OS PB

[Bonjour !!! Voilà le plus long OS que j'ai jamais écris, étant donné qu'il fait près de 10 000 mots. Je ne sais pas s'il est ennuyant, mais en tout cas, il compte beaucoup pour moi, et je dois avoué que j'en suis fier. J'y ai mis vraiment du coeur, j'espère qu'il plaira à la personne à laquelle il est destiné : Parodie-Beyblade. 
Pour les autres, si vous avez le courage de tout lire, on se retrouve dans les commentaires !! :D Saluuut les amis !!!]
 
Puis, il entra dans la salle quand le prof lui eu accordé. Instantanément, tous les regards se posèrent sur lui. La première chose que je remarquais chez lui, c'était ses cheveux en verts foncés en pétard qui lui donnait ce charme si incroyable. Ensuite, ce fut son style vestimentaire : habillé de vêtements à moitié déchirés, ces derniers renforçaient cet étonnant air sauvage. Ensuite, ce fut ses yeux. De magnifiques yeux d'un bleu dont je n'avais jamais vu les iris teintées. Ce garçon, il était vraiment très beau. Je le regardais se rendre avec de rapides pas vers une place libre au fond de la classe. Tous les élèves étaient comme moi : bouche-bée, pas un seul ne prononçait le moindre mot. Tourné sur ma chaise pour pouvoir regarder ce qu'il faisait, je le vis sortir sa trousse ainsi qu'une pochette de feuille. Il n'avait sûrement pas encore la liste de fourniture. Je remarquais que de nombreux élèves m'imitaient, tous obnubilés par ce nouvel élève. Le professeur vint rapidement à sa rencontre pour lui faire part d'un tas de documents et lui adresser quelques paroles murmurées. Je vis le vert acquiescer d'un mouvement de tête, sans rien dire. Il ne semblait pas vraiment intéressé par tout ça. Le professeur revint ensuite à sa place derrière le bureau, nous ordonna de nous retourner vers le tableau, puis poursuivit son cours commencé un peu plus tôt. Je ne fus pas capable de suivre : mes pensées ne m'appartenaient plus. Elles étaient toutes pour ce nouvel individu dont je ne connaissais même pas le prénom.
A la fin du cours, j'étais vraiment déterminé pour aller lui parler mal gré son apparence nonchalante. Je glissais à toute vitesse mes affaires dans mon sac, puis m'élança vers lui en souriant. Malheureusement, cet engouement n'était que de courte durée : une horde d'élèves s'agitaient déjà autour de lui. Ma mâchoire se crispait et mes poings se serrèrent. Je maudissais le professeur de m'avoir placé au premier rang et donc de n'avoir pas pu être à proximité de lui. J'étais vraiment déçu. J'aurais vraiment voulu être son premier ami dans cette école. Gingka, un de mes seuls camarades qui ne s'était pas dirigé vers le nouveau, vint me voir pour me tirer à l'extérieur de la pièce.
« Aller ! Magne-toi !! » M'ordonnait-il en songeant à la récréation raccourci si l'ont ne se dépêchait pas d'aller dans la courre.
-Ca vaaaa, je viens !! »
Gingka et moi partagions le même appartement et étions les meilleurs amis du monde. On se ressemblait énormément et on se disait tout ! Pas un seul secret n'était omit. Dehors dans le froid, attendant désespérément que la machine à boisson daigne se dépêcher pour nous servir un chocolat chaud, nous abordons le sujet du nouvel arrivant.
« Au fait, t'as vu il est cool le nouveau !! » Lui dis-je en saisissant mon gobelet chaud, les doigts collés sur ce dernier pour éviter qu'ils ne se congèlent.
Il haussa les épaules, puis me répondit, de marbre, en sirotant son chocolat chaud :
« J'aime pas ce genre de type. »
Je soupirais. Gingka était vraiment bizarre, parfois. Je n'avais même pas l'impression de le connaître.
Soudainement, nous entendîmes quelqu'un crier nos prénoms. Je tournais la tête vers la source de l'appel, puis je vis Sora qui courait vers nous. Très vite, il arriva parmis nous.
« Bah alors ? Qu'est-ce qu'il y a, Sora ?? »
Il semblait tout inquiet pour une raison qui nous était inconnu. Il mit du temps à reprendre sa respiration, extenué. Malgré tout, il parvenait à articuler :
«  Le... Le nouveau, là... C'est... C'est Kyoya ! »
Les yeux de Gingka s'ouvrirent en grand pour une raison qui m'était inconnu. On avait l'impression qu'il venait d'apprendre le décès de quelqu'un. Hein ? Il s'appelait Kyoya, alors ? Mais... Pourquoi une telle réaction de la part de mes amis ??? Je les regardais à tour de rôle, essayant de lire dans leur visage ce qu'il y avait.
« Hein ? Mais ça fait quoi ? Les mecs ?? »
Pas de réponse immédiate. En m'ignorant royalement, Gingka, dans tous ses états, demandais à Sora en tremblant presque :
« A-Attend... T'es sûr que c'est lui ?! »
Désolé, Sora baissa tristement la tête avant de répondre faiblement :
« Ouais... C'est lui... »
Je ne comprenais vraiment pas la situation. Kyoya, Kyoya... J'essayais de fouiller dans mes souvenirs pour tenter de me rappeler si j'avais déjà entendu ce prénom. Mais en vain. Non : le prénom « Kyoya » ne me disait rien.
« Je le sentais ça... » Souffla Gingka.
Pendant toute la récréation, j'ai tenté de leur faire sortir qui était ce Kyoya qu'ils avaient l'air de connaître. Mais ils ne me dirent rien. RIEN. Pas le moindre mot sur lui. Comme s'ils avaient peur, ou que sais-je... Cette histoire était bizarre. Je n'arrivais pas à comprendre.
« Faut juste pas traîner avec lui... » M'avait seulement avertit mon camarade roux.
Nous retournions en classe plus tôt que la sonnerie nous l'autorisait. Gingka se mit à côté de moi tandis que Sora restait avec King, puis quelques élèves se mirent à arriver, dont le fameux Kyoya. Il était seul ; tous les élèves avaient déserté autour de lui. Sans doute avaient-ils appris à propos de ce Kyoya le quelque chose dont je n'avais pas l'honneur d'être avertit. Il faudrait que j'aille leur demander : je ne savais strictement rien de lui. Il s'était assis tout au fond, près de la fenêtre. Le regard posé sur lui qui envoyait un texto, j'avais une irrésistible envie d'aller lui parler. Mais je songeais à mes deux amis : s'ils avaient réagit comme ça, c'est qu'il y avait forcément une raison... Je soupirais en me remettant bien sur ma chaise, adressant un regard à Gingka qui était occupé à faire tourner son crayon avec ses doigts, sans doute anxieux.
Très vite, la fin des cours arrivent. Avec mes amis, je me dirigeais vers le portail pour enfin sortir du lycée. Toute la journée, je n'avais cessé de leur demander qui était ce Kyoya et pourquoi ils réagissaient comme ça. Mais ils ne me répondaient pas. Ils s'échangeaient alors un regard inquiet sans dire un mot. J'en avais marre. J'avais comme l'impression qu'ils me prenaient pour un débile !! Pff... C'était même pas juste ! J'avais alors décidé de faire la tête à mes camarades tant qu'ils ne m'auront pas dit ce qu'il y a à propos de Kyoya. Je ne comptais même pas rentrer avec eux. Je m'éloignais de mes amis en empruntant un autre chemin pour rentrer à la maison, certes plus long mais au moins je ne serais pas en compagnie de faux-amis.
« Hé ! Masamune, tu vas où ?! S'écriait Gingka en accourant vers moi.
-J'ai envie de rentrer tout seul !! » Je lui répondais, sans même me retourner, accélérant le pas.
Gingka ne me suivait plus, et tant mieux. Je n'avais aucune intention de leur pardonner pour le moment. Couvert des pieds à la tête, je ne comprenais pas les minettes du lycée qui avaient encore le courage de venir en cours en mini-jupes. Mais bon... A chacune de mes expiration, de la fumée sortait de ma bouche. Je trouvais ça plutôt amusant : ça donnait l'impression que j'étais en Antarctique !!! Un grand sourire s'afficha sur mon visage. Je me sentais très heureux, d'un coup. Sans même savoir pourquoi.
Puis, soudainement, je l'apperçu. Il était là, de l'autre côté du trottoir. Seule une route nous séparait. Il s'apprêtait à rentrer dans son immeuble.
Sans même réfléchir, n'attendant pas d'être arrivé au passage piéton, je fonçais vers lui. Je n'avais même pas fais attention aux voitures qui étaient susceptibles de m'écraser, puisque de toute façon, il ne m'arrive jamais rien. Il était déjà entré dans le hall de son immeuble. Je montais les quelques marches qui me séparait de la porte d'entrée, puis rentra à toute vitesse. La difference de température n'était pas grande avec celle de dehors, ce qui me surpris. Kyoya s'avança vers les escaliers, avant que je ne l'interpelle en le prenant par le bras :
« Hé ! Tu es Kyoya !! » Lâchais-je simplement. Oui, c'était nul, mais ça ne faisait rien de toute manière.
Il se retourna immédiatement vers moi avant de balayer brutalement ma main qui le tenait. Confus, je m'écartais de quelques pas de lui avant d'avoir le droit à un méchant regard de tueur. Kyoya, il faisait peur. Mais pourtant, il dégageait quelque chose de totalement différent que je n'arrivais pas à expliquer... Je ne savais même pas ce que cela pouvait être. Il n'était pas comme tout le monde. Il reprit son chemin vers les escaliers, avant d'être stoppé par moi qui se mit en travers de son chemin.
« Attend !! »
Kyoya me regardait en haussant un sourcil. J'aurais juré qu'il aurait voulu me balancer sur la route après ça, mais étonnement, il n'en fit rien. Les bras croisés, il prit un air malicieux sur son visage en s'appuyant contre la rambarde des escaliers.
« Je peux savoir ce que tu veux ?? » Me demandait-il simplement. Il semblait plus calme.
Mes yeux s'ouvrirent en grand. Kyoya, il avait le don de déboussoler les gens. Qu'est-ce que je voulais ?? Je n'en savais rien, en fait... Je baissais les yeux, réfléchissant à une réponse pas trop ridicule. Au bout d'une dizaine de secondes de reflexion, Kyoya reprit la parole.
 
