8 tagged articles Masamumu

Présentation !! 10/06/2014

HEY ! Bienvenue dans mon blog ! ;D Celui du meilleur bladeur du monde !! Du N°1 ! J'y poste des images de bladeurs ainsi que des histoires :D Yeah ! (Merci à Maboroshi no sekai pour ma superbe image de fond confectionné par ses soins *-*)
 
Présentation !!
Sommaire :

Images :
 
Présentation !!



Fictions :

Présentation !!

La Vraie Douleur
Résumé :
Masamune vit tranquillement sa vie d'étudiant en cohabitant avec le beau et fort Kyoya. Seulement, alors que ce dernier rentre plus tard que l'heure convenue, le brun est loin de se douter de la véritable raison, pensant simplement qu'il s'agit simplement d'un oublie... Alors, il boude. Mais, il découvrira la vraie raison de son retard le lendemain matin...

La vraie douleur (partie 1)
La vraie douleur (partie 2)
                   La vraie douleur (partie 3)
Présentation !!










La magie née de tes doigts :
Résumé :
Masamune,munit de sa guitare et de sa passion folle pour la musique, intègre un immense internat accompagné de son meilleur ami depuis toujours, Gingka. Une année scolaire tranquille et banale ? Voilà ce qu'il espère passer. Mais il ne se doute pas des surprenantes rencontres qu'il fera et quel en sera l'impact sur lui, mais aussi sur sa vie.






OS :

Divers :


Mes meilleurs amis de Skyrock :
Présentation !!

Bonne visite ! ;D N'hésitez pas à kiffer et à commenter ! C'est cool. :3 Si vous avez des images à me passer, pas de soucis ;D (Mais bon, je pense pas x3)

Merci les bladeurs/bladeuse !

Et, n'oubliez pas... 3, 2, 1...

Présentation !!

HYPER VITEEEEESSSSSSEEEE !!! YEAH !

Tags : présentation - Masamumu - blog

OS Noël : Pente enneigée 18/12/2014

 
"Hé ! Tu veux quoi pour noël ?" Je lui demande en souriant amicalement
"J'en sais rien." répond-il froidement en gribouillant sur son cahier de brouillon.
Je tend la tête vers lui pour mieux voir ce qu'il dessine. Son dessin est tracé au stylo bic noir et forme une maison. Elle ne semble pas acceuillante, et cette particularité me surpris.
"Pourquoi tu dessines ça ?"
Il lève les yeux sur moi, cette fois-ci. Il soupire, puis prend son cahier avant de le remettre dans son sac pour venir ensuite mettre sa tête dans ses bras. Le nouveau est pas vraiment très gentil ! Malgré tout, je ne me dégonfle pas. Je contourne la table pour venir m'asseoir à ses côtés, et je l'imite en prenant la même position que lui, sans doute pour voir quel bien apportait cette posture qu'il fait si souvent depuis qu'il est arrivé ce matin. J'entends soudainement les tissus de sa mince veste glisser, signifiant qu'il se relevait. La tête dans les bras, les yeux fermés je ne bouge pas jusqu'à ce qu'il m'interpelle :
"Pourquoi tu me copies ??"
Je me redresse d'un coup, souriant de plus belle
"Bah, je fais comme toi !!" 
Il soupire à nouveau. 
"laisse-moi tranquille..
-Mais, viens jouer avec moi ! Tu sais, j'ai...
-LAISSE-MOI, JE TE DIS ! T'es pas mon ami !!"
Son regard est haineux, et sa voix, sèche. A contre-coeur, je quitte lentement ma chaise pour me diriger vers la porte de sortie. Il me fait de la peine, mais en même temps, il ne veux pas jouer avec moi ! Alors, tant pis !! Je vois vraiment pas pourquoi je continuerais d'insister !!
Dehors, le temps est glacial. Ma maman m'avait habillé chaudement ce matin pour que je puisse faire un bonhomme de neige et une bataille !!! Tout heureux, masqué des pieds à la tête, je m'élance dehors rejoindre mes amis, manquant de tomber plusieurs fois avant de rejoindre mes amis qui m'attendent patiemment. Très vite, le nouvel élève de ma classe finit par me sortir de la tête. Mais bientôt, c'est la fin de la récréation et la maîtresse vint nous rejoindre pour qu'on se range afin de rejoindre Kyoya qui attend dans la classe, au chaud. Il ne sait pas ce qu'il rate !! Je me suis vraiment amusé !! Mais la récréation est déjà terminé... Que le temps passe vite quand on s'amuse !! 
Le soir, à la fin de l'école, je suis un peu inquiet. Ma maman travaille jusque tard, et c'est la première fois que je vais devoir rentrer tout seul. Je connais bien le chemin, oui, mais j'ai quand-même peur. Timidement, je m'élance dans les rues pour rentrer dans ma maison, mon sac bien accroché sur le dos. Je serre fort les lanières qui sont autour de mes bras; j'ai peur qu'on me vole mon cartable. Je marche vite, espérant le plus rapidement possible arriver à la maison, mais je suis amusé par mes traces de pas dans la neige. Alors que je tourne dans une intersection, je remarque Kyoya. Il est assis sur un banc, le regard baissé sur le sol et s'amuse à balancer ses jambes d'avant en arrière. Son cartable est à côté de lui.
Je souris en courant vers lui.
"Hé Kyoya !!"
Il pose ses yeux bleu vers moi. Il reste de marbre : me voir ne lui fait rien du tout. Un peu essouflé, je pousse la neige du banc pour pouvoir asseoir sur le banc à côté de lui afin de reprendre ma respiration. En souriant toujours, je laisse mon regard sur lui, espérant par la même occasion rencontrer le sien. Mais Kyoya il n'en a rien à faire. Il tremble et semble le masquer avec grand soin. Il n'a sûrement pas envie d'être vu en position de faiblesse. Mais la maman de Kyoya, elle doit pas être gentille !! Kyoya n'est vêtu que d'une légère veste, par dessus un tee-shirt. Il porte également de simple baskets ordinaires trouées. La sensation de fraîcheur de la neige qui passe dans ses chaussures doit être horrible... Et il n'a ni écharpe, ni gant, ni bonnet. Tout le contraire de moi. Je remarque dans ses yeux une expression particulière. Comme s'il se sentait triste... C'est vraiment bizarre. Au bout d'un moment, il finit par me demander :
"Tu rentres pas chez toi ?"
Au début, j'étais un peu étonné qu'il commence à intéresser à moi, mais je lui raconte quand-même ma mission : de rentrer tout seul, comme un grand garçon. Il a  acquiesce faiblement d'un mouvement de tête avant de se mettre à trembler vraiment. Kyoya me fait de la peine. Il a l'air tellement frêle et il semble avoir si froid... Instinctivement, je defais mon écharpe de mon cou pour la lui donner. Il semble un peu surpris, mais il l'accepte quand même. Je monte sur le banc pour bien la lui mettre, pour qu'il ai bien chaud. Il réfugie la moitié de son visage à l'intérieur, à l'abri, puis me remercie. J'ai chaud au coeur. Je suis heureux d'avoir aidé un nouvel ami !! Tout heureux, je décide alors de sauter du banc. Mais mes bottes finissent par glisser sur le sol, et je tombe sur les fesses, lamatablement. Kyoya explose de rire. Au début vexer, mon rire se joint alors au sien avant qu'il ne m'aide à me relever. Il finit enfin par m'accorder un léger sourire que je lui rend. Kyoya a vraiment l'air de se sentir mieux !!! C'est ça qui me rend véritablement heureux !!!
Un moment plus tard, nous voilà toujours sur le trottoir. Nous nous étions mis à faire une bataille de boules de neige !! Et on s'amuse !!! Nous avons un gant chacun, j'ai été contraint de lui en preter un pour éviter qu'il se glace les doigts en contact avec la neige toute froide. Mais on s'amuse vraiment beaucoup !! Kyoya est vraiment très fort !! Il vise avec beaucoup de précision et évite chacune de mes boules ! Il est trop méga doué !! Et il semble s'amuser beaucoup, lui aussi ! Il se met à sourire beaucoup et on plaisante bien !!!!!
Mais... Au moment où j'allais lancer une énième boule de neige... Je remarque que la nuit est déjà en train de tomber.
Je m'arrête net, regardant tout autour de moi pour tenter de reconnaître l'endroit où je me trouvais qui me semble si différent lorsqu'il commence à être plongé dans l'obscurité. Je ne sais plus quel chemin emprunter. Je regarde Kyoya avec inquiétude pour qu'il puisse trouver une solution. Il soupire, puis laisse tomber sa boule de neige par terre pour venir plus près de moi. Calmement et avec une gentillesse que je ne lui aurait pas soupçonné, il me demande : 
"Où est-ce que tu habites ?"
Alors que mes yeux commencent à pleurer tout seul, je peine à lui répondre : 
"D-Dans une maison... Je sais pas l'adresse, mais... Y a des... Y a des maisons oranges devant..."
Il se met alors à réfléchir. Moi, j'attend sa réponse en essuyant mes larmes. Mes mains tremblent, pas à cause du froid, mais c'est parce que j'ai peur... On est TOUT SEULS !! Sans grands pour nous surveiller !! 
"Je veux voir ma mamaaannn..."
 Kyoya soupire encore une fois. 
"Viens, on va chez moi." finit-il par proposer.
Mes larmes laisse place à un sourire. Oui ! Nous sommes sauvés !!! Instinctivement, j'attrape la main de Kyoya. J'ai peur de le perdre. Parce que si ça arrive.. Je serais tout seul !!!!! Il pose ses yeux sur moi, étonné, puis détourne son regard. 
"Aller viens..." Me dit-il avec sympathie.
Nous nous mettons en marche.
Heureusement qu'il est là. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui... D'un certain côté, s'il n'avait pas été là, on aurait pas fait de bataille. Donc, quelque part, c'est sa faute. Mais dans le fond, c'est en partie à cause de moi aussi... C'est de ma faute !!!!
Je ne prononce pas le moindre mot. J'ai les yeux rivés sur le sol, comme si j'avais peur de croiser le regard d'un quelconque passant qui voudrait me manger. Mais, à ma grande surprise, c'est calme. Les environs sont étrangement dépourvu de bruit de la ville. Comme si... Nous étions tout seul. Je regarde Kyoya du coin de l'oeil pour connaître la situation actuel. Est-il inquiet ? Sait-il se répérer ? Je n'en sais rien. Son visage ne traduit pas la moindre émotion.
Au bout d'une dizaine de minute de marche, Kyoya s'arrête en plein milieu du trottoir.
"Je comprend pas... Je ne reconnait pas cet endroit."
Mes yeux s'ouvrent en grand alors que je regarde avec agitation tout autour de moi, essayant en vain de reconnaître là où nous sommes. La nuit est désormais entièrement tombée, le soleil est maintenant remplacé par des lampadaires. Je lâche la main de Kyoya brutalement, puis me met à courir aléatoirement, ne prêtant pas attention à mes larmes qui se mettent une fois de plus à couler.
"Attend !! Masamune !!"
J'entend Kyoya qui me court après, mais pourtant, je n'ai aucune intention de l'attendre. J'en ai marre ! Je veux rentrer chez moi !!!! Je traverse de nombreuses routes, passe dans une multitudes d'impasses pour semer mon ami. Je veux être tout seul !!! Seulement, au bout d'un moment, le souffle commence à me manquer, et je m'arrête. Je me laisse tomber par terre, priant pour que ma maman vienne me tendre la main pour m'aider à me relever et pour me raccompagner chez moi. Je pleure et ne tente plus de m'en empêcher. ça sert à rien... Qu'est-ce qu'il va se passer ?! Qu'est-ce qu'il va nous arriver ?! Maman... Viens s'il te plaît...
Mais à la place, c'est Kyoya qui débarque.
"T'es malade ou quoi ?! D'où tu te mets à me fuir comme ça ?!!?"
Je garde la tête basse, ne répondant pas à ses questions violentes. Après tout, tout est de sa faute... ! Il nous a perdu !!!
"Aller ! Lève-toi, on va trouver une solution."
J'obéis, même si je n'y crois pas vraiment. Kyoya rehausse l'écharpe sur son nez puis il essuie doucement les larmes présentes sur mes joues et aux coins de mes yeux en me faisant un léger sourire. Un peu honteux, je baisse la tête en soufflant un léger "merci". Kyoya... Tu es fort, Kyoya. C'est dingue comment tu restes calme. Moi, je suis dans tous mes états... J'ai du mal à me calmer... Son geste à été comme un déclic. Kyoya, regarde-moi. Je dois être un vrai pote et te montrer que tu peux compter sur moi ! Que moi aussi je suis fort et que je ne te laisserais pas tomber ! Ma tristesse s'est effacée. Elle n'est plus. Elle a laissé place à de la motivation et à un grand sourire !! Je relève la tête vers Kyoya puis lui saute dans les bras. 
"Kyoya t'es trop le meilleur !!!!!"
Tout crispé, sûrement surpris et ne sachant pas comment réagir à mon étreinte, il a du mal à m'enlacer à son tour. Mais il finit par le faire, et alors, je le sert encore plus fort. Kyoya est un peu plus petit que moi, je trouve ça mignon. Comparé à moi, son corps est tout froid. En même temps, il n'a pas grand chose pour le couvrir malgré ce temps glacial... ça me donne envie de le garder blottit contre moi pour ne pas qu'il ai froid. Mais bon. Une fois séparé, je lève mon poing en l'air avec détermination, puis je m'écris :
"On va retourner chez nous !!!"
En sautillant, je me met en direction de n'importe où. Kyoya finit par me rejoindre, puis nous nous élançons je ne sais où. C'est un peu comme une aventure !!! C'est génial ! prépare-toi maman, ton grand Mumu arrive !!!
On a marché longtemps longtemps. J'avais vraiment mal au pied, et en plus, j'avais ma dent de devant qui menaçait de tomber à tout instant. La petite souris va passer pour moi ! Nous passons sous un pont, puis nous traversons la route. Je me met le plus au milieu du trottoir possible, pour éviter de me faire faucher par une voiture et éviter de tomber de l'autre côté : En effet, de l'autre côté du trottoir se trouve une pente enneigé dont je n'arrive même pas à voir le fond. J'ai un peu peur, d'autant plus que le sol est recouvert d'un peu de verglas. En fait, j'ai plus peur pour Kyoya que pour moi : il marche très près du bord vers la pente. Etant donné qu'il est devant moi, je le surveille, oubliant de regarder où je met les pieds. Mais alors que je veux accélérer pur essayer de marcher à la même cadence que Kyoya, mon pied droit glisse, et me voilà en train de dévaler cette pente, ne retenant pas un long cri de surprise. 
"Masamune !"
Je vais mourir alors ?! Je roule de tout les côtés, heurtant parfois quelques rochers dans ma chute. La neige essayed'tténuer la puissance du choc, mais en vain. Pendant ma chute, mon cerveau se déconnecte, mais mon coeur bat la chamade. Je n'arrive même plus à penser, à me rendre compte de ce qu'il m'arrive. Je vais vraiment mourir ?! ...
A mon grand étonnement, en bas de la pente, j'arrive tout doucement alors que j'étais vraiment tombé vite. J'ai mal à la chambre, j'ai mal au bras, j'ai mal au cou... Je crois que ça m'a cassé tout mes os !!!! Mais douloureusement, je parvins quand-même à me relever. Après m'être ddébarrasserde toute la neige présente sur moi, je lève la tête pour constater la distance que j'ai parcouru en "roulé-boulé". Et honnêtement, je suis assez fier de moi !!!! 
"Aie..." j'entend un peu plus loin.
Je me dirige aussi vite que je le peux vers la plainte, remarquant bien évidement la petite voix de Kyoya. Sa crinière verte dépasse de la poudre blanche, mais pas son corps. Il était comme ensevelit. A l'aide de mes deux mains, je creuse vite pour pouvoir le sortir de là.
"ça va ?!" Je lui demande, inquiet.
Il me fait oui de la tête, mais je vois très bien qu'il n'a pas eu une aussi bonne chute que moi. ll a dû avoir plus de rocher que moi sur son chemin...
"Tu arrives à te lever ?"
Il hausse la tête. En lui prenant les mains, je le tire sèchement vers moi, générant une nouvel plainte au vers.
"Aie... !
-Pardon !! Où t'as mal ?!"
Il me désigne son genou. 
"Tu peux marcher ? Le questionnais-je, vraiment pas rassuré quant à son état.
-Ouais. T'inquiète pas."
Il se met en route, mais en boitant cette fois-ci. Je le suis, lui demandant à plusieurs reprise s'il veut que je le porte où que je l'aide avec mon bras. Mais Kyoya refuse. Kyoya, il a trop de fierté. Kyoya, il me fait de la peine... Kyoya marche une nouvelle fois devant. Il n'y a vraiment rien aux alentours. C'est le désert. Seuls des arbres enneigés nous tiennent compagnie.
"Masamune!!! Viens voir !!!"
J'accelère le rythme, accourant vers lui. Au loin, on distingue clairement beaucoup de lumière. Mon visage s'illumine.
"On est sauvés !!!!!!"
Kyoya et moi marchions le plus que nous le pouvions en direction de ce nouvel espoir. C'était génial !! Fabuleux !!! Presque arrivés devant la source lumineuse, Kyoya pose mon regard vers moi et me demande d'un air interrogateur :
"Euh... C'est quoi, ça ?"
Je me précipite plus près, distinguant une musique joyeuse émettre de l'endroit. En effet, une géante porte était là, devant nous, décorée avec des lumières de noel qui s'intillaient. A l'interieur, peut-être y avait-il une ville ? En tout cas, si c'était le cas, cette dernière était entourée de grand mure de glace, décoré aussi avec de grandes fresques du Père Noel.
Kyoya arrive 5 minutes plus tard alors que je détaille les peintures.
"C'est chelou... Dit-il simplement en regardant partout.
-Ouais, c'est vrai...
-... On toque ?"
Un sourire apparaît sur mon visage. J'ai hâte de voir ce qu'il se trouve à l'intérieur !
"Et comment !!!"
Un peu anxieux mais tout exciter à la découvert de l'inconnu, je me met à toquer contre le bois de la géante porte. Elle fait au moins vingt mètres de haut ! Tout comme les murs autour, d'ailleurs. Je toque le plus fort que je le peux pour essayer d'émettre un son. En vain. Ma main est trop petite, et le bois doit sûrement être trop épais pour laisser passer un son. De plus, la musique qui retentit à l'intérieur ne m'aide en aucun cas. Je soupire, me retournant vers Kyoya pour qu'il trouve une solution. Il essaye à son tour de toquer. Puis, nous unissons nos forces et essayons ensemble. En vain. Alors, je gonfle mes poumons d'air et essaye d'hurler :
"OUVREZ NOUS !!!!!!!!!!"
... Mais la musique cache ma voix. Je soupire en ne constatant aucun changement, ni aucune réponse. Alors que je m'apprête un m'en aller, j'entend un grincement derrière-moi. 
"Hé ! Masamune, regarde !!!"
Je me retourne directement, et là, je vois quoi ?
"OH !! LA PORTE !"
Elle s'ouvre, tout simplement, nous laissant apercevoir un magnifique paysage devant nous. Une pancarte, dressé un peu au dessus de nous, nous indiquait "Royaume magique du Père Noel". C'est incroyable !!! Il y a une grande roue, quelques maisons, un château dans le fond... C'est fantastique !!! Tout scintille et est illuminé par des millions de lumières de noël. Un sourire apparaît instantanément sur mon visage. De plus, des autres enfants sont présents aussi et court tous partout, des bonnets de noël dressés sur leur tête. Je ne résiste pas à l'envie d'aller les rejoindre pour explorer davantage cet espace magique !!!! Ne prenant pas le temps d'attendre Kyoya, je fonce à l'intérieur.
"Masamune.. ! Attend, reviens !!! Je... Je le sens pas... !" 
Mais je suis déjà partis. Je me tourne vers Kyoya qui peine à me rejoindre avec sa jambe blessée. 
"Aller ! Grouille-toi ! Je lui dis, hâte d'explorer les lieux.
- Ouais bah c'est bon ! Je me suis tué le genou, je te signale !! Et on se demande à cause de qui !!" S'énerve t-il en tentant d'accéléré.
Mais il finit quand même par me rejoindre. Mes yeux ne peuvent s'empêcher de s'agiter dans tous les sens, de peur de rater quelque chose. C'était le paradis ! Je n'avais jamais vu ça jusqu'à présent. 
"Kyoya, Kyoya ! Viens on va à la grande roue !! m'écriais-je en lui tirant le bras pour qu'il marche plus vite, pressé.
- Ouais, bien sûûûr ! Et avec quel argent tu compte faire un tour ??" Me réplique t-il avec un regard noir. Je crois qu'il m'en veux.
Un peu déçu, je finis par soupirer. Kyoya, il a raison : on a pas d'argent sur nous et encore moins de parents pour nous faire faire un tour. 
"On fait quoi alors ??"
Mais alors que je pose cette question, un petit bonhomme vert avec un long chapeau nous surprend en prenant la parole derrière-moi, me faisant même sursauter :
"Mais si, allez-y les enfants !! C'est gratuit !!!" Nous informe t-il, un grand sourire chaleureux aux lèvres. Je lui rend son sourire, puis répond :
"Oh, merci monsieur !!!!!!
- Mr. le lutin de noël !" corrige t-il en souriant de plus bel
Mes yeux s'ouvrent en grand alors que Kyoya reste stoïque.
"Oh c'est vrai ?! Vous êtes un lutin qui fabrique nos cadeaux ?!!?"
- Bien sûr !! Sur ce, j'ai à faire les enfants !! Au revoir !!"
Mais avant qu'il s'en aille, je l'interpelle :
"Monsieur le lutin !!! On va le voir, le Père Noël ?!" Je lui demande, tout enthousiaste.
- Hum, oui ! Sûrement. Aller, j'y vaiiis !!!" 
Puis il s'en va vite. Je suis tout impatient à l'idée de voir le Père Noël !!!! Je pose ensuite mon regard sur Kyoya qui n'a pas l'air aussi joyeux que moi.
"J'aimerais qu'on parte... Me demande t-il d'un air triste, presque suppliant.
- Ah, non ! On reste, on reste !!!!!"
Je lui prend la main puis le tire vers la grande roue. J'ai toujours aimé ce genre d'attraction, je trouve ça trop cool ! Une fois arrivé au pied de cette dernière, je me rend compte à quel point elle est grande. Un peu apeuré et impressionné, je décide de reculer de quelques peu.
"Ouah..."
Kyoya, sèchement, remarquant mon intimidation, décide de me pousser vers la queue composé d'une centaine d'enfants de notre âge ou plus jeune. 
"Tu m'as poussé à y aller, maintenant te dégonfle pas !!! Tu sais vraiment pas ce que tu veux !!!!" Il semble vraiment en colère. 
Alors, je prend mon courage à deux mains et m'élance dans la file d'attente. 
C'est à notre tour de monter. Kyoya, plus courageux que moi, se dirige vers la nacelle, suivis timidement par moi. Il s'installe à l'intérieur, puis je me met devant lui, pas rassuré du tout.
Puis, peu de temps après, la Grande Roue se met à tourner.
Finalement, ça n'est pas si terrible que ça ! Je souris en me voyant m'élever du sol à travers la fenêtre, tel un dieu. Je me sens puissant ! Oui, je suis Masamune, le meilleur du mooonde !
Puis, Kyoya se met à me dévisager avec sérieux. Me regardant droit dans les yeux, il attend que je fasse de même pour s'exprimer :
"Après ça, on s'en va."
Mes yeux s'ouvrent en grand. Etais-ce sérieux ?! Non ! Kyoya ne pouvait pas décider de nous faire partir !! Après tout, on viens d'arriver... ! et on s'amuse bien !!!
"Mais, pourqu...
- Bon sang, Masamune, cet endroit est malsain. ça se sent. Tout est trop "beau". ça cache forcément un truc..."
Je rétorque avec un "non" de la tête.
"Je trouve pas ! Je fais une pause pour sourire Cet endroit est magnifique et trop fabuleux !! C'est tout ! Ya rien de mals..
- Hé ben, comme tu veux ! T'as qu'à rester : moi, en tout cas je me casse."
Il était vraiment sérieux dans ce qu'il disait. Kyoya n'avait pas l'intention de rester, tout simplement parce qu'il ne "sentais" pas bien le lieu. Kyoya... Tu sais vraiment pas t'amuser...
"Non ! On va rester tous les deux, et on va s'amuser ! C'est tout, c'est comme ça !!"
Je commence sérieusement à m'énerver. L'attitude egoiste de Kyoya me mettait dans un état de haine insupportable ! 
"C'est pas toi qui décide de ce que je dois faire ! Je me casse, je te dis ! C'est tout !!!!!"
ma machoire se crispait, mes poings se se serraient, puis je m'exclame, fou de rage : 
"HE BAH T'SAIS QUOI, T'AS QU'A TE BARRER TOUT DE SUITE MEME !! Je m'en fous que tu sois là ou pas : MOI, JE VEUX M'AMUSER !! De toute façon, je vois pas pourquoi je reste avec toi !! T'es juste qu'un EGOISTE ! Tu me saoules, Kyoya !! Je COMPREND pourquoi personne ne venait te voir, à l'école ! Tout simplement parce que t'es nul ! Ouais, t'es le plus nul du monde ! T'es même pas marrant, et on dirait t'es tout le temps en dépression pour rien ! Tu souris JAMAIS ! On... On dirait qu'il y a rien en toi... Que t'as MEME PAS DE COEUR !! Ta juste ta colère et tout... Et... Et..."
Je n'arrivais à finir ma phrase. Je me laissais retomber sur mon siège, regrettant déjà les paroles prononcer sur le coup de la colère, que je ne pensais même pas pour la plupart. En plus, j'avais vraiment dis du n'importe quoi. Kyoya continue à me lancer son regard noir, puis détourner les yeux vers la fenêtre pour faire semblant de regarder la vue. Je sais que je l'ai peut-être blessé, je sais que c'était pas très gentil... Je m'en veux vraiment. Mais... Kyoya m'agace tellement à faire son chef... ! Mais, en même temps... Je sais pas. Le silence s'installa, nous ne prononçons pas le moindre mot pendant une bonne partie du tour, jusqu'à ce que Kyoya s'exclame calmement, regardant toujours à l'extérieur :
"Tu sais, ce que j'ai demandé au Père Noel, c'est d'avoir des amis, que je sois intégré en fait. Mais... (il baisse la tête) je suis pas fait pour ça. Je ne suis pas ce genre de personne. Mais t'es venu et... 'fin, voilà quoi..." Il marqua une pause pour soupirer, puis ôta mon écharpe pour me la redonner en la lançant sur moi. "Mais tu voulais juste avoir meilleur conscience, hm ? "Ah, maman, j'ai été voir le nouveau aujourd'hui !! Je suis gentil, t'as vus maman ?" n'est-ce pas ? Un truc du genre ?? Avoue, t'en a réellement rien à faire de moi. Pff. Et après, c'est moi l'égoïste ? Vas-y. Tu me répugnes."
La tête basse, je ne sais quoi répondre. Je n'arrive même pas à présenter mes excuses, tellement je sais quelles seront pitoyables. J'ai honte, j'ai très honte de moi. Kyoya a dû choisir le moment idéal pour me dire ça, car voilà que la Grande Roue s'arrête pour nous laissé dehors. Sans m'attendre, Kyoya sors directement, traînant son genou douloureux. Je descends peu après lui, puis va le rejoindre silencieusement, songeant que s'il s'était fait mal, c'était de ma faute. 
Kyoya marche vers la grande porte, sans même prêté attention à moi qui le suis un peu derrière. Je n'ose lui dire quoi que ce sois, de toute façon, ça ne servirait à rien. Kyoya me déteste maintenant, et je crois que moi aussi, je me déteste. Une fois arrivé devant l'ouverture, Kyoya s'écrit : 
"Hé ! OUVREZ !!"
Si Kyoya veut partir, alors moi aussi je partirais ! Je veux me faire pardonner ! Nous attendons deux minutes, sans que la porte ne bouge d'un millimètre, toujours close. Kyoya laisse échapper un gros mot, puis il réitère son ordre :
"OUVREZ, S'IL VOUS PLAIT !!"
Même schéma : rien ne se produit. 
Énervé, Kyoya fonce vers la porte, puis frappe dedans de toute ses forces, comme pour essayer de la faire bouger. 
"PUTAIIIIN !!!!" 
A l'écart de la scène, je n'ose regarder Kyoya, de peur de croiser son regard de tueur. Soudainement, il s'avance vers moi, m'attrape avec ses deux mains par le col, puis il me hurle :
"T'AS VUS CE QUE T'AS FAIS ?! A cause de toi, on est bloqués ICI !!!!!" 
J'ai envie de protester de nombreuses fois, mais je n'en fais rien. Mon c½ur bat vite, plus à cause de la peur d'être assassiné par Kyoya que du fait qu'on ne sais pas comment sortir. Kyoya me soulève brutalement du sol pour me jeter violement à terre, sur le sol enneigé glacial. On dirait pas que Kyoya a autant de force. Je suis un peu impressionné ! Je me redresse peu après, puis reste assis sur la neige, regardant Kyoya qui réfléchit pour trouver une solution. Quelques secondes après l'incident, trois petits lutins de noël viennent nous voir, un sourire gravés sur leurs visages. L'un des trois s'avance vers moi, tandis que les deux autres viennent à la rencontre de Kyoya.
"Bonjour, l'enfant !! Je t'ai ramené un magnifique bonnet de noël !" S'exclama t-il en me tendant ce dernier. Je n'ai aucun mal à le prendre, puis je m'attarde pour admirer les décorations qui orne le bonnet. Le lutin m'adresse un sourire, puis va rejoindre ses deux autres camarades. De là où je suis, je peux entendre leur conversation avec mon ami.
"Je suis obligé de porter ce truc ?
- Oui, c'est pour symboliser l'esprit de Noël !!
- Et, ça fait quoi si je le met pas ???"
A cet question, les lutins changent leur expression pour faire désormais la moue. Kyoya, pas insensible aux charmes de ses petits lutins trop mignons, cède.
"Rah, ça va, ok je vais le mettre..."
Fou de joie, les lutins retrouvent leur sourire puis se mettent à danser. 
"Nous devons y aller ! Au revoir, les enfants ! Passez un bon moment au Royaume du Père Noel !!!!!" 
Ils nous adresse un signe de la main, puis s'en aille. Je me lève ensuite, puis je me dirige vers Kyoya qui examine le bonnet, méfiant. Je ne dis rien. Je prend celui-ci dans mes mains, puis je commence à l'enfiler, jusqu'à ce que...
"NOOON !!" Entendais-je subitement. Puis, une fraction de seconde plus tard, je n'ai plus rien dans les mains. 
Surpris, je regarde Kyoya, même si cette voix ne lui appartenait pas. Il est là, figé par l'étonnement, les yeux grand ouverts. Je suis son regard pour finalement découvrir un enfant, de notre âge environ, dont la tête est dépourvu de bonnet et qui serre le mien dans sa main. Je ne sais pas pourquoi, le jeune garçon est allongé sur le sol. On confondrais presque ses cheveux blanc avec la neige si cet individu n'avait pas une espèce de mèche rouge sur le côté. Tout victorieux, il se redresse et lève ce qu'il m'a dérobé en l'air :
"Ouais ! J'ai réussi !!" 
Je pose un regard interrogateur sur lui. S'il voulait juste que je lui donne mon bonnet, pas de soucis, je l'aurait sûrement fait ! Mais bon... Il se relève, puis nous regarde tour à tour avec ses yeux d'or avant de se mettre à sourire malicieusement.
 
Quelques minutes plus tard, nous voilà caché entre deux maisons du village du Père Noel, chuchotant presque.
"Les gars, si vous voulez sortir d'ici, faut surtout pas porter ces merdes là !!!! S'exclame t-il en désignant les chapeaux.
Je ne comprend pas. Pourquoi un tel cirque juste pour ça ? C'est Kyoya qui prend ensuite la parole.
"Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Ils ont quoi de spécial, ces bonnets ?"
Notre nouvel ami baisse les yeux, comme s'il n'avait pas envie de nous réveler l'effroyable vérité.
"Bah.. Je sais que vous allez pas me croire, mais... C'est comme si... Ils font un lavage de cerveau. Vous avez pas remarquer que tout le monde est happy et qu'il y a pas le moindre soucis ??? Que c'est le MONDE PARFAIT ??
- Ouais, c'est vrai..." Avoue le vert qui doutais déjà depuis le début. "Mais, un lavage de cerveau ?" Il prend alors un air sarcastique "Tu nous prendrais pas un peu pour des cons ??"
Le blanc s'énerve alors.
"Ah ouais ?! Tu crois que j'ai que ça à foutre que de raconter des choses pareils ?! Bordel, moi aussi je veux me tirer d'ici !! Mais j'ai besoin d'aide !!!"
Kyoya se met à réfléchir. 
"Comment est-ce qu'on peut sortir d'ici ? Demande mon camarde, redevenu sérieux.
- Y a qu'un seul moyen..."
 
C'est partit !!! En route pour la mission évasion !!! Notre nouvel ami, qui s'appelle Ryuga, fais désormais partit de notre équipe à Kyoya et à moi !! Et il est trop cool ! On va vraiment avoir du mal à s'en aller, mais je sais qu'on peut y arriver !! Etape numéro 1 : confectionné des faux bonnets pour passer inaperçu !!! 
Pour cela, on se sert de mon écharpe et de mon bonnet. Avec nos feutres et nos ciseaux d'écoles, on essaye de faire un patron de bonnet pour ensuite le colorier en rouge !!! Mais... Le résultat est...
"Ah... Ca le fait trop pas..." S'exclame Kyoya en nous montrant son bonnet raté. Le miens n'est pas mieux, et celui de Ryuga n'est pas terrible non plus. 
"Ouais... On laisse tombé !!
- Gardons-les, au cas où !!"
Etape 2 (enfin, étape 1 parce que la vraie étape 1 elle a pas fonctionné) Etape 1 : Trouver du matériel pour escalader le géant mur !!!
"Ok alors... J'ai du scotch !! m'exclamais-je, fouillant dans mon cartable.
- Mais non voyons, ça tiens pas sur de la glace..." Il soupire.
- Bah, on peux essayer avec nos ongles !!"
Dépourvu de gants pour tenter d'avoir une accroche, nous voilà au pied du gigantesque mur qui entour tout le royaume du père noël. Kyoya touche la surface de ce dernier, puis nous révèle, un peu déçu :
"C'est tout lisse : pas moyens d'escalader.."
Un peu dégoûtés, nous retournons à notre QG top secret : la fameuse impasse entre deux des maisons du village !! YEAH !!
J'ai l'impression que des heures sont passés depuis que nous sommes rentrés à l'intérieur. Ryuga à la réponse à ma question :
"C'est normal : ici, le temps ne change pas. Il fait tout le temps nuit, et il neige un peu, comme maintenant. Et ça ne changera jamais."
Ryuga pousse un soupire. 
Tous assis en rond autour des bonnets enchantés, on discute tranquillement. Cherchant avant tout une solution.
"Hé, Ryuga, le Père Noël il est dans le château ??
- Ouais... Je crois. Je suis pas sûr !
- Dans ce cas... Kyoya prend un air sombre qui fait vraiment peur. "Dans ce cas... Faut qu'on aille le voir et qu'on lui détruit sa tronche !!"
Ryuga est partant, mais pas moi. 
"Non ! C'est pas gentil ça !!" Kyoya me lance à nouveau un regard de tueur : je comprend alors qu'il n'a pas encore digéré notre dispute. Je baisse la tête et me tais, de toute façon, personne n'en a quelque chose à faire de ce que je dis !! Pff ! Je croise alors les bras et fermes les yeux. Je boude, pour la peine !!!
"Euh.. Les gars... Nous interpelle Ryuga. Boudant toujours, eh bien je ferais rien pour la peine !
- Non ! Moi, bah, je répond pas ! Parce que vous êtes juste des..."
Pas gentil. C'est ce que je voulais dire avant de disparaître dans le noir.
 
J'ouvre douloureusement les yeux. Tout mon corps me fait mal sans que je comprenne pourquoi. Je suis dans une pièce que je ne connaît pas, à la verticale, incapable de bouger. En effet, il me faut un moment pour comprendre que je suis attaché sur une espèce de plaque. Mes mains sont bloqués à l'aide d'anneaux de metal. Idem pour mes pieds. Je ne peux m'enfuir, je suis emprisonné, j'ai l'impression. Je regarde à gauche et à droite, à la recherche de mes camarades que je ne trouve pas. Tout autour de moi se trouve des objets que je n'avais jamais vu au paravent. Je suis seul ?! Non... J'ai peur. Venez me sauver... Quelqu'un !!
"Kyoya !! Ryuga !!!" Je m'écris, attendant vainement une réponse.
Mais seul le silence est là. Avec moi. J'attend comme ça pendant une trentaine de minutes, jusqu'à ce que la porte présente tout à droite ne se mette à s'ouvrir. Deux visages familiers entrent, le sourire aux lèvres. Je... Je ne comprend pas... Dès que je remarque le bonnet présent sur leurs têtes, je me met enfin à comprendre qu'ils ne sont plus eux même, comme nous l'avait dit Ryuga. Je pleure, toutes les larmes de mon corps. Tout est ma faute ! Si... Si seulement je n'avais pas insisté... ! Je suis nul.. Je suis pitoyable... Mes deux amis se mettent devant moi, sans rien faire. Ils me regardent simplement, avec leurs sourires de robots... Je ne peux m'empêcher de trembler. Tout se mélange dans mon esprit, je n'ai aucune idée de ce qu'il va m'arriver... Et, pourquoi à moi, d'abord ?! C'est.. C'est même pas juste... 
"Les amis... Je sais, j'ai boudé mais... Aller, aidez-moi s'il vous plaît..." J'implore leur aide. J'espérais naïvement qu'ils redeviennent eux-même en entendant ma voix... Mais non. Leur sourire est toujours présents. Et ça fait peur... 
Soudainement, un gros vieux monsieur fait interruption dans la salle. Je pris pour qu'il vienne me délivrer, mais non. Il prend un petit tabouret de bois, puis s'assoit devant moi en mangeant un sucre d'orge. 
"Masamune Kadoya !! C'EST DONC TOI !!!"
Je retiens ma respiration et je peine à avaler ma salive à l'écoute de mon prénom. Le Père noël se lève soudainement, puis se met juste devant moi et regarde très méchament. Je baisse les yeux honteusement. Je ne comprend pas ce que j'ai fais de mal, après tout... !
"T-Toutes ces années que j'ai passé... A me casser le dos pour fabriquer des JOUETS. Certains... Certains enfants étaient généreux ! Ils ne donnaient pas beaucoup de travaille à moi, le Père noël. Mais.. TOI... AHHH !" Il tremble de tout son corps, comme traumatisé, s'aggripant le visage avec ses mains, comme s'il ne voulait pas se rappeler. "TOUS LES ANS, JE REDOUTAIS TES INTERMINABLES LISTE DE NOEL ! Et.. Et en plus... TU NE ME DEMANDAIS JAMAIS COMMENT J'ALLAIS !! Tu ne me disais même pas bonjour !!! Aujourd'hui... AUJOURD'HUI, MA GRANDE VENGEANCE A SONNé !! Masamune Kadoya... (il saisit une scie placée sur la table en rondin) JE VAIS TE TRANSFORMER EN JOUUUETTT !!!"
Je pleure toutes les larmes de mon corps, je ne peux pas m'en empêcher. Je regarde Kyoya et Ryuga, puis... Puis je remarque...
"Non, je crois pas, le vieux !!"
Brutalement; Kyoya arrache la scie de la main du Père Noel pour la jeter par terre. Après ça, Ryuga enchaîne avec un coup de pied dans le ventre de ce dernier, qui tombe alors sur le sol. Kyoya et Ryuga me délivre ensuite, avec une clef qui se trouvait dans la poche du fou, puis nous sortons le plus vite que nous le pouvions. Je remarque ainsi que nous sommes dans le château du Père noël. Nous descendons les marches d'escalier le plus vite que nous pouvons, en aidant notre ami Kyoya qui a du mal à nous suivre. Ryuga, en souriant toujours, me dis en se vantant :
"Alors ! T'as vus qu'ils étaient pas si pourris que ça, nos bonnets de noël !!" Je lui rend son sourire, puis nous arrivons enfin en bas. 
"Les mecs, faut trouver la salle qui commande l'ouverture de la porte !!! S'exclame Kyoya, sans doute notre chef.
- OK !!" 
Nous nous séparons pour passer toutes les portes une à une pour voir dans quelle salle est la salle de commande. J'entre dans une salle qui s'avère être une usine de fabrique de cadeaux. Par chance, aucun des lutins de m'ont entendu. Discrètement je ressors, puis je me dirige vers une autre porte.
"Hé... ! Je crois que j'ai trouvé !!!" S'écris Ryuga. 
Kyoya et moi le rejoignons vite. En effet, il a bien trouvé la salle de commande du Royaume du Père noël !! Tout contents, nous examinons tous les boutons un à un sans en comprendre la signification. 
"Lequel ça peut être ?! Je demande, tout alerté
- Laisse-moi du temps pour que je trouve..." Me répond Ryuga, la tête baissé vers les milliards de boutons.
"Non non non !! Vilains enfants. Vous n'avez pas le droit d'être ici !!" S'exclame une voix derrière nous. 
Kyoya et moi nous retournons subitement à l'entente de cette phrase. En effet, une dizaine de lutins, souriant toujours fonce vers nous, un pistolet à boule de noël dans la main. Dans l'½il, ça devait sûrement être très douloureux. 
"Ryuga !! Faut que tu trouves le bouton pour les désactiver !!"
Malgré que mon camarade aux cheveux verts soit blessé, il n'hésite pas à aller au combat. Il s'élance vers eux, leur met plusieurs coups de point pour les assomés. Moi, je tente de faire la même chose, mais c'est beaucoup plus laborieux que mon ami. Mais voilà qu'une centaine d'autres lutins viennent s'avancer dans la pièce. Je lance un regard très inquiet à Kyoya, jusqu'à ce que Ryuga s'écris soudainement :
"Ah, j'ai trouvé ! C'est celui où y a marqué : Arret/Marche lutins."
Il appuie dessus, et les lutins sont tous désactivés. Blasé mais soulagé, Kyoya fonce vers Ryuga pour le pousser gentiement. 
"Tu te fous de moi !! c'est ça ?!"
On explose tous de rire. ça fait du bien, une nuance d'espoir !! On va pouvoir rentrer à la maison !!!
Après avoir ligoté le Père Noël pour ne pas qu'il puisse bouger, Ryuga enclenche l'ouverture de la grande porte et désactive les chapeaux diaboliques. Nous sommes sauvés !! Mais il nous faut nous dépêcher avant que le Père noel parvienne à se détacher. 
Nous fonçons à l'extérieur. Tous les enfants présents jettent leur bonnet au sol, puis se dirige vers la Grande Porte qui commence à s'ouvrir.
"Faut se grouiller !! On est loin !!" 
Nous courons le plus vite que nous le pouvions, enfin, à la cadence que Kyoya pouvait. Toutes ces maisons décorés parfaitement et qui brillent, cet satané Grande Roue, ce maudit château... Tout cela allait être de l'histoire ancienne !! Presque arrivé à la grande porte, nous nous faisons entraîner par le mouvement homogène de tous nos camarades enfants qui couraient dans le même sens. Rapidement, nous étions tous enfin à l'extérieur. Fou de joie, je sautais dans les bras de Ryuga.
"On a réussi ! Ouais !!!!"
Tous les autre enfants que je ne connaissais pas étaient aussi très heureux. Je me demandais ce qu'il y avait dans leur bonnet de noel. Ryuga aussi était aux anges. Mais... Kyoya ?? 
"Kyoya !!" 
Sans réfléchir, je me précipitais de nouveau à l'intérieur, alors que la porte commençais à se fermer. Une cinquantaine de mètre plus loin, j'apperçu Kyoya, qui pleurait, allongé sur le ventre. Il était couvert de traces de pas. Cela ne faisait aucun doute : il était tombé et s'était fait sauvagement piétiné pendant le mouvement de foule. Kyoya... Il me faisait.. Tellement de peine... Alors que je le pris par l'épaule pour pouvoir le tirer jusqu'à la sortis, il me souffla faiblement :
"Non... Mais vas-y, laisse-moi... ça fait rien... Sors. Dépêche-toi.."
Mais il n'en étais pas question. Ralenti par la neige et par Kyoya, malgré qu'il ne soit que peu encombrant, je me hâte d'arriver à l'extérieur, malgré que la porte se referme de plus en plus. J'ai peur, j'ai envie trembler et de pleurer, mais ça nous ralentirait.
"Masamune.. Lâche-moi !
- N-Non !!!" 
Mais voilà que je laisse des larmes couler. Je suis à une quinzaine de mètres de la porte, mais je sais qu'elle va se refermer. Elle y est... Elle va se refermer... On ne va pas y arriver... Mais... Que se passe t-il ?! Sans que je comprenne pourquoi, la porte est maintenue ouverte !! Je sers fort Kyoya contre moi, puis je continu à le tracter. J'y suis presque... 6 mètre... 3 mètre... 1 mètre... NOUS AVONS REUSSI !!! En sortant, je découvre tous les enfant qui se sont unis pour pousser la porte afin qu'elle ne se ferme pas. Je m'écroule, soulagé, prenant Kyoya dans mes bras bien contre moi. Je le serre de toutes mes forces.
"Aie.. ! Tu me fais mal !"
Ah oui, j'avais oublié qu'il était très blessé à cause du piétinage. Je finis par me relever, et un grand sourire apparaît sur mes lèvres. Ryuga est content, lui aussi.
"Merci les potes !!! C'est grâce à nous !! On forme une super équipe !!!"
On se tape tous les trois dans la main, puis calin collectif !!! 
 
3 mois plus tard...
Kyoya, moi et Ryuga, on est devenu les meilleurs amis du monde !! On est des boss, tous les trois. Après être sortis du "Royaume", on a attendu le jour pour rentrer chez nous. On a réussi à se repérer sans problème, grâce à une fille qui s'appelle Madoka. Elle nous a gentiment guidé. Actuellement, mes deux amis et moi sommes dans un parc à côté de chez moi, à s'échanger des cartes pokemons. J'en ai eu pour noël !! Le Père noël m'a envoyé une lettre et m'a dis qu'en fait, le Père noël avec son Royaume, c'était le méchant Père noël qui l'assistait autrefois pour fabriquer les jouets, qui voulait faire une armée d'enfant soldat, d'où les bonnets qui manipulent le cerveau. Kyoya, il a pas eu de chance. On a découvert que son genou, son bras et son poignet était cassé. Le pauvre !! Mais Kyoya, il est courageux ! Et puis, c'est marrant parce qu'il a des plâtres. Pendant qu'on dormait chez Ryuga l'autre jour, on a attendu qu'il s'endorme pour lui dessiné partout sur ses plâtres ! Ah, on s'est trop amusé !!
En fait... Je crois que, le plus important dans noël, c'est pas les cadeaux... Mais c'est d'être avec les amis et avec les gens qu'on aime !! N'empêche, on avait passé un noël incroyable ! Oh là là. C'était flippant !! Mais trop bien !
"Ah non ! Un niveau X contre un EX, ça vaut pas !!
- Bon bah... Je te rajoute un niveau 50, ça va ?
- Ouais, mais un puissant hein !!
- T'inquiète t'inquiète !!!"
 
 
HEY JOYEUX NOEL TOUS LE MONDE <3 Merci d'avoir lu si vous l'avez fait :D c'est sympa. J'espère que vous avez aimé !!

Tags : Noël - OS Noël ! ♥ - Masamumu - kyoya

La Magie Née de tes Doigts, chapitre 1 04/08/2014

[(J'aime pas trop les polices d'écriture que j'avais choisis pour l'image du haut... Mais bon, flemme de refaire. :])
Salut à tous !! :D Enfin, à ceux qui me lise. Vous êtes pas tellement nombreux mais ça fait rien :D C'est déjà génial !! :]
Avant de commencer la partie 4 de "la vraie douleur", j'écrivais une autre histoire, en même temps. J'ai beaucoup, BEAUCOUP de trop bonnes idées pour celle-ci ! :D "La Magie Née de tes Doigts". Oui, peut-être que le titre est pourri mais moi, je l'aime trop ! :D Donc, y'aura plein de chapitres. Je sais que pas beaucoup de gens aime les fics où c'était des groupes de musiques (moi non plus. :o) Mais celle-ci, j'espère vraiment que ça serait une exeption. J'espère qu'elle va vous plaire :D Aller, c'est partit :] Bon, il se passe pas grand chose pendant ce chapitre. C'est normal, c'est le 1. :3 Bon aller. Merci beaucoup de me lire :D N'hésitez pas à commenter !! Pour me dire si c'est bien ou pas :] Si y a des phrases qui veulent rien dire ou un truc du genre. 
BON, ALLER ! Cette fois-ci, c'est bon. Bonne lecture !! :]]
 
 
Chapitre 1. [PDV Masamune]
 
          Descendant du train en trimbalant tant bien que mal mes nombreux sacs, je peinais à marcher droit et à enchaîner plus de dix pas sans faire une pause. Sur une de mes épaules reposait ma guitare qui était soigneusement rangé dans une confortable housse matelassée. Sur l'autre, un sac avec des pédales d'effets (et autres matériels de gratte). Mon ampli, lui, était d'ailleurs emballé dans un sac Carrefour qui menaçait de se découdre à tout moment. Ses hances charcutait également ma paume rougit par le poids de celui-ci. Et enfin, dans l'autre main, mon sac de vêtement et de tout le reste. Oui, j'étais pour ainsi dire « chargé ». Avançant difficilement sur le quai à la recherche de mon ami, un grand sourire vint éclairer mon visage douloureux alors que je l'aperçu qui m'appelait, balançant son bras en l'air. Soulagé, je me hâtais d'arriver à son niveau. Comparé à moi, il n'était encombré que de deux sacs de sport, un sur le dos et un autre dans la main.
 
« Hey, Masa ! Comment tu vas ? Ca fait longtemps ! »
 
          Désormais à ses côtés, je lâchais un soupire de bonheur en posant mes deux charges au sol. Ne prenant pas la peine de répondre à sa question, je préférais l'implorer de me soulager d'un sac. C'est ce qu'il fit gentiment en me débarrassant du plus lourd de tous, bien entendu, plus que bourré par mes vêtements et autres affaires.
 
« Ahhh, merci franchement ! J'en pouvais plus »
 
Gingka ne me répondit pas, sans doute agacé, mais j'en avais rien à faire. J'avais trop mal aux bras pour me préoccuper de ce qu'il pouvait penser.
 
          Nous avions ensuite marché une dizaine de minutes pour arriver à notre destination. C'était.... Un internat... ! Pour garçon uniquement. L'endroit où mon meilleur ami Gingka et moi allons vivre et étudier, à présent. Je fis un grand sourire, essayant de mon mieux de contenir toute l'excitation qui m'envahissait. Nous passions le portail pour entrer à l'intérieur de ce dernier, pour pouvoir mieux découvrir les environs. En entrant, on se trouvait nez-à-nez avec une immense étendue d'herbe découpée par quelques terrains et même un stade, ainsi qu'un grand lac où quelques canards s'y baignait, et pour finir, une petite forêt à part. C'était un lieu vraiment immense et qui dégageait une atmosphère très agréable. Mes yeux curieux se hâtèrent de regarder plus loin. Il y en avait deux gros bâtiments qui étaient séparés par une rangé d'arbres. Le premier possédait une architecture très moderne, très design. C'était en réalité plusieurs petits blocs cubiques reliés entre eux par des passerelles sécurisées par des barrières. Mon camarade roux, qui avait déjà visité le lieu, m'informait que c'était dans ces petits cubes que nous allions étudier.
 
« Ca va, c'est classe !! » M'exclamais-je en souriant, impressionné.
 
Nous nous dirigions ensuite vers un autre bâtiment, un peu à l'écart. Ce dernier semblait plus ancien mais n'était pourtant pas dépourvu de charme, tout en pierre. Une foule d'étudiant attendait devant, sans doute que les portes ne s'ouvrent. Nous nous joignons dans la masse qui patientait devant l'entrée.
 
« Il est quelle heure ?? » Lui demandais-je pour savoir combien de temps nous devrions attendre pour pouvoir enfin pénétrer à l'intérieur.
 
Gingka sortit un bout de papier de sa poche pour regarder à quelle heure l'attribution des chambres commençait. Je ne cachais pas toute ma hâte, mais je me retenais de sauter partout, songeant à la guitare présente sur mon dos et à son confort. C'était un nouveau départ... Une nouvelle vie !
 
« 35. Ca commence à 40. Me répondait-il, les yeux rivés sur son papier froissé.
-          Yes !!! » M'exclamais-je en levant mon poing au ciel, impatient.
 
Gingka semblait anormalement sérieux et perdu dans ses pensées. Il devait sûrement être stressé par tout ça... Alors, en tant que meilleur ami, je le pris par les épaules en le secouer un peu pour le faire sortir de ses songes et qu'il manifeste un minimum d'enthousiaste.
 
« Hey Gingka, c'est pas génial tout ça ?! On y est enfin !! »
 
Son visage se changea instantanément pour laisser place à un grand sourire.
 
« Ouais mec ! C'est d'enfer !!! Youhou ! » S'exclamait-il en me sautant dans les bras.
 
Mais alors que je lui criais dessus pour lui dire qu'il devait faire attention à ma gratte, une petite musique résonna dans la courre, suivit d'une douce voix. C'était en réalité un imposant haut-parleur qui surplombait la bâtisse qui nous interpelait.
 
« Bonjour à tous, nouveaux internes du pensionnat ... ! C'est Madame Sellier, la directrice de l'établissement qui vous parle. L'équipe de direction sommes très heureux de vous accueillir aujourd'hui et nous espérons que votre scolarité dans ce lycée se déroulera pour le mieux. Si vous avez des questions, nos surveillants y répondront volontiers. Dans un premier temps, les portes du bâtiment de vie vont s'ouvrir pour que vous puissiez rentrer dans le réfectoire où les listes de la répartition de vos chambres sont affichées. Pour la suite, des consignes vous seront donnés. Bien, nous espérions donc que vous aller vous plaire, ici. Merci à tous de votre attention, et bonne année ! » Braillait l'enceinte, nous explosant les tympans avec la musique criarde, hymne de mon nouveau chez moi, à la fin du petit discours.
« Merci ! » Lâchais-je tout haut, provoquant un petit rire à mon ami qui reprit en mains ses charges.
 
Je fis de même. Les portes s'ouvrirent ensuite, lentement, puis la foule se mit à pénétrer à l'intérieur. C'était dingue comment nous étions nombreux. Et, tous des secondes... ! Gingka m'avait expliqué que les autres niveaux rentreraient quelques jours après nous, car ils connaissent déjà les lieux et tout le règlement.
 
          Après avoir râlé maintes et maintes fois auprès de mes futurs camarades qui m'avaient bousculés et après avoir galéré à trouvé la cantine, un surveillant nous ordonna de nous taire pour qu'il puisse nous donner les directives. Sa tenue vestimentaire était assez étrange, il portait un long mentaux bleu/verre et son maquillage était très appuyé, très grossier. Lui, vraiment un surveillant ? On aurait plutôt dit un professeur d'art plastique qui venait de peindre une toile et qui s'était foutu plein de gouache sur la gueule... J'eus un petit sourire moqueur avant qu'il ne se mette à parler. Et sa voix était, comment dire... Particulière. Les autres élèves ne se génèrent pas pour laisser échapper quelques rires. Ca me faisait un peu mal au c½ur, mais bon. Si je commence à avoir pitié de tout le monde...
 
« Bien, bonjour !! Je suis votre surveillant en chef qui s'occupera du pallier des 2nd, donc du votre ! Vous pouvez m'appeler Jack ! Je suis enchanté de vous rencontrer ! Je vais commencer par vous donner le programme de cette journée. Une fois que vous aurez vu à quelle chambre vous appartenez, vous viendrez me voir et je vous confierais les clefs pour que vous alliez y déposer vos affaires et vous installer. Un peu avant 12h35, vous êtes prié de vous rendre ici pour déjeuner, et enfin, à 14h, rendez-vous dans la courre pour la répartition des classes ! Bon, à tout à l'heure ! »
 
          Sitôt son discours finit, tous les élèves se dépêchèrent d'aller consulter les listes qui étaient scotché sur les fenêtres du réfectoire. De vraies bêtes sauvages. Ils se bousculaient tous, comme si leur vie en dépendait. Gingka et moi nous attendions un peu que la foule ne se dissipe pour aller rejoindre leur chambre, vautrés sur les chaises de la cantine. Une fois que quasiment tout le monde était partit, Jack, qui semblait un peu anxieux et stressé, nous ordonna de nous lever pour aller voir quelle était notre piaule. Nous nous exécutons rapidement. Désormais devant les feuilles, nous cherchions nos prénoms, mais en vain. Jack, agacé du temps que l'on prenait, nous demanda comment nous nous appelons pour nous aider dans nos recherches. Alors que nous n'en étions qu'à la deuxième feuille, voilà que lui avait déjà trouvé, sur la quatrième liste.
 
« Gingka Hagane, Masamune Kadoya, Ca y est ! Chambre 248.  Dépêchez-vous maintenant ! »
 
           Aussitôt dit aussitôt fait. Nous voilà à présent dans les couloirs, les yeux rivés sur les numéros des portes qui défilaient. Nous avions de la chance : la secrétaire de l'endroit est la meilleure amie de la mère de Gingka, elle a donc pu négocier pour nous faire partager la même chambre. J'étais heureux. J'avais hâte de voir la pièce où nous allions dormir !!
Chambre 248. La porte était de la même couleur que toutes les autres : orange foncé. La poignée était chromée et sa clinche était horizontal. « Toutes les piaules doivent sûrement se ressembler... » Je pensais avant d'inséré la clef dans la serrure.
          Je tournais 2 ou 3 trois fois, je ne m'en souvins plus exactement. En ouvrant la porte, Gingka et moi avions tous deux fermés les yeux, pour que la surprise soit totale. Désormais à l'intérieur, lorsque je les rouvris...
 
« OUAH ! »
 
          Je lâchais une exclamation de surprise en restant là, bouche-bée, alors que mon camarade s'était déjà avancé dans la pièce, un gros sourire aux lèvres. C'était... Génialissime. La chambre était de forme carrée. Dès que l'on poussait la porte de cette dernière, nous nous retrouvions nez-à-nez avec un des lits de la chambre. A notre droite, une grande armoire de bois gravée de motifs floraux prônait contre le mur couleur saumon de la chambre. C'était sûrement là que nous devrons ranger nos affaires. Il y avait même un porte-manteau, de bois aussi, cloué sur le côté de cette dernière. C'était vraiment bien ! Un autre lit était positionné de la même façon que l'autre mais à l'opposé. La fenêtre et le radiateur, sur le mur face à nous lorsque nous entrons dans la pièce et deux petits bureaux de travail demeuraient dans un des coin de la chambre. Voilà comment était organisée cette dernière, globalement. Je l'aimais déjà !!
 
          Après avoir jeté toutes nos affaires dans les armoires, je proposai à Gingka de sortir prendre l'air, pour nous familiariser avec l'endroit. Bien entendu, il accepta. En prenant soin de bien verrouiller la porte de notre chambre, nous nous dirigeons tranquillement vers le réfectoire. C'était la seule issue de sortie que nous connaissions, pour le moment. J'avais hâte que l'on nous fasse visiter tout le bâtiment, et même celui où nous allions étudier.
 Lorsque nous étions près à pénétrer dans la cantine, des hurlements de rage retentirent, ce qui nous fit sursauter. Jack était en train d'engueuler des élèves qui devaient être arrivés en retard, vu ses propos. Ils allaient subir le gourou du surveillant en chef... Pas de chance ! Mais bon, c'est de leur faute.
 
« VOUS ARRIVEZ SEULEMENT A CETTE HEURE-CI ?! VOUS RENDEZ-VOUS BIEN COMPTE DU PRECIEUX TEMPS QUE VOUS ME FAITE PERDRE A ETRE EN RETARD ?! Ca fait 20 minutes que tout le monde est partit et que j'attends les deux retardataires !! VOUS DEVRIEZ AVOIR HONTE !!! »
 
La voix de Jack était encore plus amusante lorsqu'il était énervé. Curieux, Gingka et moi restions cachés derrière la porte pour écouter ce qu'il se passait.
 
« PFFF ! Tenez, vos clefs !!! » Criais Jack. Il devait sûrement avoir jeté les clefs, vu le son de l'objet métallique qui heurta le sol ensuite. « Et en plus, comme par hasard, vous êtes dans la même chambre... ! TOUT POUR PLAIRE !! Je vous retiens, chambre 232 !! » Il ne s'arrêtait plus de crier. Ce gars là, il ne fallait vraiment pas l'énerver...
« C'est ça, ouais. » s'exclamait durement une nouvelle voix, sans doute celle d'un des internes. Il semblait indifférent face aux propos du pion.
 
          Il nous avait fait la peur de notre vie. Alors que nos oreilles étaient collées contre la porte, ce dernier poussa la porte du réfectoire brutalement pour aller rejoindre sa chambre. Il passa devant nous, sans nous adresser le moindre regard. Ce gars là... Il faisait un peu peur. Ses cheveux blancs, sa mèche rouge sur le côté, ses vêtements... Son bras droit était même entièrement tatoué d'un grand tatouage tribal noir qui s'enroulait autour de son bras musclé, ce qui renforçait notre inquiétude. Mais ce sentiment fut de courte durée, il s'éclipsa en quelque seconde.
          A peine avons eu le temps de nous remettre de nos émotions, voilà qu'un nouvel élève s'élança en direction de sa chambre également. Comparé au précédent, il nous adressa un bref en regard en passant devant nous avant de détourner les yeux. Dès l'instant où ses yeux bleu avait croisé les miens, j'eus l'impression que mon c½ur s'arrêtait. C'était une étrange sensation, tout de même. Mais ce moment fut temporaire, lui aussi. Il décrocha rapidement ses prunelles azures des miennes pour continuer son chemin silencieusement. Je le regardais s'éloigné avant de remarquer enfin le flight case qu'il avait dans l'une de ses mains, et son ampli de l'autre. Serait-il... Possible ?! Un guitariste, lui aussi ?! J'avais du mal à y croire. Même si cela était évident...
Dès qu'il fut un peu plus loin, Gingka s'exclamait :
 
« Ah. Bah tu vois, t'es pas le seul gratteux ! C'est bizarre, quand tu portais toutes tes affaires, t'avais l'air pathétique. Tandis que lui... Bah, ça le rend quand même cool d'être encombré comme ça ! » Gloussa mon camarade avant de s'élancer à l'intérieur de la cantine pour aller dehors.
 
          Je ne le rejoignis pas immédiatement, mes yeux n'arrivait pas à le quitter du regard. Alors, je le regardais s'éloigner, s'enfoncer dans le long couloir où toutes les chambres étaient côte à côte. Ce mec était vraiment cool et dégageait... Une sorte d'aura particulière. Ses vêtements déchirés, les cicatrices qui étaient gravés sur ses joues et même ses petites canines qui ressortaient lui donnaient un air... Sauvage. Sans oublier ses cheveux vert foncés en bataille, bien entendu. Comme une crinière de lion, ou un truc comme ça... Il ne m'avait pas laissé indifférent. Ca n'était pas le genre de personne que l'on croisait tous les jours... Avant de rejoindre Gingka qui m'appelait en s'impatientant, je souris en me disant « Ca va être une putain d'année... ».  
 
[Alors ? :D C'était bien ?! :] Dites-moi par commentaire !!!]

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La Magie Née de tes Doigts, chapitre 2 ! 28/09/2014



 
          Allongé sur mon nouveau lit, je baillais bruyamment, feuilletant les pages de mon magazine en me frottant les yeux. La journée que Gingka et moi avions passée aujourd'hui était vraiment épuisante !! Après avoir mangé, les surveillants nous on fait visiter les locaux. C'était vraiment incroyable ! Tout était vraiment fantastique, ici. Par la même occasion, j'en avais profité pour aller sympathiser avec d'autres élèves, initiative que Gingka n'avait pas vue d'un très bon ½il. Il est tout le temps jaloux, il devait sûrement avoir peur que je ne l'aime plus. Mais c'est impossible, c'est mon meilleur ami, et ça, c'est pour la vie !!
 
          Après la visite des deux bâtiments (celui de cours et celui où nous allions vivre), on est tous sorti dehors, assis sur l'herbe chauffée par les rayons du soleil, pour l'attribution des classes. Gingka et moi étions tous sauf serein. Nous avions peur de ne pas se retrouver dans la même classe... Alors, tout le long où les profs principaux ont énumérés les différents prénoms, on n'a pas cessé de se serrer fort les mains, priant pour que nous soyons ensemble dans la liste.
 
« Gingka Hagane » Récita le professeur, levant les yeux sur nous pour voir si son élève s'apprêtait à rejoindre le rang de sa classe.
 
Mon camarade se leva lentement, m'adressant un dernier regard plein d'inquiétude avant d'aller rejoindre les autres.
 
          Après un bref calcul à l'aide de mes doigts, j'en conclu que j'avais encore une chance d'être dans la même classe que Gingka à ce stade, car le H est avant le K dans l'ordre alphabétique. « Aller putain... » Pensais-je tout haut en murmurant, implorant le seigneur pour qu'il m'accorde cette faveur, celle de passer l'année scolaire en compagnie de mon meilleur ami. Et, quelques noms plus tard...
 
« Masamune Kadoya ».
 
          Masam... Hein ? Quoi ?! Sérieux ? ... Je mis quelques secondes à me rendre compte que c'était moi qui avait été appelé malgré le fait d'avoir été si attentif jusque là. Après m'être fait réprimander pour ma lenteur de compréhension par mon nouveau professeur, je me levais d'un coup, ne contenant pas ma joie d'être avec mon Gingka. En arrivant à son niveau je lui sautai dans les bras, soulagé et heureux !! Pendant un petit moment on est resté comme ça, à sautiller sur place en songeant à la parfaite 2nd qu'on allait passer ensemble, dans la même classe !!
 
          Puis... Voilà. Lui. Il  est à nouveau passé devant nous, nous lançant un regard moqueur avant de s'éloigner vers le fond du rang. Je l'ai regardé s'en aller, comme la première fois.
Après m'être remis de mes émotions, les yeux grands ouverts, je cherchais du regard l'individu aux cheveux verts qui était déjà caché par la masse d'élèves de 2C. Ce mec... Il faisait partit de notre classe !! Quelle chance inouïe !! J'avais la soudaine envie de courir partout mais l'opinion qu'il allait se faire de moi m'importais énormément, pour une raison inconnue. Ce mec, bordel... Pourquoi je n'ai pas écouté la suite de l'appel ?!
 
          En nous rendant dans le bâtiment des cours, je n'arrêtais pas de me questionner sur l'identité du guitariste aux cicatrices. Comment pourrais-je le surnommé en attendant de connaître son prénom ? Aucun surnom ne me venait à l'esprit ... Tant pis. J'avais qu'à le surnommé Scars, ca veut dire cicatrices et puis voilà... Ca le faisait trop !!
 
          Le rang se mit à démarrer, direction les salles de classes. Distribution de document, Emploie du temps, carte de cantine... Je laisse échapper un soupire de bonheur. Toutes ces choses administratives montraient bien que nous commencions une nouvelle année, une nouvelle vie. Et puis, je me rendais enfin compte que j'étais libre, à présent. Sans mes parents pour me dicter ce que je dois faire !! Un véritable renouveau !!!! Pendant que le prof se mit à nous expliquer le fonctionnement de l'internat, je songeais à ce mystérieux élève aux croix sous les yeux, à Scars... Comment quelqu'un avait pu lui faire ça, et dans quel but ? Mais, mal gré tout, je ne pouvais nier le fait qu'elles lui donnèrent un charme fou. Ah là là... Je pivotais sur ma chaise, cherchant du regard les cheveux verts qui lui étaient si propre. Je finis par le repérer au fond de la classe, à moitié endormi d'ennui, le bras maintenant sa tête lourde. Dès qu'il remarqua que le regardais, il m'adressa un regard noir avant de baisser les yeux sur la feuille qui venait d'être distribuée, comme pour me dire qu'il n'en avait rien à faire de moi. Malgré tout, je ne reniais pas toute l'admiration que j'avais envers lui. Il était trop cool...Toujours dos au professeur, je baladais mes yeux à droite et à gauche pour bien imprimer les visages de mes camarades de classe, et surtout, pour évaluer avec qui je pourrais m'entendre. Tout le monde avait vraiment l'air gentil !!
          Je ravalais ma salive quand je le vis, lui, l'autre. Le mec aux cheveux blancs et au tatouage. Lui aussi était assis au fond de la classe, dans la rangée opposée à celle du guitariste. Il me mitrailla du regard, comme si je n'étais pas assez bien ou fort pour pouvoir poser mes yeux sur lui. Fébrile, je me retournais face au tableau, commençant tranquillement à compléter les différentes informations demandées en discutant tout bas avec Gingka sans pour autant lui faire part de mes observations.
 
          Deux heures plus tard, nous voilà libérés, autorisés à vaquer à nos occupations après avoir rangé nos livres dans l'armoire de notre chambre. Nos sacs étaient pleins à craquer et mon épaule menaçait de se déboîter à tout moment, tant le poids des manuels était important. J'imposais alors à Gingka de passer par un petit chemin à l'écart des autres, plus rapide, à côté de la forêt pour rejoindre le bâtiment des chambres. J'avais envie de lui raconter comment je me sentais, de lui demander comment il allait, et surtout de lui parler de Scars qui m'intriguait tant, en tout intimité. Nous marchions tout les deux côte à côte, regardant un peu partout autour de nous, peu habitué à ce genre d'environnement. Au bout d'un moment, je me décidais à quitter mes pensées pour engager la conversation :
 
« Alors ? Ca va, t'aime bien la classe ? » Lui demandais-je en souriant, fier d'être avec lui.
Un grand sourire grandissait sur son visage avant qu'il ne réponde, enjoué :
 
« Evidemment que j'aime bien la classe ! On est ensemble !!!! »
 
Je lui répondis avec un « yeah ! » remplis de joie en levant mon poing gauche au ciel. Je savais qu'il avait envie qu'on fasse la fête ensemble mais nos charges ne le permettaient pas. Dommage, j'aurais bien voulu me défouler à jouer dans le bois d'à côté avec lui !
 
« Et toi alors ? T'avais l'air pensif en classe ! Ta maman te maaannnnque !! » Me charriait-il en chantonnant comme un gamin.
Ah ah. Très marrant ! T'as beaucoup d'humour, tu sais ?? » Je marquais une pause pour effacer mon sourire et soupirer, souhaitant redevenir un tantinet sérieux « C'est que... T'sais le guitariste, là, qu'on avait vu ? Avec ses cicatrices et tout. Bah... Je pensais à lui. » Je souriais de nouveau « Il était pas trop cool, sérieux ?! C'est ça que j'me disais en fait !!! »
 
Gingka éclata de rire avant de répondre en se foutant ouvertement de ma gueule :
 
« Attend, t'es sérieux là ? Tu penses encore à ce type ? Ah ah ! C'est abusé. En plus, ça se voit que c'est un frimeur ! Avec ses fringues déchirés et tout... Juste pour se donner un style, c'est tout ! » Tentait de me résonner mon ami, en vain.
 
          Il avait beau dire ce qu'il voulait, je n'avais pas envie de le croire. Mais, quelque part, peut-être qu'il avait raison... Peut-être que je m'emportais trop vite... Non ! Il ne fallait pas que je me remette en question. Tant pis. De toute façon, j'allais bien finir par tout découvrir par moi-même !!
          Au bout d'une dizaine de minutes de marches et de grimpage de marche, nous voilà arrivé dans le long couloir de nos chambres. Le sourire aux lèvres, je m'élançais vers la porte de ma chambre avant d'apercevoir, un plus loin, un vieil étui à guitare à côté d'une porte. Introduisant la clef de ma chambre dans la serrure, je mentis à Gingka en lui prétextant que j'avais envie de me rendre aux toilettes, lui demandant de bien vouloir commencer à ranger nos livres de cours. Je faisais ainsi une pierre deux coups : j'allais pouvoir satisfaire ma curiosité et je n'aurais pas besoin de ranger mes manuels. Merci Gingka !
 
          Prenant soin de bien fermer la porte pour ne pas que mon coloc de chambre ne comprenne mes réelles intentions, je m'élançais vers la guitare, curieux de connaître de quel genre il s'agissait. Son flight-case était tout abîmé, son propriétaire a donc dû l'emmener dans des tas d'endroits pour qu'il se retrouve comme ça... Mes lèvres s'étirèrent malicieusement alors que je souvins qu'il s'agissait de la guitare du type qui me subjuguait tant. J'eus de la chance qu'il n'y ait plus personne dans le couloir, que tout le monde soit déjà rentré. Je me mis donc positionné devant l'étui, accroupi devant la porte du guitariste, remarquant quelques vieux autocollants de groupes de rock et metal désagrégés, ayant sans toute été collés pour masquer les certaines grosse éraflures. Bon, assez d'analyser l'étui : passons aux choses sérieuses. Avec toute la délicatesse du monde, je le basculais à l'horizontal, agrippant les deux attaches avec mes mains. En fermant les yeux, prenant une grande inspiration, c'est comme si je faisais une sorte rituel. Ohhhh très chère pièce unique, trèèès chère guitare... Je suis là, maintenant. Je vais voir comment tu es à présent !!
 
« NON MAIS VAS-Y FILS DE PUTE MAIS VA TE FAIRE FOUTRE !!! » Hurlait une voix.
 
          Je m'écartais alors de la guitare en quelques secondes, le c½ur battant à cent à l'heure et les yeux écarquillés, tremblant de surprise. Je mis plusieurs secondes avant de me rendre compte que l'insulte ne m'était pas destinée et qu'elle provenait de derrière la porte. Je pris une grande inspiration, soulagé.
 
« Fiou... » Laissais-je échapper pour me calmer.
 
J'avais vraiment eu de la chance... Mais, qui criait ? Et pourquoi ? Et, à qui cette voix appartenait-elle ? Laissant la guitare de côté, j'approchais doucement l'oreille de la porte pour essayer d'entendre ce qui se racontait derrière...
 
« Casse-toi ! Tes fringues prennent toutes la place !! S'écria une voix
-Ah bah ta gueule hein ! Au moins les miens ne sont pas en morceau, clochard ! Rétorqua une autre voix de garçon
-C'EST TA TRONCHE QUE J'VAIS METTRE EN MORCEAU !!! »
Oulà. Ils n'avaient pas du tout l'air de plaisanter, ces deux là...
 
Alors que je m'apprêtais à faire quelques pas en arrière, percevant des bruits de pas qui se rapprochaient, la porte s'ouvrit brusquement. Tous mes muscles se contractèrent instantanément, me laissant à genou devant la porte comme un pauvre misérable. Et merde...
 
          Sans comprendre pourquoi ni comment, je me retrouvais allongé sur le sol en quelques millièmes de secondes. Scars se tenait là, fièrement et me regardais avec plein de haine. Il m'avait poussé brutalement avec un gros d'un coup de pied, si bien que, même lorsque là confrontation était finit, je sentais encore la semelle de Scars sous ma mèche. Il n'eut aucun mal à m'enjamber pour attraper son étui à guitare. Avant de rentrer, il m'adressa un dernier regard plein de m'épris avant de me cracher dessus et de refermer la porte en la claquant sèchement. Bredouille, je me relevais puis me dirigeai vers la porte de ma chambre, prenant soin d'effacer la trace de salive dont le vert m'avait fait cadeau avant de s'en aller. Je soupirais, ouvrant la porte doucement, vraiment déçu. Mais d'un côté, j'étais, d'une certaine façon, plutôt « heureux » de sa réaction. Ce mec là est vraiment trop cool... Je l'admirais encore plus, à présent. Je me vautrais sur mon lit, attrapant le magazine que Gingka me lançais.
 
« Ah là là... Quelle journée !! »

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Highway To Hell 30/10/2014




Vendredi 31 octobre 2014, 19h12.
Dans un vieux manoir, un peu à l'écart de la ville...


         Nous étions dans le noir et dans le silence le plus total. Toutes les fenêtres et n'importe qu'elle autre objet étant susceptible d'émettre ne serait-ce qu'une once de lumière était voilé. En allumant de grandes chandelles noires à l'aide d'un briquet, nous placions ces dernières autour d'un pentagramme tracé avec notre propre sang mélangé. La croix de l'Antichrist autour du cou, nous récitions ensuite nos rites en honneur à l'être suprême que nous vénérons tous, Satan. Les mains jointes, la tête basse, King, moi, Sora et Gingka récitâmes notre incantation comme un poème, d'une même voix, tous quatre vêtue de noir et maquillés maladroitement jusqu'aux ongles, de poudre blanches qui faisait ressortir nos yeux entourés de noir. Nous savions parfaitement ce que nous faisions.
 
« Oh, maître Lucifer... Nous nous soumettons à toi »
Et mes fidèles compagnons m'imitaient, tous en coeur :
« Oh, maître Lucifer, nous nous soumettons à toi »
Je souriais.
« Corps et âme... Et ce, pour l'éternité ! »
Et c'est repartit.
« Corps et âme, et ce, pour l'éternité »
 
          Un bon paragraphe se fit ainsi, en alternance. Nos membres tremblaient presque. Satan était avec nous !! Nous le sentions, tous. Parfois, la flamme des bougies vacillaient alors que le vent était inexistant. Je resserrais les mains de mes camarades. Cette fois était la bonne. Tous nos rêves allaient être exaucés... Même si nous devrions le payer plus tard, qu'importe !!!
En transe, alors que nous étions sur le point d'atteindre le porteur de lumière, la sonnerie du vieux manoir nous interrompu. Cette putain de sonnerie qui avait tout gâché...
 
« PUTAIN !! » m'exclamais-je en lâchant violement les mains de mes camarades
-Encore des gamins pour des bonbons... Soupirais King en allant se trouver un siège. Notre incantation avait encore été interrompue, ce soir...
-J'ai envie de les éventrer. » Répondait Gingka, de marbre, en allant siroter le sang de rat récolté et purifié la veille.
 
Je me dirigeais vers mon grand fauteuil de velours couleur rouge foncé. Les jambes croisées, j'attrapais la flute débordante de liquide pourpre avant de me mettre à réfléchir. