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La Magie Née de tes Doigts, chapitre 4 ! 19/04/2015


[Saluuut !
Je ne sais pas si j'aurais dû couper mon chapitre en deux ; il est plutôt assez long. Néanmoins, j'en suis fier, je l'aime beaucoup, je me suis beaucoup amusé en l'écrivant et j'espère que vous prendrez le même plaisir à le lire !! :D BONNE LECTURE ! Je kiff ma fiction]
 
« Futur projet professionnel : ................................................................................................................»
           Je butais sur cette question. Je haïssais au plus au point ces feuilles où il fallait remplir son nom, son prénom, son âge, sa date de naissance et tout le bla bla... Et là, j'en étais où il fallait écrire sur les pointillés quel était notre « projet professionnel ». Je laissais échapper un soupire de lassitude avant de poser mes yeux sur la fiche de King. Lui, il avait répondu : « LE BIG BOSS DU MOOONDE !!! » Je ne pu m'empêcher d'esquisser un sourire. Il ne prenait pas tout ça au sérieux, et il avait bien raison. Au final, je finis par rayer cette question préoccupante. Tout simplement.
          Lorsque la sonnerie retentit, King et moi nous empressions de ranger nos affaires. Aujourd'hui, nous étions mercredi ! La rentrée était passée depuis quelques jours, déjà. On s'était rapidement adapté aux lieux qui nous plaisaient beaucoup. King et moi étions très vite devenus ami ! Mais cette nouvelle relation n'était pas au goût de tout le monde : Gingka était jaloux comme un fou. Mais, il y a de quoi : j'avais tendance à le délaisser ces derniers temps. Je crois qu'il me faisait la tête... Il fallait que je fasse attention. Vraiment.
 
          Après avoir mangé, King et moi, tous excités, nous dirigeâmes vers le gymnase. Pourquoi ? Tout simplement pour aller m'inscrire au club de musique ! King avait la gentillesse de m'accompagner, comparé à Gingka qui disait vouloir emmener Sora (un nouveau de nos amis) au point accueil pour faire notifier sa carte de cantine défectueuse. Je pense plutôt qu'il ne voulait pas rester avec nous. Vraiment, il n'aimait vraiment pas mon nouvel ami.
          Je pénétrais avec impatience à l'intérieur du gymnase, suivit de mon camarade aux cheveux bleu. Ce dernier était vraiment gigantesque !!! Un terrain de basket, un autre de volley ou de badminton, une partie pour la gym... Et dernière, une salle de musculation était dissimulé. Soulever des poids pour avoir un corps de malade, ce n'était pas du tout mon truc. Mais le gymnase était, aujourd'hui, aménager avec une bonne trentaine de stands pour l'inscription des clubs. C'était top ! Après une vingtaine de minutes de recherche pour celui de musique, nous finîmes par le trouver. Une femme radieuse d'une trentaine d'année triait minutieusement les fiches d'inscriptions en souriant. Elle semblait avoir l'habitude de faire ceci et ça ne semblait pas l'ennuyer. Sans la moindre timidité, je m'avançais vers elle, la saluait avec un « Bonjour ! » dynamique accompagné d'un sourire, avant de piocher dans une des pile de feuille disposées sur la table. Je pris un des stylos bleus qui se trouvait à côté avant de me mettre à remplir cette fiche avec entrain. C'était sûr que c'était nettement plus agréable que celle du « projet professionnel » !
A mon grand étonnement, King en saisit une également. Il se penchait sur la table pour pouvoir bien écrire, puis posa son regard sur moi lorsqu'il sentait que je le dévisageais, ne comprenant visiblement pas son geste. Amusé, il me dit simplement :
 
« Bah quoi ? C'est quoi cette tronche ?? »
 
Ne prenant même pas le temps de répondre, je préférais lui arracher sa feuille des mains. Il laissa échapper un « hé ! » mais je m'écartais suffisamment pour qu'il ne puisse pas l'atteindre. Mes yeux lisaient à toute vitesse les réponses de mon ami sur la feuille.
 
« Alors comme ça tu fais de la basse ? Je savais même pas !!! »
 
Je tournais ma tête vers lui en souriant. Il me fit un clin d'½il, sans doute fier de lui. 
 
« Ouais mon vieux ! La guitare c'est pour les nazes. Tes cordes sont toutes fines...
-Hein ?! Répète ça, pour voir ? 
-T'as très bien entendu !!! Il me tira la langue en croisant les bras.
-Ouais, bah... Toi, t'as que 4 cordes ! Moi j'en ai 6 ! Je suis supérieur ! »
Et c'était partit pour un duuuuel entre musiciens plus ou moins expérimentés aux arguments plus ou moins bons. On s'était bien marrés, au final. Et le club comptait à présent deux nouveau inscrits !!
 
          Le club se déroulait tout les mercredis après-midi, et on avait une séance d'essai avant d'être définitivement inscris, pour voir si le club nous plaisait. Le premier « cours » était cet après-midi. J'avoue avoir été un peu anxieux de m'y aventurer seul, mais comme King s'y rendait avec moi, plus rien ne m'intimidait !!! Joyeusement, nous nous dirigions vers notre dortoir. Nous montons les escaliers à toute vitesse, puis, rendez-vous dans la piaule de King !!!
          Rapidement, il brancha sa basse pour me faire écouter son son, et pour me montrer son niveau. Sa basse était de couleur argenté, sa forme et ses courbes rappelait celle d'une guitare stratocaster. Son pickguard* était noir et brillait, à défaut du vernis de sa basse qui était mate. Il régla son treble et son middle, puis se mit à jouer. Son slap* puis les quelques notes graves qui suivirent me fit reconnaître directement la chanson qu'il jouait.
 
« Oh ! Attend !!! »
 
          Rapide comme l'éclair, je sortais dans le couloir à toute vitesse, puis je me rendis dans la chambre pour attraper mon ampli et ma guitare, sans adresser un mot à Gingka qui était allongé sur le lit. Je revins dans la chambre de King, brancha mon VOX* à ma guitare après avoir connecté ce dernier à une prise, puis King se remit à jouer. Dès que ce fut mon tour, ma guitare chérie et mes doigts entrèrent en scène. Je me calais sur le rythme de King pour pouvoir jouer en même temps, battant le tempo avec mon pied. On était parfaitement synchro, ça le faisait trop !! On chantant de temps en temps les paroles qu'on connaissait, sinon, le reste de la partie chantée était simplement marmonné, faute d'avoir un anglais solide et une mémoire suffisante.
 
« We gotta take the power back !! »
 
On s'éclatait trop. Certes, quelques notes étaient ratées parfois, mais il n'empêchait qu'on s'amusait beaucoup. A la fin de la musique, je fis un petit solo improvisé, toujours dans le style de la musique alors que King répétait éternellement son rythme. Mes doigts glissèrent sur les cordes ou en bloquaient certaines, je libérais tout l'étendue de mes connaissance avec cet instrument. Dès que j'eus finis, j'eus le droit à un petit applaudissement de la part de mon camarade.
 
« Bravo, man ! T'as géré ! »
 
Tout victorieux, je faisais le frimeur en me passant la main dans mes cheveux.
 
« Qu'est-ce que tu veux ? C'est inné ! »
 
Il eut un petit rire en lâchant un « Pfff ! » avant de poser ses yeux sur ma guitare. Il s'agissait d'une Ibanez aux « cornes » assez pointus, recouvert d'un vernis brillant pour faire ressortir sa belle couleur verte, tigré vers le milieu. Sa palette de son était plutôt large : elle pouvait très bien sans aucun problème passé d'un blues bien dépressif à un metal bien saturée, tellement cette beauté est polyvalente. Je souris en la regardant en me remémorant quelques bons vieux souvenirs passé avec elle.
 
« Hé ! Le club démarre dans 10 minutes !! S'alarma King en regardant sa montre.
-Sérieux ?! » M'écriais-je, remballant vite mon instrument dans sa housse.
King fit de même. Après avoir préparé nos affaires, direction le pôle artistique pour participer à la premier séance du club !
 
          Finalement, nous n'étions pas tellement arrivés en retard, étant donné que la prof n'était même pas encore présente. Comme nos camarades arrivés plus tôt, nous déposions au fond de la salle nos instruments parmi un tas d'autre disponibles pour l'emprunt (batterie, synthétiseur, guitares et autres instruments à cuivre...) C'était incroyable comment cet espace était grand. Les murs était recouvert de mousse insonorisante, ainsi nous pouvions faire autant de bruit que nous le voulions sans pour autant déranger la salle de théâtre d'à côté. Au centre de la pièce, des chaises étaient aménagées et disposées en arc de cercle comme pour former comme un orchestre. Un peu comme des touristes, nous nous installions au fond de la rangé, surexcités. Quelques personnes étaient déjà présentes, droites comme des i sur leur chaise, tendus au possible. Je crois que j'aurais été dans le même état si j'étais venu tout seul ici, mais ce n'était pas le cas. Je jetais parfois quelques regards vers la porte d'entrée, me demandant si Kyoya allait venir ou pas. La prof finit par arriver avec dix bonnes minutes de retard, et toujours pas de trace de Kyoya. Pfff, pourquoi avoir pris sa guitare si ce n'était pas pour s'inscrire au club ?! Si ça se trouve, il était nul et c'était juste pour attirer les filles qu'il l'a emporté !! Sûr que c'est ça. Obligé !
          Mme Levieux nous expliqua tout le programme de l'année. Nous allons tenter de faire une compilation de quelques musiques de films pour pouvoir les exposer à toute l'école pour le concert de fin d'année. King et moi étions tout excités à cette idée, nous nous imaginions déjà sur le devant de la scène, la lumière des projecteurs nous rendant presque aveugle, avec tous les applaudissements des élèves...
 
« Trop classe... Mais faut pas déconner, ça va être du Pirates des caraïbes. Pas un putain de truc. »
 
J'haussais les épaules, constatant en effet qu'il n'y avait pas à s'extasier pour si peu. Pourtant je ne pouvais pas m'empêcher d'être tout impatient à l'idée d'être une star.. L'instant d'un soir. Oh là là. J'avais hâte !!! Tellement !!
 
L'heure était passée à toute vitesse. Réellement, on avait eu le temps de ne rien faire du tout. King et moi sortions du bâtiment en discutant du concert de fin d'année et de ce que l'ont allait faire cet après-midi.
 