« Ca va, j'ai compris. »
 
Il me prit par le bras, puis monta les marches des escaliers rapidement. Hein ? Pourquoi ??? Je n'arrivais vraiment pas à comprendre. Depuis que ce gars était arrivé (c'est-à-dire ce matin...) j'avais l'impression de vivre dans l'incompréhension totale. Nous montions quelques étages avant qu'il ne s'arrête devant une porte en bois assez abîmé, comme si on lui avait donné des coups. Elle était aussi griffée à de multiples endroits. Cet immeuble n'était vraiment pas commode... Kyoya inséra la clef dans la serrure, puis il entra en m'invitant de faire de même.
Etonnement, tous les volets de l'appartement était fermés. Il dû donc allumer la lumière pour qu'on puisse voir quelque chose. C'était l'endroit le plus étrange que je n'avais jamais vu. Les meubles étaient vieux et en mauvaise état, seul l'hygiène était impeccable. Les lieux étaient neutres, ils ne disposaient d'aucune photo ou autre décoration du genre : il n'y avait que le strict minimum. Je peina à croire que Kyoya habitait ici. Enfin, rien ne m'indiquait que c'était le cas...
« Suis-moi. » Dit-il en enlevant ses chaussures.
Je fis de même, puis je rejoignis le vert rapidement, désireux de ne pas lui faire perdre son temps. Pourquoi m'avait-il donc invité ? Euh... Pourquoi l'avais-je suivit ?? Il n'y avait aucune explication logique à ce qu'il se passait. J'avais l'impression de vivre quelque chose de totalement incroyable ! De totalement inexplicable. Tout compte fait, ça sert à rien de se questionner, c'est trop bien ce qu'il m'arrive.
« J'ai du 12 grammes, du 10 grammes, du 5 grammes... Mais ça, ça dépend de ce que tu veux. »
Devant moi se tenait des espèces de sachets pleins de poudre blancs aux tailles plus ou moins grandes. Pourquoi... Pourquoi mettre en sachet de la farine, où était l'intérêt ? En lui lançant un regard plein d'incompréhension, il sortit d'un tiroir un sachet où il y avait plein de petits bonbons mignons colorés, avec des dessins gravé dessus.
« C'est du spécial K (Kétamine) en comprimés. » M'informa Kyoya en voyant mes yeux plein d'étoiles à la vue de ce nouveau petit sachet tout mignon. « T'en veux pour combien ? » Me demandait-il en sortant une petite balance précise. « 20 euros ? »
Ah ! Kyoya vend des bonbons. Tout content, je sors mon petit porte-monnaie de ma poche en fouillant dans les billets. J'en sors un de 20 euros, puis lui donne. Il sourit, regarde à la lumière de son ampoule pour regarder si mon billet est véritable. Bien évidemment qu'il l'était ! Il fouille ensuite dans son sachet, prit quelques bonbons, puis les mets dans un autre petit sachet avant de me les donner.
« Je t'en ai rajouté deux en cadeau. C'est pas ce qui part le plus » Me dit-il en rangeant ses autres petits sacs.
Je souris, puis lui demande en analysant les petits comprimés :
« C'est bon ?? » Il me rendit mon sourire. Il paraissait beaucoup plus détendu qu'auparavant.
Ah ouais, ça c'est du bon. Si tu veux, on s'en prend un maintenant. » Proposa t-il.
Tout heureux, j'acquiesçais vivement en prenant une des pastilles dans le sac en plastique. Kyoya fit de même, puis alla s'installer sur le canapé. Je le suivais et l'imitais.
« Faut l'avaler ? Ou le croquer ? Ou le laisser fondre ?? » Je lui demandais en m'installant sur son sofa.
Il haussait les épaules.
« C'est comme tu le sens. Moi je préfère croquer pour que ça devienne de la poudre et laisser sur la langue après. Les effets sont plus forts. » M'expliqua Kyoya.
Je ne comprenais pas trop ce qu'il voulait dire par « effet ». C'est un bonbon magique, c'est ça ?! Oui, ça doit être ça... ! Je mis la pastille dans ma bouche, puis je fis comme Kyoya. Je croquais, puis je laissais sur la langue. Tout de suite, je me sentais bizarre. J'avais la soudaine envie de vomir... Je ressentais chacune de mes articulations ; le moindre geste était comme sur-détaillé. Pour m'assurer de cela, je m'amusais à gigoter mes doigts dans tous les sens. Je sentais les os de mes phalanges se frotter entre elle : ça faisait presque un peu mal. Mon c½ur battait à toute vitesse.
« Tu sais... Faut pas trop rester avec moi... J'suis une... » commençait Kyoya en peinant à articuler correctement. Je ne pu entendre la suite, je me sentais trop bizarre. Mes oreilles s'étaient bouchées. La respiration de Kyoya était rapide et ses yeux n'arrêtaient pas de papillonner. Je voulus lui mettre la main sur son épaule en guise de soutiens, mais mon bras était incapable d'obéir à mon cerveau correctement. Je n'avais même plus l'impression de le sentir : les os et les articulations que je sentais si bien jusqu'à présent ne faisait comme plus partit de moi. Je n'avais plus l'impression que mon corps m'appartenait. J'étais parti loin, c'était l'impression que j'avais. Je n'arrivais même plus à penser. Tout autour de moi devint flou et se déformait. Je réussis à commander mon corps pour qu'il puisse se lever, mais une fois debout sur mes deux jambes, mon corps basculait en avant. Je m'éclatais contre la moquette sans même avoir mal, vu que je n'avais plus de corps. Après 5 minutes de lutte, ou plus étant donné que je n'avais plus non plus la notion du temps, je réussis à me mettre sur le dos. Le plafond n'était plus blanc, comme à l'accoutumé, mais à présent tout l'espace était plein de couleur vive, de fleurs, de papillons... Même un éléphant était là. Les formes colorées se mélangeaient parfois pour former autre chose. J'entendis Kyoya qui se levait lentement. Ses pas résonnaient dans mon esprit, on aurait dit un mammouth qui marchait. Je l'entendais qui riait, puis qui pleurait en même temps. On aurait dit qu'il était devenu fou. Puis, plus rien. Je ne me souviens plus de ce qu'il s'est passé ensuite.
J'ouvrais les yeux. Tout était redevenu comme avant, excepté un mal de crâne qui s'était installé. Je me relevais avec difficulté, cherchant Kyoya du regard. Il était tranquillement vautré sur le canapé à se fumer une cigarette. Je me dirigeai vers lui en souriant. Il ne me m'accordait aucune attention. Alors je restais là, à le regarder, sans trop savoir quoi faire. Au bout d'un moment, il finit par regarder sur l'horloge accroché au mur, puis il me conseilla :
« Tu devrais y aller, il va être 20 heures. »
20 heures... Non, déjà ?!
« Je-Je dois y aller vite !!! »
Je fonçais dans l'entrée pour enfiler mes chaussures. Qu'est-ce que j'étais bête !! Gingka devait sûrement s'imaginer le pire !!!
« A demain, Kyoya !!! Lâchais-je suffisamment fort pour qu'il l'entende en faisant mes lacets.
-Ouais... Salut. »
Puis je m'en allais.
On s'était bien amusé avec Kyoya, même si c'était des bonbons bien bizarres... En marchant dans la rue pour rentrer chez moi, je pensais à lui. Ah là là... Il était trop cool !!! Mon c½ur se mit soudainement à s'emballer pour une raison qui m'était inconnu. Comme si c'était Kyoya qui provoquait cette réaction. « C'est bizarre... », je pensais. En tout cas, j'étais content d'avoir pu passer du temps avec lui, le nouveau !! J'avais hâte de raconter tout ça à... OH ! Gingka !!! A la vitesse de l'éclair, je sortis le téléphone de ma poche pour pouvoir l'appeler pour m'excuser de n'être pas encore arrivé. Je n'étais même plus énervé contre lui, c'est comme si j'étais enfermé désormais dans une sorte de béatitude pleine d'ondes positives. Je me sentais bien et heureux. Rapidement, il décrocha. Presque en larme, il s'excusait platement un millier de fois, puis me pria de venir à l'appart'. Je m'excusais également de l'avoir laissé sans nouvelles de moi, du moins, je tentais. Je peinais à articuler correctement. Ces bonbons étaient vraiment étranges.
Alors que je traversais sur la route pour passer de l'autre côté, j'entendis le ronronnement d'une voiture qui fonçait tout droit sur moi, alors que j'avais vérifié si tout était sécurisé au préalable.. J'entendis un klaxon strident avant de fermer les yeux, me protégeant le visage avec mon avant-bras. Puis, un crissement de pneus. Tout était allé tellement vite que je n'avais même pas eu le temps d'avoir peur. Je rouvris les yeux, découvrant une voiture rouge qui avait faillit me percuter juste devant moi. La vitre du conducteur d'ouvrait, laissant apparaître un visage inquiet qui me demandait, la voix affolé :
« Excuse-moi ! Tu vas bien ?! »
Je lui répondis par l'affirmative en souriant, puis je poursuivis mon chemin. Je me demandais ce qu'il se serait passé si j'avais été à l'hôpital suite à ça. Peut-être que j'aurais eu la jambe emplatré ? Oh, j'ai toujours rêvé d'avoir quelque chose de casser !!!
Une fois arrivé dans le hall de mon appartement, j'empruntais l'ascenseur. J'appuyais sur le bouton « 4 », puis je me laissais entraîner par ce dernier. Mais alors que j'étais bientôt arrivé à destination, une soudaine secousse survenu. Rapidement, je m'accrochais à une barrière pour ne pas risquer de tomber.  L'ascenseur s'était arrêté. « Oh mon dieu... » je pensais. Je savais qu'on n'aurait pas dû s'amuser à sauter dedans avec Gingka pour faire peur à Sora ! Il nous le fait payer !!
« Alleeeerrrr redémarre... S'te plaît... Promis, je te ferais pu de mal ! Je vais être gentil !! » Lui suppliais-je, les mains jointes.
Mais non, il n'en faisait qu'à sa tête et ne m'écoutait pas. Je soupirais, puis je me laissais tomber par terre. Ça pouvait durer longtemps ce genre de truc.
Une dizaine de minutes plus tard, alors que j'étais en train d'essayer de faire passer mes textos, l'ascenseur poursuivit l'élévation. Il ouvrit ensuite la porte, et je pu ENFIN sortir pour rentrer à la maison. La prochaine fois, j'emprunterais sûrement les escaliers.
J'entrais sans toquer. Je n'eus même pas le temps de refermer la porte pour me déchausser que Gingka était déjà venu à ma rencontre pour m'inonder de questions. « T'étais où ? » ; « ça va ?! » ; « Qu'est-ce que t'as fais ?! ». Lui dire la vérité ? Que j'étais avec Kyoya en train de... Qu'est-ce que j'avais fais, d'ailleurs ? C'était vraiment bizarre comme situation... Mais en tout cas, je n'avais pas la moindre envie de tout raconter à Gingka.
« Je faisais un tour, c'est tout », répondais-je simplement.
Il ne me questionnait pas d'avantage, heureusement. J'avais juste envie de manger un truc pour pouvoir me poser tranquillement devant la télé. D'ailleurs, c'est ce que je fis.
Deux paquets de chips de chaque côté, j'attrapais de grosse poignée pour pouvoir les fourrer dans ma bouche. Les chips, j'en étais diiinnngue !!! Je ne les donnais à personne, pas même à Gingka , mon meilleur ami. Ce dernier, au bout d'un moment passé dans la chambre, vint me rejoindre, un air désolé sur le visage. J'essayais de ne pas y prêter pas attention : j'étais faussement plongé dans le documentaire animalier sur les fourmis. Mon colocataire finit par s'assoir à côté de moi, puis il me dit : « je vais te dire pourquoi il faut pas fréquenter Kyoya. » Tout simplement, comme ça, il me lâchait ça. Mon c½ur rata un battement. Qu'est-ce que Gingka allait donc m'apprendre sur Kyoya ?! Euh... Mais pourquoi est-ce que ça m'intéressait tant, d'ailleurs ? J'étais vraiment devenu bizarre... Mais je voulais savoir. Qui était donc Kyoya ? Pourquoi fallait-il l'éviter ? Tout un tas de scénario improbable se dessinèrent dans mon esprit. Peut-être était-il un psychopathe qui kidnappait des gens !! Peut-être qu'il se transformait en bête sauvage la nuit !! Après tout, ça ne m'aurait pas étonné. J'avais hâte d'entendre la révélation de Gingka, mais pourtant, j'avais une boule dans l'estomac. Comme si j'avais peur. Peur de quoi ? Je ne sais pas. Quand il s'agissait du nouvel élève, j'avais des réactions très étranges.
« Bah... En fait, tu vois... » Commença Gingka.
Puis il se lit à m'inventer une histoire sans queue ni tête. Comme quoi Kyoya serait une sorte de « porte-malheur », et que si on le côtoyait, il nous arriverait des choses pas marrantes. Je n'y croyais pas une seule seconde. Il essayait de me faire marcher. Comme si quelqu'un pouvait influencer sur ce qu'il allait t'arriver rien qu'en étant avec toi ? Non, je n'y croyais pas. C'était faux.

