonçait vers moi. Rapidement, il brisa le verrou, m'adressant un petit sourire. Je m'extirpai de cet endroit en serrant King dans mes bras.
 
« Bon, je retourne sur Terre moi !! »
 
          Mes reflexe d'ange reprirent, je sautais sur place pour pouvoir déployer mes ailes.                     Etrangement, rien. Oh non... Aurais-je perdu mes ailes ?! J'avais envie de pleurer. Etant humain, avoir des ailes n'est pas tellement utile, étant donné qu'ils ont des « bus » ou des « voitures », ou encore des « trains ». Mais quand on est ange, c'est la seule façon de se déplacer ! Certes, on pouvait marcher, mais ce n'était pas la même chose. Et puis même : un ange sans aile ça faisait tache.
 
« Sora et Gingka ont été libérés. m'expliqua mon ami.
-Mais c'est génial ça !!!! Lui répondis-je tout joyeux.
King prit un air triste, avant de m'avouer :
-Masamune, tu ne pourras plus jamais aller sur Terre.
J'ouvrais mes yeux en grand, surpris. Je me sentais détruis.
-At-Attend... Je sentais mes yeux me piquer. Très vite, de chaudes larmes coulèrent le long de mes joues. Je dois y aller, King.... Ma voix était toute tremblante. S'il te plaît.. Il faut... Je.. Je dois voir Kyoya... »
 
          King semblait désolé. Je ne tentais pas d'arrêter les larmes de couler, je n'en avais plus rien à faire de ma fierté ou quoi. Je voulais seulement revoir Kyoya. Kyoya, la personne que j'aimais, même s'il était un homme, ce qui n'était pas très bien vu ici. Je m'en fichais. Je pourrais tout donner pour être avec lui. Résigné, j'ordonnais à King de m'amener voir Dieu pour qu'on puisse s'expliquer. J'étais motivé. Je ne renoncerais à rien pour être avec lui !!
          Je Lui ai alors tout raconté. Tout depuis le début. Sans interruptions,    Il m'a écouté calmement. Je me suis véritablement confessé, je Lui ai expliqué toute les âneries que j'avais pu faire. Il ne m'a pas jugé, sûrement avait-il vu pire. Et, dès que j'eus finis de tout Lui raconté, de tout Lui dévoilé sincèrement, je Lui implorai de me laisser retourner après de Kyoya, lui cachant néanmoins ce que je ressentais pour lui, de peur qu'Il me refuse l'accès. Contre toute attente, Il accepta, à condition que je sois irréprochable. Notre « contrat » était opérationnel. Je n'avais juste qu'à me comporter à carreau. Fou de joie, j'avais faillis Lui sauter dans les bras, mais je ne préférais pas essayer.
 
King,  en me portant, nous conduisait au fameux portail que Gingka et Sora avaient trouvé.
 
« Bon courage mon pote ! A une prochaine fois !! »
 
          Je souris, puis Gabriel me poussa violement dans le portail.
          Je réatéris au même endroit que la première fois ; il faisait également nuit. Je me redressais à toute vitesse, puis je partis acheter ce que j'avais prévu d'offrir à Kyoya : une boîte pleine de chocolats ainsi qu'un bouquet de fleur. J'espere qu'il n'était pas trop tard, que nous étions encore le 14... Je me précipitai à notre immeuble, ne courant pas trop pour éviter d'abîmer les fleurs que j'avais choisis en nombre impair, bien entendu. Je toquai doucement à la porte de chez nous, pressé de revoir Kyoya. Dès que je le vis ouvrir la porte. Je lui sautai dans les bras.
 
« Kyoyaaaa !! »
 
          J'étais soulager de le revoir. J'avais bien cru que cela n'allait bien être plus possible !!! Je le serrais fort dans mes bras ; il m'avait vraiment manqué. Kyoya n'avait aucune réaction, il ne me prenait même pas contre lui. Je m'écartai de lui, lui tendant en rougissant les fleurs ainsi que la boîte en forme de c½ur. Il saisit d'abord faiblement les fleurs, tout rouge. Il n'osait pas me regarder dans les yeux, il était adorable comme ça !!
 
« Euh.. M-Merci... » Peina t-il à articuler.
 
Ca se voyait que Kyoya n'avait pas l'habitude de tout ça. Les larmes aux yeux, je pris l'initiative d'attraper son visage fin pour l'embrasser. Il me rendit mon baiser, c'était bon de le retrouver. J'étais aux anges (LOL). C'était parfait. J'étais heureux.
 
« Je t'aime, Kyoya. » Lui soufflais-je doucement.
Il me sourit sincèrement avant de m'embrasser de nouveau.
 
          Nous passions la soirée ensemble, à regarder la télé blottit l'un contre l'autre. Kyoya était tendre et affectueux ce soir là, il posait délicatement sa tête sur mon épaule. Il était adorable. Nous avions passer la nuit ensemble, c'était tout bonnement magique. J'ai pu serrer fort l'être que j'aimais le plus au monde qui dormait paisiblement. J'avais envie de le protéger. Je l'aimais. Je l'aime.
Au petit matin, alors que le soleil venait juste de se lever, on toqua soudainement à la porte violement.
 
« POLICE, OUVREZ !!! »
 
          Rapide comme l'éclair, Kyoya me prit la main et se précipita a la fenetre qu'il ouvrit rapidement. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait. Il descendit en sautant sur le balcon du voisin du dessous avant de me tendre les bras pour que je puisse faire de même. Mon c½ur battait la chamade. Sans réfléchir, j'excutais la même man½uvre que Kyoya qui me rattrapa. Kyoya toqua doucement contre la fenetre ; je reconnu un des dealers de drogue rencontré lors d'une soirée. Kyoya lui expliqua brièvement la situation, puis nous nous enfuyons à l'exterieur de l'immeuble. Je suivais Kyoya à la trace qui se retournait régulièrement vers moi pour savoir si je le suivais. Nous arrivâmes devant une grande maison délabrée au bout de 5 minutes de course.
 
« RYUGA ! Sors !! » Ordonnait-il.
 
Le blanc obéis dans la seconde qui suivait. Il lui raconta rapidement l'urgence dans laquelle nous étions, pour nous grimpions tous dans un fourgon noir.
 
« On va où ?! demandais-je en prenant ma respiration avec difficulté.
-N'importe où. Me répondit Kyoya. Ici, c'est trop dangereux. T'as qu'à... Te dire qu'on part en aventure ? »
 
Ryuga, qui conduisait, eut un petit rire moqueur. Je regardais le paysage de la ville au travers de la fenêtre, perdant désormais tous mes points de repères. Mais j'étais heureux d'être avec Kyoya, et je pourrais aller n'importe où avec lui.
 
[Voilà, c'est la fin de cet OS. N'hésitez pas à commenter pour me faire des quelconques remarques ou critiques constructives !!
J'ai beaucoup apprécié écrire cet OS, j'espère que vous avez pris le même plaisir à le lire... Malgré qu'il y ai des passages certes, un peu bâclés.
J'espère que vous passez la saint-valentin avec la personne que vous aimez, parce que c'est important. Moi, je n'ai malheureusement pas cette chance. Je suis un peu comme Masamune, quand il est dans sa prison et qu'il regarde en pleurant les dessins de Kyoya... C'est un peu la même situation. J'aurais vraiment aimé passer la Saint Valentin avec cette personne. Bref, ne négligez jamais la personne que vous aimez et soyez toujours là pour elle. Bisous à tous, et bonne saint valentin !!!!
PS: Désolé j'ai pas eu la fois de me relire, c'est tout du premier jet]

Tags : OS Saint-Valentin

OS PB 09/01/2015

[Bonjour !!! Voilà le plus long OS que j'ai jamais écris, étant donné qu'il fait près de 10 000 mots. Je ne sais pas s'il est ennuyant, mais en tout cas, il compte beaucoup pour moi, et je dois avoué que j'en suis fier. J'y ai mis vraiment du coeur, j'espère qu'il plaira à la personne à laquelle il est destiné : Parodie-Beyblade. 
Pour les autres, si vous avez le courage de tout lire, on se retrouve dans les commentaires !! :D Saluuut les amis !!!]
 