« Tu viens dans ma chambre ?  lui demandais-je en souriant, la main accroché à ma sangle de guitare.
-Ouais, bien sûr ! Répondit-il en souriant. On pourrait aussi trouver un plan pour se venger de Kyoya !! »
Mon sourire s'élargit à ces paroles. Il avait raison, nous allions nous venger de Kyoya !! Restait encore à savoir comment... En tout cas, je voulais lui montrer clairement que je n'avais pas tolérer l'humiliation qu'il m'avait fait subir ! Tu vas voir, Kyoya !!
 
          Le long chemin jusqu'au bâtiment des chambres se fit en musique. King avait programmé sur son téléphone une playlist avec des musiques à se damner. J'aurais sautillé en dansant jusqu'au dortoir si je n'avais pas eu ma guitare dans le dos. Ah là là ! La vie en musique est tellement plus belle !!!
King me guida jusqu'à ma chambre auquel le numéro m'avait échappé. J'ouvris la porte et me retrouva avec un Gingka étendu sur son lit qui feuilletait une BD silencieusement. Il baissa son ouvrage pour nous regarder mon ami et moi, puis une expression agacé se fit ressentir sur son visage qui était habituellement si joyeux. Nous pénétrions dans la pièce.
 
« Salut Gingka ! » Le saluais-je, faisant abstraction du fait qu'il était contrarié. « On va tenter de trouver un plan pour se venger de l'horrible Kyoya ! On l'a appelé le plan anti-K ! Tu veux nous aider ? » Lui demandais-je en souriant, sachant pertinemment qu'il refuserait étant donné que King était dans le coup.
-Non merci, fit-il en s'efforçant de sourire. Mais j'ai des trucs à faire...
Il s'extirpa de son lit et se dirigea vers la porte, emportant avec lui son sac de cours.
-Salut Gingka ! Lui fit King avant que le roux ne lui claque la porte au nez.
King avait l'air déçu de ne pas plaire à mon meilleur ami.
-Aller, t'inquiète, c'est le temps qu'il s'habitue à toi !! »
 
          Des tonnes de feuilles de papier étaient roulées en boule dans tous les coins de la pièce. King et moi avions recherché comme des dératés un plan, mais aucun ne s'était avérer être concluant. Nous étions à présent allongés par terre, les yeux rivés sur le plafond, fatigué d'avoir fourni un tel effort de recherche machiavélique en vain.
 
« On n'a qu'à bloqué sa porte avec du chewing-gum... ? Proposa King, pas très convaincu.
-T'as vu ses bras ? Il serait cap de l'arracher d'une main s'il voit qu'elle s'ouvre pas... » lui répondis-je en soupirant.
Il soupira aussi.
« Ah !! On lui vole sa guitare !! Retenta King, plus enthousiaste.
-Hein ?! Ah, ça non c'est trop horrible ! Répliquais-je, mort de trouille à l'idée qu'on me fasse la même chose.
-Ah ouais... Il réfléchit un moment, jusqu'à ce qu'il eu trouvé l'idée du siècle et se redressa soudainement. Je sais qui pourrait nous aider !! »
 
          L'individu en question était un petit nommé Yu qui était un vrai saligaud à en croire les propos de King. Il connaissait tout et tout le monde ici, c'était une sorte de petit génie.
         Il nous a conseillé tout un tas de truc, et nous l'avons écouté à la lettre, tout obéissant. Un sourire plein de cruauté et de pouvoir se dessinait souvent sur mes lèvres quand il évoquait toutes ses idées géniales. Ce petit était un véritable petit diablotin. Je l'adorais déjà.
 
          Le samedi même, tout était près. La journée de Kyoya allait être un véritable enfer.
          Nous nous étions levés de bonne heure pour les préparatifs. King avait dormi avec moi cette nuit-là et Gingka ne s'était pas gêné pour lui faire des réflexions. A 5h30 du matin, armé d'un petit sac en plastique et de gants dérobés au laboratoire, nous nous habillâmes de vêtements noirs pour plus de discrétions avant de nous extirper de notre chambre, épingle à cheveux en main. Une fois arrivé en bas, King avec son habilité déconcertante et sa facilité à faire ce geste, glissa cette derrière dans la fente de la serrure avant que cette dernière ne s'ouvre. Un léger sourire aux lèvres apparus sur mon visage : nous étions près.
 
          Le petit déjeuné était servit et présent de 7h30 à 10h le samedi. Cela ne faisait pas moins de 10 minutes que King et moi étions sur le pas de notre porte, guettant le moindre grincement d'une poignée de porte. Quand Kyoya et son colocataire iront manger, nous pourrons passer à l'action !! C'était assez difficile pour nous de rester silencieux pour ne pas nous faire remarquer. On était surexcités.
          9h45. On pouvait dire qu'ils attendaient vraiment le dernier moment... Enfin, nous entendions la poignée de leur porte de chambre s'ouvrir. Nous nous refugions dans la mienne, les dents serrées pour étouffer nos gloussements. Nous attendions quelques minutes pour nous assurer qu'ils s'en aillent avant de foncer dans leur piaule sans même regarder le numéro de chambre, de gros plastiques bien lourd et d'une odeur dégoutante dans chaque mains.
Je refermais avec précautions la porte. Les deux lits étaient tout deux défait, nous devions veiller à ne pas remettre la couverture sur eux par inadvertance. Nous soulevions le léger tissu qui créait une protection entre le matelas et le dormeur avant de tartiner à même le matelas le caca d'ânes ramassé précédemment. C'était machiavélique, c'était immonde, mais qu'est-ce que c'était génial ! Ils sentiront l'odeur pestilentielle en arrivant, mais si par miracle ils se couchent dans leur lit, ce dernier leur paraîtra sans doute plus mou ! Grâce à notre technique, ils n'y verront que du feu.
Morts de rire, nous quittâmes la chambre rapidement et discrètement avant de se féliciter avec une tape dans la main.
          A toute vitesse, je fonçais au réfectoire, suivit de près par King. On y retrouva Yu entouré de tas de gens de tous âges et de tous sexes. Tous avaient les yeux rivés sur Yu qui avait pour mission de raconter de fausses rumeurs sur le dos de Kyoya. Il me glissa un paquet dans ma poche discrètement que j'enfonçai en souriant. J'étais plutôt heureux des rumeurs sur Kyoya, car même ceux qui n'étaient pas dans notre classe avait remarqué ce garçons atypique aux cheveux verts et au regard tiraillant. Isa réputation allait être anéantie. Satisfaits, nous prenions place à une table à proximité de notre collaborateur. Néanmoins, je doutais que de telles rumeurs affectent Kyoya. Peut-être qu'il s'en fichait de ça, après tout..
          Après mangé, nous nous précipitâmes à l'étage pour regarder si nos victimes avaient remarqués leur « surprise ».
Un hurlement. Un putain d'hurlement inconnu survint alors que nous venions de monter toutes les marches pour venir à l'étage.
Nous nous précipitions vers la source du cri, tout curieux et tout inquiet. Il provenait d'une chambre. Alors que nous arrivions sur le pas de la porte, je remarquais le premier l'horreur : notre « vengeance » n'avait pas été adressée aux bonnes personnes... Je regardais le numéro de la chambre et constatait un peu tard que ce n'était pas celui de Kyoya. D'un air un peu affolé, je jetais un regard à King qui semblait plus déçu qu'autre chose. Les deux garçons qui partageaient la même chambre étaient furieux et juré de « détruire celui qui avait fait ça » tout en essayant de nettoyer les excréments d'ânes dont le parfum embaumait la pièce. Alors que Jack accourait dans la chambre, je décidais de la quitter, me dirigeant d'un pas lent vers ma chambre. Alors que je passais devant celle de Ryuga et de Kyoya, je croisais leur regard méprisant, comme s'ils savaient qu'on avait tenté de leur jouer un mauvais tour. Je baissais les yeux en esquissant un léger sourire honteux avant d'arriver dans ma piaule. King me rejoignait un peu plus tard. Mon enthousiasme s'était soudainement envolé suite à cet échec.
 
« Ahhh... Tout ça pour ça. Lâcha t-il en se laissant tomber sur mon lit
-ça valait le coup de se salir les mains... ! On s'est gouré comme des bleus ! »
Je saisis mon portable pour faire part à Yu de notre ratage complet. Il était hilare au bout du fil, ce qui attisait mon énervement. Je me sentais minable !!
« Ca fait rien de toute façon !!! J'ai chopé son numéro, il reçoit depuis tout à l'heure un tas de messages casse-couilles !! 
-Ah ouais. Ouais, c'est bien ça. Répondis-je, pas très convaincu. Je me demandais bien comment il avait bien pu trouver son numéro..
-Aller. N'oubli pas les clopes. »
Oui, les clopes... Yu avait découvert que Kyoya fumait et lui avait subtilisé un paquet de cigarette. Comment avait-il fait ça ? Je n'en savais rien. Yu était vraiment trop fort. Je raccrochais, sortant de ma veste le fameux paquet que Yu m'avait confié.
 
          King se mit au bouleau, laxatif puissant en main. Je lui donnais les cigarettes une à une. Mon camarade était chargé de les bourrer avec cette poudre puissante. On ne savait pas si les effets escompté allaient se produire, mais on était néanmoins très fiers de cette idée ingénieuse. Je pris deux cigarettes encore vierge de poudre pour les remettre dans ma poche. Qui sait, peut-être en aurais-je envie un jour ?
          Alors que King replaçait les clopes « empoisonnés » dans le paquet, je me suis soudainement senti... Idiot. Je trouvais soudainement que toute cette mascarade était grotesque. Le fait de vouloir se venger comme ça et de façon si enfantine... Je soupirais. C'était vraiment débile de faire tout ça. J'étais stupide. Je me sentais encore plus pitoyable que lors de la « confrontation » avec mon ennemi Kyoya. Soudainement triste, je baissais les yeux en regardant avec regret le paquet que King avait entre les mains.
 
« ... ça te dis on arrête le plan anti-K... ? » Lui dis-je doucement. Je m'en voulais beaucoup.
 