« Et ces parents, à ce qu'il paraît, ils seraient morts dans un accident de voiture. Mais étrangement c'est le seul survivant »

Gingka s'enfonçait dans ses mensonges. Comme si j'étais assez idiot pour gobé tout ça ! Pff. Je décidais alors de l'ignorer. Il avait beau continué d'avancer des preuves, je ne l'écoutais plus.
Le soir arriva très vite. Je n'étais pas très fatigué, mais pourtant j'avais besoin d'aller au lit. Aujourd'hui avait été une journée assez mouvementé pour moi. Je devais réfléchir un peu, seul, au calme dans mon lit avec mon nounours pour m'accompagner. Au chaud sous les draps, je me tournais volontairement dos au lit de Gingka. Il m'avait vraiment agacé. Kyoya, un porte-malheur... C'est la meilleure, celle-là ! D'ailleurs, ça n'existe même pas... Enfin... Je crois. C'est vrai que j'avais faillis me faire renverser par une voiture, que je suis resté bloqué dans l'ascenseur... Mais bon, je ne devais pas en venir à l'hypothèse que c'était dû à lui ! Non. C'était tout simplement impossible. Je soupirais, un peu triste. Mais... Qu'est-ce que j'en avais à faire que ce gars porte malheur ou pas ? Toute la journée, j'ai essayé d'expliquer la sensation étrange que je ressentais lorsque je pensais à lui. En vain. Rien ne pouvait répondre à ma question. Je devais essayer de ne pas penser à tout cela, de toute façon, je suis loin d'avoir toute les réponses. Je finis par trouver le sommeil une bonne heure plus tard dans les bras de ma peluche.
 