Puis, il entra dans la salle quand le prof lui eu accordé. Instantanément, tous les regards se posèrent sur lui. La première chose que je remarquais chez lui, c'était ses cheveux en verts foncés en pétard qui lui donnait ce charme si incroyable. Ensuite, ce fut son style vestimentaire : habillé de vêtements à moitié déchirés, ces derniers renforçaient cet étonnant air sauvage. Ensuite, ce fut ses yeux. De magnifiques yeux d'un bleu dont je n'avais jamais vu les iris teintées. Ce garçon, il était vraiment très beau. Je le regardais se rendre avec de rapides pas vers une place libre au fond de la classe. Tous les élèves étaient comme moi : bouche-bée, pas un seul ne prononçait le moindre mot. Tourné sur ma chaise pour pouvoir regarder ce qu'il faisait, je le vis sortir sa trousse ainsi qu'une pochette de feuille. Il n'avait sûrement pas encore la liste de fourniture. Je remarquais que de nombreux élèves m'imitaient, tous obnubilés par ce nouvel élève. Le professeur vint rapidement à sa rencontre pour lui faire part d'un tas de documents et lui adresser quelques paroles murmurées. Je vis le vert acquiescer d'un mouvement de tête, sans rien dire. Il ne semblait pas vraiment intéressé par tout ça. Le professeur revint ensuite à sa place derrière le bureau, nous ordonna de nous retourner vers le tableau, puis poursuivit son cours commencé un peu plus tôt. Je ne fus pas capable de suivre : mes pensées ne m'appartenaient plus. Elles étaient toutes pour ce nouvel individu dont je ne connaissais même pas le prénom.
A la fin du cours, j'étais vraiment déterminé pour aller lui parler mal gré son apparence nonchalante. Je glissais à toute vitesse mes affaires dans mon sac, puis m'élança vers lui en souriant. Malheureusement, cet engouement n'était que de courte durée : une horde d'élèves s'agitaient déjà autour de lui. Ma mâchoire se crispait et mes poings se serrèrent. Je maudissais le professeur de m'avoir placé au premier rang et donc de n'avoir pas pu être à proximité de lui. J'étais vraiment déçu. J'aurais vraiment voulu être son premier ami dans cette école. Gingka, un de mes seuls camarades qui ne s'était pas dirigé vers le nouveau, vint me voir pour me tirer à l'extérieur de la pièce.
« Aller ! Magne-toi !! » M'ordonnait-il en songeant à la récréation raccourci si l'ont ne se dépêchait pas d'aller dans la courre.
-Ca vaaaa, je viens !! »
Gingka et moi partagions le même appartement et étions les meilleurs amis du monde. On se ressemblait énormément et on se disait tout ! Pas un seul secret n'était omit. Dehors dans le froid, attendant désespérément que la machine à boisson daigne se dépêcher pour nous servir un chocolat chaud, nous abordons le sujet du nouvel arrivant.
« Au fait, t'as vu il est cool le nouveau !! » Lui dis-je en saisissant mon gobelet chaud, les doigts collés sur ce dernier pour éviter qu'ils ne se congèlent.
Il haussa les épaules, puis me répondit, de marbre, en sirotant son chocolat chaud :
« J'aime pas ce genre de type. »
Je soupirais. Gingka était vraiment bizarre, parfois. Je n'avais même pas l'impression de le connaître.
Soudainement, nous entendîmes quelqu'un crier nos prénoms. Je tournais la tête vers la source de l'appel, puis je vis Sora qui courait vers nous. Très vite, il arriva parmis nous.
« Bah alors ? Qu'est-ce qu'il y a, Sora ?? »
Il semblait tout inquiet pour une raison qui nous était inconnu. Il mit du temps à reprendre sa respiration, extenué. Malgré tout, il parvenait à articuler :
«  Le... Le nouveau, là... C'est... C'est Kyoya ! »
Les yeux de Gingka s'ouvrirent en grand pour une raison qui m'était inconnu. On avait l'impression qu'il venait d'apprendre le décès de quelqu'un. Hein ? Il s'appelait Kyoya, alors ? Mais... Pourquoi une telle réaction de la part de mes amis ??? Je les regardais à tour de rôle, essayant de lire dans leur visage ce qu'il y avait.
« Hein ? Mais ça fait quoi ? Les mecs ?? »
Pas de réponse immédiate. En m'ignorant royalement, Gingka, dans tous ses états, demandais à Sora en tremblant presque :
« A-Attend... T'es sûr que c'est lui ?! »
Désolé, Sora baissa tristement la tête avant de répondre faiblement :
« Ouais... C'est lui... »
Je ne comprenais vraiment pas la situation. Kyoya, Kyoya... J'essayais de fouiller dans mes souvenirs pour tenter de me rappeler si j'avais déjà entendu ce prénom. Mais en vain. Non : le prénom « Kyoya » ne me disait rien.
« Je le sentais ça... » Souffla Gingka.
Pendant toute la récréation, j'ai tenté de leur faire sortir qui était ce Kyoya qu'ils avaient l'air de connaître. Mais ils ne me dirent rien. RIEN. Pas le moindre mot sur lui. Comme s'ils avaient peur, ou que sais-je... Cette histoire était bizarre. Je n'arrivais pas à comprendre.
« Faut juste pas traîner avec lui... » M'avait seulement avertit mon camarade roux.
Nous retournions en classe plus tôt que la sonnerie nous l'autorisait. Gingka se mit à côté de moi tandis que Sora restait avec King, puis quelques élèves se mirent à arriver, dont le fameux Kyoya. Il était seul ; tous les élèves avaient déserté autour de lui. Sans doute avaient-ils appris à propos de ce Kyoya le quelque chose dont je n'avais pas l'honneur d'être avertit. Il faudrait que j'aille leur demander : je ne savais strictement rien de lui. Il s'était assis tout au fond, près de la fenêtre. Le regard posé sur lui qui envoyait un texto, j'avais une irrésistible envie d'aller lui parler. Mais je songeais à mes deux amis : s'ils avaient réagit comme ça, c'est qu'il y avait forcément une raison... Je soupirais en me remettant bien sur ma chaise, adressant un regard à Gingka qui était occupé à faire tourner son crayon avec ses doigts, sans doute anxieux.
Très vite, la fin des cours arrivent. Avec mes amis, je me dirigeais vers le portail pour enfin sortir du lycée. Toute la journée, je n'avais cessé de leur demander qui était ce Kyoya et pourquoi ils réagissaient comme ça. Mais ils ne me répondaient pas. Ils s'échangeaient alors un regard inquiet sans dire un mot. J'en avais marre. J'avais comme l'impression qu'ils me prenaient pour un débile !! Pff... C'était même pas juste ! J'avais alors décidé de faire la tête à mes camarades tant qu'ils ne m'auront pas dit ce qu'il y a à propos de Kyoya. Je ne comptais même pas rentrer avec eux. Je m'éloignais de mes amis en empruntant un autre chemin pour rentrer à la maison, certes plus long mais au moins je ne serais pas en compagnie de faux-amis.
« Hé ! Masamune, tu vas où ?! S'écriait Gingka en accourant vers moi.
-J'ai envie de rentrer tout seul !! » Je lui répondais, sans même me retourner, accélérant le pas.
Gingka ne me suivait plus, et tant mieux. Je n'avais aucune intention de leur pardonner pour le moment. Couvert des pieds à la tête, je ne comprenais pas les minettes du lycée qui avaient encore le courage de venir en cours en mini-jupes. Mais bon... A chacune de mes expiration, de la fumée sortait de ma bouche. Je trouvais ça plutôt amusant : ça donnait l'impression que j'étais en Antarctique !!! Un grand sourire s'afficha sur mon visage. Je me sentais très heureux, d'un coup. Sans même savoir pourquoi.
Puis, soudainement, je l'apperçu. Il était là, de l'autre côté du trottoir. Seule une route nous séparait. Il s'apprêtait à rentrer dans son immeuble.
Sans même réfléchir, n'attendant pas d'être arrivé au passage piéton, je fonçais vers lui. Je n'avais même pas fais attention aux voitures qui étaient susceptibles de m'écraser, puisque de toute façon, il ne m'arrive jamais rien. Il était déjà entré dans le hall de son immeuble. Je montais les quelques marches qui me séparait de la porte d'entrée, puis rentra à toute vitesse. La difference de température n'était pas grande avec celle de dehors, ce qui me surpris. Kyoya s'avança vers les escaliers, avant que je ne l'interpelle en le prenant par le bras :
« Hé ! Tu es Kyoya !! » Lâchais-je simplement. Oui, c'était nul, mais ça ne faisait rien de toute manière.
Il se retourna immédiatement vers moi avant de balayer brutalement ma main qui le tenait. Confus, je m'écartais de quelques pas de lui avant d'avoir le droit à un méchant regard de tueur. Kyoya, il faisait peur. Mais pourtant, il dégageait quelque chose de totalement différent que je n'arrivais pas à expliquer... Je ne savais même pas ce que cela pouvait être. Il n'était pas comme tout le monde. Il reprit son chemin vers les escaliers, avant d'être stoppé par moi qui se mit en travers de son chemin.
« Attend !! »
Kyoya me regardait en haussant un sourcil. J'aurais juré qu'il aurait voulu me balancer sur la route après ça, mais étonnement, il n'en fit rien. Les bras croisés, il prit un air malicieux sur son visage en s'appuyant contre la rambarde des escaliers.
« Je peux savoir ce que tu veux ?? » Me demandait-il simplement. Il semblait plus calme.
Mes yeux s'ouvrirent en grand. Kyoya, il avait le don de déboussoler les gens. Qu'est-ce que je voulais ?? Je n'en savais rien, en fait... Je baissais les yeux, réfléchissant à une réponse pas trop ridicule. Au bout d'une dizaine de secondes de reflexion, Kyoya reprit la parole.
 
« Ca va, j'ai compris. »
 
