La vraie douleur, première partie.



La douleur. La sensation la plus désagréable du monde. Mais tout dépend du degré. Moi je ressentais la VRAIE douleur. Boitant dans la nuit, je manquais de tomber à plusieurs reprises. Seul le mur pouvait m'aider à rester sur ses jambes, m'ordonnant d'avancer. Je pleurais silencieusement, m'efforçant de lever la tête pour ne pas m'écrouler contre le trottoir. Les larmes qui coulaient le long de mes cicatrices ne nettoyèrent que très légèrement mes joues teintées de sang. J'avais été battu ; totalement anéantis. N'en pouvant plus de traîner ce lourd fardeau qu'était mon propre corps, je m'orientai difficilement vers un lampadaire, unique source de lumière de la ville. Je m'adossais contre celui-ci pour me laisser glisser le long brutalement de ce dernier. Fermant les yeux, je repassais la scène dans ma tête, en tentant d'ignorer la migraine provoquée par un choc à la tête.


« Ah ah !! C'est ça que t'appelles « frapper » » ?

Fou de rage, je repartis à l'asseau munis uniquement de mes poings. Mais alors que mon poing allait heurter ma main, le pied de biche de Ryuga me stoppa nette. Plié en deux par la douleur, les yeux fixés sur ma main tremblante dégoulinante de sang, je fus aussitôt redressé par un puissant coup de la part de Ryuga et de son bâton métallique dans le dos. Ma mâchoire se crispait, empêchant un quelconque gémissement de douleur de sortir de ma bouche. J'avais mal mais ne bronchais pas. C'était moi qui avais voulu ce combat après tout : rien ne pourrait m'arrêter tant que je n'aurais pas obtenu réclamation. Me redressant fièrement, ignorant toute la douleur ressentit en particulier lors du coup dans mes vertèbres, je fonçais sur lui, parvenant finalement à le coller contre le mur. Mon visage très près du sien, cherchant dans son regard d'intimidation en prenant possession de son pied de biche, je m'exclamais d'un ton autoritaire :

« Maintenant tu vas arrêter de leur chercher des noises !! C'est bien compris ?! »

Mais je n'eus pas la réponse que j'espérais. Il posa ses yeux derrière moi puis il sourit malicieusement. Je compris instantanément de quoi il s'agissait. Mais pas assez vite, sûrement. Car la personne derrière moi avait eu le temps d'assener un coup contre mon crâne à l'aide d'une batte de base-ball. Je m'écroulais dans la foulée, la main contre ma tête. Je sentais le liquide rouge se déverser entre mes doigts. J'avais mal, mais j'étais tout de même encore motivé à régler le compte de Ryuga. Je relevais mes yeux sur le blanc qui me regardait cruellement. Les rayons du coucher de soleil éclairaient sa peau mate, comme s'il était soutenu par un quelconque dieu. L'associé de mon camarade dont le prénom m'était inconnu m'attrapa par-dessous les épaules pour me mettre sur mes jambes chancelantes. Ryuga ramassa sa barre de fer alors que le compagnon de Ryuga me plaquait contre le mur. Je tentais tout de même de résister mais rester debout était pour moi un effort considérable, trop blessé pour résister. Mais mon martyr ne s'arrêterait pas là.

Ils me ruaient de coup et y prenaient un plaisir fou. Ils aimaient ça, se défouler contre moi en riant. Oh, que j'aurais aimé éclater leurs sales gueules contre ce putain de mur où je me fais tabasser sans scrupules. Sans rire.

Le soleil était alors couché lorsqu'ils ont décidés de me laisser. J'ai mis un certain temps à réussir à me relever. Le moindre geste me provoquait une horrible douleur. Mais je m'étais cependant efforcer à me hisser sur mes membres blessés, motivé à l'idée que mon colocataire me soignerait.

Je serrais les dents, agacé d'avoir cet horrible sentiment de faible dans la bouche. Contre le lampadaire froid, je reprenais doucement des forces. Je priais pour que quelqu'un vienne me chercher pour me soigner. Mais, trop fier, je n'aurais appelé personne, de toute façon. Si j'avais voulu me battre contre Ryuga, c'était tout simplement parce qu'il avait tenté de racketter mon colocataire, Masamune. De plus, il s'était déjà attaquer à des plus petits de 6ème et je ne pouvais pas laisser passer ça. Mais c'était sans compter le fait qu'il serait armé et non seul...
Je traînais ma lourde carcasse jusqu'à la porte de l'appartement dans lequel je vivais. Masamune devait sûrement dormir... C'était ce que je souhaitais même si je n'aurais pas été contre un petit débarbouillage ainsi qu'un peu de désinfectant dans mes plaids encore ouvertes. J'ouvris la porte avec difficulté, faisant un minimum de bruit. Je me rendis jusqu'à notre chambre avec la plus grande difficulté ; chaque pas étaient une épreuve pour mon corps meurtri. Poussant la porte délicatement, je pouvais distinguer dans le noir la paisible silhouette de Masamune qui dormait, dos à moi. Il ne fallut que de cette vision pour me redonner le sourire. Mais alors que je m'approchais lentement de lui, il fit froidement :

