OS Saint-Valentin


[Bonjour. Mon OS n'intégre pas vraiment la St Valentin comme élément principal, c'est un peu comme si cet évement était un pretexte pour écrire cet OS. Néanmoins, je trouve qu'il ne sort pas du thème. Dès que j'ai commencé à l'écrire, je ne savais pas du tout ce qui allait se passer. Je remercie le personne de Kyoya et sa complexité pour m'avoir aidé à trouver de nombreux éléments pour cet OS ! Merci Kyoya !!! Et, bonne lecture :D]

          Tranquillement blottit au creux de confortable racines de mon arbre d'arbres, je lisais une revue paisiblement, un chocolat chaud à mes côtés. Aujourd'hui, le beau temps était au rendez-vous, comme toujours ici. En buvant une gorgée de boisson chaude, je m'étendis, tournant une page de mon magazine en baillant. Un peu de sommeil me ferait le plus grand bien, même si je pouvais très bien m'en passer, ici. En quelques secondes, mon ourson en peluche se matérialisa devant mes yeux. Je l'attrapais, souriant. Une légère couverture apparut alors sur mon corps vêtu d'une tunique blanche, me recouvrant tout entier. Je souriais. Ici, tout était paisible. Ça faisait tellement longtemps qu'on n'avait pas eu de problèmes... En même temps, j'étais au paradis. Mais mon vrai rêve à moi, c'était d'aller déposer mes deux pieds sur la Terre. Les bonnes âmes défuntes arrivées ici il y a peu m'avait informés qu'il s'y passait des tonnes de choses horribles, mais aussi des événements incroyable. Seulement, malheureusement pour moi, aucun ange, sans être un archange (des anges plus puissants que les autres) n'a jamais pu s'y rendre. Même si j'avais gentiment supplié maintes et maintes fois Dieu, il ne voulait jamais. Je trouvais ça tellement injuste...

« Un jour, j'irais... » Je me répètais ces paroles 2/3 fois avant de m'endormir doucement dans les bras de Morphée, à imaginer la vie en tant qu'humain de chair et de sang.

          En me réveillant, je remarquais que rien n'a changé. Le temps était resté le même, ensoleillé, et l'herbe était plus verdoyante que jamais. Je levais la tête, apercevant des anges qui volaient plus haut, tous dans la même direction. Ils étaient sûrement en route pour aller admirer le fabuleux spectacle organisé par Dieu pour faire plaisir à tous. Je me redressais rapidement, faisant disparaître ma couverture et ma peluche. Une fois debout, je m'étirais tout entier, en en particulier le dos, pour bien que mes ailes de plumes puissent fonctionner correctement une fois plus haut. Je fis un petit saut, puis me voilà dans le ciel à me diriger avec hâte vers la Place Centrale où un tas d'installation devaient déjà être en place.
Sur le chemin, je croisai deux visages familiers, Sora et Gingka. En les voyants, j'accélèrais le battement de mes ailes pour arriver à leur niveau.

« Hé ! » je leur lançais, passant devant eux.

Mes compagnons me sourirent, ravis de me voir.

« Justement, on parlait de toi ! Me confia le roux. Après le spectacle, faudra qu'on aille te montrer un truc... 
Sora se retourne soudainement vers lui, le regardant avec inquiétude.
-Tu es sûr qu'on peut lui montrer... ? lui demanda t-il avec anxiété.
Gingka se mit à réfléchir un peu, puis il répondit, plus sûr de lui que jamais :
-Ouais. On doit lui montrer ça. »

          Tout impatient, je les harcèlais de questions. « Qu'est-ce que c'est ?! » « ca a l'air génial ! Allez, dites-moi ! » Mais ils ne me donnèrent aucun indice, me recommandant de garder mon calme et de ne pas trop attirer les soupçons. Je ne comprennais pas, qu'est-ce que ça peut bien être ? J'avais hâte qu'ils me dévoilent ma surprise !!
          Nous arrivions au bout d'une vingtaine de minutes au grand colisée. Il était géant, il n'y avait pas loin d'un million de place, mais nous avions tous à disposition des jumelles pour pouvoir observer le spectacle comme si nous étions à quelques mètres seulement. Nous nous installions sur une rangée de gradin au hasard, tous impatients de voir le fabuleux spectacle. Mais j'avouais que j'avais plus hâte de découvrir ce que mes amis avaient trouvé que de voir ce que Dieu nous avait organisé. Un peu avant le commencement, l'archange Gabriel, ou King pour les intimes, quitta sa place auprès de Dieu pour foncer nous rejoindre après nous avoir vu qui lui faisait des signes. Tout souriant, il nous prit dans ses bras un à un. King, malgré son poste haut placé dans la hiérarchie du paradis, il n'exprimait aucune honte à traîner avec de simples anges comme nous, et nous racontait toujours des histoires marrantes, le soir surtout. King était vraiment un ami en or, mon meilleur ami, même. Il avait souvent défendu ma cause auprès de son supérieur, mais en vain. Il avait fait du mieux qu'il le pouvait. Il prit place à côté de moi, semblant un peu démotivé par le spectacle qui allait commencer d'une minute à l'autre, en me confiant qu'il ne trouvait pas cela très terrible.

          Finalement, King a raison. La « surprise » était vraiment nulle et ennuyante. On avait eu droit à une pièce de théâtre sans fin que Molière, ou je sais pu qui, avait écrite pour l'occasion et à une suite d'acrobaties et autres choses « extraordinaire ». Au bout d'une heure, nous décidions de nous en aller, lassés.

« Hé, Gingka !! l'interpellais-je en le prenant par la main alors qu'il s'élance dans les airs.
-Tu vas me montrer le truc ???
Curieux, King nous rejoins vite.
-Un truc ?! Quel truc ?! »

          Gingka lui répondit qu'il fallait le suivre pour découvrir de quoi il s'agissait. Tous impatients, nous suivions de près Sora et Gingka qui volent à toute vitesse. J'était vraiment impatient, et King semblait l'être encore plus. Au bout d'une bonne heure de vol, mes camarades finissent pas se poser. Nous étions arrivés dans un territoire que je n'avais jamais encore vu auparavent. Il n'y a pas le moindre brin d'herbes, ce qui changeais de mon paysage habitue. Je me trouvais sur un sol dur et de pierre. L'environnement n'était pas très accueillant, je n'avais jamais vu un tel endroit. Tout autour de nous, des grands murs de pierres se dressaient d'un air menaçant. J'étais un peu inquiet.

« On... On est où, là ?! Demandais-je à Gingka, tout surpris, regardant tour autour de moi.
Les yeux de King s'illuminèrent, comme s'il reconnaissait l'endroit.
-Je saiiis ! »

           King s'avança vers un des murs, puis il poussa une pierre placé à sa gauche. J'eus un peu de mal à comprendre, mais soudainement, une plaque de pierre se souleva juste devant lui. On y découvrit une grotte cachée. Je n'en croyais pas mes yeux. Tous les trois entèrent à l'intérieur sans crainte, suivit de moi qui me méfiais de ce lieu si étrange. King, en tête, s'enfonça dans le tunnel. Il n'y avait que très peu de lumière, la seule source provenait du fond de la grotte. Pour ne pas risquer de dévier, je gardais une main sur une paroi rocheuse, me laissant guider.

« C'est profond !!! M'exclamais-je, surtout pour savoir si mes compagnons étaient encore là
-T'inquiète pas, on est bientôt arrivés ! » Me répondit King.

          Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvions face à la source de la lumière. Cette lumière était comme encastrée dans un mur et émettait de la luminosité en sortant d'un imposant trou. Perplexe, je posais mon regard sur chacun de mes amis, essayant de comprendre la situation. King, voyant mon incompréhension, m'expliqua qu'il s'agissait d'un passage « secret » pour passer dans le monde des humains. Mes yeux s'ecarquillèrent, je n'arrivais pas à y croire. Là, juste devant moi se trouvait le passage vers la Terre !!! Un sourire radieux illumina mon visage. King, grave, me dis :

« On peut pas y aller. Si on fait ça, Dieu va nous tuer. » Surexciter, je ne comptais pas laisser ma chance de réaliser mon rêve me passer sous le nez. J'insistais comme un fou.
Il poussa un soupire, avant de répondre à contre-c½ur :
« Bon, ok. Mais on reste pas longtemps !!! Faut pas que ça se fasse remarquer... »
On ? King voulait m'accompagner !!! C'était trop sympa de sa part !!

          Alors que je m'apprêtais à pénétrer dans le fameux tunnel blanc qui allait nous conduire sur Terre, King m'attrapa subitement par le bras. Je posai mon regard interrogateur sur lui, ne comprenant pas ce que j'avais fait de mal ou ce que j'avais oublié. En me souriant, il fît apparaître une assiette de pâtes dans son autre main. Il me la tendit, puis ordonna simplement en me souriant :

« Mange.
En levant un sourcil, je lui répondis que je n'en avais pas envie. Mais il me rétorqua :
-Envie ?  il marqua une pause pour retenir un rire moqueur Les humains ne choisissent pas de manger ou pas. Ils ne sont pas comme nous. Les humains ont tout simplement BESOIN de nourriture."

          Perplexe, j'attrapais l'assiette. La méthode de fonctionnement des humains était vraiment étrange... Mais pas moins fascinante. Que m'arriverait-il si je cessais de m'alimenter en étant en possession de ce que King appela par la suite « appareil digestif » ? Peut-être que je perdrais la raison ? Peut-être je développerais une sorte de résistance la nutrition. Je ne savais pas, mais j'avais hâte de découvrir tout ça. J'avalais avec King les spaghettis à tout vitesse, impatient de passer de l'autre côté.