Trois semaines s'étaient écoulées depuis que le nouveau était arrivé dans notre classe. 4 bras étaient déjà cassés, et 6 personnes étaient déjà tombées malade dans ce laps de temps. Je commençais sérieusement à croire à ce que Gingka m'avait dit : Kyoya portait malheur. Et pas qu'aux autres, moi aussi j'en étais victime. J'avais pris l'habitude de faire attention lorsque je marchais dans une flaque, pour ne pas glisser. J'évitais de manger trop vite, de peur de m'étouffer. Kyoya était devenu le sujet de conversation numéro un dans la cours de récré. Une grand-mère venait de faire un arrêt cardiaque ? « C'est bien évidemment Kyoya le responsable ! J'avais croisé son regard dans le couloir !!! » Une mine de crayon trop pointu qui s'était planté dans le doigt d'un de mes camarade ?? « P'tain, encore ce satané Kyoya... Ce mec, il lance des malédictions pfff ! ». Comme tous les autres, même si je mourrais d'envie de rester avec lui, je l'évitais. D'autant plus que Gingka ne me laissait pas rapproché. Malgré tout, Kyoya ne disparaissait pas pour autant de mes pensées. Il m'attirait. Quelque chose chez lui me plaisait. Kyoya, je l'aimais bien. Je pensais beaucoup à lui, et lui jetais régulièrement quelques regards dans la classe. Bien souvent, il ne me voyait pas. Ou bien, peut-être faisait-il semblait de ne pas me voir... Mais depuis qu'il était là, j'avais l'impression d'être devenu obsédé par ce type, comme si ma vie ne tournait plus qu'autour de lui. Je n'en avais bien entendu pas parler à Gingka. Il était comme tout le monde ! Il était persuadé qu'il portait malheur, (bon, j'avoue qu'il avait raison) et refusait de le côtoyer. Ca me faisait un peu mal au c½ur pour lui. Kyoya avait vraiment l'air sympa.
Tranquillement assis sur le canapé, je révisais ma leçon, pour une fois. Gingka était dans la chambre, sûrement en train de faire son sac pour les cours de demain.
 
« Euh... Masamune ? Tu peux venir deux secondes ? » Me lança t-il de la chambre.
J'aurais dû être énervé que Gingka daigne me déranger, mais j'étais plutôt heureux qu'il me sorte de l'histoire géo dans lesquels je m'étais plongé !! En lui répondant par un « J'arrive » tout simple, je me levais pour me rendre avec Gingka.
« qu'est-ce qu'il y a ? » Demandais-je, un peu curieux.
Il me tendit mon petit sachet avec tous les bonbons étranges à l'intérieur, en me demandant de quoi s'agissait-il. Je lui dis que c'était ni plus ni moins que de simple friandises, rien de très révoltant. Pourtant, je savais que c'était bien plus. Je me sentais effrayé à l'idée qu'il a pu en prendre un.
« T'en a pris un ? »
Il me répondit par la négation avant de glisser le plastique dans ses doigts pour l'ouvrir. Instantanément, je réagissais pour le lui hôter, tout affolé. 
« N'en prend pas ! C'est... C'est vraiment pas bon du tout. »
Gingka, surpris de ma réaction, leva un sourcils, puis se dirigea à toute vitesse vers moi pour tenter de me subtiliser le paquet convoité.
« Lâche-moi !! » Violement, je me défendais en le poussant. Pas question qu'il touche à ça. Ces trucs étaient trop bizarres. Et en plus, je les avais payé cher.
Gingka avait décidé de me faire la tête, cette soirée là. Il disait que j'étais un mauvais meilleur ami, un cachotier... Pfff ! Il ne comprend vraiment rien. J'ai le droit de ne pas avoir à tout lui dire, quand même ! Non ?
Le lendemain, Gingka me faisait toujours autant la tête. Sans me prévenir, il se rendit au lycée tout seul. Tant mieux, quelque part. Car ce matin, j'eus la brillante idée d'emprunter le chemin plus long de la dernière fois, dans l'espoir de croiser Kyoya. Mais non ; malheureusement, les rues étaient désertes.
 
Le premier cours de la journée se déroula assez vite, heureusement pour moi. Gingka ne s'était même pas mis à côté de moi ; il préférait la compagnie de Sora. Pfff ! De toute façon, je n'en avais rien à faire ! Je pouvais très bien me passer de lui, facilement. La sonnerie retentit, et tout le monde quitta la salle pour se rendre dans celle d'anglais. Etant donné que Gingka me boudait encore, je ne comptais pas rester tout seul cette heure-ci !! Près à tout pour l'embêter, je m'élançai aux côtés de Kyoya qui avait déjà sa tête enfuis dans ses bras.  
 
« Kyoya ? » Demandais-je timidement. « J'peux me mettre à côté de toi ? »
 