Il me prit par le bras, puis monta les marches des escaliers rapidement. Hein ? Pourquoi ??? Je n'arrivais vraiment pas à comprendre. Depuis que ce gars était arrivé (c'est-à-dire ce matin...) j'avais l'impression de vivre dans l'incompréhension totale. Nous montions quelques étages avant qu'il ne s'arrête devant une porte en bois assez abîmé, comme si on lui avait donné des coups. Elle était aussi griffée à de multiples endroits. Cet immeuble n'était vraiment pas commode... Kyoya inséra la clef dans la serrure, puis il entra en m'invitant de faire de même.
Etonnement, tous les volets de l'appartement était fermés. Il dû donc allumer la lumière pour qu'on puisse voir quelque chose. C'était l'endroit le plus étrange que je n'avais jamais vu. Les meubles étaient vieux et en mauvaise état, seul l'hygiène était impeccable. Les lieux étaient neutres, ils ne disposaient d'aucune photo ou autre décoration du genre : il n'y avait que le strict minimum. Je peina à croire que Kyoya habitait ici. Enfin, rien ne m'indiquait que c'était le cas...
« Suis-moi. » Dit-il en enlevant ses chaussures.
Je fis de même, puis je rejoignis le vert rapidement, désireux de ne pas lui faire perdre son temps. Pourquoi m'avait-il donc invité ? Euh... Pourquoi l'avais-je suivit ?? Il n'y avait aucune explication logique à ce qu'il se passait. J'avais l'impression de vivre quelque chose de totalement incroyable ! De totalement inexplicable. Tout compte fait, ça sert à rien de se questionner, c'est trop bien ce qu'il m'arrive.
« J'ai du 12 grammes, du 10 grammes, du 5 grammes... Mais ça, ça dépend de ce que tu veux. »
Devant moi se tenait des espèces de sachets pleins de poudre blancs aux tailles plus ou moins grandes. Pourquoi... Pourquoi mettre en sachet de la farine, où était l'intérêt ? En lui lançant un regard plein d'incompréhension, il sortit d'un tiroir un sachet où il y avait plein de petits bonbons mignons colorés, avec des dessins gravé dessus.
« C'est du spécial K (Kétamine) en comprimés. » M'informa Kyoya en voyant mes yeux plein d'étoiles à la vue de ce nouveau petit sachet tout mignon. « T'en veux pour combien ? » Me demandait-il en sortant une petite balance précise. « 20 euros ? »
Ah ! Kyoya vend des bonbons. Tout content, je sors mon petit porte-monnaie de ma poche en fouillant dans les billets. J'en sors un de 20 euros, puis lui donne. Il sourit, regarde à la lumière de son ampoule pour regarder si mon billet est véritable. Bien évidemment qu'il l'était ! Il fouille ensuite dans son sachet, prit quelques bonbons, puis les mets dans un autre petit sachet avant de me les donner.
« Je t'en ai rajouté deux en cadeau. C'est pas ce qui part le plus » Me dit-il en rangeant ses autres petits sacs.
Je souris, puis lui demande en analysant les petits comprimés :
« C'est bon ?? » Il me rendit mon sourire. Il paraissait beaucoup plus détendu qu'auparavant.
Ah ouais, ça c'est du bon. Si tu veux, on s'en prend un maintenant. » Proposa t-il.
Tout heureux, j'acquiesçais vivement en prenant une des pastilles dans le sac en plastique. Kyoya fit de même, puis alla s'installer sur le canapé. Je le suivais et l'imitais.
« Faut l'avaler ? Ou le croquer ? Ou le laisser fondre ?? » Je lui demandais en m'installant sur son sofa.
Il haussait les épaules.
« C'est comme tu le sens. Moi je préfère croquer pour que ça devienne de la poudre et laisser sur la langue après. Les effets sont plus forts. » M'expliqua Kyoya.
Je ne comprenais pas trop ce qu'il voulait dire par « effet ». C'est un bonbon magique, c'est ça ?! Oui, ça doit être ça... ! Je mis la pastille dans ma bouche, puis je fis comme Kyoya. Je croquais, puis je laissais sur la langue. Tout de suite, je me sentais bizarre. J'avais la soudaine envie de vomir... Je ressentais chacune de mes articulations ; le moindre geste était comme sur-détaillé. Pour m'assurer de cela, je m'amusais à gigoter mes doigts dans tous les sens. Je sentais les os de mes phalanges se frotter entre elle : ça faisait presque un peu mal. Mon c½ur battait à toute vitesse.
« Tu sais... Faut pas trop rester avec moi... J'suis une... » commençait Kyoya en peinant à articuler correctement. Je ne pu entendre la suite, je me sentais trop bizarre. Mes oreilles s'étaient bouchées. La respiration de Kyoya était rapide et ses yeux n'arrêtaient pas de papillonner. Je voulus lui mettre la main sur son épaule en guise de soutiens, mais mon bras était incapable d'obéir à mon cerveau correctement. Je n'avais même plus l'impression de le sentir : les os et les articulations que je sentais si bien jusqu'à présent ne faisait comme plus partit de moi. Je n'avais plus l'impression que mon corps m'appartenait. J'étais parti loin, c'était l'impression que j'avais. Je n'arrivais même plus à penser. Tout autour de moi devint flou et se déformait. Je réussis à commander mon corps pour qu'il puisse se lever, mais une fois debout sur mes deux jambes, mon corps basculait en avant. Je m'éclatais contre la moquette sans même avoir mal, vu que je n'avais plus de corps. Après 5 minutes de lutte, ou plus étant donné que je n'avais plus non plus la notion du temps, je réussis à me mettre sur le dos. Le plafond n'était plus blanc, comme à l'accoutumé, mais à présent tout l'espace était plein de couleur vive, de fleurs, de papillons... Même un éléphant était là. Les formes colorées se mélangeaient parfois pour former autre chose. J'entendis Kyoya qui se levait lentement. Ses pas résonnaient dans mon esprit, on aurait dit un mammouth qui marchait. Je l'entendais qui riait, puis qui pleurait en même temps. On aurait dit qu'il était devenu fou. Puis, plus rien. Je ne me souviens plus de ce qu'il s'est passé ensuite.
J'ouvrais les yeux. Tout était redevenu comme avant, excepté un mal de crâne qui s'était installé. Je me relevais avec difficulté, cherchant Kyoya du regard. Il était tranquillement vautré sur le canapé à se fumer une cigarette. Je me dirigeai vers lui en souriant. Il ne me m'accordait aucune attention. Alors je restais là, à le regarder, sans trop savoir quoi faire. Au bout d'un moment, il finit par regarder sur l'horloge accroché au mur, puis il me conseilla :
« Tu devrais y aller, il va être 20 heures. »
20 heures... Non, déjà ?!
« Je-Je dois y aller vite !!! »
Je fonçais dans l'entrée pour enfiler mes chaussures. Qu'est-ce que j'étais bête !! Gingka devait sûrement s'imaginer le pire !!!
« A demain, Kyoya !!! Lâchais-je suffisamment fort pour qu'il l'entende en faisant mes lacets.
-Ouais... Salut. »
Puis je m'en allais.
On s'était bien amusé avec Kyoya, même si c'était des bonbons bien bizarres... En marchant dans la rue pour rentrer chez moi, je pensais à lui. Ah là là... Il était trop cool !!! Mon c½ur se mit soudainement à s'emballer pour une raison qui m'était inconnu. Comme si c'était Kyoya qui provoquait cette réaction. « C'est bizarre... », je pensais. En tout cas, j'étais content d'avoir pu passer du temps avec lui, le nouveau !! J'avais hâte de raconter tout ça à... OH ! Gingka !!! A la vitesse de l'éclair, je sortis le téléphone de ma poche pour pouvoir l'appeler pour m'excuser de n'être pas encore arrivé. Je n'étais même plus énervé contre lui, c'est comme si j'étais enfermé désormais dans une sorte de béatitude pleine d'ondes positives. Je me sentais bien et heureux. Rapidement, il décrocha. Presque en larme, il s'excusait platement un millier de fois, puis me pria de venir à l'appart'. Je m'excusais également de l'avoir laissé sans nouvelles de moi, du moins, je tentais. Je peinais à articuler correctement. Ces bonbons étaient vraiment étranges.
Alors que je traversais sur la route pour passer de l'autre côté, j'entendis le ronronnement d'une voiture qui fonçait tout droit sur moi, alors que j'avais vérifié si tout était sécurisé au préalable.. J'entendis un klaxon strident avant de fermer les yeux, me protégeant le visage avec mon avant-bras. Puis, un crissement de pneus. Tout était allé tellement vite que je n'avais même pas eu le temps d'avoir peur. Je rouvris les yeux, découvrant une voiture rouge qui avait faillit me percuter juste devant moi. La vitre du conducteur d'ouvrait, laissant apparaître un visage inquiet qui me demandait, la voix affolé :
« Excuse-moi ! Tu vas bien ?! »
Je lui répondis par l'affirmative en souriant, puis je poursuivis mon chemin. Je me demandais ce qu'il se serait passé si j'avais été à l'hôpital suite à ça. Peut-être que j'aurais eu la jambe emplatré ? Oh, j'ai toujours rêvé d'avoir quelque chose de casser !!!
Une fois arrivé dans le hall de mon appartement, j'empruntais l'ascenseur. J'appuyais sur le bouton « 4 », puis je me laissais entraîner par ce dernier. Mais alors que j'étais bientôt arrivé à destination, une soudaine secousse survenu. Rapidement, je m'accrochais à une barrière pour ne pas risquer de tomber.  L'ascenseur s'était arrêté. « Oh mon dieu... » je pensais. Je savais qu'on n'aurait pas dû s'amuser à sauter dedans avec Gingka pour faire peur à Sora ! Il nous le fait payer !!
« Alleeeerrrr redémarre... S'te plaît... Promis, je te ferais pu de mal ! Je vais être gentil !! » Lui suppliais-je, les mains jointes.
Mais non, il n'en faisait qu'à sa tête et ne m'écoutait pas. Je soupirais, puis je me laissais tomber par terre. Ça pouvait durer longtemps ce genre de truc.
Une dizaine de minutes plus tard, alors que j'étais en train d'essayer de faire passer mes textos, l'ascenseur poursuivit l'élévation. Il ouvrit ensuite la porte, et je pu ENFIN sortir pour rentrer à la maison. La prochaine fois, j'emprunterais sûrement les escaliers.
J'entrais sans toquer. Je n'eus même pas le temps de refermer la porte pour me déchausser que Gingka était déjà venu à ma rencontre pour m'inonder de questions. « T'étais où ? » ; « ça va ?! » ; « Qu'est-ce que t'as fais ?! ». Lui dire la vérité ? Que j'étais avec Kyoya en train de... Qu'est-ce que j'avais fais, d'ailleurs ? C'était vraiment bizarre comme situation... Mais en tout cas, je n'avais pas la moindre envie de tout raconter à Gingka.
« Je faisais un tour, c'est tout », répondais-je simplement.
Il ne me questionnait pas d'avantage, heureusement. J'avais juste envie de manger un truc pour pouvoir me poser tranquillement devant la télé. D'ailleurs, c'est ce que je fis.
Deux paquets de chips de chaque côté, j'attrapais de grosse poignée pour pouvoir les fourrer dans ma bouche. Les chips, j'en étais diiinnngue !!! Je ne les donnais à personne, pas même à Gingka , mon meilleur ami. Ce dernier, au bout d'un moment passé dans la chambre, vint me rejoindre, un air désolé sur le visage. J'essayais de ne pas y prêter pas attention : j'étais faussement plongé dans le documentaire animalier sur les fourmis. Mon colocataire finit par s'assoir à côté de moi, puis il me dit : « je vais te dire pourquoi il faut pas fréquenter Kyoya. » Tout simplement, comme ça, il me lâchait ça. Mon c½ur rata un battement. Qu'est-ce que Gingka allait donc m'apprendre sur Kyoya ?! Euh... Mais pourquoi est-ce que ça m'intéressait tant, d'ailleurs ? J'étais vraiment devenu bizarre... Mais je voulais savoir. Qui était donc Kyoya ? Pourquoi fallait-il l'éviter ? Tout un tas de scénario improbable se dessinèrent dans mon esprit. Peut-être était-il un psychopathe qui kidnappait des gens !! Peut-être qu'il se transformait en bête sauvage la nuit !! Après tout, ça ne m'aurait pas étonné. J'avais hâte d'entendre la révélation de Gingka, mais pourtant, j'avais une boule dans l'estomac. Comme si j'avais peur. Peur de quoi ? Je ne sais pas. Quand il s'agissait du nouvel élève, j'avais des réactions très étranges.
« Bah... En fait, tu vois... » Commença Gingka.
Puis il se lit à m'inventer une histoire sans queue ni tête. Comme quoi Kyoya serait une sorte de « porte-malheur », et que si on le côtoyait, il nous arriverait des choses pas marrantes. Je n'y croyais pas une seule seconde. Il essayait de me faire marcher. Comme si quelqu'un pouvait influencer sur ce qu'il allait t'arriver rien qu'en étant avec toi ? Non, je n'y croyais pas. C'était faux.

« Et ces parents, à ce qu'il paraît, ils seraient morts dans un accident de voiture. Mais étrangement c'est le seul survivant »

Gingka s'enfonçait dans ses mensonges. Comme si j'étais assez idiot pour gobé tout ça ! Pff. Je décidais alors de l'ignorer. Il avait beau continué d'avancer des preuves, je ne l'écoutais plus.
Le soir arriva très vite. Je n'étais pas très fatigué, mais pourtant j'avais besoin d'aller au lit. Aujourd'hui avait été une journée assez mouvementé pour moi. Je devais réfléchir un peu, seul, au calme dans mon lit avec mon nounours pour m'accompagner. Au chaud sous les draps, je me tournais volontairement dos au lit de Gingka. Il m'avait vraiment agacé. Kyoya, un porte-malheur... C'est la meilleure, celle-là ! D'ailleurs, ça n'existe même pas... Enfin... Je crois. C'est vrai que j'avais faillis me faire renverser par une voiture, que je suis resté bloqué dans l'ascenseur... Mais bon, je ne devais pas en venir à l'hypothèse que c'était dû à lui ! Non. C'était tout simplement impossible. Je soupirais, un peu triste. Mais... Qu'est-ce que j'en avais à faire que ce gars porte malheur ou pas ? Toute la journée, j'ai essayé d'expliquer la sensation étrange que je ressentais lorsque je pensais à lui. En vain. Rien ne pouvait répondre à ma question. Je devais essayer de ne pas penser à tout cela, de toute façon, je suis loin d'avoir toute les réponses. Je finis par trouver le sommeil une bonne heure plus tard dans les bras de ma peluche.
 
Trois semaines s'étaient écoulées depuis que le nouveau était arrivé dans notre classe. 4 bras étaient déjà cassés, et 6 personnes étaient déjà tombées malade dans ce laps de temps. Je commençais sérieusement à croire à ce que Gingka m'avait dit : Kyoya portait malheur. Et pas qu'aux autres, moi aussi j'en étais victime. J'avais pris l'habitude de faire attention lorsque je marchais dans une flaque, pour ne pas glisser. J'évitais de manger trop vite, de peur de m'étouffer. Kyoya était devenu le sujet de conversation numéro un dans la cours de récré. Une grand-mère venait de faire un arrêt cardiaque ? « C'est bien évidemment Kyoya le responsable ! J'avais croisé son regard dans le couloir !!! » Une mine de crayon trop pointu qui s'était planté dans le doigt d'un de mes camarade ?? « P'tain, encore ce satané Kyoya... Ce mec, il lance des malédictions pfff ! ». Comme tous les autres, même si je mourrais d'envie de rester avec lui, je l'évitais. D'autant plus que Gingka ne me laissait pas rapproché. Malgré tout, Kyoya ne disparaissait pas pour autant de mes pensées. Il m'attirait. Quelque chose chez lui me plaisait. Kyoya, je l'aimais bien. Je pensais beaucoup à lui, et lui jetais régulièrement quelques regards dans la classe. Bien souvent, il ne me voyait pas. Ou bien, peut-être faisait-il semblait de ne pas me voir... Mais depuis qu'il était là, j'avais l'impression d'être devenu obsédé par ce type, comme si ma vie ne tournait plus qu'autour de lui. Je n'en avais bien entendu pas parler à Gingka. Il était comme tout le monde ! Il était persuadé qu'il portait malheur, (bon, j'avoue qu'il avait raison) et refusait de le côtoyer. Ca me faisait un peu mal au c½ur pour lui. Kyoya avait vraiment l'air sympa.
Tranquillement assis sur le canapé, je révisais ma leçon, pour une fois. Gingka était dans la chambre, sûrement en train de faire son sac pour les cours de demain.
 
« Euh... Masamune ? Tu peux venir deux secondes ? » Me lança t-il de la chambre.
J'aurais dû être énervé que Gingka daigne me déranger, mais j'étais plutôt heureux qu'il me sorte de l'histoire géo dans lesquels je m'étais plongé !! En lui répondant par un « J'arrive » tout simple, je me levais pour me rendre avec Gingka.
« qu'est-ce qu'il y a ? » Demandais-je, un peu curieux.
Il me tendit mon petit sachet avec tous les bonbons étranges à l'intérieur, en me demandant de quoi s'agissait-il. Je lui dis que c'était ni plus ni moins que de simple friandises, rien de très révoltant. Pourtant, je savais que c'était bien plus. Je me sentais effrayé à l'idée qu'il a pu en prendre un.
« T'en a pris un ? »
Il me répondit par la négation avant de glisser le plastique dans ses doigts pour l'ouvrir. Instantanément, je réagissais pour le lui hôter, tout affolé. 
« N'en prend pas ! C'est... C'est vraiment pas bon du tout. »
Gingka, surpris de ma réaction, leva un sourcils, puis se dirigea à toute vitesse vers moi pour tenter de me subtiliser le paquet convoité.
« Lâche-moi !! » Violement, je me défendais en le poussant. Pas question qu'il touche à ça. Ces trucs étaient trop bizarres. Et en plus, je les avais payé cher.
Gingka avait décidé de me faire la tête, cette soirée là. Il disait que j'étais un mauvais meilleur ami, un cachotier... Pfff ! Il ne comprend vraiment rien. J'ai le droit de ne pas avoir à tout lui dire, quand même ! Non ?
Le lendemain, Gingka me faisait toujours autant la tête. Sans me prévenir, il se rendit au lycée tout seul. Tant mieux, quelque part. Car ce matin, j'eus la brillante idée d'emprunter le chemin plus long de la dernière fois, dans l'espoir de croiser Kyoya. Mais non ; malheureusement, les rues étaient désertes.
 
Le premier cours de la journée se déroula assez vite, heureusement pour moi. Gingka ne s'était même pas mis à côté de moi ; il préférait la compagnie de Sora. Pfff ! De toute façon, je n'en avais rien à faire ! Je pouvais très bien me passer de lui, facilement. La sonnerie retentit, et tout le monde quitta la salle pour se rendre dans celle d'anglais. Etant donné que Gingka me boudait encore, je ne comptais pas rester tout seul cette heure-ci !! Près à tout pour l'embêter, je m'élançai aux côtés de Kyoya qui avait déjà sa tête enfuis dans ses bras.  
 
« Kyoya ? » Demandais-je timidement. « J'peux me mettre à côté de toi ? »
 
N'ayant pas changé de position, il me répondit par un « Hum », signifiant qu'il m'autorisait à me mettre à côtés de lui. Tout victorieux, je jetais un regard fier à Gingka en décalant ma chaise pour m'assoir dessus. J'étais heureux d'être à côté de Kyoya. Il était vraiment adorable ainsi, ses cheveux verts soyeux me narguaient. J'avais l'irrésistible envie de les caresser doucement, de les sentir ou de leur faire des tresses. Je souriais. Kyoya avec des tresses ! Je le regardais avec douceur, il m'attendrissait. Kyoya était plein de mystère pour moi, je voulais le découvrir petit à petit. Je voulais apprendre à le connaître, je voulais savoir pourquoi mon c½ur se mettait dans un état pareil lorsque je songeais à lui ou lorsque je le voyais. Kyoya m'attirais. Soudainement, il se releva en me lançant un regard méchant, bien qu'un peu fatigué :
« Tu veux ma photo ?? » Demandait-il sèchement.
Mince, il m'avait vu ! Je détournais les yeux pour regarder ailleurs, faisant mine qu'il se trompait, que je n'étais pas en train de l'admirer pendant tout ce temps. Aie... J'étais vraiment trop nul. Le cours passa lentement. Encore plus que quand j'étais tout seul ou avec Gingka. Kyoya n'était pas très bavard, je peux même dire qu'il m'ignorait royalement. Peut-être qu'il me detestait, après tout ? Qu'est-ce que j'en savais ? Alors que la fin de l'heure allait bientôt retentir, la prof nous confit un travail pour dans une semaine.
« Vous devez faire un exposé en ANGLAIS sur un des états d'Amérique. Essayez de ne pas prendre tous le même ! » Nous dicta la prof en exagérant son pseudo accent anglais.
Je soupirais. J'allais devoir m'y coller seul ; Gingka ne voudra sans doute pas se mettre avec moi. Alors que les groupes se formaient petits à petits, Kyoya et moi restons à nos places, sans nous diriger vers notre binôme. Je me sentais un peu triste, je ne savais pas quoi faire. Mais... Kyoya non plus n'a personne !! Tout heureux, je me tournais vers lui, puis lui demanda avec entrain :
« Ca te dis qu'on se mette ensemble ?! »
Il mit un moment avant de me répondre, plus intéressé par son stylo que par moi. Finalement, il me donna son accord avec un haussement d'épaule. Je ne pouvais plus me contenir, j'étais trop heureux !!! J'étais dans le même groupe de la personne qui me fascinait tant !!! Ma journée était faite. J'étais trop heureux !
Le soir, à la fin des cours, je n'avais pas finis de sourire. En sautillant, je me dirigeais vers le portail du lycée pour pouvoir rentrer chez moi. C'était agréable ; il n'y avait plus personne étant donné que j'étais resté plus longtemps pour aller déposer un chèque pour que je puisse manger le midi. Devant moi, un peu plus loin, je remarquais une silhouette familière. Cette démarche pleine de provocation et de tels vêtements... Kyoya !!!
Je courrais à toute vitesse vers lui avant qu'un tas de neige ne vienne m'arrêter dans mon élancé. Me voilà par terre, dans la neige, à me relever difficilement. Totalement frigorifié. Je me relevais difficilement, puis poursuivis mon chemin.
Kyoya marchait vite, et était déjà loin. Je me hâtais de dépasser le portail pour le chercher à nouveau, me dirigeant vers la rue où Kyoya habitait. Bingo ! Le voilà. Il marchait tranquillement les mains dans les poches. Je gardais une dizaine de mètres d'ecart entre nous, j'avais trop de firté pour aller lui avouer que je le suivais ouvertement. Tout se passait bien, jusqu'à ce qu'il rouquin aux yeux verts ne surviennent.
« Kyoya ! Combien de temps vas-tu encore m'ignorer ?! » S'écriait-il, en fury. Caché derrière une poubelle mal odorante, j'obersavais la scène avec beaucoup de curieusité.
-Casse-toi, Nile ! Tu... »
Mais avant qu'il ne finisse sa phrase, le rouquin avait déjà posé ces lèvres sur celle de Kyoya. Les yeux écarquillés, la bouche baillante, je finis par m'en aller discrètement.
Enervé. Déçu. Je me sentais pitoyable. Bien évidement que Kyoya avait déjà un copain ! C'était évident !!! Je me retournais dans mon lit, essuyant mes yeux toutes les deux secondes pour les empêcher de laisser couler des larmes. Et puis, comme si j'aurais voulu sortir avec Kyoya ?! Je me fais trop des idées... ! Et puis... C'est pas normal... Kyoya me répugne ! Beurk, beurk, beurk... ! ... C'était du moins ce dont j'essayais de me persuadé... C'était le fait qu'il se laisse embrassé de la sorte qui me répugnait. Pour moi, j'avais tellement l'impression que Kyoya m'était inaccessible, et là... Je le découvrais en train de se faire embrasser, tranquille...
« C'est pas juste... » Murmurais-je doucement, laissant de chaudes larmes dévaler mes joues.
J'étais fou de rage, et en même temps, fou de rage. J'avais envie d'attraper la tête de ce roux tout pourri pour l'éclater contre le sol. Rahhh ! Je le haïssais ! Je détestais Kyoya de s'être laissé faire aussi facilement ! Kyoya... POURQUOI tu me fais tellement de mal ? Pff... De toute façon, t'es nul ! Je t'aime pas du tout !!
Le mercredi qui suivait, j'avais rendez-vous chez Kyoya pour qu'on commence le travail d'anglais. Pfff... Comme si j'avais envie de le voir... Je pénétrais dans l'immeuble facilement ; ce dernier était tellement en salle état qu'aucun code de sécurité n'était nécessaire pour y accéder. Je montais les marches rapidement avant de me retrouver devant la porte de Kyoya. Je restais un long moment devant cette dernière, à me demander comment réagir. Devais-je me montrer distant ou devais-je lui sourire normalement, comme à mon habitude ? Je finis par toquer quelques minutes plus tard, prenant une grande inspiration.
La porte s'ouvris toute seule, tant elle était dans un état second. Je pénétrais doucement à l'intérieur, me remémorant nos dernières activités ici en esquissant un sourire malgré moi. Non ! Mumu, tu devais te calmer. En enlevant mes chaussures brutalement et en refermant la porte, je m'élançais vers la salle qui s'animait, une télévision devait sans doute être allumée. Je reconnu Kyoya, vautré dans son canapé, qui dormait paisiblement. Comme un bébé. Il était tout simplement adorable. Il semblait si paisible... Je n'en croyais pas mes yeux.
Quelques minutes après mon observation minutieuse, il se réveilla. Il me dévisagea, se demandant sans doute ce que je faisais là. Après lui avoir répliqué froidement que je venais pour le travail, il se redressa difficilement en baillant et en remettant ses cheveux à peu près en place. Ses yeux étaient tout rouge, il ne semblait pas en super état...
« Aller, faisons-le ce DM... » Souffla t-il en baillant.
Je m'assis un côté de lui, en gardant tout de même mes distances. J'étais en rogne contre lui, et je voulais bien le lui montrer !! Mais, j'en doute qu'il en ai quelque chose à faire. Je sortais les différentes recherches que j'avais effectuées sur l'état du Kentucky
« Au fait... Comment tu t'appelles ? » Me demandait-il, dans les vapes.
Fou de rage, je répondais, les poings serrés et la mâchoire crispé :
« C'est MASAMUNE !!! Bon sang, t'écoutes pas quand la prof fait l'appel ?! »
Mes yeux lançaient des éclairs, les siens ne percutèrent pas tout de suite l'attaque que je venais de lui faire. Ses sourcils se froncèrent à son tour avant qu'il ne prenne les documents que je venais de sortir.
« Ne t'avise plus JAMAIS de me parler ainsi. » Rétorquait-il froidement sans daigner poser les yeux sur moi.
Tout penaud, je n'osais le regarder par la suite. Je l'avais agressé, comme ça, sans raison... Juste pour un prénom. Mais... Ca m'avait énervé que je l'apprécie tellement et que je veuille tant en connaître davantage sur lui alors qu'il ne connaissait même pas mon nom... Je me sentais vraiment stupide. Kyoya me faisait me sentir idiot.
Timidement, Kyoya et moi faisions quelques recherches sur l'état étudié. La densité de population... La particularité du Kentucky... Plus le temps passait, plus le malaise se dissipait. J'étais désormais souriant, je riais pour pas grand-chose et je m'amusais. Kyoya, lui se contentait de sourire qu'un tout petit peu, mais je pense qu'il était tout de même content. Sur un coup de tête, je lui demandais soudainement :
« Hé Kyoya, tu sors avec quelqu'un ? »
Son visage se figeait. Il passait du léger sourire à une tête neutre, inexpressive. En haussant un sourcil, je me replongeais dans nos recherches. Visiblement, il ne voulait pas me répondre. Deux bonnes minutes après ma question, je lui dis, les yeux scotché sur mon ordinateur :
« Kyoya, j'ai trouvé un...
-Non, j'ai personne. » S'exclamait-il, me coupant la parole.
Lentement, mon visage quittait l'ordinateur pour tourner la tête vers lui, un grand sourire aux lèvres. Un peu septique, il me lança un regard plein d'incompréhension, avant que je ne réalise la tête réjouis que je venais de lui afficher, qui pouvait paraître très suspecte. « Putain, je suis con... » je pensais, dérivant le regard pour lui faire part de ma recherche.
 
///
 
« Euh... Kentucky it's a... A country, great counrty...
-It's a state. Corrigea mon camarade, lassé et déjà agacé de faire la présentation d'exposé avec moi.
Tous les deux debout devant la classe, on faisait la présentation de l'état qu'on avait choisi. Mais, on s'était pas vraiment entraîner au préalable... Malgré que je sois d'origine américaine, on ne pouvait pas dire que j'avais la langue dans le sang.
« Hm... It's in USA. In the... Right... »
Rapidement, je saisissais une craie pour redessiner la forme des Etats-Unis, et à vu de nez, j'y plaçais le Kentucky avec une croix. Fou rire général.
« Euh... Euh... » Fis-je, tout intimider, me plongeant dans mes notes qui faisaient pas moins de quatre pages.
Kyoya soupira et se cachait les yeux avec sa main. Il devait en avoir marre de moi. Certes, on avait fait pas mal de recherche, mais elles étaient tellement inutiles...
« Euh... There are a lot of people, and...
-The capital is Franckfort, the largest city is Louisville and the official language is english. » Récitait Kyoya sur un ton quelque peu énervé. Il disait ça de tête, il n'avait pas comme moi besoin de fiches pour s'aider.
Par la suite, j'ai tout de même essayé de former quelques phrases correctes, mais ce n'était pas très glorieux. Kyoya devait être désespéré et débordant de rage. Je comprenais, j'étais nul. Nous retournions à notre place minutes après être arrivé, avant que la prof ne nous octroi la superbe note de 1,5 sur 20.
« Désolé... Soufflais-je plus déçu pour lui que pour moi. Je m'en fichais pas mal de ma note, mais je m'en voulais d'avoir fait gâché le travail de Kyoya...
-Ouais, excuse-toi. T'as tout foiré ! » Me répondit Kyoya, sans paraître très énervé pour autant.
-Oh ben c'est bon ! T'aurai pu rattraper !!! Et si j'aurais pas été là t'aurais dû le faire tout seul !!! » Rétorquais-je, ne voulant pas me faire accusé de la sorte.
-Ah ! S'exclamait-il. La prochaine fois, je le ferais seul, alors ! De toute façon, tu t'es juste mis avec moi pour ne pas te retrouver seul non plus parce que tu fais la gueule à ton pote, n'est-ce pas ?! » Déballait-il bien plus énervé qu'auparavant. Il marquait un point. S'il n'avait pas été là, j'aurais été seul, et j'aurais été capable de revenir en rampant vers Gingka pour qu'on se mette dans le même groupe. Mais... ! J'étais tout de même heureux d'avoir été avec lui ! Parce que c'était bien sympathique !!
-N-Non c'est...
-Ouais, essaye de te défendre ! ça sert à rien de toute manière. Tu viens me voir uniquement par intérêt. Comme l'autre jour, pour te procurer ce que tu sais, hein ?! Il haussait le ton. Heureusement, l'agitation de mes camarades sur autre chose couvrait sa voix.
Désespéré, je ne répondais pas. De toute façon, il ne m'écouterait pas. En soupirant, je laissais ma tête se poser sur la table.
« Tu comprends pas... tentais-je de m'expliquer, confus
-Si, je comprends. Tu es un profiteur, c'est tout. Décréta t-il froidement
- Non, laisse-moi parler !! Je... Je voulais juste passé du temps avec toi !!! »
Au moment où j'avais dis cette dernière phrase, la classe se mit comme par hasard à se taire. C'est alors dans le silence le plus complet que j'avais prononcé ces mots sincères. Hilarité générale. Les joues de Kyoya devinrent tous rouges, avant qu'il ne fasse son sac rapidement pour sortir de la classe. Comme ça. Je restais un moment, bouche-bée par son action si inhabituelle de quitter le cours. Cette scène me rappelait son arrivé dans la classe. Cette fois-ci, il s'en allait. Sans réfléchir, je fis mes affaires à toute vitesse aussi, puis je m'élançais vers la sortie avant de me prendre les pieds dans un sac et de tomber. Porte-malheur, hein ? Aie... Je me relevais aussitôt, avant que le professeur ne se mette à m'ordonner :
 
« Masamune ! Revenez tout de suite à votre place !! »
 
Mais j'étais déjà dans le couloir à courir après Kyoya.
Tourner à droite. Gauche. Droite. Tout droit. Où pouvait-il bien être à part à l'extérieur ? Excellente idée ! Je poussais la porte de sortie, recevant de plein fouet le vent glaciale d'hiver. Ma tête tournait de tous les côtés, cherchant désespérément la belle silhouette de Kyoya.
« Kyoya ! » Je criais, m'avançant dans la cours à tout hasard.
Tout à coup, je l'aperçue. Je pouvais reconnaître cette chevelure sauvage entre mille. Il était au fond, assis sur la branche d'un arbre couvert de neige, une jambe baillant dans le vide. Kyoya. Il était là. En courant le plus vite possible, je fonçais vers lui. Ce fut en arrivant au pied de l'arbre que je remarquais l'odeur de la cigarette qui me piquait les narines. Une clope à la main, Kyoya m'ignorait royalement. Il tenait son portable avec sa main droite qui laissait diffuser une musique que j'entendais mal et que je ne connaissais sûrement pas.
 
« Hé ! Kyoya ! » L'appelais-je, espérant juste une réponse. S'il te plaît Kyoya, tout sauf le silence... Il n'y a rien de pire. Quand tu t'engueules avec une personne, que vous vous disputer, c'est que vous vous accorder de l'intérêt. Quand la personne t'ignore, c'est qu'elle n'en a plus rien à faire de toi. Et ça, je ne le voulais pas... Tout sauf ça.
A mon grand désarroi, aucune réponse. Il semblait être dans son monde, dans sa bulle que je voulais crever sans pour autant y arriver. Kyoya était un être à part. Sur cette branche, assis comme ça, on aurait presque dit un ange... Un ange entouré de quelque chose de plus sombre que je ne parvenais pas à déchiffrer. Avec toutes mes forces, je finis par trouver un point d'appui pour pouvoir moi aussi monter sur la branche qui devait être à 3/4 mètres du sol, mais qui était assez épaisse et longue pour pouvoir supporter nos deux poids tout en étant parfaitement stable. Kyoya ne m'aidait même pas, mais ça allait très bien comme ça. Il me laissa un peu de place à côté de lui, sur sa branche. J'en fus touché. Kyoya, il voulait bien me laissais rentrer dans sa bulle...
« Merci... » Lâchais-je doucement, lui jetant quelques regards discret.
Il ne faisait toujours pas attention à moi, regardant droit devant lui l'horizon plein de neige. La neige tombait doucement sur l'herbe devenu blanche. C'était magnifique. Le genre de vision qui me redonnait le moral !
« Je trouve ça joli... Me dit Kyoya doucement, la voix cassée à cause de son cou qu'il n'avait pas couvert d'une écharpe.
-Ouais, carrément ... »
Délicatement, il posa sa tête sur mon épaule. J'en fus plutôt surpris, mais je ne voulais pas le bouger d'ici. Maladroitement, je passais ma main autour de son cou. Ca ne semblait pas le gêné, il ne bougea pas d'un millimètre.
« ...Mais... C'est triste aussi. » Souffla t-il doucement, les yeux scrutant toujours le paysage devant nous.
Kyoya, c'est toi qui étais triste.
Quand la sonnerie de la fin de cours retentit, nous descendîmes de la branche.
« Je rentre chez moi. » Me dit Kyoya avait de s'en aller.
-D'accord... SALUT !! » Je lui criais, suffisamment fort pour qu'il puisse entendre étant donné qu'il s'en allait.
Tristement, je retournais en cours. La prof d'anglais allait très sûrement me coller, mais je ne regrettais strictement rien. J'avais passé un moment magique avec Kyoya. Je ne regrettais ça pour rien au monde.
De longues semaines s'écoulèrent. A présent, je ne traînais plus qu'avec Kyoya. On s'aimait bien tout les deux, on était devenu de vrais amis. Enfin... Pas véritablement. J'avais toujours l'impression que c'était moi qui faisait un pas vers lui pour aller le saluer le matin, sinon, il ne viendrait pas me voir. Je lui courrais après, j'étais comme son petit chien, on pouvait dire cela. A Kyoya, même si je doute qu'il en a quelque chose à faire, je lui racontais tout : comment allait ma famille, la nouvelle saveur de chips goût hamburger, sans oublier ma petite vie avec Gingka. Même si j'essayais par des moyens détournés d'en savoir plus sur lui, il ne me divulguait aucunes informations. Je savais juste qu'il s'appelle Kyoya, qu'il a 16 ans, et qu'il vivait avec un type qui s'appelait Ryuga. Il n'avait ni frère, ni s½ur... Après, mes donnés sur lui s'arrêtait là.
Dans mon lit chaud, une fois de plus, je cherchais le sommeil. Une journée de plus venait de s'écouler en compagnie de mon Kyoya solitaire et associable. Des tonnes de questions traînaient dans mon esprit : Est-ce que j'ai véritablement de l'importance pour lui ? Est-ce que je me fais des idées sur notre « amitié » ? Pensait-il souvent à moi ? Avait-il parlé de moi à son colocataire ? Je n'en savais rien... Soudainement, la porte s'ouvrit, et une lumière éblouissante arriva dans mes yeux.
« Aie ! Gingka, je veux dormir ! » Me plaignais-je en mettant un oreiller devant mon visage.
-ca va, je ferme !! » Il pénétra dans la chambre, puis referma la porte derrière lui. Je retirais mon coussin de mes yeux, puis je le regardais. Gentiment, il vint s'assoir sur son lit, juste à côté de moi.
« Hé, Masamune ? T'as quoi avec Kyoya ? J'sais pas... » Il fit une pause, puis pris une mine triste « On a l'impression que tu t'intéresse qu'à ce mec en ce moment... »
Je me redressais, puis j'haussais une épaule.
« Je sais pas. C'est comma ça. »
Gingka poussa un soupire.
« Masamune, tu nous délaisse trop ! On est tes amis et... Et... Et toi, tu restes avec ce type qui ne t'écoute même pas ! » S'énervait Gingka en se relevant du lit.
Je... Je les blessais à ce point là ? Non ; Gingka essais simplement de me faire culpabiliser. Pas question que je laisse tomber Kyoya...
« Il nous arrive que des trucs à cause de lui !! J'ai... J'ai perdu 50 euros, le macdo qu'on voulait aller était fermé, j'ai vu un chat se faire écrasé en allant à l'école, le prof a mystérieusement égaré ma copie et croit que je la lui ai pas rendue... Et à toi, il t'arrive rien du tout ! C'est tout simplement pas juste. Tu traîne avec ce poisseux, et à moi il m'arrive plein de truc... »
Je ne répondais pas, boudeur et agacé par ses méchantes accusations, me retournant sur l'autre côté pour être dos à lui.
« Pfff... On dirait que t'es amoureux de lui. »
Mon corps entier se raidit à l'entente de cette phrase. Amoureux. Amoureux. Amoureux ? Moi ? Parce que je pense tout le temps à lui et que je veux être tout le temps avec lui ? Parce que je suis capable d'abandonner presque mes amis pour rester avec lui ? Non... c'était pas ça. Rien de plus que de l'admiration, c'est tout.
Le lendemain, je me rendis à l'immeuble de Kyoya pour aller l'attendre, comme tous les matins. Comme tous les matins, il m'accueillait sans sourire, me murmurant un petit « bonjour », la tête encore dans les vapes. Nous fîmes notre trajet tranquillement, sans échanger un mot.
Les cours du matin se déroulèrent silencieusement. Je m'ennuyais. Kyoya ne parlait jamais et semblait toujours ailleurs. A quoi pensait-il ? Parfois, j'aimerais pouvoir être télépathe.
Seule une courte pause me permettait de communiquer un peu avec lui. Je lui racontais ma petite vie, ce que j'avais mangé hier soir, les rêves que j'aurais aimé faire... Il acquiesçait, sans rien dire.
« Ça t'intéresse ce que je te dis au moins ?? » Je lui demandais, cash.
Franc, il haussa une épaule, en répondant un « ça passe le temps ».
« Pfff ! T'es pas gentil ! Trop nul !!!!!!!!!! » Je lui répondais, faussement énervé. Il eu un petit rire, ce qui me redonnait le sourire. Tout heureux soudainement, je lui demandais :
« Ca te dit qu'on fasse une petite sortie ensemble ?? »
Il leva un sourcil, ne comprenant pas vraiment ce que je lui demandais.
« Euh... Bah, c'est-à-dire que... Je passe un peu tout mon temps libre avec mon copain en ce moment. Donc euh... »
Un choc. Non ! On m'enfonçait un poignard dans le c½ur !! Au secours !! Non. Ce n'était PAS POSSIBLE. BLUFF ! Non Kyoya, pourquoi !!! J'avais l'impression que la passion qui animait mon c½ur se consumait pour ne former plus qu'un tas de cendres. NOOON !
« Ah ouais, je comprend ! » Répondis-je en souriant. Pourtant, intérieurement, c'était l'effondrement.
Je rentrais chez moi tout triste. La révélation de tout à l'heure m'avait anéantit. Je poussais un long soupire, puis je montais les marches d'un pas lent. J'avais vraiment besoin d'un câlin, un gros câlin. Je me sentais seul, triste et abandonné. Personne ne m'aimait !! Sentant les larmes qui coulaient, je m'empressais d'aller me réfugier dans ma chambre. Gingka n'était pas encore rentré. En boule sur mon lit, je ressemblais plus à une ado amoureuse qu'à quelqu'un de fort et courageux. Dans le fond, je n'étais qu'un faible... Amoureux de quelqu'un qui m'étais inaccessible. Ah ! Que j'étais misérable comparé au beau et puissant Kyoya... Pour lui, qu'est-ce que j'étais ? Qu'un simple minable qui s'amusait à skouater avec lui. Gingka arriva une dizaine de minutes plus tard. Gentiment, remarquant que je n'allais pas bien, il s'installa à côté de moi dans mon lit, puis me prit doucement dans ses bras. Je me laissais faire, j'avais grand besoin de réconfort. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer Kyoya à la place de Gingka qui me serrait contre lui en me caressant délicatement les cheveux. Ah... Que j'avais envie d'être avec lui...
Trois jours étaient passés depuis que Kyoya m'ai dit qu'il avait un copain. Pour s'assurer que je n'aille pas voir celui que j'aimais, Gingka me monopolisait tout le temps. Etrangement, dans ce même laps de temps, les épisodes de malchances diminuèrent considérablement. Je ne perdais plus mes clefs, j'évitais maintenant les crottes de chien. Mais qu'est-ce que Kyoya pouvait me manquer...
20H, et il faisait déjà nuit. J'avalais mon plat de pâtes à toute vitesse avant de me diriger vers la télévision qui me tendait les bras. Je zappais un peu, mais ne trouvait aucune chaîne qui soit de mon goût. Elles parlaient presque toute de la tempête de neige inattendu qui venait d'éclater dans la région. Gingka était absent ce soir, invité chez son ami Hyoma, j'allais donc devoir passer une soirée tout seul. Mon téléphone, toujours sur la table de cuisine, se mit à sonner, mais je ne répondrais pas. Flemme de bouger. Ca devait sûrement être Gingka, donc non. Pas envie. La sonnerie criarde que j'avais malheureusement eue l'idée de programmer me perça les tympans à plusieurs reprises, avant de s'arrêter. Fiou. Mais quelques secondes plus tard, voilà qu'elle se remit en route : on me rappelait. Les mains collés contre les oreilles, je tentais de l'empêcher de pénétré dans mon cerveau pour détruire mes neurones. Au bout d'une quinzaine de secondes, elle cessa. Je préparais mes mains au coup où une ultime tentative avait lieu, mais pas d'autres appels. Tant mieux ! Je pouvais être tranquille, devant la télévision, à rechercher un programme potable.
Pris d'une soudaine envie d'aller aux toilettes, je me dirigeais avant dans la cuisine pour regarder mon téléphone, si des messages étaient arrivés. Mais avant même d'avoir finit de lire le numéro du contact qui m'avait appelé, je laissais tomber mon téléphone sur le sol, abasourdit. Je n'y croyais pas. La personne qui m'avait appelé n'était personne d'autre que Kyoya. Kyoya ?! Je lui avais donné le numéro pour qu'on s'organise pour l'exposé mais... Pourquoi ?! Sûrement avait-il un problème !! Après avoir été pissé en 4ème vitesse, je me vêtue de quelques manteaux chauds pour affronter la tempête de neige dehors. J'étais près. Go voir l'homme que j'aime !!!
Dans la rue, je me bénissais d'avoir un peu trop mangé de chips ces temps-ci, évitant mon corps de s'envoler à cause des horribles rafales de vent. Les bourrasques me gelaient tout entier, s'infiltrant dans mes habits et sifflant dans mes oreilles. Je peinais à avancer correctement, handicapés par les millions de grains de neiges qui me troublaient la vue, en plus d'avoir les yeux semi-clos. Mes avant bras essayant de protéger mon visage devenu glaçon. J'avais l'impression d'être dans le désert, sauf qu'il était glacial. Je marchais lentement, je luttais contre cette tempête. J'ai plusieurs fois pensé à comment est-ce que j'allais rentrer, étant donné que je ne voyais rien. Mais où était Kyoya ? Je ne savais même pas si le chemin que j'avais emprunté était le bon...
 
« Masamune... » Entendis-je soudainement sur ma droite.
 
Immédiatement, je tournais la tête, me stoppant net. Je ne pus distinguer que des formes très floues, mais la voix était bien évident celle de Kyoya. Je me précipitais dans l'impasse où j'avais entendu mon amoureux. Les bourrasques atteignaient beaucoup moins cet endroit, malgré qu'il soit enseveli sous la neige. Je découvris avec horreur mon amoureux, allongé dans une poubelle, couvert de neige. On aurait dit qu'il avait été jeté dedans. Je m'élançai vers lui, découvrant en plus un filet de sang qui s'échappait de sa bouche. Sa respiration était saccadée, il tremblait désormais de tout ses membres. Immédiatement, caché au maximum toute la peur et le sentiment d'effroi qui montait en moi. Avec une étonnante facilité, je parvins à le prendre par les épaules pour le hisser hors de la beine à ordure. Je devais faire vite, le corps de Kyoya ne le supporterait pas plus longtemps. En enlevant toute la neige qui s'était accumulée sur lui, je découvris avec abomination la finesse de ses vêtements : il ne portait qu'un tee-shirt, ainsi que son caleçon. Pourquoi était-il comme ça ?! Pas le temps de réagir. Je devais l'amener au chaud, chez moi.
Aller chez lui aurait été bien plus rapide, mais le problème était la question du chauffage, inexistant dans son appartement. Je le portais comme une princesse, le prenant par le dessous des genoux et en le maintenant par son dos. Je remarquais alors à quel point il était léger et fin, malgré que de jolis muscles étaient dessinés sur lui. Kyoya était parfait. Je rêverais d'être comme lui.
Après une dizaine de minutes de calvaire, nous finîmes par rentrer chez moi. Je déposais immédiatement Kyoya dans le canapé. Malgré la chaleur qui régnait dans le salon, le vert ne cessait pas de grelotter et de respirer avec difficulté et bruyamment. J'étais totalement choqué et mort de peur par la situation. Malgré tout, je tentais de garder un tantinet mon calme en lui apportant plusieurs couverture bien chaude, un chocolat chaud, une bouillote, sans oublier un bon paquet d'essuie-tout pour essuyant le sang. Lorsque j'arrivais à nouveau près de lui, je remarquais les nombreux bleus présent sur son corps. Il y en avait une bonne centaine... Kyoya s'était fait tabassé ?! Je déposais la bouillote brulante sur son estomac. Il se crispa à ce contact, le choc thermique devait être grand. Je le recouvris par les quelques couvertures que j'avais à disposition dans une armoire, puis j'attendais que mon petit Kyoya tout pâle retrouve de la chaleur en lui essuyant le liquide rouge présent sur son visage. Il ne rechigna pas. Au bout d'une vingtaine de minutes, son rythme cardiaque et sa température revint à la normale, il semblait mieux.
 
« Merci... » Murmura t-il très doucement, sans doute encore faible.
 
Il s'endormit quelques minutes plus tard. Totalement attendri par la situation, j'en profitai pour prendre une bonne vingtaine de photos. Cette occasion, je l'espère, ne se renouvèlera qu'une fois. Il m'avait fait une de ces peurs...
1h plus tard, Kyoya se réveillait. La couverture toujours sur les épaules, il se redressa lentement. Il devait sans doute être encore fatigué, son corps allait mettre du temps avant de se remettre complètement. Il tremblait encore un peu, mais fut l'effort de boire le chocolat chaud que je lui avais gentiment préparé avec amour. Encore inquiet, je m'autorisais à venir m'assoir à côté de lui. Il ne me renvoyait pas, il tourna simplement la tête pour m'adresser le plus beau sourire du monde, le genre qui valait tous les mercis de la Terre.
« Ca va mieux ? Je lui demandais, gentiment.
-Ouais, ça va... C'est... Dingue que tu m'ai trouvé aussi facilement..."
Je souris, avant de lui répondre en le regardant droit dans les yeux :
« J'ai eu de la chance, c'est tout. Il me rendit mon sourire, puis me rectifia :
C'est plutôt moi qui en ai eu... »
Il se blottit alors contre moi en me serrant fort. J'eus l'irrésistible envie de l'embrasser, mais je ne pouvais pas, Kyoya avait un copain. Il se redressa, puis me regarda dans les yeux. Je devais résister à cette tentation forte... Jusqu'à ce que ce soit lui qui prenne l'initiative.
Un long, un beau, et doux baiser. Il n'y a rien de plus magique au monde. Kyoya m'avait embrassé, comme ça, soudainement. C'était la première fois qu'on me le faisait, mon premier baiser. Mon c½ur se mit à battre très vite sans que je puisse le contrôler. Cet acte magique ne dura que quelques secondes, mais pour moi, il durait une éternité. Une belle éternité. Il retira ensuite doucement ses lèvres des miennes. Son regard sur moi avait changé, il y avait comme quelque chose en plus. Mes joues se colorèrent instantanément, je n'étais pas habitué à ce genre de chose. Il me sourit, amusé par ma tête, certainement.
« Je t'aime. » me murmura t-il en souriant.
Mes yeux pleuraient presque de joie à l'entente de cette phrase si magique. Kyoya... Je t'aime !!!
///
« Cher Kyoya,
Tu ne peux pas imaginer tout ce que tu représentes pour moi. Je ne veux jamais te perdre parce que je t'aime trop !!! Tu sais, tu as eu une très bonne idée qu'on emménage ensemble quand ça ira. Gingka va partir avec son Hyoma, et nous on sera ensemble. Je suis trop content ! L'appart va être trop super !! Bien mieux que le tiens d'avant !!! Je hâte de faire mes cartons, oh yeah ! J'ai trop hâte qu'on puisse prendre le p'tit dej ensemble et tout !! ça va être génial !! Je t'écris ça sur une lettre parce que c'est mieux que de dire à l'oral. Je t'aime mon amour, je t'aime Kyoya. Ca va faire 1 an et demi que nous sommes ensemble et mon amour pour toi n'a jamais changé et ne changera jamais !! Je pourrais tout donner pour toi, mon chéri !!! Je t'aiiiime !!!! Je vais prendre un bonbon magique pour décompresser. J'aime bien les effets de ce truc. Comment est-ce que ça s'appelle ?
J'espère trouver du temps pour passer à l'hôpital. J'ai hâte que tu reviennes. Y a pas à dire, tu as vraiment la poisse. J'aimerais que tu te réveilles, ne serait-ce qu'une fois dans la journée... Les médecins ne veulent pas me dire quand est-ce que tu sortiras. Ca me fait peur, tu sais... Hé Kyoya, comme ça s'appelle ce que tu as déjà ? Leucémie ? Ca se guéri vite, ça ? »

La vraie douleur, première partie. 12/06/2014



La douleur. La sensation la plus désagréable du monde. Mais tout dépend du degré. Moi je ressentais la VRAIE douleur. Boitant dans la nuit, je manquais de tomber à plusieurs reprises. Seul le mur pouvait m'aider à rester sur ses jambes, m'ordonnant d'avancer. Je pleurais silencieusement, m'efforçant de lever la tête pour ne pas m'écrouler contre le trottoir. Les larmes qui coulaient le long de mes cicatrices ne nettoyèrent que très légèrement mes joues teintées de sang. J'avais été battu ; totalement anéantis. N'en pouvant plus de traîner ce lourd fardeau qu'était mon propre corps, je m'orientai difficilement vers un lampadaire, unique source de lumière de la ville. Je m'adossais contre celui-ci pour me laisser glisser le long brutalement de ce dernier. Fermant les yeux, je repassais la scène dans ma tête, en tentant d'ignorer la migraine provoquée par un choc à la tête.


« Ah ah !! C'est ça que t'appelles « frapper » » ?

Fou de rage, je repartis à l'asseau munis uniquement de mes poings. Mais alors que mon poing allait heurter ma main, le pied de biche de Ryuga me stoppa nette. Plié en deux par la douleur, les yeux fixés sur ma main tremblante dégoulinante de sang, je fus aussitôt redressé par un puissant coup de la part de Ryuga et de son bâton métallique dans le dos. Ma mâchoire se crispait, empêchant un quelconque gémissement de douleur de sortir de ma bouche. J'avais mal mais ne bronchais pas. C'était moi qui avais voulu ce combat après tout : rien ne pourrait m'arrêter tant que je n'aurais pas obtenu réclamation. Me redressant fièrement, ignorant toute la douleur ressentit en particulier lors du coup dans mes vertèbres, je fonçais sur lui, parvenant finalement à le coller contre le mur. Mon visage très près du sien, cherchant dans son regard d'intimidation en prenant possession de son pied de biche, je m'exclamais d'un ton autoritaire :

« Maintenant tu vas arrêter de leur chercher des noises !! C'est bien compris ?! »

Mais je n'eus pas la réponse que j'espérais. Il posa ses yeux derrière moi puis il sourit malicieusement. Je compris instantanément de quoi il s'agissait. Mais pas assez vite, sûrement. Car la personne derrière moi avait eu le temps d'assener un coup contre mon crâne à l'aide d'une batte de base-ball. Je m'écroulais dans la foulée, la main contre ma tête. Je sentais le liquide rouge se déverser entre mes doigts. J'avais mal, mais j'étais tout de même encore motivé à régler le compte de Ryuga. Je relevais mes yeux sur le blanc qui me regardait cruellement. Les rayons du coucher de soleil éclairaient sa peau mate, comme s'il était soutenu par un quelconque dieu. L'associé de mon camarade dont le prénom m'était inconnu m'attrapa par-dessous les épaules pour me mettre sur mes jambes chancelantes. Ryuga ramassa sa barre de fer alors que le compagnon de Ryuga me plaquait contre le mur. Je tentais tout de même de résister mais rester debout était pour moi un effort considérable, trop blessé pour résister. Mais mon martyr ne s'arrêterait pas là.

Ils me ruaient de coup et y prenaient un plaisir fou. Ils aimaient ça, se défouler contre moi en riant. Oh, que j'aurais aimé éclater leurs sales gueules contre ce putain de mur où je me fais tabasser sans scrupules. Sans rire.

Le soleil était alors couché lorsqu'ils ont décidés de me laisser. J'ai mis un certain temps à réussir à me relever. Le moindre geste me provoquait une horrible douleur. Mais je m'étais cependant efforcer à me hisser sur mes membres blessés, motivé à l'idée que mon colocataire me soignerait.

Je serrais les dents, agacé d'avoir cet horrible sentiment de faible dans la bouche. Contre le lampadaire froid, je reprenais doucement des forces. Je priais pour que quelqu'un vienne me chercher pour me soigner. Mais, trop fier, je n'aurais appelé personne, de toute façon. Si j'avais voulu me battre contre Ryuga, c'était tout simplement parce qu'il avait tenté de racketter mon colocataire, Masamune. De plus, il s'était déjà attaquer à des plus petits de 6ème et je ne pouvais pas laisser passer ça. Mais c'était sans compter le fait qu'il serait armé et non seul...
Je traînais ma lourde carcasse jusqu'à la porte de l'appartement dans lequel je vivais. Masamune devait sûrement dormir... C'était ce que je souhaitais même si je n'aurais pas été contre un petit débarbouillage ainsi qu'un peu de désinfectant dans mes plaids encore ouvertes. J'ouvris la porte avec difficulté, faisant un minimum de bruit. Je me rendis jusqu'à notre chambre avec la plus grande difficulté ; chaque pas étaient une épreuve pour mon corps meurtri. Poussant la porte délicatement, je pouvais distinguer dans le noir la paisible silhouette de Masamune qui dormait, dos à moi. Il ne fallut que de cette vision pour me redonner le sourire. Mais alors que je m'approchais lentement de lui, il fit froidement :

« Va-t'en. T'es pas rentré à l'heure. »

Je ne répondis rien. L'envie de pleurer me prit. Ma seule est unique raison de m'être relevée me tournait à présent le dos. Baissant les yeux, je sortis de la pièce pour aller me laver un minimum dans la salle de bain.
Le sang ne cessait de couler. Après une bonne vingtaine de minutes de nettoyage de ce dernier qui avait taché l'entrée, je décidais d'aller me coucher, plus qu'épuiser et tout sauf motivé pour une douche, songeant à la sensation de brûlure éprouvé lorsque de l'eau s'introduisait dans une de mes blessures. Etant donner que nous n'avions plus de bandage, je me rendis donc dans le salon sans protection, munit d'une serviette de bain pour ne pas faire trop de tâche. Je voulus me mettre dans le canapé, mais j'optais finalement pour le sol, soucieux de salir ce dernier. Couché sur mon lit de fortune, je ne pouvais empêcher les larmes de couler en supplément du liquide rouge. J'avais l'impression d'être seul, que je ne comptais pour personne. Que tout ce que je faisais, que tout les choix que je prenais étaient inutiles... J'avais mal. Je ne voulais qu'une seule et unique chose : mourir.
J'avais mal au c½ur d'être délaisser de la sorte. J'étais à présent en lambeaux. Je crois que c'est ça, la vraie douleur. Autant physique que mentale.


Voilà petite histoire qui met venue comme ça :3 :]
Inspiré par parodie-beyblade

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