Il me regarda en haussant les sourcils d'incompréhension, puis me demanda d'avantages explications. Je lui fis alors part du brusque sentiment de honte et de regret qui m'animait à présent. Il me fit un sourire doux, tapant la main sur mon épaule  pour me dire qu'il ne m'en voulait pas et que j'avais sûrement pris la bonne décision. Désormais plus heureux, je sautais dans les bras de King en lui disant qu'il était le meilleur. King était le meilleur !! C'était sans doute la personne qui me comprenait le mieux !!
Je songeais à Kyoya. Comme souvent, depuis quelques temps. On avait certes arrêté la « vengeance », mais je comptais néanmoins lui rendre la monnaie de sa pièce. « Comment ? » me demandais-je intérieurement. Je n'avais pas envie (ni besoin) de l'aide de King, je devais affronter ce problème tout seul. Euh... Fallait-il en venir aux mains ? Non, et puis Kyoya était bien trop adroit et fort. Je me ferais laminer en quelques secondes. Mais... OH !!! Un éclair de géni traversa mon cerveau. Oui !! C'était ça !! Je DEVAIS montrer à Kyoya de quoi j'étais capable à la guitare ! Un sorte de duel d'impro, quoi !!! Mais oui... C'était ça qu'il fallait faire. J'allais lui montrer de quel bois je me chauffe ! Kyoya, tu feras plus le craneur comme ça, crois-moi !! Fais attention : le grand Masamune arrive !!!
 
« Faut que j'aille aux chiottes !! »M'exclamais-je à l'intention de King. C'était la seul ruse que j'avais trouvé pour pouvoir m'éclipser de la pièce sans lui. Et encore ; rien ne me garantissait qu'il n'allait pas me suivre.
Je me levais puis saisit ma guitare d'une main pour passer la lanière sur mon épaule. J'ouvris la porte de chambre avant que King ne me coupe dans ma lancé :
« Tu vas aux toilettes avec ta guitare ?! »
Mince. Aurait-il comprit ?! Je me tourna innocemment vers lui, faisant face à son regard suspicieux. Je lui adressai un grand sourire.
« Yeah ! Mon bébé, je l'amène PARTOUT avec moi !! Et puis... Peut-être que j'aurais de l'inspiration soudaine ! On ne sait pas !! Aller, salut !! »
Je me glissai hors de la chambre et lâcha un soupire soulagé, heureux d'avoir échapper à King bien que je doutais que mes arguments l'ai convaincu.
 
          Sans me tromper de numéro cette fois-ci, je me dirigeai vers la chambre du grand Kyoya, me préparant psychologiquement à cet affrontement. J'allais franchement devoir donner tout ce que j'avais ; je savais que je pouvais être à la hauteur !!!
          Alors que j'étais arrivé devant leur numéro (en faisant attention de ne pas m'être trompé), je tendis l'oreille, percevant tout un tas de bruit à l'intérieur, comme une bagarre. Intrigué, je voulus tendre d'avantage l'oreille avant qu'un cri de rage ne me fasse sursauter, provenant sans doute de la bouche de Ryuga. Je m'éloignais de quelques pas, un peu affolé. Subitement, la porte s'ouvrit violement, laissant apparaître Ryuga totalement en rogne, décoiffé et présentant plusieurs plaies ouvertes, sans compter les nombreux bleus. Il s'était battu, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Ses poings étaient toujours serrés, comme près à attaquer la moindre personne ou chose qui se mettrait en travers de son chemin. Je le fixais, un peu apeuré mais je ne reculais pas. Il me lança un regard meurtrier et partit, fou de rage, sans même se retourner lorsque Kyoya lui lança un « OUAIS C'EST CA, CASSE-TOI ! »
          Je tendis la tête vers l'intérieur pour regarder l'état de Kyoya et je le vis sur le sol, se tenant les côtes de douleur. Il semblait plus amoché que Ryuga ; sa lèvre et son crâne saignaient, ses bleus étaient noirs et sa respiration était saccadé, on aurait dit qu'il avait du mal à respirer. Je me lançai immédiatement à sa rencontrer, lui tendit la main pour l'aider à se relever. Il ne la saisit pas, trop fier, et finit par se relever avec une énorme difficulté en s'aidant du lit à côté de lui. Je lui aurais bien demandé si ça allait, mais de toute évidence, il n'allait pas bien. Il s'assit sur son lit, s'essuyant sa bouche avec le revers de sa main droite tremblante. Au bout de quelques secondes sa respiration s'était régulée et il accorda à présent son intention sur moi.
 
« Tu veux quoi, toi ? » Me demanda t-il, cash, me laissant un regard haineux.
J'hésitais à lui véritablement pourquoi j'étais venu. Je n'en avais plus envie à présent : Kyoya n'étais décidément pas en état pour jouer de la guitare. Je cherchais mes mots, bafouillais, à la recherche d'une excuse valable.
« ALORS ! Pourquoi t'es là ?? » Renchérit-il avec plus de fermeté.
 
Kyoya devait être magicien car quelques secondes plus tard, je lui avais tout avoué. Un grand sourire moqueur s'étira sur ses lèvres, on aurait dit que la douleur qui l'animait faisait partit du passé. On aurait dit qu'il ne sentait plus rien, son expression douloureuse de son visage crispé n'était plus là.
 
« Une sorte de « duel », hein ? Pas de soucis. J'aime ça. » Répondit-il en esquissant un sourire moqueur. « A toi l'honneur !! » Me dit-il, m'offrant la place à côté de lui en la tapotant plusieurs fois.
 
J'avalais ma salive, referma la porte de la chambre puis me dirigea timidement vers la fameuse place, les dents serrées par le stress qui montait. Mais après tout je n'avais rien à craindre ni à perdre : c'était moi qui avait voulu ça et je n'avais rien à envier à Kyoya. Il n'avait sans doute rien de plus que moi. Et Kyoya semblait tellement vide d'émotion qu'il ne serait pas capable de livrer un beau solo improvisé capable de toucher les âmes. A présent rassuré, j'ouvris la housse de ma guitare et brancha l'ampli en effectuant quelques réglages, prenant une grande inspiration.
« Bon, le but c'est de jouer une improvisation, un solo... Un truc beau, un truc bien et touchant ! Ok ?! lui expliquais-je en souriant
-Ouais ouais, ok. » Il semblait déjà désinteressé. Il attrapa son portable en se plaignant qu'il ne faisait que de recevoir des messages d'insulte et de haine depuis ce matin avant de le balancer avec force au travers de la pièce sous mes yeux ébahis. « Vas-y, je t'en pris. J'ai hâte de voir ton « super » talent »
 
Je pris ma guitare, un sourire fier gravé sur mon visage. Mes doigts se plaquèrent contre les cordes, pour venir se déposer sur d'autres de frettes* différentes, tout ça à toute vitesse, engendrant un gros riff de 20 secondes, plein de technique. Je ne pensais à rien, je ne faisais qu'un avec mon instrument. Les notes s'enchainaient parfaitement, aucune fausses notes ne venaient tout gâcher. Ce fut, à ce jour je crois, la meilleure improvisation que j'avais été capable de sortir. Une fois ma composition finis, je reposais ma guitare. L'ambiance était un peu plus détendue. Un sourire confiant était toujours sur mon visage.
« Pas mal. » Souffla Kyoya en souriant.
          Il se leva pour prendre l'étui de sa guitare, désireux de répondre comme il se devait à mon défit. Il ouvrit son étui ; me faisant découvrir une magnifique Fender Stratocaster finition Sunburst*. Le verni était effrité par endroit, signe qu'elle avait vécu et qu'elle servait souvent. Il débrancha le jack* de ma guitare avant d'y connecter la sienne et de faire quelques réglages sur l'ampli en vérifiant que sa belle était bien accordée. Une fois sa sangle de cuir passée autour de son épaule à la musculature idéale, ses longs doigts vinrent se poser sur les barrettes de sa guitare, avant qu'il ne se mette à jouer. J'étais confiant, je savais mon adversaire plus faible, de plus, ses mains étaient toute tremblante et imbibées de sang. Ces dernières ne pourront pas suivre : elles glisseraient ou se tromperont sans doute de case.
 
          Epoustouflé. Sans voix. C'était la réaction  que j'avais eu quand il eu joué son solo improvisé. Ce gars là, il... il était incroyable. Je me rendais compte que j'étais à un tout autre niveau... Dès qu'il eu finis de joué, je restais bouche-bé pendant 5 secondes, avant que je ne me mette à taper des mains face à l'impressionnante prestation de Kyoya, vaincu. Il semblait satisfait de lui, alors que moi j'avais du mal à revenir à la réalité. Mon cerveau était totalement déconnecter de la réalité, j'étais partis dans un autre monde, mon c½ur se serrait, je n'étais plus là.
 
« Tu n'as rien vécu pour jouer quelque chose capable de toucher les gens, petit mioche ignorant. Ta prestation était insipide. »
 
          En titubant, je me rendis dans ma chambre. Je n'arrivais pas à me remettre de mes émotions... Il y avait quelque chose, dans son jeu de guitare qui le distinguait du reste des guitaristes. Il avait quelque chose en plus. King n'était plus dans ma chambre. Je m'allongeais sur son lit, et, les yeux rivés sur le plafond, je me rendis compte que j'étais dans une sorte de béatitude, dans un autre monde, totalement plongé dans mes pensées sans pour pouvoir autant arriver à bien me concentrer sur elles. Cette sensation était désagréable, mais apaisante en même temps. Je me redressais puis je sortis de la pièce pour aller me changer les idées.
 
          Je me rendis sur un des ponts surplombé par le fossé des douves du château, ma guitare sur le dos. Je m'assis sur les planches de bois, regardant les canards à travers les barreaux, pensif. Je me sentais misérable, soudainement. Comparé à Kyoya... Bon sang. J'avais honte d'avoir joué avec une telle confiance pour livrer un show si minable... Kyoya était au dessus de tout ça, et de toutes les personnes que je connaisse. Ce gars là, il est spécial... Pas commun. Et ce sentiment, celui qu'il n'est pas comme les autres, je l'avais senti dès l'instant où il était passé devant moi... J'avais sentis cette différence. Je tentais de gratter quelques notes sur ma guitare, mais le résultat fut laborieux. Le c½ur n'y était pas, je me sentais vidé. Mon esprit était encore en train de me remémorer Kyoya, debout au milieu de sa chambre en train de pondre une merveille, un trésor, un joyeux, à l'aide de sa guitare teinté par le sang et de ses doigts tremblant. Ma guitare dans les bras, je m'allongeais sur le pont, me remémorant l'inoubliable solo de guitare de Kyoya qui n'avait pas encore quitté mon esprit. Toutes ces notes si bien mises ensemble, toutes ces émotions qu'il avait réussi à transmettre... Il m'avait envoyé dans un autre monde. Je fermais les yeux doucement, songeant à l'instant magique que j'avais vécu. Pendant ces quelques instant de jeu, je n'avais pensé plus à rien, je me suis laissais bercer par le jeu de guitare du beau guitariste aux cicatrices. Pendant ce temps, c'était comme si plus rien n'existait. Son riff s'était imprégné de moi, et, très doucement, ces notes si délicates et si parfaites ont pris possession de moi pour diriger mes pensées vers le vide et pour ressentir ce sentiment si indescriptible, si particulier. Mes paupières se rouvrirent lentement alors que des larmes s'échappaient de ces dernières. Je donnerais cher pour revivre ça. Mais j'avais honte. J'étais tellement inférieur à lui... Je crois que je n'oserais plus le regarder en face.
Je me levais avec difficulté, secouant la tête à plusieurs reprises pour parvenir à penser correctement, sans succès. Toute cette histoire ne voulait pas quitter mon esprit. Je soupirais, me dirigeant vers la petite forêt non loin du pont, accompagné du solo de Kyoya, dans ma tête.
 
Définition :

Pickguard : Partie en plastique se situant sur généralement vers les micro, ayant un but purement décoratif. On peut l'enlever, le changer, le personnalisé à sa guise du moment qu'il convient au type de guitare/basse que l'on possède.
Slap : Technique plus utilisé par les bassiste que par les guitariste. Le but est de "frapper" les cordes avec la main droite pour créer un son "qui claque".
VOX : Marque d'amplificateur de guitare.
Frettes : Dans la grande majorité des cas en métal, ces petites barrettes (au nombre de 21, 22 ou encore 24) servent à délimité les différentes parties de la guitare, et donc, les différentes sonirités. Certaines guitare sont "fretless", c'est-à-dire sans frettes.
Jack : Câble universel reliant une guitare électrique à un ampli. 
Sunbrust : Finition principalement utilisé par Fender ou par Gibson. Le terme "sunbrust" désigne le fait que le vernis de la guitare fait un dégradé (généralement du noir vers le marron/orange) 
 
[Excréments d'âne, laxatif, Masamune qui va aux toilettes... ON PEUT DIRE QUE CA PU LA MERDE x))) (non non, je n'essaye pas du tout de faire passer un message !!)
J'espère que ce chapitre vous a plu, n'hésitez pas à commenter pour me dire ce que vous en avez pensé !! :)
Et vous aussi, VENGEZ-VOUS !!! Soyez inventif, soyez méchannnt > :D x)]

Tags : La magie née de tes doigts - Chapitre 4

La Magie Née de tes Doigts, chapitre 1 04/08/2014

[(J'aime pas trop les polices d'écriture que j'avais choisis pour l'image du haut... Mais bon, flemme de refaire. :])
Salut à tous !! :D Enfin, à ceux qui me lise. Vous êtes pas tellement nombreux mais ça fait rien :D C'est déjà génial !! :]
Avant de commencer la partie 4 de "la vraie douleur", j'écrivais une autre histoire, en même temps. J'ai beaucoup, BEAUCOUP de trop bonnes idées pour celle-ci ! :D "La Magie Née de tes Doigts". Oui, peut-être que le titre est pourri mais moi, je l'aime trop ! :D Donc, y'aura plein de chapitres. Je sais que pas beaucoup de gens aime les fics où c'était des groupes de musiques (moi non plus. :o) Mais celle-ci, j'espère vraiment que ça serait une exeption. J'espère qu'elle va vous plaire :D Aller, c'est partit :] Bon, il se passe pas grand chose pendant ce chapitre. C'est normal, c'est le 1. :3 Bon aller. Merci beaucoup de me lire :D N'hésitez pas à commenter !! Pour me dire si c'est bien ou pas :] Si y a des phrases qui veulent rien dire ou un truc du genre. 
BON, ALLER ! Cette fois-ci, c'est bon. Bonne lecture !! :]]
 
 
Chapitre 1. [PDV Masamune]
 
          Descendant du train en trimbalant tant bien que mal mes nombreux sacs, je peinais à marcher droit et à enchaîner plus de dix pas sans faire une pause. Sur une de mes épaules reposait ma guitare qui était soigneusement rangé dans une confortable housse matelassée. Sur l'autre, un sac avec des pédales d'effets (et autres matériels de gratte). Mon ampli, lui, était d'ailleurs emballé dans un sac Carrefour qui menaçait de se découdre à tout moment. Ses hances charcutait également ma paume rougit par le poids de celui-ci. Et enfin, dans l'autre main, mon sac de vêtement et de tout le reste. Oui, j'étais pour ainsi dire « chargé ». Avançant difficilement sur le quai à la recherche de mon ami, un grand sourire vint éclairer mon visage douloureux alors que je l'aperçu qui m'appelait, balançant son bras en l'air. Soulagé, je me hâtais d'arriver à son niveau. Comparé à moi, il n'était encombré que de deux sacs de sport, un sur le dos et un autre dans la main.
 
« Hey, Masa ! Comment tu vas ? Ca fait longtemps ! »
 
          Désormais à ses côtés, je lâchais un soupire de bonheur en posant mes deux charges au sol. Ne prenant pas la peine de répondre à sa question, je préférais l'implorer de me soulager d'un sac. C'est ce qu'il fit gentiment en me débarrassant du plus lourd de tous, bien entendu, plus que bourré par mes vêtements et autres affaires.
 
« Ahhh, merci franchement ! J'en pouvais plus »
 
Gingka ne me répondit pas, sans doute agacé, mais j'en avais rien à faire. J'avais trop mal aux bras pour me préoccuper de ce qu'il pouvait penser.
 
          Nous avions ensuite marché une dizaine de minutes pour arriver à notre destination. C'était.... Un internat... ! Pour garçon uniquement. L'endroit où mon meilleur ami Gingka et moi allons vivre et étudier, à présent. Je fis un grand sourire, essayant de mon mieux de contenir toute l'excitation qui m'envahissait. Nous passions le portail pour entrer à l'intérieur de ce dernier, pour pouvoir mieux découvrir les environs. En entrant, on se trouvait nez-à-nez avec une immense étendue d'herbe découpée par quelques terrains et même un stade, ainsi qu'un grand lac où quelques canards s'y baignait, et pour finir, une petite forêt à part. C'était un lieu vraiment immense et qui dégageait une atmosphère très agréable. Mes yeux curieux se hâtèrent de regarder plus loin. Il y en avait deux gros bâtiments qui étaient séparés par une rangé d'arbres. Le premier possédait une architecture très moderne, très design. C'était en réalité plusieurs petits blocs cubiques reliés entre eux par des passerelles sécurisées par des barrières. Mon camarade roux, qui avait déjà visité le lieu, m'informait que c'était dans ces petits cubes que nous allions étudier.
 
« Ca va, c'est classe !! » M'exclamais-je en souriant, impressionné.
 
Nous nous dirigions ensuite vers un autre bâtiment, un peu à l'écart. Ce dernier semblait plus ancien mais n'était pourtant pas dépourvu de charme, tout en pierre. Une foule d'étudiant attendait devant, sans doute que les portes ne s'ouvrent. Nous nous joignons dans la masse qui patientait devant l'entrée.
 
« Il est quelle heure ?? » Lui demandais-je pour savoir combien de temps nous devrions attendre pour pouvoir enfin pénétrer à l'intérieur.
 
Gingka sortit un bout de papier de sa poche pour regarder à quelle heure l'attribution des chambres commençait. Je ne cachais pas toute ma hâte, mais je me retenais de sauter partout, songeant à la guitare présente sur mon dos et à son confort. C'était un nouveau départ... Une nouvelle vie !
 
« 35. Ca commence à 40. Me répondait-il, les yeux rivés sur son papier froissé.
-          Yes !!! » M'exclamais-je en levant mon poing au ciel, impatient.
 
Gingka semblait anormalement sérieux et perdu dans ses pensées. Il devait sûrement être stressé par tout ça... Alors, en tant que meilleur ami, je le pris par les épaules en le secouer un peu pour le faire sortir de ses songes et qu'il manifeste un minimum d'enthousiaste.
 
« Hey Gingka, c'est pas génial tout ça ?! On y est enfin !! »
 
Son visage se changea instantanément pour laisser place à un grand sourire.
 
« Ouais mec ! C'est d'enfer !!! Youhou ! » S'exclamait-il en me sautant dans les bras.
 
Mais alors que je lui criais dessus pour lui dire qu'il devait faire attention à ma gratte, une petite musique résonna dans la courre, suivit d'une douce voix. C'était en réalité un imposant haut-parleur qui surplombait la bâtisse qui nous interpelait.
 
« Bonjour à tous, nouveaux internes du pensionnat ... ! C'est Madame Sellier, la directrice de l'établissement qui vous parle. L'équipe de direction sommes très heureux de vous accueillir aujourd'hui et nous espérons que votre scolarité dans ce lycée se déroulera pour le mieux. Si vous avez des questions, nos surveillants y répondront volontiers. Dans un premier temps, les portes du bâtiment de vie vont s'ouvrir pour que vous puissiez rentrer dans le réfectoire où les listes de la répartition de vos chambres sont affichées. Pour la suite, des consignes vous seront donnés. Bien, nous espérions donc que vous aller vous plaire, ici. Merci à tous de votre attention, et bonne année ! » Braillait l'enceinte, nous explosant les tympans avec la musique criarde, hymne de mon nouveau chez moi, à la fin du petit discours.
« Merci ! » Lâchais-je tout haut, provoquant un petit rire à mon ami qui reprit en mains ses charges.
 
Je fis de même. Les portes s'ouvrirent ensuite, lentement, puis la foule se mit à pénétrer à l'intérieur. C'était dingue comment nous étions nombreux. Et, tous des secondes... ! Gingka m'avait expliqué que les autres niveaux rentreraient quelques jours après nous, car ils connaissent déjà les lieux et tout le règlement.
 