« Mange pas trop vite quand-même... Tu vas avoir des brûlures d'estomac. »

          Des... Brûlure d'estomac ?! Un incendie était donc susceptible de se déclarer dans mon ventre une fois que j'aurais un c½ur fonctionnel ?! Oh là là. L'idée de deve,ir humain m'effrayais alors soudainement. Mais avant que je ne songe à reculer, mon ami me prit par le bras pour me tirer dans le passage blanc. Une longue chute me surpris alors, alors que le noir ne m'englobe tout entier.

          Ma tête... J'ai mal. Horriblement mal. Je n'avais jamais ressentis une douleur aussi virulente, d'ailleurs je n'avais jamais ressentis une quelconque douleur. Je sentais et j'entendais un battement régulier dans ma tête qui résonnait. Qu'est-ce que c'était que cela... ? Que m'arrivait-il ? Allais-je mourir, si vite arrivé ?... Après un effort considérable, je parvins à ouvrir les yeux , chassant l'obscurité, constatant que King n'était pas avec moi. Douloureusement, je me redressais. Des fourmillements occupaient mon corps tout entier. Je tournai difficilement la tête de gauche à droite pour observer et analyser mon nouvel environnement. Il faisait nuit, des sortes de tiges métalliques et géantes maintenaient des mini-soleils. Je trouvais cela incroyable que l'humain ai inventé ça pour voir dans le noir !! Mais... Où pouvait bien être King ? Je me trouvais assis en plein milieu d'un sol goudronné qui était peint de ligne blanche à certains endroits. Et, autour de moi, des sortes de chariots à quatre roues étranges m'entouraient, tous biens alignés. Cet endroit faisait horriblement peur et transpirait la malhonnêteté. Je parvins à me relever entièrement au boit de 5 bonnes minutes, le corps tout endolorit, puis je me mis en route pour faire connaissance avec des terriens, et surtout retrouver Gabriel. Le battement régulier dans ma tête s'était régulé et avait disparu. Alors que je marchais tranquillement, je palpais simultanément mon corps vivant.
Je me sentais vraiment ému. Alors que je déposais ma sur ma poitrine, je ressentais... Mon c½ur qui battait contre la paume de ma main. Je m'arrêtais net, pris d'un soudain sentiment d'effroi. C'était là... Mon c½ur !! Il était là... Et il fonctionnait bien. Très bien, même !! Tout seul. Mais dans le même temps,  je remarquais que j'avais pris une habitude étrange, celle d'avaler de l'air pour la recracher aussitôt. Voilà qui était curieux ! Tant de modifications m'avaient touchée... C'était un peu déstabilisant ! Mais je préférais ça ! Etre humain, c'était super génial pour le moment !! Je priais juste pour que le soleil décide de se montrer vite, non rassurer par le manque de lumière.

          Je marchais 100 mètres avant de m'arrêter soudainement. Mon c½ur battait très vite et le passage de l'air dans mes poumons se faisait de plus en plus rapide, sans être autant efficace. Etais-je... Essoufflé ? Je m'assis à nouveau sur le sol goudronné, dont la fraîcheur m'arracha un cri de surprise. Doucement, je me remettais de mon effort. Mais, brutalement, deux orbes pâles et lumineuses s'approchèrent de mon à toute vitesse. Je reconnu la forme d'un chariot ; un des mêmes modèles présent sur les côtés. Les battements de mon c½ur qui s'étaient tantôt calmés reprirent de plus belles. Mon cerveau m'ordonnait d'aller me ranger sur les côtés, derrière les barres des mini-soleils. Je pris mes jambes à mon cou pour aller me précipiter sur la partie surélevé pour une raison qui m'était inconnu, néanmoins en sécurité. En voyant la chose passé, je fus surpris de voir qu'aucun homme ne tirait cette dernière. Mais bon : j'étais sain et sauf !

« Ouf ! J'ai eu chaud !! » Lâchais-je en essuyant quelques gouttes de stress qui avaient parlés sur mon front.

          J'attrapais un projectile qui se trouvait à terre, fou de rage, avant de le jeter sur le monstre qui avait osé vouloir me mangé !!! Le choc émit un petit claquement mécanique. En voyant l'énergumène s'arrêter, je fuyais dans une direction quelconque, craignant pour ma petite vite désormais toute fragile.
           Oh mon dieu. Je ressentais vraiment tout !! Je sentais une sorte de vibrement dans ma gorge lorsque j'émettais le moindre son. Ca faisait bizarre, mais cela était aussi assez amusant !! J'aimais la sensation d'être en vie !!
          Au loin, j'aperçus une lumière qu'une sorte d'auberge émettait. Tout rassuré et excité à l'idée de pouvoir enfin rencontrer des terriens, je m'y élançais en sautillant joyeusement. Une fois que je fus devant, je fus victime d'un violent trac. Et si je n'étais pas assez bien pour eux ? Après tout, je n'étais qu'un ange... ! Et.. Il ne fallait tout de même pas trop que je me fasse remarquer. J'haussais les épaules, chassant cette préoccupation de mon esprit. Je passais une main dans mes cheveux avant d'entrer enfin.
          Tous les yeux se rivèrent sur moi lorsque je franchis le seuil de l'endroit. Cela m'avait tout de même l'air d'être un « bar », j'en avais vu un identique dans un livre sur les lieux des humains. Très incomplet d'ailleurs, il n'expliquait même pas ce que representait le paysage croisé précedemment à l'intérieur. Enfin bref. Tout souriant, je m'exclamais, cachant mon stress :

« Salut !!! Moi c'est Masamune !!! »

          Sous le regard étonné des autres (pour une raison qui m'était inconnue pour le moment) ; j'avançais dans la pièce, mal à l'aise. Comme tant d'autre, j'ôptais pour me poser sur une grande chaise, en face d'un écran qui diffusait des images et d'un monsieur qui astiquait des verres. Mais le regard des autres ne me lâchait pas. Cela commençait réellement à m'angoisser. Mais je ne voulais pas le montrer. Je fronçais les sourcils, leur lançant, curieux :

« Quoi ???! Vous avez quoi à me regarder comme ça ??? »

          Quelques minutes plus tard, je me retrouvais entre les mains de gros barbus baraqués qui me jetèrent à l'extérieur. Je me retrouvais en deux temps trois mouvements étalé sur le sol.

« Rah... Aie... » Laissais-je échapper en ressentant une vif douleur au genou.

          Je me relevais, déçu, avant de repartir vers une autre direction, qui sera un endroit, je l'espère, chaleureux, où King se trouverais. Je commençais à m'inquiéter de ne plus l'avoir avec moi. Ce n'était vraiment pas normal !!!!
          Je m'arrêtais au bout d'un moment moment de marche, n'ayant plus rien croisé qui était allumé. Je remarquais que ma tenue n'avait pas changé : j'étais toujours avec ma tunique blanche. Ahhh ! Mais... Qu'est-ce que les humains avaient pensé de moi en me voyant comme ça... ? Un soudain sentiment de honte se fit ressentir, colorant mes joues en rouges.
« Je suis nuuulll... »

J          je m'assis sur le sol, adossé contre un mur d'immeuble. Je baillais à plusieurs reprises, mes paupières se fermaient toutes seules ; le froid ne me réveillait pas pour autant. Je ne savais PAS quoi faire. En plus, mon estomac commençait à me réclamer de la nourriture. Rah là là... être humain, ça n'était vraiment pas marrant.
          Je compris que j'allais devoir passer la nuit dehors, sans même avoir un toit. Tout tremblant, je me relevais pour chercher un abri. Des jeux d'enfants me sautèrent soudainement aux yeux. Fou de joie, je fonçais vers ces derniers. La mini-maison qui abritait les enfants avant qu'ils ne descendent sur le toboggan allait me servir de logis cette nuit. J'étais véritablement à l'agonie, j'espérais fort que j'allais mourir pour pouvoir retourner auprès de Dieu !

          J'ouvris les yeux. Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé, peut-être quelques minutes, mais il faisait toujours nuit. En soupirant, je me redressais. De grosses larmes coulèrent le long de mes joues. Je me sentais nul, désespéré et j'avais froid... Soudainement, j'entendis des pas se rapprocher de ma cachette. Alerté, je décidais de me mettre à plat ventre, craignant que l'individu ne remarque ma présence au travers des fentes en forme de fruits. « JE SUIS INVISIBLE ! Je suis invisible !!! » Pensais-je très fort, espérant que j'allais disparaître. Mais il n'en fut rien. Les pas se rapprochèrent de plus en plus de moi, jusqu'à s'arrêter.

« Hé !! Descend !! » Me fit avec autorité une voix familière.

          Je me redressais, puis je reconnu King qui était là, dépourvu d'ailes, ce qui me surpris un peu. Jusqu'à présent, je n'avais jamais vu mon ami comme ça. Il portait une sorte un gros sac de sport dans ses bras, qui semblait plutôt lourd et plein à rabord. Curieux, je descendis du toboggan en glissant puis prit King dans mes bras, soulager de le voir. Il était habillé comme un parfait humain, incognito.

« Ah King... ! Tu peux pas savoir, tu m'as manqué !!! »

          King soupira. Il semblait agacé pour une raison qui m'échappait.
Quelques minutes plus tard, me voilà vêtu comme un terrien ordinaire, une liasse d'argent dans ma poche.

« Avec ça, tu peux te prendre une chambre d'hôtel et te payer de la bouffe. Prends-en bien soin : ne fait pas de dépense inutile. Et cache ton argent aussi : tu as 1500 euros. Et n'oublies pas : 1 mois. Tu ne restes pas un jour de plus !!! » Me mit en garde King.
          Tout souriant, je me sentais renaître. Les vêtements étaient plutôt chauds, mais le fait de ne plus porter du blanc me déstabilisait un peu. Je n'en avais pas du tout l'habitude.

« King, tu vas rester avec moi ? lui demandais-je en souriant, priant pour que la réponse soit oui.
Les lèvres de King s'étiraient en un sourire presque machiavélique.
-Non, j'suis désolé. J'ai un tas de truc à faire  me répondit-il calmement. Aller, à dans un mois !! » Aussi rapidement qu'il était venu, il partit, me laissant tout seul à chercher où aller.

« Dans un hôtel... » me dis-je, me demandant ce que ce terme voulait bien pouvoir dire.

          Aussi dit aussitôt fait : me voilà en route. Je ne savais pas où me rendre, donc je marchais à tout hasard, espérant croiser une quelconque personne qui me dira où se trouve un hôtel.
La première personne que je croisais sur mon chemin était un vieil homme qui marchait en titubant. Quel étrange individu ! Rapide comme l'éclair, j'accourais vers lui, puis lui demandais poliment :

« Bonjour, vous savez où y a un hôtel ici ?
L'homme âgé s'arrêta de « marcher », puis posa ses yeux pleins de rides et tout rouge sur moi. Je me forçais à lui sourire, bien qu'il ai l'air très nonchalant.
Non... 'sais pas. » répondit-il, semblant être dans les vappes.

          Je laissais le vieil homme seul pour accourir vers quelqu'un d'autre, une femme cette fois-ci. Elle était grande, et ses longs cheveux étaient brun et tout lisse. La courtesse de sa jupe m'intimidait, mais je m'élançais toute fois vers elle en lui demandant la même chose. Elle me lançait un regard plein de dégoût, sans que je sache pourquoi, avant de s'en aller en sortant une sorte de poudrier de sa poche. J'avais du mal à comprendre pourquoi la Terre manquait d'hospitabilité. Pourtant, il ne me semblait que je n'avais pas été trop impoli. Peut-être n'aimait-il pas être dérangé ?? Les terriens me fascinaient ! Ils étaient incroyable pour moi, et tellement imprévisibles !!

          Je poursuivais mon chemin, recherchant toujours ce fameux hôtel. Ah ! King aurait pu m'aider... Mais non. Il m'a seulement dit « trouve un hôtel » avant de s'en aller. Certes, il m'avait beaucoup aidé en me confiant un grand nombre de chose, mais bon... Je souriais. Gabriel avait été super avec moi, heureusement qu'il était là ! ça aurait pu être pire : à l'heure qu'il est, sans lui je serais encore sur l'installation pour les enfants. Ma motivation était au niveau maximum, je poursuivais mon chemin un peu au hasard, j'avais la soif de découverte et d'aventure dans ma nouvelle vie !

           Une ombre humaine, vive comme l'éclair mais très silencieuse, me frôla légèrement lorsqu'elle passa à côté de toi. Surpris par bref contact inattendu, je posais mes yeux sur l'individu qui venait de me passer devant, le voyant disparaître au tournant de la rue.

« Hé ! Reviens ! » Entendis-je derrière moi.

           Je me retournais vers eux, et très vite, mon cerveau fit la liaison entre l'homme qui venait de passer et les deux hommes qui couraient dans sa direction en lui priant de revenir. Ils avaient une vingtaine d'années et ne perdirent pas de temps à me dépasser à leur tour, tournant au coin de la rue comme le précédent. Curieux, j'accordais quelque secondes à ma conscience prudente de me défendre d'aller voir ce qu'il se passe, avant d'accourir à mon tour vers la ruelle convoité.
          Interloqué, je constatais qu'il n'y avait plus personne, comme si ce que je venais de voir était une hallucination ou comme si ces gens avaient totalement disparu. Mince ! Je les avais loupés de peu ! Mais... Je suis un aventurier doublé d'un agent secret ! Je me devais de les retrouver, et vite !!! Tout joyeux et enthousiaste, je continuais ma recherche en cherchant des indices à la lumière des minis-soleils.
          Dès que j'eus finis d'inspecter la rue déserte, je bifurquais vers une autre, plus sinueuse et étroite, dans l'espoir qu'ils étaient partis par ici. Je m'élançais dans cette dernière, inspectant chaque recoin des environs. Tout était calme, impossible qu'ils soient passés par ici. Mais je devais tout de même vérifié, et au pire des cas, je retournerais dans la rue principale, essayant une énième rue. Alors que je tournais la tête vers un cul de sac pour voir si un quelconque individu s'y trouvait, une main puissante me tira soudainement à l'intérieur, m'engouffrant dans l'impasse. Je me retrouvais alors collé contre l'homme, incapable de voir à quoi il ressemblait était donné que j'étais dans le sens opposé à celui de son visage. Je ne voyais que la poubelle devant moi et l'entré de l'impasse, prisonnier des bras de mon agresseur. Il semblait avoir longtemps couru ; il peinait à reprendre sa respiration rapide sans faire de bruit. Moi, de mon côté, j'étais plus terrifié qu'autre chose. « Je vais mourir ! je vais mourir ! » me répétais-je continuellement. Son emprise sur moi se resserra lorsque les deux zozos passèrent juste devant notre cachette.

« Putain, il est passé où c'batard ? En fis un en passant juste devant nous sans même nous remarquer
-J'sais pas, je te l'avais dis qu'il était aller d'l'autre côté ! » Répondit l'autre avec agressivité.

          Mon agresseur attendit quelques minutes en apnée, pour s'assurer que les deux étaient bien passés, puis il me lâcha en me poussant violement. J'avais de bons reflexes, je parvins à me rattraper sur la poubelle. Je posais mes yeux sur l'étrange garçon. L'obsucurité de la nuit m'enpêcher de bien le détailler, mais son épaisse cheveulure verte me sautait aux yeux. Il tendit avec prudence sa tête vers la rue, puis sortit de sa cachette, toujours sur ses gardes. Il marchait lentement, passant au crible chaque recoin de la voie de circulation. Rien. Il poussa un soupire de soulagement, puis repris son chemin normalement.
          Mais j'étais très énervé qu'il m'avait attrapé de la sorte !! Pour qui il se prenait ce gars ?! Je m'élançais vers lui à toute vitesse, lui attrapant le bras. Rapide comme l'éclair, il attrapa le miens puis le tourna d'une manière et d'une rapidité impressionnante, m'immobilisant, son avant bras me maintenant le cou pour que je puisse être à sa merci. Je laissais échapper un « Aie... ». Quelques microsecondes plus tard, je sentais le froid d'une lame de couteau sur mon cou. Terrorisé, je n'osais faire le moindre geste, même si mon cerveau m'hurlais de lui ordonner de me lâcher. J'étais trop faible pour ça, j'avais trop peur. Heureusement pour moi, l'individu n'appuyait pas sur ma carotide avec sa lame; il me menaçait simplement pour m'intimider. Et il avait raison, parce que j'étais mort de peur. J'étais incapable de faire quoi que ce soit, je craignais pour ma vie si nouvellement acquise.

« Qu'est-ce que t'essayes de faire, toi... ? » Me demandait-il froidement, sa tête presque collé à mon oreille.

          Je tremblais presque. L'envie de retourner au paradis était vraiment forte, au moins, là-bas, il n'y a pas le moindre soucis. J'avais envie de déployer mes grandes ailes blanches pour y retourner, la Terre était vraiment trop horrible et trop cruelle...

« REPOND !!! » m'odonnait-il en hurlant, provocant un léger sursaut.

          Je peinais à articuler un « désolé », même si je ne le pensais pas le moins du monde. Mon c½ur battait tellement vite qu'il pouvait déchirer les tissus de mon torse d'un moment à l'autre. J'avais juste envie d'être libéré, de ne pas mourir, quitte à mettre ma fierté de côté. Je l'entendis pousser un soupire de satisfaction avant de me relâcher, puis de se remettre en route. Je le regardais s'en aller. J'hésitais à aller le revoir pour m'expliquer avec lui. Etais-je maso ? « non, tu vas partir loin de lui et chercher ton hotel. Ton hotel, Masamune. » ... Mais oui ! L'hotel !! Sans réfléchir, je m'elançais vers le menaçant inconnu, et, avant que je sois arrivé à son niveau, je lui demanda en souriant :

« Vous sauriez pas où y a un hotel s'il vous plait ?! »

          Mon ton était des plus courtois, mes mots étaient soigneusement pesées, et la distance réglementaire pour ne pas se faire attraper une fois de plus était respecté. L'homme se retourna vers moi, c'est ainsi que je pu voir pour la première fois ses yeux. Ses yeux étaient d'un bleu pales, profond, mais aussi inquiétant et mystérieux, d'autant plus qu'ils étaient froncés. Sur ses joues étaient gravés de profondes croix similaires à celle du christianisme qui étaient désormais cicatrisés, me confortant dans l'idée de m'enfuir au plus vite. Mais c'était trop tard : j'avais déjà parlé.
          Ses yeux m'analysèrent de haut en bas, comme si pour voir si j'étais inoffensif ou pas. Vu le regard dédaigneux qu'il me lança par la suite, j'en conclu que je l'étais. Une sorte de malaise s'installa alors que quelques minutes passaient dans le plus grand des silences. Il tourna les talons au bout d'un moment, puis s'en alla en disant :

« Démerde-toi, mec. »

          Un peu bredouille, je restais en plein milieu du passage, essuyant les larmes qui commençaient à vouloir couler. Je me sentais nul. Misérable, pitoyable.. Pourquoi les gens ne voulaient pas m'aider ?! Soudainement, un sentiment de révolte rebelle monta en moi. Je ne voulais pas que l'on me traite ainsi ! J'étais un ange, après tout ! Je m'élançai vers le balafré, plus que jamais déterminé. Je le depassais, puis passa devant lui pour stopper sa marche.
Je finis par baisser le regard en soupirant. Mes yeux s'enbruerent de larmes, me faisant perdre toute crédibilité. Quel idiot je faisais... 