« Va-t'en. T'es pas rentré à l'heure. »

Je ne répondis rien. L'envie de pleurer me prit. Ma seule est unique raison de m'être relevée me tournait à présent le dos. Baissant les yeux, je sortis de la pièce pour aller me laver un minimum dans la salle de bain.
Le sang ne cessait de couler. Après une bonne vingtaine de minutes de nettoyage de ce dernier qui avait taché l'entrée, je décidais d'aller me coucher, plus qu'épuiser et tout sauf motivé pour une douche, songeant à la sensation de brûlure éprouvé lorsque de l'eau s'introduisait dans une de mes blessures. Etant donner que nous n'avions plus de bandage, je me rendis donc dans le salon sans protection, munit d'une serviette de bain pour ne pas faire trop de tâche. Je voulus me mettre dans le canapé, mais j'optais finalement pour le sol, soucieux de salir ce dernier. Couché sur mon lit de fortune, je ne pouvais empêcher les larmes de couler en supplément du liquide rouge. J'avais l'impression d'être seul, que je ne comptais pour personne. Que tout ce que je faisais, que tout les choix que je prenais étaient inutiles... J'avais mal. Je ne voulais qu'une seule et unique chose : mourir.
J'avais mal au c½ur d'être délaisser de la sorte. J'étais à présent en lambeaux. Je crois que c'est ça, la vraie douleur. Autant physique que mentale.


Voilà petite histoire qui met venue comme ça :3 :]
Inspiré par parodie-beyblade

Tags : la vraie douleur

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Comments :

  • Nicori

    02/05/2017

    Très joliment écris! Juste petite précision: la douleur mentale a un nom: c'est la souffrance. 😉

  • Masamumu

    23/04/2015

    essa-abyss-toby-tendo wrote: "Oh c'est trop triste :'( pauvre Kyo
    & bon je comprend Masamumu mais il a pas étais sympas il aurait pu demandais qu moins la raison pour laquel il est rentre en retard ><
    j'espere que Kyo va vite se retablir ^^
    "

    :((( JKyoooyaaa
    Bah perso j'aurais fais comme Kyoya, j'aurais rien dit :3 mais bon
    ouaiiis ! On te soutiens, Kyoya !!

  • essa-abyss-toby-tendo

    23/04/2015

    Oh c'est trop triste :'( pauvre Kyo
    & bon je comprend Masamumu mais il a pas étais sympas il aurait pu demandais qu moins la raison pour laquel il est rentre en retard ><
    j'espere que Kyo va vite se retablir ^^

  • Masamumu

    19/01/2015

    Nalia wrote: "Ooooh mais c'est triste ! *Ta gueule, vu le titre, tu t'attendais à quoi ?* Kyoya se fait frapper avec un pied de biche ? O_o Aïe !
    Franchement quand il rentre en mode :
    "Masamune Chan ! Soigne-moi, réconforte-moi !"
    "Va te faire !"
    ...J'hésitais entre rire ou m’apitoyer. ça a un côté bien sado tout ça...
    "

    Mdrrr si tu le dis... x)) Merci pour ton commentaire ça fait plaisir

  • Nalia

    19/01/2015

    Ooooh mais c'est triste ! *Ta gueule, vu le titre, tu t'attendais à quoi ?* Kyoya se fait frapper avec un pied de biche ? O_o Aïe !
    Franchement quand il rentre en mode :
    "Masamune Chan ! Soigne-moi, réconforte-moi !"
    "Va te faire !"
    ...J'hésitais entre rire ou m’apitoyer. ça a un côté bien sado tout ça...

  • Soji-et-mwa

    25/10/2014

    De rien ! =) (je pense la même chose de la troisième même si j'ai pas commenté)

  • Masamumu

    25/10/2014

    Soji-et-mwa wrote: "Je voulais une histoire touchante et bien écrite eh bien j'ai trouvé ! Ce premier chapitre est poignant et vraiment agréable à lire.
    Continue comme ça en attendant je vais lire la suite.
    "

    Merciiii, ça me fais très plaisir !! :D

  • Soji-et-mwa

    25/10/2014

    Je voulais une histoire touchante et bien écrite eh bien j'ai trouvé ! Ce premier chapitre est poignant et vraiment agréable à lire.
    Continue comme ça en attendant je vais lire la suite.

  • Masamumu

    23/10/2014

    parodie-beyblade wrote: "D'accord. *va chercher ses mouchoirs*"

    Ohhh nooon :o :( Pauvre petit PB <3

  • parodie-beyblade

    23/10/2014

    D'accord. *va chercher ses mouchoirs*

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