          Après avoir râlé maintes et maintes fois auprès de mes futurs camarades qui m'avaient bousculés et après avoir galéré à trouvé la cantine, un surveillant nous ordonna de nous taire pour qu'il puisse nous donner les directives. Sa tenue vestimentaire était assez étrange, il portait un long mentaux bleu/verre et son maquillage était très appuyé, très grossier. Lui, vraiment un surveillant ? On aurait plutôt dit un professeur d'art plastique qui venait de peindre une toile et qui s'était foutu plein de gouache sur la gueule... J'eus un petit sourire moqueur avant qu'il ne se mette à parler. Et sa voix était, comment dire... Particulière. Les autres élèves ne se génèrent pas pour laisser échapper quelques rires. Ca me faisait un peu mal au c½ur, mais bon. Si je commence à avoir pitié de tout le monde...
 
« Bien, bonjour !! Je suis votre surveillant en chef qui s'occupera du pallier des 2nd, donc du votre ! Vous pouvez m'appeler Jack ! Je suis enchanté de vous rencontrer ! Je vais commencer par vous donner le programme de cette journée. Une fois que vous aurez vu à quelle chambre vous appartenez, vous viendrez me voir et je vous confierais les clefs pour que vous alliez y déposer vos affaires et vous installer. Un peu avant 12h35, vous êtes prié de vous rendre ici pour déjeuner, et enfin, à 14h, rendez-vous dans la courre pour la répartition des classes ! Bon, à tout à l'heure ! »
 
          Sitôt son discours finit, tous les élèves se dépêchèrent d'aller consulter les listes qui étaient scotché sur les fenêtres du réfectoire. De vraies bêtes sauvages. Ils se bousculaient tous, comme si leur vie en dépendait. Gingka et moi nous attendions un peu que la foule ne se dissipe pour aller rejoindre leur chambre, vautrés sur les chaises de la cantine. Une fois que quasiment tout le monde était partit, Jack, qui semblait un peu anxieux et stressé, nous ordonna de nous lever pour aller voir quelle était notre piaule. Nous nous exécutons rapidement. Désormais devant les feuilles, nous cherchions nos prénoms, mais en vain. Jack, agacé du temps que l'on prenait, nous demanda comment nous nous appelons pour nous aider dans nos recherches. Alors que nous n'en étions qu'à la deuxième feuille, voilà que lui avait déjà trouvé, sur la quatrième liste.
 
« Gingka Hagane, Masamune Kadoya, Ca y est ! Chambre 248.  Dépêchez-vous maintenant ! »
 
           Aussitôt dit aussitôt fait. Nous voilà à présent dans les couloirs, les yeux rivés sur les numéros des portes qui défilaient. Nous avions de la chance : la secrétaire de l'endroit est la meilleure amie de la mère de Gingka, elle a donc pu négocier pour nous faire partager la même chambre. J'étais heureux. J'avais hâte de voir la pièce où nous allions dormir !!
Chambre 248. La porte était de la même couleur que toutes les autres : orange foncé. La poignée était chromée et sa clinche était horizontal. « Toutes les piaules doivent sûrement se ressembler... » Je pensais avant d'inséré la clef dans la serrure.
          Je tournais 2 ou 3 trois fois, je ne m'en souvins plus exactement. En ouvrant la porte, Gingka et moi avions tous deux fermés les yeux, pour que la surprise soit totale. Désormais à l'intérieur, lorsque je les rouvris...
 
« OUAH ! »
 
          Je lâchais une exclamation de surprise en restant là, bouche-bée, alors que mon camarade s'était déjà avancé dans la pièce, un gros sourire aux lèvres. C'était... Génialissime. La chambre était de forme carrée. Dès que l'on poussait la porte de cette dernière, nous nous retrouvions nez-à-nez avec un des lits de la chambre. A notre droite, une grande armoire de bois gravée de motifs floraux prônait contre le mur couleur saumon de la chambre. C'était sûrement là que nous devrons ranger nos affaires. Il y avait même un porte-manteau, de bois aussi, cloué sur le côté de cette dernière. C'était vraiment bien ! Un autre lit était positionné de la même façon que l'autre mais à l'opposé. La fenêtre et le radiateur, sur le mur face à nous lorsque nous entrons dans la pièce et deux petits bureaux de travail demeuraient dans un des coin de la chambre. Voilà comment était organisée cette dernière, globalement. Je l'aimais déjà !!
 
          Après avoir jeté toutes nos affaires dans les armoires, je proposai à Gingka de sortir prendre l'air, pour nous familiariser avec l'endroit. Bien entendu, il accepta. En prenant soin de bien verrouiller la porte de notre chambre, nous nous dirigeons tranquillement vers le réfectoire. C'était la seule issue de sortie que nous connaissions, pour le moment. J'avais hâte que l'on nous fasse visiter tout le bâtiment, et même celui où nous allions étudier.
 Lorsque nous étions près à pénétrer dans la cantine, des hurlements de rage retentirent, ce qui nous fit sursauter. Jack était en train d'engueuler des élèves qui devaient être arrivés en retard, vu ses propos. Ils allaient subir le gourou du surveillant en chef... Pas de chance ! Mais bon, c'est de leur faute.
 
« VOUS ARRIVEZ SEULEMENT A CETTE HEURE-CI ?! VOUS RENDEZ-VOUS BIEN COMPTE DU PRECIEUX TEMPS QUE VOUS ME FAITE PERDRE A ETRE EN RETARD ?! Ca fait 20 minutes que tout le monde est partit et que j'attends les deux retardataires !! VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE !!! »
 
La voix de Jack était encore plus amusante lorsqu'il était énervé. Curieux, Gingka et moi restions cachés derrière la porte pour écouter ce qu'il se passait.
 
« PFFF ! Tenez, vos clefs !!! » Criais Jack. Il devait sûrement avoir jeté les clefs, vu le son de l'objet métallique qui heurta le sol ensuite. « Et en plus, comme par hasard, vous êtes dans la même chambre... ! TOUT POUR PLAIRE !! Je vous retiens, chambre 232 !! » Il ne s'arrêtait plus de crier. Ce gars là, il ne fallait vraiment pas l'énerver...
« C'est ça, ouais. » s'exclamait durement une nouvelle voix, sans doute celle d'un des internes. Il semblait indifférent face aux propos du pion.
 
          Il nous avait fait la peur de notre vie. Alors que nos oreilles étaient collées contre la porte, ce dernier poussa la porte du réfectoire brutalement pour aller rejoindre sa chambre. Il passa devant nous, sans nous adresser le moindre regard. Ce gars là... Il faisait un peu peur. Ses cheveux blancs, sa mèche rouge sur le côté, ses vêtements... Son bras droit était même entièrement tatoué d'un grand tatouage tribal noir qui s'enroulait autour de son bras musclé, ce qui renforçait notre inquiétude. Mais ce sentiment fut de courte durée, il s'éclipsa en quelque seconde.
          A peine avons eu le temps de nous remettre de nos émotions, voilà qu'un nouvel élève s'élança en direction de sa chambre également. Comparé au précédent, il nous adressa un bref en regard en passant devant nous avant de détourner les yeux. Dès l'instant où ses yeux bleu avait croisé les miens, j'eus l'impression que mon c½ur s'arrêtait. C'était une étrange sensation, tout de même. Mais ce moment fut temporaire, lui aussi. Il décrocha rapidement ses prunelles azures des miennes pour continuer son chemin silencieusement. Je le regardais s'éloigné avant de remarquer enfin le flight case qu'il avait dans l'une de ses mains, et son ampli de l'autre. Serait-il... Possible ?! Un guitariste, lui aussi ?! J'avais du mal à y croire. Même si cela était évident...
Dès qu'il fut un peu plus loin, Gingka s'exclamait :
 
« Ah. Bah tu vois, t'es pas le seul gratteux ! C'est bizarre, quand tu portais toutes tes affaires, t'avais l'air pathétique. Tandis que lui... Bah, ça le rend quand même cool d'être encombré comme ça ! » Gloussa mon camarade avant de s'élancer à l'intérieur de la cantine pour aller dehors.
 
          Je ne le rejoignis pas immédiatement, mes yeux n'arrivait pas à le quitter du regard. Alors, je le regardais s'éloigner, s'enfoncer dans le long couloir où toutes les chambres étaient côte à côte. Ce mec était vraiment cool et dégageait... Une sorte d'aura particulière. Ses vêtements déchirés, les cicatrices qui étaient gravés sur ses joues et même ses petites canines qui ressortaient lui donnaient un air... Sauvage. Sans oublier ses cheveux vert foncés en bataille, bien entendu. Comme une crinière de lion, ou un truc comme ça... Il ne m'avait pas laissé indifférent. Ca n'était pas le genre de personne que l'on croisait tous les jours... Avant de rejoindre Gingka qui m'appelait en s'impatientant, je souris en me disant « Ca va être une putain d'année... ».  
 
[Alors ? :D C'était bien ?! :] Dites-moi par commentaire !!!]

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La Magie Née de tes Doigts, chapitre 2 ! 28/09/2014



 
          Allongé sur mon nouveau lit, je baillais bruyamment, feuilletant les pages de mon magazine en me frottant les yeux. La journée que Gingka et moi avions passée aujourd'hui était vraiment épuisante !! Après avoir mangé, les surveillants nous on fait visiter les locaux. C'était vraiment incroyable ! Tout était vraiment fantastique, ici. Par la même occasion, j'en avais profité pour aller sympathiser avec d'autres élèves, initiative que Gingka n'avait pas vue d'un très bon ½il. Il est tout le temps jaloux, il devait sûrement avoir peur que je ne l'aime plus. Mais c'est impossible, c'est mon meilleur ami, et ça, c'est pour la vie !!
 
          Après la visite des deux bâtiments (celui de cours et celui où nous allions vivre), on est tous sorti dehors, assis sur l'herbe chauffée par les rayons du soleil, pour l'attribution des classes. Gingka et moi étions tous sauf serein. Nous avions peur de ne pas se retrouver dans la même classe... Alors, tout le long où les profs principaux ont énumérés les différents prénoms, on n'a pas cessé de se serrer fort les mains, priant pour que nous soyons ensemble dans la liste.
 
« Gingka Hagane » Récita le professeur, levant les yeux sur nous pour voir si son élève s'apprêtait à rejoindre le rang de sa classe.
 
Mon camarade se leva lentement, m'adressant un dernier regard plein d'inquiétude avant d'aller rejoindre les autres.
 
          Après un bref calcul à l'aide de mes doigts, j'en conclu que j'avais encore une chance d'être dans la même classe que Gingka à ce stade, car le H est avant le K dans l'ordre alphabétique. « Aller putain... » Pensais-je tout haut en murmurant, implorant le seigneur pour qu'il m'accorde cette faveur, celle de passer l'année scolaire en compagnie de mon meilleur ami. Et, quelques noms plus tard...
 
« Masamune Kadoya ».
 
          Masam... Hein ? Quoi ?! Sérieux ? ... Je mis quelques secondes à me rendre compte que c'était moi qui avait été appelé malgré le fait d'avoir été si attentif jusque là. Après m'être fait réprimander pour ma lenteur de compréhension par mon nouveau professeur, je me levais d'un coup, ne contenant pas ma joie d'être avec mon Gingka. En arrivant à son niveau je lui sautai dans les bras, soulagé et heureux !! Pendant un petit moment on est resté comme ça, à sautiller sur place en songeant à la parfaite 2nd qu'on allait passer ensemble, dans la même classe !!
 
          Puis... Voilà. Lui. Il  est à nouveau passé devant nous, nous lançant un regard moqueur avant de s'éloigner vers le fond du rang. Je l'ai regardé s'en aller, comme la première fois.
Après m'être remis de mes émotions, les yeux grands ouverts, je cherchais du regard l'individu aux cheveux verts qui était déjà caché par la masse d'élèves de 2C. Ce mec... Il faisait partit de notre classe !! Quelle chance inouïe !! J'avais la soudaine envie de courir partout mais l'opinion qu'il allait se faire de moi m'importais énormément, pour une raison inconnue. Ce mec, bordel... Pourquoi je n'ai pas écouté la suite de l'appel ?!
 
          En nous rendant dans le bâtiment des cours, je n'arrêtais pas de me questionner sur l'identité du guitariste aux cicatrices. Comment pourrais-je le surnommé en attendant de connaître son prénom ? Aucun surnom ne me venait à l'esprit ... Tant pis. J'avais qu'à le surnommé Scars, ca veut dire cicatrices et puis voilà... Ca le faisait trop !!
 
          Le rang se mit à démarrer, direction les salles de classes. Distribution de document, Emploie du temps, carte de cantine... Je laisse échapper un soupire de bonheur. Toutes ces choses administratives montraient bien que nous commencions une nouvelle année, une nouvelle vie. Et puis, je me rendais enfin compte que j'étais libre, à présent. Sans mes parents pour me dicter ce que je dois faire !! Un véritable renouveau !!!! Pendant que le prof se mit à nous expliquer le fonctionnement de l'internat, je songeais à ce mystérieux élève aux croix sous les yeux, à Scars... Comment quelqu'un avait pu lui faire ça, et dans quel but ? Mais, mal gré tout, je ne pouvais nier le fait qu'elles lui donnèrent un charme fou. Ah là là... Je pivotais sur ma chaise, cherchant du regard les cheveux verts qui lui étaient si propre. Je finis par le repérer au fond de la classe, à moitié endormi d'ennui, le bras maintenant sa tête lourde. Dès qu'il remarqua que le regardais, il m'adressa un regard noir avant de baisser les yeux sur la feuille qui venait d'être distribuée, comme pour me dire qu'il n'en avait rien à faire de moi. Malgré tout, je ne reniais pas toute l'admiration que j'avais envers lui. Il était trop cool...Toujours dos au professeur, je baladais mes yeux à droite et à gauche pour bien imprimer les visages de mes camarades de classe, et surtout, pour évaluer avec qui je pourrais m'entendre. Tout le monde avait vraiment l'air gentil !!
          Je ravalais ma salive quand je le vis, lui, l'autre. Le mec aux cheveux blancs et au tatouage. Lui aussi était assis au fond de la classe, dans la rangée opposée à celle du guitariste. Il me mitrailla du regard, comme si je n'étais pas assez bien ou fort pour pouvoir poser mes yeux sur lui. Fébrile, je me retournais face au tableau, commençant tranquillement à compléter les différentes informations demandées en discutant tout bas avec Gingka sans pour autant lui faire part de mes observations.
 
          Deux heures plus tard, nous voilà libérés, autorisés à vaquer à nos occupations après avoir rangé nos livres dans l'armoire de notre chambre. Nos sacs étaient pleins à craquer et mon épaule menaçait de se déboîter à tout moment, tant le poids des manuels était important. J'imposais alors à Gingka de passer par un petit chemin à l'écart des autres, plus rapide, à côté de la forêt pour rejoindre le bâtiment des chambres. J'avais envie de lui raconter comment je me sentais, de lui demander comment il allait, et surtout de lui parler de Scars qui m'intriguait tant, en tout intimité. Nous marchions tout les deux côte à côte, regardant un peu partout autour de nous, peu habitué à ce genre d'environnement. Au bout d'un moment, je me décidais à quitter mes pensées pour engager la conversation :
 
« Alors ? Ca va, t'aime bien la classe ? » Lui demandais-je en souriant, fier d'être avec lui.
Un grand sourire grandissait sur son visage avant qu'il ne réponde, enjoué :
 
« Evidemment que j'aime bien la classe ! On est ensemble !!!! »
 
Je lui répondis avec un « yeah ! » remplis de joie en levant mon poing gauche au ciel. Je savais qu'il avait envie qu'on fasse la fête ensemble mais nos charges ne le permettaient pas. Dommage, j'aurais bien voulu me défouler à jouer dans le bois d'à côté avec lui !
 
« Et toi alors ? T'avais l'air pensif en classe ! Ta maman te maaannnnque !! » Me charriait-il en chantonnant comme un gamin.
Ah ah. Très marrant ! T'as beaucoup d'humour, tu sais ?? » Je marquais une pause pour effacer mon sourire et soupirer, souhaitant redevenir un tantinet sérieux « C'est que... T'sais le guitariste, là, qu'on avait vu ? Avec ses cicatrices et tout. Bah... Je pensais à lui. » Je souriais de nouveau « Il était pas trop cool, sérieux ?! C'est ça que j'me disais en fait !!! »
 
Gingka éclata de rire avant de répondre en se foutant ouvertement de ma gueule :
 
« Attend, t'es sérieux là ? Tu penses encore à ce type ? Ah ah ! C'est abusé. En plus, ça se voit que c'est un frimeur ! Avec ses fringues déchirés et tout... Juste pour se donner un style, c'est tout ! » Tentait de me résonner mon ami, en vain.
 
          Il avait beau dire ce qu'il voulait, je n'avais pas envie de le croire. Mais, quelque part, peut-être qu'il avait raison... Peut-être que je m'emportais trop vite... Non ! Il ne fallait pas que je me remette en question. Tant pis. De toute façon, j'allais bien finir par tout découvrir par moi-même !!
          Au bout d'une dizaine de minutes de marches et de grimpage de marche, nous voilà arrivé dans le long couloir de nos chambres. Le sourire aux lèvres, je m'élançais vers la porte de ma chambre avant d'apercevoir, un plus loin, un vieil étui à guitare à côté d'une porte. Introduisant la clef de ma chambre dans la serrure, je mentis à Gingka en lui prétextant que j'avais envie de me rendre aux toilettes, lui demandant de bien vouloir commencer à ranger nos livres de cours. Je faisais ainsi une pierre deux coups : j'allais pouvoir satisfaire ma curiosité et je n'aurais pas besoin de ranger mes manuels. Merci Gingka !
 
          Prenant soin de bien fermer la porte pour ne pas que mon coloc de chambre ne comprenne mes réelles intentions, je m'élançais vers la guitare, curieux de connaître de quel genre il s'agissait. Son flight-case était tout abîmé, son propriétaire a donc dû l'emmener dans des tas d'endroits pour qu'il se retrouve comme ça... Mes lèvres s'étirèrent malicieusement alors que je souvins qu'il s'agissait de la guitare du type qui me subjuguait tant. J'eus de la chance qu'il n'y ait plus personne dans le couloir, que tout le monde soit déjà rentré. Je me mis donc positionné devant l'étui, accroupi devant la porte du guitariste, remarquant quelques vieux autocollants de groupes de rock et metal désagrégés, ayant sans toute été collés pour masquer les certaines grosse éraflures. Bon, assez d'analyser l'étui : passons aux choses sérieuses. Avec toute la délicatesse du monde, je le basculais à l'horizontal, agrippant les deux attaches avec mes mains. En fermant les yeux, prenant une grande inspiration, c'est comme si je faisais une sorte rituel. Ohhhh très chère pièce unique, trèèès chère guitare... Je suis là, maintenant. Je vais voir comment tu es à présent !!
 
« NON MAIS VAS-Y FILS DE PUTE MAIS VA TE FAIRE FOUTRE !!! » Hurlait une voix.
 
          Je m'écartais alors de la guitare en quelques secondes, le c½ur battant à cent à l'heure et les yeux écarquillés, tremblant de surprise. Je mis plusieurs secondes avant de me rendre compte que l'insulte ne m'était pas destinée et qu'elle provenait de derrière la porte. Je pris une grande inspiration, soulagé.
 
« Fiou... » Laissais-je échapper pour me calmer.
 
J'avais vraiment eu de la chance... Mais, qui criait ? Et pourquoi ? Et, à qui cette voix appartenait-elle ? Laissant la guitare de côté, j'approchais doucement l'oreille de la porte pour essayer d'entendre ce qui se racontait derrière...
 
« Casse-toi ! Tes fringues prennent toutes la place !! S'écria une voix
-Ah bah ta gueule hein ! Au moins les miens ne sont pas en morceau, clochard ! Rétorqua une autre voix de garçon
-C'EST TA TRONCHE QUE J'VAIS METTRE EN MORCEAU !!! »
Oulà. Ils n'avaient pas du tout l'air de plaisanter, ces deux là...
 
Alors que je m'apprêtais à faire quelques pas en arrière, percevant des bruits de pas qui se rapprochaient, la porte s'ouvrit brusquement. Tous mes muscles se contractèrent instantanément, me laissant à genou devant la porte comme un pauvre misérable. Et merde...
 
          Sans comprendre pourquoi ni comment, je me retrouvais allongé sur le sol en quelques millièmes de secondes. Scars se tenait là, fièrement et me regardais avec plein de haine. Il m'avait poussé brutalement avec un gros d'un coup de pied, si bien que, même lorsque là confrontation était finit, je sentais encore la semelle de Scars sous ma mèche. Il n'eut aucun mal à m'enjamber pour attraper son étui à guitare. Avant de rentrer, il m'adressa un dernier regard plein de m'épris avant de me cracher dessus et de refermer la porte en la claquant sèchement. Bredouille, je me relevais puis me dirigeai vers la porte de ma chambre, prenant soin d'effacer la trace de salive dont le vert m'avait fait cadeau avant de s'en aller. Je soupirais, ouvrant la porte doucement, vraiment déçu. Mais d'un côté, j'étais, d'une certaine façon, plutôt « heureux » de sa réaction. Ce mec là est vraiment trop cool... Je l'admirais encore plus, à présent. Je me vautrais sur mon lit, attrapant le magazine que Gingka me lançais.
 
« Ah là là... Quelle journée !! »

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La Magie Née de tes Doigts, chapitre 3 !!!! 27/10/2014


[Saluuut !! :D Le chapitre 3, enfin !!! J'espère que vous l'apprécierez, parce que je me suis beaucoup amusé à écrire :3 Normalement, ce chapitre devait pas DU TOUT se passer comme ça x3 Voilà. N'hésitez à me dire ce que vous en pensez !! :D YEAH !]
 
 
« Putain, je l'ai foutu où ?! »
 
          Cela ne faisait pas moins de 15 minutes que j'étais occupé à tout retourner dans mes affaires pour retrouver mon porte-bonheur qui avait mystérieusement disparu. Passant au peigne fin les moindres recoins de la piaule, allant sous mon lit jusqu'à la poubelle de notre chambre, je n'arrivais décidément pas à remettre la main dessus.
 
« Et merde... Ca me saoule !! »
 
         Je shootais dans la boule de papier que Gingka avait faite pour passer le temps en me laissant tomber sur mon lit, blasé. Dans moins d'une heure, les premières heures de cours allaient commencées. Je ne pouvais PAS CONCEVOIR de passer un jour sans lui, sans mon précieux porte bonheur.
Alors que j'étais en train de me creuser la tête pour me souvenir où je l'avais mis, Gingka fit interruption dans la chambre, tout propre, tout bien habillé.
 
« Hé, Masa ! Tu ferais mieux de te grouiller : y a un monde de fou aux douches. »
 
Après lui avoir fermement répliqué que je la prendrais ce soir, il se mit enfin à me demander ce qui me tracassait en s'asseyant à côté de moi, sur mon lit. Bien sûr, en lui expliquant de quoi il s'agissait, il eu la réaction que je m'étais imaginé : il se moqua de moi. 
 
« Ahhhhhhhhh, mon paauuuvre n'amour ! Tu te mets dans un état pareil juste pour un morceau de plastique, tu te rends compte ? »
 
           Je ne pris même pas la peine de relever, le chassant de mon lit avec des coups de pieds. Pourtant, s'il y en avait un qui pouvait comprendre, c'était bien lui. Je soupirais en basculant sur le côté, tourné vers le mur. J'avais vraiment la tête ailleurs. Je ne pouvais pas le perdre, je ne DEVAIS pas. J'avais vraiment dans l'idée de placarder des avis de recherche pour pouvoir le ravoir autour du cou. En soupirant, je me redressais avec difficulté. A contre c½ur, je me levais pour aller chercher mes vêtements et pour m'habiller avec. En balaçant mon pyjama avec énervement sur mon lit, j'enfilais mon jean ainsi qu'un vieux tee-shirt Nirvana, décoré par un smiley qui tirait la langue. Après avoir préparé mon sac, je décidais de sortir en avance. Ainsi, je pourrais mieux observer et m'habituer à ce bâtiment.
 
          A l'étage inférieur, les salles d'études. Il y en avait deux, dont une qui contenait des ordinateurs. Quelques lycéens s'y trouvaient, sans doute pour jouer aux jeux-vidéos, les yeux scotchés sur leur écran. Plus loin, dans le fond du couloir, la salle de détente. Cette dernière comportait un nombre bien plus important de lycéen, occupé à lire des bouquins ou à se distraire devant un flipper ou avec une petite partie de ping-pong. Je souris en les voyant tous s'amuser comme cela, même si ça m'étonnait qu'ils aient déjà pris leur marque au sein de l'internat. Ils s'adaptaient vite. En voyant l'heure, je pris la décision de remonter dans ma chambre pour poursuivre mes recherches. Alors que je repartis en direction des escaliers, une voix derrière moi hurla :
 
« ATTTEENNNTION !!! »
 
Par pur reflex, je me retournais instantanément. Mes yeux s'écarquillèrent : un caddie en fer piloté par un adolescent aux cheveux bleu foncés fonçait tout droit sur moi et se rapprochait à toute vitesse. Au travers des barreaux, assis dedans, je pouvais apercevoir un gamin qui hurlait, sentant que la collision allait être imminente et brutale. En laissant échapper un petit cri, mon seul geste fut de me protéger le visage à l'aide de mes avant-bras. Les yeux fermés, j'attendais à présent l'impact avec appréhension. Mais ce dernier n'eut pas lieu. Entendant un soupire de soulagement s'échapper de la bouche d'un des deux individus, je rouvris les yeux. Ils étaient là, à quelques centimètres de moi, morts de rire.
 
«  Ah, Kenta !! La trouille que t'as eu !!! Charriait le plus grand, le conducteur.
C'est bon, c'est rien... ! » Se defendait le plus petit en descendant du caddie avec difficulté.
 
Un peu désemparé, je peinais à comprendre la situation. Mais, voyant qu'ils ne faisaient pas attention à moi, je m'exclamais :
 
« Hé, vous pouvez au moins vous excuser !!! »
 
Leurs regards se posèrent sur moi. Le plus petit aux cheveux verts clairs semblait désolé, tandis que le grand souris de plus belle. Ce dernier contourna le chariot pour arriver à mon niveau, s'excusant en posant sa main musclé et gigantesque sur mon épaule.
 
« Ah, ça va c'est rien !! On voulait juste s'amuser !! Me répondit-il simplement en souriant
- Ouais bah... T'as faillis me foncer dessus !!! » J'en rajoutais une couche, faussement traumatisé.
Mon interlocuteur soupira. Il hôta sa main, puis s'apprêta à s'en aller avant que je ne le retienne par le bras.
« Hé ! »
 
Sa seule réponse fut de se retourner vers moi rapidement et de m'adresser un grand sourire malicieux avant de s'exclamer :
« Bah quoi ? MONSIEUR est trop fragile hein ? Il a FAILLIT se faire renverser alors MONSIEUR va retourner pleurnicher chez sa manmaaannn ? »
- HEIN ?! Non mais t'es un ouf, toi ! Je m'empressais de lâcher son bras, vexé.
 
Il eut un petit rire moqueur avant de changer de sujet, plus calme.
 
« J'aime bien ton tee-shirt ! Il est cool ! »
 
          Je baissais les yeux sur mon torse, ayant oublier de quoi il s'agissait. Je souriait en remarquant qu'il reconnaissait le gros logo de Nirvana avant de poser mes yeux sur le sien. Mes yeux écarquillèrent en croisant le regard d'Eddie, la mascotte d'Iron Maiden qui posait tranquille avec une sorte de hache à la main, surplombé par le titre du groupe écrit en rouge et entouré de blanc.
 
« OHHH ! Ton tee-shirt !! 
Eh ouais, je sais !! Aller venez les gars, on retourne s'amuser !!! »
Sans râler, j'accompagnais avec joie mes deux nouveaux amis. Toute ma colère s'était dissipé, après tout, ça n'avait rien de grave. De plus, je devais élaborer un plan pour lui subtiliser son maillot.
 
C'est ainsi que j'avais fais la connaissance de mes deux premier amis ici. Celui au tee-shirt que j'aimais tant se surnommais King. Pour une raison que j'ignorais, il avait terriblement honte de son prénom.
 
« Mon frère s'est occupé de falsifié les documents, hé hé !! Les profs m'appeleront King.
Comment il a fait ? Lui demandais-je, surpris. J'aurais moi aussi aimé changer mon prénom par Jimi, par exemple...
- Ah ! Mystère !!!
- Il bosse ici ?
- Non, il est en terminal. »
 
         Je souris alors que nous entamions une bonne partie de ping-pong, arbitrée par le petit, Kenta. Il n'avait rien d'un élève ici : il s'agissait en réalité du petit neveu de la directrice. King l'avait rencontré par hasard, alors qu'il était à la recherche des toilettes. C'est ainsi qu'ils avaient dénichés le caddie (ou « la super voiture de la mort », selon Kenta) et qu'ils avaient commencé à jouer. Ne me demandez surtout pas où ces deux-là l'avaient trouvé, ils ne voulaient rien me dire.
Et, par le plus grand des hasards, King s'avera être dans la même classe que moi. Sachant que dans cet internat, il n'y avait pas moins de 20 classes de secondes, j'avais eu de la chance de me retrouver avec le guitariste aux cheveux vert et avec un garçon aussi cool que lui. Vraiment, je suis quelqu'un de particulièrement chanceux.
 
          Une fois deux sets terminé, King et moi grimpions les escaliers (d'ailleurs, je ne connaissais pas ces derniers, je me rendis alors compte que j'avais tout le temps emprunter les autres, à l'opposé) pour me montrer où se situait sa chambre en abandonnant Kenta dans la salle de détente. En grimpant les marches, je me rendais compte qu'il y a avait une porte au mur, sur le côté des escaliers, en plein milieu.
 
« Ya quoi, là ? lui demandais-je en désignant cette dernière, curieux de cet aménagement un peu particulier.
Hum ? » King se retourna vers cette dernière. « Ah, je sais pas... J'ai essayer de la forcer, mais impossible. Bah, ça doit juste être un placard à balais...
- Ah ouais. » fis-je, pas vraiment convaincu mais acceptant tout de même ses explications.
Nous poursuivons alors notre chemin.
 
          Sa chambre se trouvait tout au bout du couloir, la 200. Elle était similaire à la mienne, à quelques détails près. Il avait déjà tapissé ses murs de plusieurs posters, ce qui me fit sourire, même si j'en étais un peu jaloux. Merde, j'aurais dû en ramener, moi aussi... Alors que nous étions tranquillement en train de discuter, la porte s'ouvrit soudainement pour laisser apparaître Jack, survolté.
 