N'ayant pas changé de position, il me répondit par un « Hum », signifiant qu'il m'autorisait à me mettre à côtés de lui. Tout victorieux, je jetais un regard fier à Gingka en décalant ma chaise pour m'assoir dessus. J'étais heureux d'être à côté de Kyoya. Il était vraiment adorable ainsi, ses cheveux verts soyeux me narguaient. J'avais l'irrésistible envie de les caresser doucement, de les sentir ou de leur faire des tresses. Je souriais. Kyoya avec des tresses ! Je le regardais avec douceur, il m'attendrissait. Kyoya était plein de mystère pour moi, je voulais le découvrir petit à petit. Je voulais apprendre à le connaître, je voulais savoir pourquoi mon c½ur se mettait dans un état pareil lorsque je songeais à lui ou lorsque je le voyais. Kyoya m'attirais. Soudainement, il se releva en me lançant un regard méchant, bien qu'un peu fatigué :
« Tu veux ma photo ?? » Demandait-il sèchement.
Mince, il m'avait vu ! Je détournais les yeux pour regarder ailleurs, faisant mine qu'il se trompait, que je n'étais pas en train de l'admirer pendant tout ce temps. Aie... J'étais vraiment trop nul. Le cours passa lentement. Encore plus que quand j'étais tout seul ou avec Gingka. Kyoya n'était pas très bavard, je peux même dire qu'il m'ignorait royalement. Peut-être qu'il me detestait, après tout ? Qu'est-ce que j'en savais ? Alors que la fin de l'heure allait bientôt retentir, la prof nous confit un travail pour dans une semaine.
« Vous devez faire un exposé en ANGLAIS sur un des états d'Amérique. Essayez de ne pas prendre tous le même ! » Nous dicta la prof en exagérant son pseudo accent anglais.
Je soupirais. J'allais devoir m'y coller seul ; Gingka ne voudra sans doute pas se mettre avec moi. Alors que les groupes se formaient petits à petits, Kyoya et moi restons à nos places, sans nous diriger vers notre binôme. Je me sentais un peu triste, je ne savais pas quoi faire. Mais... Kyoya non plus n'a personne !! Tout heureux, je me tournais vers lui, puis lui demanda avec entrain :
« Ca te dis qu'on se mette ensemble ?! »
Il mit un moment avant de me répondre, plus intéressé par son stylo que par moi. Finalement, il me donna son accord avec un haussement d'épaule. Je ne pouvais plus me contenir, j'étais trop heureux !!! J'étais dans le même groupe de la personne qui me fascinait tant !!! Ma journée était faite. J'étais trop heureux !
Le soir, à la fin des cours, je n'avais pas finis de sourire. En sautillant, je me dirigeais vers le portail du lycée pour pouvoir rentrer chez moi. C'était agréable ; il n'y avait plus personne étant donné que j'étais resté plus longtemps pour aller déposer un chèque pour que je puisse manger le midi. Devant moi, un peu plus loin, je remarquais une silhouette familière. Cette démarche pleine de provocation et de tels vêtements... Kyoya !!!
Je courrais à toute vitesse vers lui avant qu'un tas de neige ne vienne m'arrêter dans mon élancé. Me voilà par terre, dans la neige, à me relever difficilement. Totalement frigorifié. Je me relevais difficilement, puis poursuivis mon chemin.
Kyoya marchait vite, et était déjà loin. Je me hâtais de dépasser le portail pour le chercher à nouveau, me dirigeant vers la rue où Kyoya habitait. Bingo ! Le voilà. Il marchait tranquillement les mains dans les poches. Je gardais une dizaine de mètres d'ecart entre nous, j'avais trop de firté pour aller lui avouer que je le suivais ouvertement. Tout se passait bien, jusqu'à ce qu'il rouquin aux yeux verts ne surviennent.
« Kyoya ! Combien de temps vas-tu encore m'ignorer ?! » S'écriait-il, en fury. Caché derrière une poubelle mal odorante, j'obersavais la scène avec beaucoup de curieusité.
-Casse-toi, Nile ! Tu... »
Mais avant qu'il ne finisse sa phrase, le rouquin avait déjà posé ces lèvres sur celle de Kyoya. Les yeux écarquillés, la bouche baillante, je finis par m'en aller discrètement.
Enervé. Déçu. Je me sentais pitoyable. Bien évidement que Kyoya avait déjà un copain ! C'était évident !!! Je me retournais dans mon lit, essuyant mes yeux toutes les deux secondes pour les empêcher de laisser couler des larmes. Et puis, comme si j'aurais voulu sortir avec Kyoya ?! Je me fais trop des idées... ! Et puis... C'est pas normal... Kyoya me répugne ! Beurk, beurk, beurk... ! ... C'était du moins ce dont j'essayais de me persuadé... C'était le fait qu'il se laisse embrassé de la sorte qui me répugnait. Pour moi, j'avais tellement l'impression que Kyoya m'était inaccessible, et là... Je le découvrais en train de se faire embrasser, tranquille...
« C'est pas juste... » Murmurais-je doucement, laissant de chaudes larmes dévaler mes joues.
J'étais fou de rage, et en même temps, fou de rage. J'avais envie d'attraper la tête de ce roux tout pourri pour l'éclater contre le sol. Rahhh ! Je le haïssais ! Je détestais Kyoya de s'être laissé faire aussi facilement ! Kyoya... POURQUOI tu me fais tellement de mal ? Pff... De toute façon, t'es nul ! Je t'aime pas du tout !!
Le mercredi qui suivait, j'avais rendez-vous chez Kyoya pour qu'on commence le travail d'anglais. Pfff... Comme si j'avais envie de le voir... Je pénétrais dans l'immeuble facilement ; ce dernier était tellement en salle état qu'aucun code de sécurité n'était nécessaire pour y accéder. Je montais les marches rapidement avant de me retrouver devant la porte de Kyoya. Je restais un long moment devant cette dernière, à me demander comment réagir. Devais-je me montrer distant ou devais-je lui sourire normalement, comme à mon habitude ? Je finis par toquer quelques minutes plus tard, prenant une grande inspiration.
La porte s'ouvris toute seule, tant elle était dans un état second. Je pénétrais doucement à l'intérieur, me remémorant nos dernières activités ici en esquissant un sourire malgré moi. Non ! Mumu, tu devais te calmer. En enlevant mes chaussures brutalement et en refermant la porte, je m'élançais vers la salle qui s'animait, une télévision devait sans doute être allumée. Je reconnu Kyoya, vautré dans son canapé, qui dormait paisiblement. Comme un bébé. Il était tout simplement adorable. Il semblait si paisible... Je n'en croyais pas mes yeux.
Quelques minutes après mon observation minutieuse, il se réveilla. Il me dévisagea, se demandant sans doute ce que je faisais là. Après lui avoir répliqué froidement que je venais pour le travail, il se redressa difficilement en baillant et en remettant ses cheveux à peu près en place. Ses yeux étaient tout rouge, il ne semblait pas en super état...
« Aller, faisons-le ce DM... » Souffla t-il en baillant.
Je m'assis un côté de lui, en gardant tout de même mes distances. J'étais en rogne contre lui, et je voulais bien le lui montrer !! Mais, j'en doute qu'il en ai quelque chose à faire. Je sortais les différentes recherches que j'avais effectuées sur l'état du Kentucky
« Au fait... Comment tu t'appelles ? » Me demandait-il, dans les vapes.
Fou de rage, je répondais, les poings serrés et la mâchoire crispé :
« C'est MASAMUNE !!! Bon sang, t'écoutes pas quand la prof fait l'appel ?! »
Mes yeux lançaient des éclairs, les siens ne percutèrent pas tout de suite l'attaque que je venais de lui faire. Ses sourcils se froncèrent à son tour avant qu'il ne prenne les documents que je venais de sortir.
« Ne t'avise plus JAMAIS de me parler ainsi. » Rétorquait-il froidement sans daigner poser les yeux sur moi.
Tout penaud, je n'osais le regarder par la suite. Je l'avais agressé, comme ça, sans raison... Juste pour un prénom. Mais... Ca m'avait énervé que je l'apprécie tellement et que je veuille tant en connaître davantage sur lui alors qu'il ne connaissait même pas mon nom... Je me sentais vraiment stupide. Kyoya me faisait me sentir idiot.
Timidement, Kyoya et moi faisions quelques recherches sur l'état étudié. La densité de population... La particularité du Kentucky... Plus le temps passait, plus le malaise se dissipait. J'étais désormais souriant, je riais pour pas grand-chose et je m'amusais. Kyoya, lui se contentait de sourire qu'un tout petit peu, mais je pense qu'il était tout de même content. Sur un coup de tête, je lui demandais soudainement :
« Hé Kyoya, tu sors avec quelqu'un ? »
Son visage se figeait. Il passait du léger sourire à une tête neutre, inexpressive. En haussant un sourcil, je me replongeais dans nos recherches. Visiblement, il ne voulait pas me répondre. Deux bonnes minutes après ma question, je lui dis, les yeux scotché sur mon ordinateur :
« Kyoya, j'ai trouvé un...
-Non, j'ai personne. » S'exclamait-il, me coupant la parole.
Lentement, mon visage quittait l'ordinateur pour tourner la tête vers lui, un grand sourire aux lèvres. Un peu septique, il me lança un regard plein d'incompréhension, avant que je ne réalise la tête réjouis que je venais de lui afficher, qui pouvait paraître très suspecte. « Putain, je suis con... » je pensais, dérivant le regard pour lui faire part de ma recherche.
 
///
 
« Euh... Kentucky it's a... A country, great counrty...
-It's a state. Corrigea mon camarade, lassé et déjà agacé de faire la présentation d'exposé avec moi.
Tous les deux debout devant la classe, on faisait la présentation de l'état qu'on avait choisi. Mais, on s'était pas vraiment entraîner au préalable... Malgré que je sois d'origine américaine, on ne pouvait pas dire que j'avais la langue dans le sang.
« Hm... It's in USA. In the... Right... »
Rapidement, je saisissais une craie pour redessiner la forme des Etats-Unis, et à vu de nez, j'y plaçais le Kentucky avec une croix. Fou rire général.
« Euh... Euh... » Fis-je, tout intimider, me plongeant dans mes notes qui faisaient pas moins de quatre pages.
Kyoya soupira et se cachait les yeux avec sa main. Il devait en avoir marre de moi. Certes, on avait fait pas mal de recherche, mais elles étaient tellement inutiles...
« Euh... There are a lot of people, and...
-The capital is Franckfort, the largest city is Louisville and the official language is english. » Récitait Kyoya sur un ton quelque peu énervé. Il disait ça de tête, il n'avait pas comme moi besoin de fiches pour s'aider.
Par la suite, j'ai tout de même essayé de former quelques phrases correctes, mais ce n'était pas très glorieux. Kyoya devait être désespéré et débordant de rage. Je comprenais, j'étais nul. Nous retournions à notre place minutes après être arrivé, avant que la prof ne nous octroi la superbe note de 1,5 sur 20.
« Désolé... Soufflais-je plus déçu pour lui que pour moi. Je m'en fichais pas mal de ma note, mais je m'en voulais d'avoir fait gâché le travail de Kyoya...
-Ouais, excuse-toi. T'as tout foiré ! » Me répondit Kyoya, sans paraître très énervé pour autant.
-Oh ben c'est bon ! T'aurai pu rattraper !!! Et si j'aurais pas été là t'aurais dû le faire tout seul !!! » Rétorquais-je, ne voulant pas me faire accusé de la sorte.
-Ah ! S'exclamait-il. La prochaine fois, je le ferais seul, alors ! De toute façon, tu t'es juste mis avec moi pour ne pas te retrouver seul non plus parce que tu fais la gueule à ton pote, n'est-ce pas ?! » Déballait-il bien plus énervé qu'auparavant. Il marquait un point. S'il n'avait pas été là, j'aurais été seul, et j'aurais été capable de revenir en rampant vers Gingka pour qu'on se mette dans le même groupe. Mais... ! J'étais tout de même heureux d'avoir été avec lui ! Parce que c'était bien sympathique !!
-N-Non c'est...
-Ouais, essaye de te défendre ! ça sert à rien de toute manière. Tu viens me voir uniquement par intérêt. Comme l'autre jour, pour te procurer ce que tu sais, hein ?! Il haussait le ton. Heureusement, l'agitation de mes camarades sur autre chose couvrait sa voix.
Désespéré, je ne répondais pas. De toute façon, il ne m'écouterait pas. En soupirant, je laissais ma tête se poser sur la table.
« Tu comprends pas... tentais-je de m'expliquer, confus
-Si, je comprends. Tu es un profiteur, c'est tout. Décréta t-il froidement
- Non, laisse-moi parler !! Je... Je voulais juste passé du temps avec toi !!! »
Au moment où j'avais dis cette dernière phrase, la classe se mit comme par hasard à se taire. C'est alors dans le silence le plus complet que j'avais prononcé ces mots sincères. Hilarité générale. Les joues de Kyoya devinrent tous rouges, avant qu'il ne fasse son sac rapidement pour sortir de la classe. Comme ça. Je restais un moment, bouche-bée par son action si inhabituelle de quitter le cours. Cette scène me rappelait son arrivé dans la classe. Cette fois-ci, il s'en allait. Sans réfléchir, je fis mes affaires à toute vitesse aussi, puis je m'élançais vers la sortie avant de me prendre les pieds dans un sac et de tomber. Porte-malheur, hein ? Aie... Je me relevais aussitôt, avant que le professeur ne se mette à m'ordonner :
 