"Y a un hôtel pas très loin, en centre ville. Les prix sont exorbitant, mais bon..."

          Je songeais à la phrase de King : "pas d'argent dépensé inutilement !!!" ... Il fallait que je fasse attention. Malgré tout, j'étais content que le vert m'ai répondu. J'enfonçais ma main dans ma poche avant de constater avec effroi que la liasse de billets que Gabriel m'avait gentiment offert n'était plus là, sûrement les avais-je perdu dans ma course. Mes yeux s'ouvrirent en grands, mon coeur rata un battement, mon cerveau était agité comme jamais. Comment allais-je faire ?!?!?! Qu'est-ce que j'allais dire à King ?!?! Comment est-ce que j'allais vivre ?!?! J'allais mourir ?! J'allais devoirs dormir dans la nuit et dans le froid dehors encore ?!?! Je laissais les larmes coulées, désespéré. Le balafré me regarda avec un air interrogateur, se demandant sans doute pourquoi ce soudain saut d'humeur. Je lui racontais que j'avais perdu mon argent, que je n'avais pas la moindre idée où il était et que je devrais dormir dehors ce soir. Ses yeux bleus ne laissaient transgresser pas la moindre émotion. Il semblait impassible face à ma confidence. Il haussa une épaule, me souhaitant un bon courage ironique avant de reprendre son chemin. 
"Hé... J'peux dormir chez toi...? Lui demandais-je faiblement, désespéré au point de faire la charité
Il poussa un rire moqueur, ne s'arrêtant même pas de marcher.
-Dormir chez moi ?! Même pas en rêve mon gars
Je serrais mon poing. Je ne voulais pas dormir dehors, hors de question. Et puis, ce mec n'était pas comme les autres, je n'avais pas l'impression qu'il me rejetait totalement. 
Aller quoi !!!!! Pour me dédommager !!! Lui implorais-je, songeant aux agressions faites précédemment.
Il décida enfin de s'arrêter et de se tourner vers moi. 
-Tu as un portable ou un quelconque moyen de communication ?? Me demanda t-il, passant au crible mes poches avec ses yeux bleus. Je fronssais les sourcils, ne connaissant pas la signification du mot "portable"
Euh... Non j'crois pas ?" Répondis-je avec hésitation.
Il se dirigea vers moi, puis, sans gêne, fouillant chacune de mes poches, et même mes manches.  A le voir si près, je fus assez surpris qu'il soit aussi jeune que ça. Il devait avoir 17/18 ans, pas plus
"Putain t'as vraiment que dalle... Lâcha t-il en faisait le bilan de ses trouvailles. Rien. Mais... Serait-il sur le point d'accepter ?!!
-Ouais je t'ai dis.... J'ai rien... S'te plaît, que cette nuit... Lui implorais-je, accentuant mon air fatigué et misérable. 
Ça va ça va." Poussa t-il avant de soupirer. Mais soudainement son sourire s'étira en un rictus malicieux. "Par contre, j'aurais besoin que tu fasses quelque chose pour moi."

          J'haussais un sourcil, ne sachent visiblement pas du tout de quoi il s'agissait. Kyoya sourit de plus belle avant de repartir, suivis par moi, un peu dérouté. 
          Nous marchions une bonne dizaine de minutes. Je gardais une bonne distance entre nous deux, marchant quelques mètres derrière lui. Je n'aimais pas faire la charité comme ça, mais je n'en avais pas le choix. La silhouette de l'individu devant moi était fine, sa démarche était provocatrice, et ses vêtements, trop peu épais pour qu'il n'a pas froid en cette nuit glaciale. Pourtant, il ne montrait rien. J'avais un peu de peine pour lui avec ma doudoune toute chaude et l'écharpe donnée par King. Mais bon, je devais être sans pitié !!! Après tout, il m'avait agressé comme ça, sans raison ! Mais il acceptait quand même de m'hébergé pour cette nuit... Alors... Ah ! Je devais à MOITIÉ avoir pitier !!! Nous finimes enfin par arrivé chez lui, le balafre habitait dans un grand immeuble qui semblait presque à l'abandon. Malgré tout, j'étais heureux d'avoir un endroit pour cette nuit !!!! J'avais eu de la chance !

"Magne. Entre."

Je pénétrais le premier dans le hall de l'immeuble, ne comprenant pas son ordre.

"Monte les escaliers !!!!" M'ordonnait-il, toujours dehors devant la porte. 

Je n'arrivais pas à comprendre, mais je m'exécutais. Je montais 5/6 marches avant que Kyoya ne me rejoigne enfin. Je posais un regard interrogateurs sur lui, avant qu'il ne me réponde, lassé :

"Nan mais c'est parce que des fois y a des flics qui se cachent. Aller, monte !!!

          Je retenais un "Rah ça va !!!" puis je grimpais les marches jusqu'au 7 ème étage. 
          Il se dirigea vers une porte, y inséra les clefs, puis me fouilla une seconde fois avant de me laisser rentrer. Drôle de manie !!! 
Je pénétrais chez l'individu, regardant partout autour de moi à quoi ressemblait son appartement. Il était très banale, enfin, c'est ce que je me disais. C'était la première fois que mettais les pieds chez un humain après tout !!! Il referma la porte, puis enleva sa fine veste et ses chaussures avant de s'étirera. Je l'imitais, accrochant ma doudoune au porte-mentaux, et rangeant mes chaussures sur le côté. À l'aise, je m'élançais dans l'appartement, les yeux qui pétillaient d'admiration.
"Ouah !!!! C'est trop bien !!!!! Je regardais partout, me demandant parfois l'utilité de certaine chose comme du petit écran noir placé devant le canapé.
Tu te fous de ma gueule... Lâcha Kyoya avant d'aller dans une autre pièce. Au fait, moi c'est Kyoya. M'informait-il assez fort pour que je puisse entendre. Et toi, le SDF?? Reprit-il en riant moqueusement. 
Énervé d'être insulté de la sorte et connaissant le sens péjoratif de ce terme, je me rendis dans la même pièce que Kyoya qui s'averra être une cuisine. 

"Je suis PAS un SDF !!!! Je m'appelle Masamune !!! Rectifiais-je froidement.
-Ouais, c'est la même. Kyoya ouvrit le frigo à la recherche de quelque chose. T'as faim j'imagine ???" Même si j'aurais voulu dire que non, mon estomac qui grondait aurait affirmé le contraire. "Pfff !!" Lâcha Kyoya d'amusement en sortant deux plat à réchauffer. Il les mit dans une étrange machine et appuya sur les boutons. Je fonçais auprès de lui, regardant avec incompréhension l'étrange plateau qui faisait tourné nos plats. Comme c'etait étrange... Alors, ici la nourriture avait besoin d'être tourné ?!
"T'as jamais vu de micro onde ou quoi? Dit Kyoya d'un air blasé. Suis-moi, je vais te dire ce que t'auras à faire."

          Kyoya quitta la cuisine pour se rendre dans une autre pièce dont la lumière était étrangement déjà allumée. Il ouvra délicatement la porte de la petite salle, et nous nous retrouvions nez à nez avec une vingtaine de plant de plantes, chauffé à l'aide d'un soleil artificiel qui les faisait poussé. Elles étaient déjà hautes, elles faisaient ma taille. Oh !!!! Kyoya aimait les fleurs !!!! Mais celle-ci n'étaient pas jolies, mise à part leur forme de feuille étrange !!! Pourquoi Kyoya faisait-il ça ??? Il pénétra dans la pièce, puis saisit un arrosoir en me le tendant. 

"Elles appartiennent à un pote qui me les a filé. Ça me fait chier de devoir les arroser toutes trois fois par jour, tu n'imagines pas. Tu mets 10cL à chacune, pas UN de plus et ça devrait aller. Aller, Magne-toi !!!" Je saisis l'arrosoir, et, à l'aide d'une éprouvette graduée, j'arrosais minutieusement chacun des plans. 
-Regarde-moi !!! S'écria soudainement Kyoya devant la porte. Je tourna ma tête vers lui avant qu'un aveuglante flash ne me brûle les yeux.
-Aïe !!!
- voilà, comme ça si tu me dénonces, j'ai une preuve contre toi." M'expliquait Kyoya en repartant en cuisine. 

          Une preuve contre moi ? Mais j'avais rien fait de mal pourtant !!!! Enfin bref. Je préférais ne pas m'intéressé à tout ça pour le moment. J'obéissais à Kyoya en arrosant chacun de ses plants en tentant d'être le plus précis possible. Au bout d'une quarantaine de minutes, j'eus enfin finis. Peut-être y avait-il bien plus que 20 pousses... Je refermai minutieusement la porte avant d'aller rejoindre Kyoya qui mangeait sur le canapé, une télécommande à la main et qui appuyait sur les boutons pour pouvoir changer les animations qui défilaient sur l'écran allumé. Subjugué, je n'oasis décoller mes yeux de ce dernier. C'était tout bonnement incroyable !!!! Je n'en revenais pas !!!

"Euh... Mange hein." Me dit Kyoya en me montrant du doigt mon plat avec mes couverts et un verre d'eau. Tout heureux, je saisis le plat puis me mit à manger en le remerciant chaleureusement. Oh là là, que c'était bon !!!! Je me régalais, même si je ne savais pas du tout ce que ça pouvait être. Miam miam !!! Pour la première fois, manger et boire m'apportait du plaisir. 