« JE PEUX SAVOIR CE QUE VOUS FAITES ENCORE LA ?! Les cours commencent dans 3 minutes !!! »
 
          Affolés, nous nous dépêchions d'attraper notre sac de cours pour ensuite dévalés les escaliers à toute vitesse, oubliant même notre mentaux. Une fois dehors, on courait le plus vite que nous le pouvions, car il pleuvait des cordes. Le bâtiment dans lequel nous avions cours pour la première heure était situé à l'exact opposé de nous. La boue formée à cause de la terre et de la pluie manquait nous faire tomber à plusieurs reprises. Au bout de 2 minutes de course à toute vitesse, nous atteignons enfin la passerelle. Nous nous empressions d'y monter, trempés jusqu'aux os avant de pénétrer dans le fameux bâtiment.
A bout de souffle, tremblant et totalement mouillés, nous mîmes un temps avant de reprendre notre souffle, désormais vautré dans le couloir des salles de classes. Pouah là là, quelle merde... C'était notre premier jour de cours, et il était vraiment laborieux. Une fois que le souffle était un peu revenu, nous nous regardions dans les yeux, le sourire aux lèvres, avant de littéralement exploser de rire, tellement on se sentait pitoyable. Les larmes aux yeux, tapant du poing sur le sol, c'est un professeur qui vient nous calmer en sortant de sa salle soudainement et en nous engueulant.
Quelques minutes plus tard, tentant encore un peu de calmer nos rire qui ressurgissais, nous pénétrions dans la salle, prenant soin à ce que nos excuses soit les plus plates possibles mal gré notre grand sourire que nous tentions de cacher. Avant de se séparer pour aller s'assoir, King me souffla avant de s'éloigner vers le fond « j'ai mal aux côtes !! », ce qui me fit sourire de plus belle. Je m'assis à côté de Gingka qui semblait furieux, peut-être à cause de mon retard ou à cause du fait que je m'étais fais un nouvel ami. Je souris en commençant à oublier mon médiator, mon fameux porte-bonheur que j'avais perdu ce matin. Après tout, je n'avais pas à me soucier de ça plutôt qu'autre chose ! J'allais très vraisemblablement finir par le retrouver ! C'est toujours en ne cherchant pas qu'on trouve.
Revenant à la réalité, je soufflais à Gingka :
 
« Au fait, tu sais comment il s'appelle vraiment, Scars ? »
Gingka soupirait, agacé. En serrant les dents, il me répondit qu'il n'avait pas écouté l'appel. Mais je savais très bien que si : il ne voulait juste par me le dire. Je connaissais mon meilleur ami par c½ur.
« Aller quoi ! Sois sympa, dis-moi !
-Mais je sais pas, je te dis !! »
Voyant que le prof posait son regard sur nous, nous fîmes mine de regarder ailleurs.
 « Je te parle même plus. » lui soufflais-je en m'écartant un maximum de lui, boudeur.
Il soupirait avant de me répondre à contrec½ur :
« Il s'appelle Kyoya. Ça y est, t'es content ? »
A l'entente de son prénom, mon c½ur battait un peu plus vite et mes yeux écarquillèrent. Scars se nommait en réalité Kyoya. Kyoya...
 
          Je répétais son prénom plusieurs fois dans mon esprit et en le murmurant. La sonorité de son prénom était extra. Ce dernier lui allait terriblement bien. Pour désormais attribuer ce prénom sur son visage, je me tournais de ma chaise, dos au tableau, cherchant du regard Scars.
C'est ainsi que je l'apperçu. Que je LES appercu. Tous les deux.
Mon précieux médiator. Il était en la possession  de Kyoya qui s'amusait à faire tourner le cordon autour de son index. Ma bouche s'ouvrit, stupéfait. Comment et quand me l'avait-il dérobé ? La scène de la porte avec la guitare me revint à l'esprit. Alors, c'était donc à cet instant que... Que je l'avais perdu. J'élaborais un plan dans ma tête : celui d'aller lui demander à la fin de l'heure. Je souris nerveusement. Après tout, il n'y a aucune raison qu'il ne me le rende pas... En réalité, je n'en savais rien. Ce mec était vraiment imprévisible. Et ce médiator, j'y tenais comme la prunelle de mes yeux.
Je n'ai cessé de me retourner pour surveiller ce qu'il en faisant. J'étais plutôt anxieux d'aller le voir, comme ça... Mais la peur de perdre mon porte-bonheur l'emportait sur celle d'aller lui parler.
 
          La douce sonnerie de fin du cours retentit. Je m'empressais de ranger mes affaires en 4eme vitesse, voyant déjà que Kyoya était prêt à s'en aller. Dès lors qu'il se leva de son siège, je m'élançais vers lui, ne prenant pas la peine de m'excuser envers les élèves que j'avais bousculé au passage.
 
« Hé... C'est à moi !!! » Lui dis-je sans réfléchir, lui montrant du doigt mon porte-bonheur.
 
Il ne répondit pas, avançant droit devant lui pour sortir de la salle. Une fois à l'extérieur, il ne m'accordait pas la moindre attention, comme si j'étais invisible. Alors qu'il avançait en direction de la prochaine salle de classe, je le suivais quelques pas derrière lui, un peu stressé de lui readresser la parole après ce vent monumental. Mais je n'avais pas le choix, si je voulais récupérer mon bien. Je réitérais alors mes propos.
 
« Hé, tu peux me le rendre ?? » Je lui demandais gentiment, un peu comme si ma vie en dépendait. Parce que c'était l'impression que j'avais. Je poursuivais.
« Il a appartenu à Kirk Hammett, tu vois... C'est mon cousin qui me l'a donné : il l'a attrapé pendant un concert. C'est un fan de Metallica et c'est vraiment top qu'il... »
Il fit volte-face, me coupant net dans mes explications, m'adressant un regard noir avant de sourire d'amusement en me désignant l'objet tant convoité :
« Cette merde, à Kirk Hammett ? Ne m'fais pas rire. »
Il reprit son chemin.
« "Cette merde" ?! Non mais pour qui tu te... »
Il s'arrêtait.
« Arrête de me faire chier.
- Mais, tu...! »
Dos à moi, il levait sa main au dessus de son épaule pour que je puisse voir mon médiator, puis, en le coinçant avec deux de ses longs doigts fins, il plia d'un coup sec ce dernier en deux, si bien qu'il céda malgré la résistance du plastique.
« Non !! »
Ce mec... Il était vraiment dépourvu d'émotion !!! Pourquoi il avait fait ça !?
« Tiens. » Fit-il en me balançant mon collier derrière lui sans même se retourner vers moi.
Puis il poursuivit sa route, tranquillement.
 
          J'eus tout juste le temps d'intercepter mon médiator brisé avant qu'il ne tombe sur le sol. Mes yeux étaient humides, à présent. A genoux sur le sol, les yeux figés sur mon porte bonheur brisé, je restais planté là. J'avais mal au c½ur... J'avais l'impression qu'une partie de moi s'était cassé en même temps que lui, malgré que ça ne soit qu'un « objet ». Je serrais les derniers morceaux qu'il restait de lui dans mon poing avant de me relever, regardant droit devant moi Kyoya qui s'éloignait.
Ce mec... Je le détestais, maintenant !!! Poussé par l'énergie de la colère, je me dirigeais vers lui à tout allure, souhaitant obtenir réparation.
Une fois arrivé à son niveau, j'attrapais avec force son bras désireux qu'il se retourne vers moi. Brutalement, c'est ce qu'il fit néanmoins, m'attrapant par le cou en me poussant pour me coller violemment au mur en quelques secondes. Je laissai échapper un « Ah ! » lorsque ma tête se claqua contre ce dernier.
 
« Ne t'avises plus JAMAIS de me toucher. C'est bien COMPRIS ?! »
 
Sa voix était très sèche et teintée d'énervement, terrassée par la haine. Il n'hésitait pas à resserrer son emprise sur mon cou pour me faire acquisser plus vite. Je soutenais son regard qui se voulait sans pitié et près à m'étrangler à tout instant, les sourcils froncés et le regard fier, malgré que j'étais plus qu'agité intérieurement. Mais, il m'avait fait du mal. Et il ne s'en voulait même pas. Toute l'admiration que j'avais accumulée pour lui s'était effacée à cet instant précis. Enfin, c'est du moins ce que je désirais...
 
« Aie... »
 
          Les mains plaquées contre l'estomac, je retournais auprès de Gingka lentement, en tant que perdant. King était aussi là, il avait fait la connaissance de Gingka entre-temps.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Je lui expliquais la scène, passant les détails de mon horrible humiliation et de ma cuisante défaite.
« Et... Il avait quoi de spécial, ce médiator ?
Vexé qu'il ose demander ça, je lui répondis avec consternation :
- C'était à Kirk Hammett ! Le guitariste de Metallica ! Tu te rends compte du...
- Non. Il le jeta par terre. Ca, si tu veux mon avis, c'est juste un médiator tout pourri !! »
Je m'empressais de le ramasser une nouvelle fois.
« NON ! Tu peux pas comprendre !!! »
King eu un petit rire.
« Tu crois vraiment que ce guitariste utilise des médiator ROSE FLASHY, comme celui là ? Ton cousin t'as fais une mauvaise blague !!! »
 
King et Gingka explosèrent de rire. J'avais beau leur soutenir que ce médiator avait bel et bien appartenu à un dieu de la guitare, ils ne voulaient pas m'écouter. Moi-même, je commençais à douter de cela.... Mes deux amis se mirent à me taquiner et à m'embêter alors qu'on était en direction du cours de physique-chimie. J'envoyais un message en 4ème vitesse à mon cousin en soupirant, pour savoir s'ils avaient raison ou pas. En entrant dans la salle, je bousculais Kyoya au passage qui rétorqua vivement en me bousculant violement. J'eus à peine le temps de me rattraper à une table. Il atteignait sa place, tout au fond. Je lui lançais un regard plein de haine, avec toute la méchanceté que je pouvais avoir. Ce mec me répugnait. Je le détestais tellement. Même si je me sentais beaucoup plus faible que lui, la guerre était tout de même déclarée entre nous. « Tu vas voir, Kyoya... »
 
 
« le mediator que tu ma passer il été vrémen à kirk hammett ?
-nn, je lé trouvé par ter
-AH OK. »
 
 
[Voilà x3 à l'origine, ce chapitre devait être dramatique et tout. Mais King se ramène et du coup ça s'est pas du tout passé comme ça devrait :O
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