« Masamune ! Revenez tout de suite à votre place !! »
 
Mais j'étais déjà dans le couloir à courir après Kyoya.
Tourner à droite. Gauche. Droite. Tout droit. Où pouvait-il bien être à part à l'extérieur ? Excellente idée ! Je poussais la porte de sortie, recevant de plein fouet le vent glaciale d'hiver. Ma tête tournait de tous les côtés, cherchant désespérément la belle silhouette de Kyoya.
« Kyoya ! » Je criais, m'avançant dans la cours à tout hasard.
Tout à coup, je l'aperçue. Je pouvais reconnaître cette chevelure sauvage entre mille. Il était au fond, assis sur la branche d'un arbre couvert de neige, une jambe baillant dans le vide. Kyoya. Il était là. En courant le plus vite possible, je fonçais vers lui. Ce fut en arrivant au pied de l'arbre que je remarquais l'odeur de la cigarette qui me piquait les narines. Une clope à la main, Kyoya m'ignorait royalement. Il tenait son portable avec sa main droite qui laissait diffuser une musique que j'entendais mal et que je ne connaissais sûrement pas.
 
« Hé ! Kyoya ! » L'appelais-je, espérant juste une réponse. S'il te plaît Kyoya, tout sauf le silence... Il n'y a rien de pire. Quand tu t'engueules avec une personne, que vous vous disputer, c'est que vous vous accorder de l'intérêt. Quand la personne t'ignore, c'est qu'elle n'en a plus rien à faire de toi. Et ça, je ne le voulais pas... Tout sauf ça.
A mon grand désarroi, aucune réponse. Il semblait être dans son monde, dans sa bulle que je voulais crever sans pour autant y arriver. Kyoya était un être à part. Sur cette branche, assis comme ça, on aurait presque dit un ange... Un ange entouré de quelque chose de plus sombre que je ne parvenais pas à déchiffrer. Avec toutes mes forces, je finis par trouver un point d'appui pour pouvoir moi aussi monter sur la branche qui devait être à 3/4 mètres du sol, mais qui était assez épaisse et longue pour pouvoir supporter nos deux poids tout en étant parfaitement stable. Kyoya ne m'aidait même pas, mais ça allait très bien comme ça. Il me laissa un peu de place à côté de lui, sur sa branche. J'en fus touché. Kyoya, il voulait bien me laissais rentrer dans sa bulle...
« Merci... » Lâchais-je doucement, lui jetant quelques regards discret.
Il ne faisait toujours pas attention à moi, regardant droit devant lui l'horizon plein de neige. La neige tombait doucement sur l'herbe devenu blanche. C'était magnifique. Le genre de vision qui me redonnait le moral !
« Je trouve ça joli... Me dit Kyoya doucement, la voix cassée à cause de son cou qu'il n'avait pas couvert d'une écharpe.
-Ouais, carrément ... »
Délicatement, il posa sa tête sur mon épaule. J'en fus plutôt surpris, mais je ne voulais pas le bouger d'ici. Maladroitement, je passais ma main autour de son cou. Ca ne semblait pas le gêné, il ne bougea pas d'un millimètre.
« ...Mais... C'est triste aussi. » Souffla t-il doucement, les yeux scrutant toujours le paysage devant nous.
Kyoya, c'est toi qui étais triste.
Quand la sonnerie de la fin de cours retentit, nous descendîmes de la branche.
« Je rentre chez moi. » Me dit Kyoya avait de s'en aller.
-D'accord... SALUT !! » Je lui criais, suffisamment fort pour qu'il puisse entendre étant donné qu'il s'en allait.
Tristement, je retournais en cours. La prof d'anglais allait très sûrement me coller, mais je ne regrettais strictement rien. J'avais passé un moment magique avec Kyoya. Je ne regrettais ça pour rien au monde.
De longues semaines s'écoulèrent. A présent, je ne traînais plus qu'avec Kyoya. On s'aimait bien tout les deux, on était devenu de vrais amis. Enfin... Pas véritablement. J'avais toujours l'impression que c'était moi qui faisait un pas vers lui pour aller le saluer le matin, sinon, il ne viendrait pas me voir. Je lui courrais après, j'étais comme son petit chien, on pouvait dire cela. A Kyoya, même si je doute qu'il en a quelque chose à faire, je lui racontais tout : comment allait ma famille, la nouvelle saveur de chips goût hamburger, sans oublier ma petite vie avec Gingka. Même si j'essayais par des moyens détournés d'en savoir plus sur lui, il ne me divulguait aucunes informations. Je savais juste qu'il s'appelle Kyoya, qu'il a 16 ans, et qu'il vivait avec un type qui s'appelait Ryuga. Il n'avait ni frère, ni s½ur... Après, mes donnés sur lui s'arrêtait là.
Dans mon lit chaud, une fois de plus, je cherchais le sommeil. Une journée de plus venait de s'écouler en compagnie de mon Kyoya solitaire et associable. Des tonnes de questions traînaient dans mon esprit : Est-ce que j'ai véritablement de l'importance pour lui ? Est-ce que je me fais des idées sur notre « amitié » ? Pensait-il souvent à moi ? Avait-il parlé de moi à son colocataire ? Je n'en savais rien... Soudainement, la porte s'ouvrit, et une lumière éblouissante arriva dans mes yeux.
« Aie ! Gingka, je veux dormir ! » Me plaignais-je en mettant un oreiller devant mon visage.
-ca va, je ferme !! » Il pénétra dans la chambre, puis referma la porte derrière lui. Je retirais mon coussin de mes yeux, puis je le regardais. Gentiment, il vint s'assoir sur son lit, juste à côté de moi.
« Hé, Masamune ? T'as quoi avec Kyoya ? J'sais pas... » Il fit une pause, puis pris une mine triste « On a l'impression que tu t'intéresse qu'à ce mec en ce moment... »
Je me redressais, puis j'haussais une épaule.
« Je sais pas. C'est comma ça. »
Gingka poussa un soupire.
« Masamune, tu nous délaisse trop ! On est tes amis et... Et... Et toi, tu restes avec ce type qui ne t'écoute même pas ! » S'énervait Gingka en se relevant du lit.
Je... Je les blessais à ce point là ? Non ; Gingka essais simplement de me faire culpabiliser. Pas question que je laisse tomber Kyoya...
« Il nous arrive que des trucs à cause de lui !! J'ai... J'ai perdu 50 euros, le macdo qu'on voulait aller était fermé, j'ai vu un chat se faire écrasé en allant à l'école, le prof a mystérieusement égaré ma copie et croit que je la lui ai pas rendue... Et à toi, il t'arrive rien du tout ! C'est tout simplement pas juste. Tu traîne avec ce poisseux, et à moi il m'arrive plein de truc... »
Je ne répondais pas, boudeur et agacé par ses méchantes accusations, me retournant sur l'autre côté pour être dos à lui.
« Pfff... On dirait que t'es amoureux de lui. »
Mon corps entier se raidit à l'entente de cette phrase. Amoureux. Amoureux. Amoureux ? Moi ? Parce que je pense tout le temps à lui et que je veux être tout le temps avec lui ? Parce que je suis capable d'abandonner presque mes amis pour rester avec lui ? Non... c'était pas ça. Rien de plus que de l'admiration, c'est tout.
Le lendemain, je me rendis à l'immeuble de Kyoya pour aller l'attendre, comme tous les matins. Comme tous les matins, il m'accueillait sans sourire, me murmurant un petit « bonjour », la tête encore dans les vapes. Nous fîmes notre trajet tranquillement, sans échanger un mot.
Les cours du matin se déroulèrent silencieusement. Je m'ennuyais. Kyoya ne parlait jamais et semblait toujours ailleurs. A quoi pensait-il ? Parfois, j'aimerais pouvoir être télépathe.
Seule une courte pause me permettait de communiquer un peu avec lui. Je lui racontais ma petite vie, ce que j'avais mangé hier soir, les rêves que j'aurais aimé faire... Il acquiesçait, sans rien dire.
« Ça t'intéresse ce que je te dis au moins ?? » Je lui demandais, cash.
Franc, il haussa une épaule, en répondant un « ça passe le temps ».
« Pfff ! T'es pas gentil ! Trop nul !!!!!!!!!! » Je lui répondais, faussement énervé. Il eu un petit rire, ce qui me redonnait le sourire. Tout heureux soudainement, je lui demandais :
« Ca te dit qu'on fasse une petite sortie ensemble ?? »
Il leva un sourcil, ne comprenant pas vraiment ce que je lui demandais.
« Euh... Bah, c'est-à-dire que... Je passe un peu tout mon temps libre avec mon copain en ce moment. Donc euh... »
Un choc. Non ! On m'enfonçait un poignard dans le c½ur !! Au secours !! Non. Ce n'était PAS POSSIBLE. BLUFF ! Non Kyoya, pourquoi !!! J'avais l'impression que la passion qui animait mon c½ur se consumait pour ne former plus qu'un tas de cendres. NOOON !
« Ah ouais, je comprend ! » Répondis-je en souriant. Pourtant, intérieurement, c'était l'effondrement.
Je rentrais chez moi tout triste. La révélation de tout à l'heure m'avait anéantit. Je poussais un long soupire, puis je montais les marches d'un pas lent. J'avais vraiment besoin d'un câlin, un gros câlin. Je me sentais seul, triste et abandonné. Personne ne m'aimait !! Sentant les larmes qui coulaient, je m'empressais d'aller me réfugier dans ma chambre. Gingka n'était pas encore rentré. En boule sur mon lit, je ressemblais plus à une ado amoureuse qu'à quelqu'un de fort et courageux. Dans le fond, je n'étais qu'un faible... Amoureux de quelqu'un qui m'étais inaccessible. Ah ! Que j'étais misérable comparé au beau et puissant Kyoya... Pour lui, qu'est-ce que j'étais ? Qu'un simple minable qui s'amusait à skouater avec lui. Gingka arriva une dizaine de minutes plus tard. Gentiment, remarquant que je n'allais pas bien, il s'installa à côté de moi dans mon lit, puis me prit doucement dans ses bras. Je me laissais faire, j'avais grand besoin de réconfort. Je ne pouvais m'empêcher d'imaginer Kyoya à la place de Gingka qui me serrait contre lui en me caressant délicatement les cheveux. Ah... Que j'avais envie d'être avec lui...
Trois jours étaient passés depuis que Kyoya m'ai dit qu'il avait un copain. Pour s'assurer que je n'aille pas voir celui que j'aimais, Gingka me monopolisait tout le temps. Etrangement, dans ce même laps de temps, les épisodes de malchances diminuèrent considérablement. Je ne perdais plus mes clefs, j'évitais maintenant les crottes de chien. Mais qu'est-ce que Kyoya pouvait me manquer...
20H, et il faisait déjà nuit. J'avalais mon plat de pâtes à toute vitesse avant de me diriger vers la télévision qui me tendait les bras. Je zappais un peu, mais ne trouvait aucune chaîne qui soit de mon goût. Elles parlaient presque toute de la tempête de neige inattendu qui venait d'éclater dans la région. Gingka était absent ce soir, invité chez son ami Hyoma, j'allais donc devoir passer une soirée tout seul. Mon téléphone, toujours sur la table de cuisine, se mit à sonner, mais je ne répondrais pas. Flemme de bouger. Ca devait sûrement être Gingka, donc non. Pas envie. La sonnerie criarde que j'avais malheureusement eue l'idée de programmer me perça les tympans à plusieurs reprises, avant de s'arrêter. Fiou. Mais quelques secondes plus tard, voilà qu'elle se remit en route : on me rappelait. Les mains collés contre les oreilles, je tentais de l'empêcher de pénétré dans mon cerveau pour détruire mes neurones. Au bout d'une quinzaine de secondes, elle cessa. Je préparais mes mains au coup où une ultime tentative avait lieu, mais pas d'autres appels. Tant mieux ! Je pouvais être tranquille, devant la télévision, à rechercher un programme potable.
Pris d'une soudaine envie d'aller aux toilettes, je me dirigeais avant dans la cuisine pour regarder mon téléphone, si des messages étaient arrivés. Mais avant même d'avoir finit de lire le numéro du contact qui m'avait appelé, je laissais tomber mon téléphone sur le sol, abasourdit. Je n'y croyais pas. La personne qui m'avait appelé n'était personne d'autre que Kyoya. Kyoya ?! Je lui avais donné le numéro pour qu'on s'organise pour l'exposé mais... Pourquoi ?! Sûrement avait-il un problème !! Après avoir été pissé en 4ème vitesse, je me vêtue de quelques manteaux chauds pour affronter la tempête de neige dehors. J'étais près. Go voir l'homme que j'aime !!!
Dans la rue, je me bénissais d'avoir un peu trop mangé de chips ces temps-ci, évitant mon corps de s'envoler à cause des horribles rafales de vent. Les bourrasques me gelaient tout entier, s'infiltrant dans mes habits et sifflant dans mes oreilles. Je peinais à avancer correctement, handicapés par les millions de grains de neiges qui me troublaient la vue, en plus d'avoir les yeux semi-clos. Mes avant bras essayant de protéger mon visage devenu glaçon. J'avais l'impression d'être dans le désert, sauf qu'il était glacial. Je marchais lentement, je luttais contre cette tempête. J'ai plusieurs fois pensé à comment est-ce que j'allais rentrer, étant donné que je ne voyais rien. Mais où était Kyoya ? Je ne savais même pas si le chemin que j'avais emprunté était le bon...
 
« Masamune... » Entendis-je soudainement sur ma droite.
 
Immédiatement, je tournais la tête, me stoppant net. Je ne pus distinguer que des formes très floues, mais la voix était bien évident celle de Kyoya. Je me précipitais dans l'impasse où j'avais entendu mon amoureux. Les bourrasques atteignaient beaucoup moins cet endroit, malgré qu'il soit enseveli sous la neige. Je découvris avec horreur mon amoureux, allongé dans une poubelle, couvert de neige. On aurait dit qu'il avait été jeté dedans. Je m'élançai vers lui, découvrant en plus un filet de sang qui s'échappait de sa bouche. Sa respiration était saccadée, il tremblait désormais de tout ses membres. Immédiatement, caché au maximum toute la peur et le sentiment d'effroi qui montait en moi. Avec une étonnante facilité, je parvins à le prendre par les épaules pour le hisser hors de la beine à ordure. Je devais faire vite, le corps de Kyoya ne le supporterait pas plus longtemps. En enlevant toute la neige qui s'était accumulée sur lui, je découvris avec abomination la finesse de ses vêtements : il ne portait qu'un tee-shirt, ainsi que son caleçon. Pourquoi était-il comme ça ?! Pas le temps de réagir. Je devais l'amener au chaud, chez moi.
Aller chez lui aurait été bien plus rapide, mais le problème était la question du chauffage, inexistant dans son appartement. Je le portais comme une princesse, le prenant par le dessous des genoux et en le maintenant par son dos. Je remarquais alors à quel point il était léger et fin, malgré que de jolis muscles étaient dessinés sur lui. Kyoya était parfait. Je rêverais d'être comme lui.
Après une dizaine de minutes de calvaire, nous finîmes par rentrer chez moi. Je déposais immédiatement Kyoya dans le canapé. Malgré la chaleur qui régnait dans le salon, le vert ne cessait pas de grelotter et de respirer avec difficulté et bruyamment. J'étais totalement choqué et mort de peur par la situation. Malgré tout, je tentais de garder un tantinet mon calme en lui apportant plusieurs couverture bien chaude, un chocolat chaud, une bouillote, sans oublier un bon paquet d'essuie-tout pour essuyant le sang. Lorsque j'arrivais à nouveau près de lui, je remarquais les nombreux bleus présent sur son corps. Il y en avait une bonne centaine... Kyoya s'était fait tabassé ?! Je déposais la bouillote brulante sur son estomac. Il se crispa à ce contact, le choc thermique devait être grand. Je le recouvris par les quelques couvertures que j'avais à disposition dans une armoire, puis j'attendais que mon petit Kyoya tout pâle retrouve de la chaleur en lui essuyant le liquide rouge présent sur son visage. Il ne rechigna pas. Au bout d'une vingtaine de minutes, son rythme cardiaque et sa température revint à la normale, il semblait mieux.
 
« Merci... » Murmura t-il très doucement, sans doute encore faible.
 
Il s'endormit quelques minutes plus tard. Totalement attendri par la situation, j'en profitai pour prendre une bonne vingtaine de photos. Cette occasion, je l'espère, ne se renouvèlera qu'une fois. Il m'avait fait une de ces peurs...
1h plus tard, Kyoya se réveillait. La couverture toujours sur les épaules, il se redressa lentement. Il devait sans doute être encore fatigué, son corps allait mettre du temps avant de se remettre complètement. Il tremblait encore un peu, mais fut l'effort de boire le chocolat chaud que je lui avais gentiment préparé avec amour. Encore inquiet, je m'autorisais à venir m'assoir à côté de lui. Il ne me renvoyait pas, il tourna simplement la tête pour m'adresser le plus beau sourire du monde, le genre qui valait tous les mercis de la Terre.
« Ca va mieux ? Je lui demandais, gentiment.
-Ouais, ça va... C'est... Dingue que tu m'ai trouvé aussi facilement..."
Je souris, avant de lui répondre en le regardant droit dans les yeux :
« J'ai eu de la chance, c'est tout. Il me rendit mon sourire, puis me rectifia :
C'est plutôt moi qui en ai eu... »
Il se blottit alors contre moi en me serrant fort. J'eus l'irrésistible envie de l'embrasser, mais je ne pouvais pas, Kyoya avait un copain. Il se redressa, puis me regarda dans les yeux. Je devais résister à cette tentation forte... Jusqu'à ce que ce soit lui qui prenne l'initiative.
Un long, un beau, et doux baiser. Il n'y a rien de plus magique au monde. Kyoya m'avait embrassé, comme ça, soudainement. C'était la première fois qu'on me le faisait, mon premier baiser. Mon c½ur se mit à battre très vite sans que je puisse le contrôler. Cet acte magique ne dura que quelques secondes, mais pour moi, il durait une éternité. Une belle éternité. Il retira ensuite doucement ses lèvres des miennes. Son regard sur moi avait changé, il y avait comme quelque chose en plus. Mes joues se colorèrent instantanément, je n'étais pas habitué à ce genre de chose. Il me sourit, amusé par ma tête, certainement.
« Je t'aime. » me murmura t-il en souriant.
Mes yeux pleuraient presque de joie à l'entente de cette phrase si magique. Kyoya... Je t'aime !!!
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« Cher Kyoya,
Tu ne peux pas imaginer tout ce que tu représentes pour moi. Je ne veux jamais te perdre parce que je t'aime trop !!! Tu sais, tu as eu une très bonne idée qu'on emménage ensemble quand ça ira. Gingka va partir avec son Hyoma, et nous on sera ensemble. Je suis trop content ! L'appart va être trop super !! Bien mieux que le tiens d'avant !!! Je hâte de faire mes cartons, oh yeah ! J'ai trop hâte qu'on puisse prendre le p'tit dej ensemble et tout !! ça va être génial !! Je t'écris ça sur une lettre parce que c'est mieux que de dire à l'oral. Je t'aime mon amour, je t'aime Kyoya. Ca va faire 1 an et demi que nous sommes ensemble et mon amour pour toi n'a jamais changé et ne changera jamais !! Je pourrais tout donner pour toi, mon chéri !!! Je t'aiiiime !!!! Je vais prendre un bonbon magique pour décompresser. J'aime bien les effets de ce truc. Comment est-ce que ça s'appelle ?
J'espère trouver du temps pour passer à l'hôpital. J'ai hâte que tu reviennes. Y a pas à dire, tu as vraiment la poisse. J'aimerais que tu te réveilles, ne serait-ce qu'une fois dans la journée... Les médecins ne veulent pas me dire quand est-ce que tu sortiras. Ca me fait peur, tu sais... Hé Kyoya, comme ça s'appelle ce que tu as déjà ? Leucémie ? Ca se guéri vite, ça ? »

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Comments :

  • Nicori

    12/05/2017

    Wouw!! Mais c'est quoi cette chute!!! C'était tellement beau et la dernière phrase fait tellement mal!!! Wouw!! Juste Wouw!!

  • Masamumu

    05/03/2015

    BeybladeTsu wrote: "Cette OS à l'aire vraiment bien ! Je n'ai actuellement pas le temps de le lire mais ce soir je trouverai le temps pour le faire :) ♥"

    Okeyyy :DDD Merci de me lire, c'est top :')

  • BeybladeTsu

    05/03/2015

    Cette OS à l'aire vraiment bien ! Je n'ai actuellement pas le temps de le lire mais ce soir je trouverai le temps pour le faire :) ♥

  • Masamumu

    14/02/2015

    parodie-beyblade wrote: "Au final on ne sait pas avec qui sortait Kyoya"

    Hé hé.. :3

  • parodie-beyblade

    14/02/2015

    Au final on ne sait pas avec qui sortait Kyoya

  • Ptite-Tete-de-Minette

    26/01/2015

    Chacun ses goûts :)

  • Masamumu

    26/01/2015

    Ptite-Tete-de-Minette wrote: "Oh ça va m'engueule pas. :0 C'est mon avis t'inquiète XP Je ne vais pas te haïr parce que tu as fait un os a chute. Et j'espère que tu ne vas pas me haïr juste parce que j'ai posté ce commentaire Tu peux le supprimer si tu veux. "

    Ouais je non je t'engueule pas tkt

  • Ptite-Tete-de-Minette

    26/01/2015

    Oh ça va m'engueule pas. :0 C'est mon avis t'inquiète XP Je ne vais pas te haïr parce que tu as fait un os a chute. Et j'espère que tu ne vas pas me haïr juste parce que j'ai posté ce commentaire Tu peux le supprimer si tu veux.

  • Masamumu

    26/01/2015

    Ptite-Tete-de-Minette wrote: "Lol j'adore la réaction de Masa "euh ouais ok ça vaut dire que c'était ennuyeux?" x'D N'importe quoi King XP
    J'étais en train de lire la partie où Mumu divaguait dans tout les sens... Bah moi aussi, pouf dodo. :]
    C'ÉTAIT EXCELLENT SAUF QUE... c'est un anniversaire mec, pourquoi faire un truc dépressif qui se termine super mal ! O_O Tu vois j'étais tout contente quand Kyoya lui a dit "je t'aime" c'est troopp mignon :3 Puis là paf Leucémie. Et aussi Kyoya porte-malheur j'aurais pas pensé ! Bien trouver avec cette magnifique drogue sous forme de bonbon magique. PRET A TOUT POUR SÉDUIRE KYO LE PETIT MUMU MEME A CE DROGUÉ !!! PB est dépressif ou ?... x') Ok j'arrête de me moquer. Juste faire un truc triste pour un cadeau d'anniversaire... J'espère que me cadeau plait a PB (ya qu'à regarder les commentaires de toute façon)
    J'ai adoré, juste démol sur la fin. Mais ça c'est mon avis. :)
    "

    J'avais pas envie que ça se termine sur une bonne note. Parce que l'histoire n'aurait pas eu beaucoup de sens et puis... C'est ennuyeux. Je voulais que ça soit un OS à chute. La chute est bien présente à la fin, et puis moi j'aime bien alors je suis fier de moi. De plus, PB l'est aussi (je crois) alors... C'est pas parce que la fin est "triste" que ça gâche tout. Tu comprends pas. Ca ne POUVAIT pas se finir joyeusement. Ca aurait été trop facile, réfléchis

  • Ptite-Tete-de-Minette

    26/01/2015

    Lol j'adore la réaction de Masa "euh ouais ok ça vaut dire que c'était ennuyeux?" x'D N'importe quoi King XP
    J'étais en train de lire la partie où Mumu divaguait dans tout les sens... Bah moi aussi, pouf dodo. :]
    C'ÉTAIT EXCELLENT SAUF QUE... c'est un anniversaire mec, pourquoi faire un truc dépressif qui se termine super mal ! O_O Tu vois j'étais tout contente quand Kyoya lui a dit "je t'aime" c'est troopp mignon :3 Puis là paf Leucémie. Et aussi Kyoya porte-malheur j'aurais pas pensé ! Bien trouver avec cette magnifique drogue sous forme de bonbon magique. PRET A TOUT POUR SÉDUIRE KYO LE PETIT MUMU MEME A CE DROGUÉ !!! PB est dépressif ou ?... x') Ok j'arrête de me moquer. Juste faire un truc triste pour un cadeau d'anniversaire... J'espère que me cadeau plait a PB (ya qu'à regarder les commentaires de toute façon)
    J'ai adoré, juste démol sur la fin. Mais ça c'est mon avis. :)

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