"C'est boooonnn ! M'exclamais-je en engloutissant tout mon repas.
Kyoya haussa une épaule, puis se mit à bailler. 
-J'vais me pieuté."
         
          Il débarrassait les plats (d'ailleurs, il avait à peine mangé la moitié, ce qui me surpris énormément), puis verrouilla chacune des pièces, la cuisine, la pièce des plantes et que sais-je... Il me confia le canapé (en m'extirpant la télécommande, comme si je savais comment cette étrange machine fonctionnait ?) Puis il me défendit de le déranger en allant s'enfermer dans ce que je présumais être sa chambre. Je m'allongeais bien confortablement dans le canapé en me recouvrant d'une couverture gentiment prêté par mon résident, puis je ne tarda pas à sombrer dans le sommeil, heureux. Je fis un bref bilan de ma journée, enfin, plutôt de ma nuit, riche en émotion. 

          Les deux jours suivants, je les passaient chez Kyoya. D'un moment à l'autre, je craignais qu'il ne me vire, en ayant assez de moi. Déjà que je m'étais accroché pour rester chez lui la veille... Comme les autres soirs, je me blottis contre la couverture alors que Kyoya verrouillait les autres pièces, ne me faisait sûrement pas encore confiance. Alors que je fermais les yeux pour trouver de sommeil, Kyoya revint dans la pièce. 

"J'ai un caractère de merde, comme t'as peut-être pu le remarquer.... Je fume, mon appart' est mal isolé, j'ai des activités illicites qui peuvent te conduire en prison pendant TRÈS longtemps... Tu veux malgré tout encore continuer ton "job" d'arroseur de marijuana en échange de mon toit ???"
Je me redressais, tout ému. Sans hésité, j'hochais la tête à l'affirmative en souriant. 

"Le moindre truc louche, tu dégages." Me menaçait-il en partant dans sa chambre. 

Tout heureux, je ne pu m'empêcher de lâcher un "Yeahhhh !!!!!" en levant le poing en l'air. Ah là là ! Si tu me voyais, King, tu serais fier !!!!

Une semaine plus tard...

          Je me réveillais comme à mon habitude vers 8h30. Kyoya était, comme la plupart des matins, assis sur le rebord de la fenêtre du salon à se fumer une cigarette.
« Ah ! J'ai froid !Me plaignais-je pour qu'il ferme la fenêtre.
-Ta gueule, c'est chez moi ici. » Me répondit Kyoya avec sa nonchalance habituelle.
En souriant, je me levais, me plaçant juste derrière lui.

« Si je te pousse : tu tombes !!! Lui dis-je en lui tenant les épaules.
-Bonne déduction, bien. Lâche-moi, maintenant. »

          Kyoya n'était pas du matin, et encore, j'étais certain que la clope le rendonnait plus amicale que d'habitude. Je le lâchais, me dirigeant en cuisine pour préparer mon petit déjeuné. Je ne préparais rien pour Kyoya, je ne l'avais jamais vu manger quelque chose le matin. Je m'étais habitué à ma vie de terrien et avait totalement renié celle d'ange qui était tellement ennuyeuse ! Kyoya arriva dans la cuisine, son téléphone à la main.

« Ouais... Ouais bah on fait comme ça. Ok. Ca marche, à toute.
Il raccrocha. Tout curieux, je lui demandais en souriant :
-C'était quiiii ?
Il soupira, puis répondit :
-Le pape.
Oh ! Je n'en revenais pas, Kyoya connaissais le pape ?! Vraiment ?! Oh ! Quel chance !!!!!
-Il est gentil ?! Lui demandais-je, admiratif. Je n'aurais jamais cru que...
Aie. Kyoya me mit une petite classe derrière la tête.
-C'était un pote. Je serais pas là aujourd'hui, occupe-toi des plants comme d'hab'
Je pris une moue boudeuse, pas satisfait du tout. J'en avais marre de rester ici ! Sans sortir !!! Je le suppliais, je me mettais à genoux pour l'accompagner.

« Bon, écoute, je veux bien te laisser sortir cet aprem. Ecoute-moi bien. Tu seras tout seul et tu rentreras avant 17h30. »

Kyoya m'avait donné chacune des instructions. J'écoutais chacune de ses directives avec attention, mémorisant le moindre détail dans mon esprit.
« Si tu y arrive, on sort ce soir. »
          Je me sentais tout heureux de pouvoir sortir avec Kyoya ce soir !! C'était géant, j'avais hâte !!!!
          J'avais accompli ma mission, non sans peine. Mon bute était de me rendre à la boulangerie dont le nom m'échappait, situé au centre ville, et de lui demander « deux baguette bien BLANCHES » en toussant sur le blanche pour que la boulangère comprenne mes intentions que même moi je ne comprenais pas. Elle m'a confié les baguettes. Je lui ai donné l'argent que Kyoya m'avait confié, puis je m'en alla en la remerciant chaleureusement, trouvant le corps du Christ anormalement lourd. Dès que je revins à la maison, vers 17h (le temps de mettre la main sur la boulangerie), Kyoya m'attendais impatiemment. Il dechira violament les baguettes, puis en extirpa quelques paquets de poudre blanche. En souriant, il me caressa la tête comme un vulgaire animal de compagnie avant d'aller ranger ses précieuses trouvailles. J'entreprenais de manger le pain, mais Kyoya m'en défendit, m'avertissant que les sachets n'étaient probablement pas très sécurisé et que des particules s'était probablement dispersés dans le pain. J'haussais une épaule, arrachant discretement un bout de baguette qui me semblait dépourvu de poudre blanche avant de l'enfoncer dans ma bouche.

          A 20h, on se mit en route pour partir chez un des amis de Kyoya, Ryuga si je ne me trompais pas. Il faisait une petite fête et nous avait invité (enfin, il avait surtout invité Kyoya, mais bon). Je me demandais qui serait présent. Peut-être avais-je là une occasion de mieux connaitre le vert ! Oui, parce que après tout, je le connaissais à peine. Je ne savais pas ce qu'il aimait, hormis la cigarette. Je ne savais pas ce qu'il détestait, sauf arroser les fleurs. Comment pouvais-je en apprendre plus sur lui ? La réponse était évidente : en discutant avec ses amis.
La soirée n'était pas géniale. J'étais resté scotché à Kyoya qui écoutait la conversation qu'avait Ryuga et un autre de ses amis en lançant quelques réflexions sarcastiques, parfois. Comme musique de fond, on y avait mit du Nirvana, et lorsque le CD se finissait, on échangeait avec du The Cure. Les autres invités faisaient vraiment peur, de véritables démons. Je me sentais seul. Kyoya enchaînait verre sur verre, whisky cul sec sur whisky cul sec en coupant parfois avec de la vodka. Enfin bref, très vite, mon colocataire n'était plus de la partie, trop saoul. Au bout d'un moment, il a sortit les fameux sachets remplit de blanc, et alors tout le monde à commencer à faire je ne sais quoi avec. Kyoya sortit faiblement un paquet de cigarette de sa poche, puis il s'en alluma une. En tirant une latte, il me tendit la clope.

« Vas-y... Tire une latte. »
Je pris la cigarette avec hésitation. Je ne savais pas vraiment quoi faire avec, alors Kyoya la glissa doucement entre mes lèvres, en me disant de tirer dessus. C'est ce que je fis.
« Prend tout dans tes poumons, ne recrache pas... »

          Je m'exécutais. Je maintenant la fumée dans mes poumons, avant que ma gorge ne me brule et que je fus contraint de tout recracher. Je toussais comme un malade, comme un cancéreux qui était sur le point de mourir, et je ne pouvais l'arrêter. Kyoya eu un petit rire d'amusement avant de me taper sur mon dos pour que ma toux cesse en reprenant sa clope fumante. Le vacarme tout autour avait privé le reste des individus de ce spectacle pitoyable, heureusement pour moi. Décidément, Kyoya était bien aimable avec des cigarettes, mais le mélange cigarette + alcool était infaillible. Kyoya ne consomma pas de poudre blanche, ce soir là.

          Deux heures plus tard, je dû traîner Kyoya totalement HS jusqu'à chez « nous ». Rah là là. Délicatement, je le déposai sur le sol, en position assise, pour pouvoir ouvrir la porte. Je le trainais à l'intérieur, puis je l'allongeais doucement sur le canapé. Il dormait paisiblement, comme un petit bébé. Je trouvais Kyoya vraiment adorable, cette nuit là. Il était 4h35 du matin, j'étais mort de fatigue. Je commençai ma nuit dans le fauteuil d'à côté, plus inconfortable que le canapé, mais c'était déjà bien, je m'estimais heureux. J'avais appris un grand nombre de chose sur la nature humaine, aujourd'hui. Elle me fascinait. Mais celui qui était vraiment au centre de tout, c'était étrangement Kyoya. C'était le plus intéressant de tous. Je me sentais comme attiré par lui, comme s'il était un aimant. J'avais l'impression qu'une vie ne suffirait pas à le connaître. Comme s'il cachait un nombre incalculable de chose.

          Le lendemain, Kyoya était tout agressif, sans doute les retombés de l'alcool. Il ne me demandait même pas comment il était rentré, et même s'il devait se douter que c'était moi qui l'avait ramener, il nele remerciait pas. Bah, j'avais l'habitude, il ne fallait pas oublier que j'avais à faire à Kyoya. Kyoya l'associable. Mais je ne lui en voulais pas. Enfin,  un peu, mais pas beaucoup. Nous passions toute notre journée devant la télévision à zapper sur des programmes moyens. Kyoya n'avala rien de la journée et se précipita en direction des toilettes plusieurs fois, rejetant la soirée de la veille. Je m'abstenais de lui faire le moindre commentaire, après tout il semblait s'être amusé. Il poussa un soupire, puis me demanda d'une voix faible, comme encore imprégné d'alcool :

« ... Tu t'es pas trop ennuyé, hier ? »

          Je lui répondis que non. Il haussa un sourcil comme pour dire « tu te fous de moi ? », mais n'ajouta rien. Kyoya semblait vraiment déprimé aujourd'hui. Il faisait semblant de regarder la télé, mais je savais qu'il était plongé dans ses pensées en réalité. Que se cachait-il dans le crane de Kyoya ? Etait-ce l'anarchie dans son cerveau ? Qu'avait-il vécu ? Je n'en savais rien, parce que je ne le connaissais pas. Kyoya, doucement, se rendormi alors que je me dirigeai vers la salle pour arroser nos petites plantes chéries qui avaient bien poussées en une semaine. Alors que je revenais dans le salon après trois bon quarts d'heure, Kyoya ne se trouvait plus dans le canapé. Je toquais à sa porte de chambre, certain qu'il s'était réfugié ici.
« LAISSE-MOI ! DEGAGE !!
Je m'écartais vivement de la porte.
Hé... ! Mais ça va je voulais savoir ce que tu faisais !! Répliquais-je, légèrement énervé et anxieux
-CA TE REGARDE PAS ! Aller c'est bon, va t'en. »
Décidément, je n'arrivais pas à comprendre Kyoya. En poussant un soupire d'agacement, je me dirigeai vers le canapé.

Une semaine plus tard...

          Kyoya semblait d'assez bonne humeur ce jour là. Il se rendit à la douche, puis se vêtis avec de banals habits. Etant donné que je n'avais qu'une seule tenue, Kyoya était contrait de me prêter des vêtements, bien que cela ne l'enchantais guère. Kyoya et moi sortions à l'extérieur.

« On va où ???
-Faire les courses. » Me répondit Kyoya en souriant mystérieusement.

          J'étais impatient de voir à quoi ressemblait un supermarché !!
          Mais c'était dans une petite épicerie que nous nous rendions. Kyoya avait prit un sac plutôt grand, non transparent, et prenait tout ce qui lui plaisait sans même que le vieux vendeur ne se doute de quelque choses, d'autant plus que les bornes étaient factices. Kyoya me prit des barres chocolatés qui avaient l'air succulentes car j'avais vraiment insisté pour les avoir après avoir vu la pub. Je me sentais heureux. Kyoya et moi rentions avec notre maigre butin. Nous n'avions rien payé du tout.

« On y retournera demain, on a largement assez là. ».

          Je souris, je me sentais soudainement puissant à faire ce genre de chose.
Le midi, nous mangions de bonnes pattes ainsi qu'un bon steak cuit par Kyoya. Kyoya était un pro de la cuisson, il m'épatait. C'était tellement bon ce qu'il cuisinait !!! Pourtant, il n'avalait jamais tout, alors je me portais volontaire pour terminé ses assiettes. Ensuite, direction mon boulot de jardinier !!

          Lorsque je revins dans le salon, j'y découvris Kyoya qui semblait tout pensif, sa « bonne humeur » lui était passée. Il avait un support sur ses genoux sur lequel reposait un tas de feuille blanche. Il attrapa un crayon de bois, puis il se mit à agiter la mine contre la feuille blanche, et en quelques minutes, sans que je n'aie lâché mon regard de ses traits, il finit son travail. Le résultat était magnifique... Brillant. Digne d'un véritable artiste. Je n'en croyais pas mes yeux. C'était juste... Incroyable. On avait l'impression qu'il avait prit une photo d'une vue d'une plage, et premier plan, on pouvait voir l'horreur. Un individu en noir était présent, debout. On ne pouvait pas reconnaître qui il s'agissait, car il était tout noir. Au pied de lui baignait plusieurs corps qui semblaient être sans vie, baignant dans ce qui ressemblait à du sang. A l'arrière plan, on pouvait voir la beauté des vagues de la mer qui venaient se jeter contre le sable. Le contraste était... Vraiment affolant. J'en eus des frissons. Le réalisme de son dessin était désarmant. Le plus incroyable était qu'il avait fait cela sans même avoir de modèle, ni même avoir d'esquisse.

« Ouah... !  Laissais-je échapper, ne décollant pas mes yeux de son ½uvre d'art. Où tu as appris à faire ça ?! Lui demandais-je, posant mon regard plus que surpris sur lui.
-Bah, tu sais... C'est le seul moyen qu'on avait pour nous de « s'évader », au foyer... » Il baissa tristement les yeux, serrant la feuille de papier contre ses doigts, la chiffonnant légèrement.
J'haussais un sourcil.

« C'est quoi un foyer ? » Demandais-je

          C'était au tour de Kyoya de poser ses yeux sur moi. J'avais l'impression que ses grands yeux bleus pouvaient lire dans mon esprit, qu'ils me submergeaient totalement. Nous nous regardions droit dans les yeux comme ça, pendant un moment. J'essayais de lire ce qu'il pouvait ressentir, ce qu'il devait se dire à se moment là. Comment se sentait-il ? Pourquoi je n'arrivais pas à savoir ce que Kyoya pouvait penser ?! Mais il finit par baisser les yeux : c'est là que je pu distinguer quelque chose. Comme une pointe de... Tristesse ?! Kyoya était-il triste ?! Avais-je mal vu ?! Fort probable. Cet instant ne dura que une seconde seulement, avant qu'il ne se mette à froncer les sourcils, pour regarder ailleurs, et me dire sèchement :

« RIEN. Laisse-tomber. »

          J'haussais un sourcil. Kyoya se leva brutalement, froissa sa feuille jusqu'à en faire une boule de papier avant de la jeter dans une corbeille situé à quelques mètres, qu'il envoya à l'intérieur du premier coup. Un peu déçu par ce gâchis, je me levais comme lui, puis je l'attrapai par le bras alors qu'il s'apprêtait à s'en aller :

« Je veux que tu me fasses un dessin à moi aussi ! l'implorais-je, soudainement motivé et joyeux.
Kyoya, lentement, tourna la tête vers moi, me laissant découvrir un sourire imprégné de malice.
-Tu sais, c'était comme ça que je gagnais mon argent de poche au foyer. Donc... Tout a un prix ? »

          Je lâchais Kyoya qui partait en cuisine,  regrettant de n'avoir rien sur moi.
Je vidais la corbeille, puis attrapait quelques dessins en boule, chiffonnés comme le précédent. Ca me faisait mal au c½ur de voir ça. Je glissais les dessins dans ma poches, ils m'étaient précieux, sans même que je ne sache pourquoi. Kyoya avait un véritable talent incroyable.
Je regoignais Kyoya dans la cuisine qui regardait nostalgiquement à l'extérieur, dos à moi.
« Ca va ? » Lui demandais-je gentiment en m'approchant de lui.
Il ne me répondit pas immédiatement.
« Un foyer, c'est là où on met les gosses qui ont des soucis avec leurs parents. » Il se retourna vers moi « C'est assez horrible comme expérience, tu sais... » Il tira une chaise, puis s'assis dessus, les yeux baissés sur la table. Il avait besoin d'être posé pour me raconter ça. « ... Ryuga je l'ai rencontré là-bas. Il sait ce que c'est. Soit t'y reste quelque temps, soit jusqu'à ce que tu sois majeur si personne ne veut te récupérer...» J'aurais juré avoir entendu des larmes dans sa voix, mais jamais je n'aurais eu le courage de le souligner. « ... Les éducateurs, ils étaient... Cruels, sadiques... C'est facile de s'en prendre à des gosses, surtout quand ils ont plus de familles. » Kyoya serra les dents et le poing.

J'avais mal au c½ur pour lui. Je ne voulais même pas essayer d'imaginer, car, de toute façon, je sais que je n'aurais pas réussi. J'ai toujours eu la vie facile, moi. Kyoya se releva, les yeux bas. Il me faisait trop de peine, vraiment. Je le pris dans mes bras gentiment pour lui montrer que je le soutenais. Il tenta de me repousser faiblement, mais je le tenais trop fort pour qu'il y arrive.

« Rah, ça va lache-moi... C'est suffisamment embarrassant, n'en rajoute pas une couche... »

          Mais je refusais de le lâcher pour autant, au contraire, je le serrais encore plus fort. Vraiment, je voulais lui montrer que j'étais là. Je sentais timidement les bras de Kyoya m'étreindre, ce qui me fis sourire légèrement. Puis, sans que je sache comment, nos lèvres se sont rencontrées. Un baiser. Un doux et long baiser. C'était juste merveilleux. Incroyable. Mon c½ur battait vite tout du long, mes joues étaient très probablement teintent en rouge. En tout cas je me sentais bien. J'avais envie que ce moment dure toute la vie.

         J'étais amoureux de Kyoya. Il me fascinait. Je l'aimais de vraiment tout mon c½ur et je savais que ça allait durer longtemps. Aussi longtemps que je resterais ici
Deux semaines plus tard...

          Comme tous les matins, je me rendis dans la salle où nos plants de marijuana s'y trouvaient. Je fus bien étonné de voir qu'elles étaient prêtes à être coupées : elles touchaient le plafond. Kyoya, une cigarette à la bouche, arriva et dès qu'il eut vit cela, il dit :

« Je vais appeler Ryuga pour qu'il se débarrasse de ces saletés. »

Pour qu'il... Oh... ! Oh non ! Si Ryuga vient les enlever, alors... Je ne serais de plus d'aucune utilité pour Kyoya !!! Comment pouvais-je faire ?! Peut-être qu'il avait oublié, après tout...

«... Et donc toi... »

          Je relevais ma tête brutalement, regardant droit Kyoya dans les yeux pour essayer de deviner ses pensées. Allait-il me laisser à la rue ? Après tout, on s'était déjà embrassé... plusieurs fois. Je ne savais pas si cela signifiait quelque chose pour Kyoya. Mais pour moi, ces moments signifiaient beaucoup.

« ... Qu'est-ce que tu vas faire ?  Me demandait-il.
Je souris.
-Je veux rester avec toi !!!! » Lui répondis-je avec entrain.

           Il sourit, puis m'embrassa. Ce fut à nouveau un instant magique, comme tous nos autres baisers. Aujourd'hui, on était la Saint Valentin. En cachette, j'avais réussi à me procurer un peu d'argent. Aujourd'hui, je lui dévoilerais ce que je ressens pour lui, même si mes sentiments devaient sûrement être limpide. J'avais prévue de lui offrir une boîte de chocolat et un bouquet de roses rouges, j'avais assez pour ça. Tout était planifié. Kyoya était mon amoureux. Mais, soudainement, on toqua à la porte. Nous dûmes nous écartés. Je me sentais déçu. Kyoya, en ralant, se dirigea vers la porte et ouvrit. Curieux, je regardais discrètement qui était celui qui avait osé nous déranger.

« Excusez-moi ; est-ce que Masamune est là ?? »  Demandait l'individu.
Instantanément, en reconnaissant la voix angélique de King, je m'élançais vers la porte. Kyoya, ne comprenant pas trop la situation, me laissait passer pour sortir.

« Masamune, faut que je te parle, c'est grave !!!! » M'informait-il, tout agité.

Je posais mon regard sur Kyoya en lui disant que je n'en avais pas pour longtemps. Il me répondit tout froidement qu'il n'en avait rien à faire avant de refermer la porte.
Pour plus d'intimité, mon ami et moi décidions de sortir. King était agité comme jamais. Nous nous rendions dans une petite ruelle à l'écart, avant que King ne me dévoile ce qu'il se passait.
« Ecoute... il FAUT rentrer !!! Dieu, il... Il a mit Sora et Gingka en prison... ! c'est de notre faute... Il faut qu'on rentre... Me révola King, les larmes aux yeux.
-Je... Il faut que j'aille dire au revoir à... commençais-je avant d'être coupé.
-PAS LE TEMPS !!! »
En un rien de temps, un flash m'aveugla surpuissant me piqua les yeux avant que nous n'attérissions au point de départ. Chez moi. A l'endroit auquel je ne voulais jamais retourner : le paradis.
 
          Sans même avoir le moindre jugement, j'étais conduis en prison pour fraude, pour avoir été sur Terre sans en avoir le droit. Tout comme Sora et Gingka. Je n'avais pas revu King depuis que j'étais retourné ici, je ne savais pas du tout s'il nous avait vendu, ou au contraire s'il tentait de nous protéger auprès du « tout puissant ». Combien de temps ? On ne m'avait rien dit. Ma cellule était tout en pierre ; impossible à briser, en plus d'être minuscule. J'avais toujours mes vêtements d'humains, ceux que Kyoya m'avait prêtés... Sans que je ne pu les contrôler, de grosses larmes coulèrent le long de mes joues. Je n'avais pas dis à Kyoya ce que je ressentais pour lui... Il me manquait... Et... Et si je ne le rêverais jamais... ?! Autant aller en Enfer... Mon existence, si on peut dire que j'existais, n'étais rien sans lui. Kyoya me fascinait, c'était la personne qui comptait le plus pour moi et celle que j'avais envie de protéger pour l'éternité. Kyoya était... Tout. Tout mon univers...Vraiment tout. Avec lui, je me sentais « vivant ». On faisait tout ce qu'on voulait et on avait vécu de supers moments ensembles. Kyoya me manquait. Faiblement, je sortis de ma poche les sublimes dessins qu'il avait réalisés, que j'avais ramassé dans la corbeille. Kyoya était talentueux... Et s'il m'avait fait un dessin pour la Saint Valentin... ? C'était probable... Enfin, c'est ce que j'espérais...
Je ne sais combien de temps je restais enfermé dans cet endroit, dans cette cage infernale. Peut-être quelque minute ou peut-être un an... ça ne changeait rien... J'étais loin de Kyoya. Etre loin de la personne dont on est dingue, dont on est fou amoureux, il n'y a rien de plus horrible.
 
Au bout d'un moment, je me relevais en essuyant mes larmes, fou de rage.
« LAISSEZ-MOI SORTIR !!! » J'hurlais. Sans réponse.
Rien. Le silence. Je criais à nouveau. En vain, rien.
« GABRIIIIEEELLL !!! » Tentais-je à m'en casser les cordes vocales.
Mais rien. Je m'assis au fond de ma celle, adossé à l'inconfortable mur de pierre, admirant les ½uvres de Kyoya pour passer le temps. 
« Ah Kyoya... Si seulement tu pouvais venir... »
Dans les films, c'est à cet instant que Kyoya serait intervenu. Mais il fallait croire que ça ne marchait pas tout à fait comme ça.
« Bon aller... C'est bon là : j'suis dépuni... »
Il fallait croire que non.
« MAIS J'EN AI MARRREEEEEE ! J'en ai maaarre... » Ralais-je, triste.
 
          Je me sentais horriblement seul. C'était vraiment disproportionné comme décision.
Tout à coup, je perçu un vole d'ange. Je me relevais, puis je vu King qui fonçait vers moi. Rapidement, il brisa le verrou, m'adressant un petit sourire. Je m'extirpai de cet endroit en serrant King dans mes bras.
 
« Bon, je retourne sur Terre moi !! »
 
          Mes reflexe d'ange reprirent, je sautais sur place pour pouvoir déployer mes ailes.                     Etrangement, rien. Oh non... Aurais-je perdu mes ailes ?! J'avais envie de pleurer. Etant humain, avoir des ailes n'est pas tellement utile, étant donné qu'ils ont des « bus » ou des « voitures », ou encore des « trains ». Mais quand on est ange, c'est la seule façon de se déplacer ! Certes, on pouvait marcher, mais ce n'était pas la même chose. Et puis même : un ange sans aile ça faisait tache.
 
« Sora et Gingka ont été libérés. m'expliqua mon ami.
-Mais c'est génial ça !!!! Lui répondis-je tout joyeux.
King prit un air triste, avant de m'avouer :
-Masamune, tu ne pourras plus jamais aller sur Terre.
J'ouvrais mes yeux en grand, surpris. Je me sentais détruis.
-At-Attend... Je sentais mes yeux me piquer. Très vite, de chaudes larmes coulèrent le long de mes joues. Je dois y aller, King.... Ma voix était toute tremblante. S'il te plaît.. Il faut... Je.. Je dois voir Kyoya... »
 
          King semblait désolé. Je ne tentais pas d'arrêter les larmes de couler, je n'en avais plus rien à faire de ma fierté ou quoi. Je voulais seulement revoir Kyoya. Kyoya, la personne que j'aimais, même s'il était un homme, ce qui n'était pas très bien vu ici. Je m'en fichais. Je pourrais tout donner pour être avec lui. Résigné, j'ordonnais à King de m'amener voir Dieu pour qu'on puisse s'expliquer. J'étais motivé. Je ne renoncerais à rien pour être avec lui !!
          Je Lui ai alors tout raconté. Tout depuis le début. Sans interruptions,    Il m'a écouté calmement. Je me suis véritablement confessé, je Lui ai expliqué toute les âneries que j'avais pu faire. Il ne m'a pas jugé, sûrement avait-il vu pire. Et, dès que j'eus finis de tout Lui raconté, de tout Lui dévoilé sincèrement, je Lui implorai de me laisser retourner après de Kyoya, lui cachant néanmoins ce que je ressentais pour lui, de peur qu'Il me refuse l'accès. Contre toute attente, Il accepta, à condition que je sois irréprochable. Notre « contrat » était opérationnel. Je n'avais juste qu'à me comporter à carreau. Fou de joie, j'avais faillis Lui sauter dans les bras, mais je ne préférais pas essayer.
 
King,  en me portant, nous conduisait au fameux portail que Gingka et Sora avaient trouvé.
 
« Bon courage mon pote ! A une prochaine fois !! »
 
          Je souris, puis Gabriel me poussa violement dans le portail.
          Je réatéris au même endroit que la première fois ; il faisait également nuit. Je me redressais à toute vitesse, puis je partis acheter ce que j'avais prévu d'offrir à Kyoya : une boîte pleine de chocolats ainsi qu'un bouquet de fleur. J'espere qu'il n'était pas trop tard, que nous étions encore le 14... Je me précipitai à notre immeuble, ne courant pas trop pour éviter d'abîmer les fleurs que j'avais choisis en nombre impair, bien entendu. Je toquai doucement à la porte de chez nous, pressé de revoir Kyoya. Dès que je le vis ouvrir la porte. Je lui sautai dans les bras.
 
« Kyoyaaaa !! »
 
          J'étais soulager de le revoir. J'avais bien cru que cela n'allait bien être plus possible !!! Je le serrais fort dans mes bras ; il m'avait vraiment manqué. Kyoya n'avait aucune réaction, il ne me prenait même pas contre lui. Je m'écartai de lui, lui tendant en rougissant les fleurs ainsi que la boîte en forme de c½ur. Il saisit d'abord faiblement les fleurs, tout rouge. Il n'osait pas me regarder dans les yeux, il était adorable comme ça !!
 
« Euh.. M-Merci... » Peina t-il à articuler.
 
Ca se voyait que Kyoya n'avait pas l'habitude de tout ça. Les larmes aux yeux, je pris l'initiative d'attraper son visage fin pour l'embrasser. Il me rendit mon baiser, c'était bon de le retrouver. J'étais aux anges (LOL). C'était parfait. J'étais heureux.
 
« Je t'aime, Kyoya. » Lui soufflais-je doucement.
Il me sourit sincèrement avant de m'embrasser de nouveau.
 
          Nous passions la soirée ensemble, à regarder la télé blottit l'un contre l'autre. Kyoya était tendre et affectueux ce soir là, il posait délicatement sa tête sur mon épaule. Il était adorable. Nous avions passer la nuit ensemble, c'était tout bonnement magique. J'ai pu serrer fort l'être que j'aimais le plus au monde qui dormait paisiblement. J'avais envie de le protéger. Je l'aimais. Je l'aime.
Au petit matin, alors que le soleil venait juste de se lever, on toqua soudainement à la porte violement.
 
« POLICE, OUVREZ !!! »
 
          Rapide comme l'éclair, Kyoya me prit la main et se précipita a la fenetre qu'il ouvrit rapidement. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait. Il descendit en sautant sur le balcon du voisin du dessous avant de me tendre les bras pour que je puisse faire de même. Mon c½ur battait la chamade. Sans réfléchir, j'excutais la même man½uvre que Kyoya qui me rattrapa. Kyoya toqua doucement contre la fenetre ; je reconnu un des dealers de drogue rencontré lors d'une soirée. Kyoya lui expliqua brièvement la situation, puis nous nous enfuyons à l'exterieur de l'immeuble. Je suivais Kyoya à la trace qui se retournait régulièrement vers moi pour savoir si je le suivais. Nous arrivâmes devant une grande maison délabrée au bout de 5 minutes de course.
 
« RYUGA ! Sors !! » Ordonnait-il.
 
Le blanc obéis dans la seconde qui suivait. Il lui raconta rapidement l'urgence dans laquelle nous étions, pour nous grimpions tous dans un fourgon noir.
 
« On va où ?! demandais-je en prenant ma respiration avec difficulté.
-N'importe où. Me répondit Kyoya. Ici, c'est trop dangereux. T'as qu'à... Te dire qu'on part en aventure ? »
 
Ryuga, qui conduisait, eut un petit rire moqueur. Je regardais le paysage de la ville au travers de la fenêtre, perdant désormais tous mes points de repères. Mais j'étais heureux d'être avec Kyoya, et je pourrais aller n'importe où avec lui.
 
[Voilà, c'est la fin de cet OS. N'hésitez pas à commenter pour me faire des quelconques remarques ou critiques constructives !!
J'ai beaucoup apprécié écrire cet OS, j'espère que vous avez pris le même plaisir à le lire... Malgré qu'il y ai des passages certes, un peu bâclés.
J'espère que vous passez la saint-valentin avec la personne que vous aimez, parce que c'est important. Moi, je n'ai malheureusement pas cette chance. Je suis un peu comme Masamune, quand il est dans sa prison et qu'il regarde en pleurant les dessins de Kyoya... C'est un peu la même situation. J'aurais vraiment aimé passer la Saint Valentin avec cette personne. Bref, ne négligez jamais la personne que vous aimez et soyez toujours là pour elle. Bisous à tous, et bonne saint valentin !!!!
PS: Désolé j'ai pas eu la fois de me relire, c'est tout du premier jet]

Tags : OS Saint-Valentin

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Comments :

  • Nicori

    12/05/2017

    J'ai ADORE!!!

  • Masamumu

    23/04/2015

    essa-abyss-toby-tendo wrote: "Oh c'est trop mignon *w*
    A un moment donnée j'ai bien cru que sa allait être une fin triste comme je suis habitue a celle de parodie - beyblade elles sont souvent triste mais trop classe *-* breff je m'eloigne la xd ^^
    En tout cas j'ai adore heureusement qus Masamumu a pu retrouve Kyo *w* ils sont trop chouuuuu
    "

    Héhé t'a svus *-*
    Je suis pas fan des fins tristes :/ Sauf quand y a vraiment pas moyen de faire autrement. Les happy-ends, c'est mon truc. Déjà je préfère en écrire et en plus j'ai envie que le lecteur se sente joyeux à la fin de sa lecture :D Pas comme PB où tu manques de te jeter par la fenetre à chaque fins... x))))
    Ouiiii ils sont choux de ouf :')))

  • essa-abyss-toby-tendo

    23/04/2015

    Oh c'est trop mignon *w*
    A un moment donnée j'ai bien cru que sa allait être une fin triste comme je suis habitue a celle de parodie - beyblade elles sont souvent triste mais trop classe *-* breff je m'eloigne la xd ^^
    En tout cas j'ai adore heureusement qus Masamumu a pu retrouve Kyo *w* ils sont trop chouuuuu

  • Masamumu

    05/03/2015

    BeybladeTsu wrote: "Tu as un véritable talent pour l'écriture. J'ai mis une bonne demi heure à la lire mais elle est superbe ! Bravo ! Ne doute jamais de tes capacités, je suis vraiment fan ! "

    Ohhhh :') c'est gentil franchement ça me fait plaisir :'D ouais je pense qu'il faut le lire en plusieurs fois, il est long :3 merci beaucoup en tout cas ça me fait trop plaisir ! *-* :') je suis ravi que l'OS t'ait plu :D

  • BeybladeTsu

    04/03/2015

    Tu as un véritable talent pour l'écriture. J'ai mis une bonne demi heure à la lire mais elle est superbe ! Bravo ! Ne doute jamais de tes capacités, je suis vraiment fan !

  • Masamumu

    24/02/2015

    parodie-beyblade wrote: "Alors alors... j'ai adoré :3 ouais yabdes fautes de tournure de phrase, mais c'est pas mal. Le seul reproche que j'aurais à formuler, c'est la différence de qualité entre le début et la fin. On a vraiment l'impression que t'as passé moins de temps sur la fin. (Enfin bln c'est pareil chez moi donc... :3)

    J'ai trop aimé le passage avec le dessin, mais j'aurais préféré plus de détail sur la soirée chez Ryuga :3 mais c'était cool quand meme ♥ Kyoya qui fouille les poches de Masamune pour récupérer un truc :')
    Je suis intrigué par la chambre de Kyo xO il a quand meme sacrément envoyer Masamune balader quand il a toqué.

    c'était genial ♥♥♥♥♥
    "

    Oui oui je sais :/ C'est flagrant à ce point ? A chaque fois quand je me mets à écrire je suis pleine d’entrain et tout. Mais à la fin j'ai le stress du temps du coup je finis à la vas vite :/ Mais pourtant je me dis tout le temps : aller faut t'appliquer. Mais bon... C'est pas super :(

    Ah le passage avec le dessins... *-* je l'ai écris en tout premier je crois :3 ça m'est venu comme ça. j'avais peur de perdre mes idées alors j'ai tout écris avant :] Ouais la soirée chez Ryuga j'aurais voulu dire des trucs en plus :/
    La chambre de Kyoya est et RESTERA A JAMAIS UN MYSTERE !!! Peut-être qu'il a des peluches accrochées aux murs... QUI SAIT ? x'))))
    Merci beauuucoup!! :DDD

  • parodie-beyblade

    18/02/2015

    Alors alors... j'ai adoré :3 ouais yabdes fautes de tournure de phrase, mais c'est pas mal. Le seul reproche que j'aurais à formuler, c'est la différence de qualité entre le début et la fin. On a vraiment l'impression que t'as passé moins de temps sur la fin. (Enfin bln c'est pareil chez moi donc... :3)

    J'ai trop aimé le passage avec le dessin, mais j'aurais préféré plus de détail sur la soirée chez Ryuga :3 mais c'était cool quand meme ♥ Kyoya qui fouille les poches de Masamune pour récupérer un truc :')
    Je suis intrigué par la chambre de Kyo xO il a quand meme sacrément envoyer Masamune balader quand il a toqué.

    c'était genial ♥♥♥♥♥

  • Epeiste-rouge

    17/02/2015

    Je vois bien masa en tablier (en cuir ! O.O), les botes et le chapeaux en paille! LE STYLE!!! Et kyoya qui fait la cuisine ?!? MEC, TU VIEN DE ME TUER!!! (heureusement, il aime pas le Jardinage... ) ET TU A MIS SSSSSSSOOOOOOOOORRRRRRRRRRAAAAAAAAAA !!! (3lignes, et alors !)

  • Masamumu

    17/02/2015

    Nalia wrote: "Wouah... J'adore. Mais alors vraiment ! C'est trop beau !
    J'adore le côté tout naïf de Masamune et le Kyoya que tu décris, j'adore l'histoire, c'est adorable !
    Je m'attendais pas à ça pour un OS saint Valentin mais il est génial !
    "

    C'est vrai ? :') Oh là là. ça me touche ce que tu dis, tu sais.
    Ouais, ce que j'aime bien avec ces deux là c'est qu'ils sont vraiment très opposés :o j'aime bien. ça fait qu'ils vont bien ensemble :DDD
    Ahhhhah merci :DDD ravi qu'il t'ai plu !!!

  • Nalia

    17/02/2015

    Wouah... J'adore. Mais alors vraiment ! C'est trop beau !
    J'adore le côté tout naïf de Masamune et le Kyoya que tu décris, j'adore l'histoire, c'est adorable !
    Je m'attendais pas à ça pour un OS saint Valentin mais il est génial !

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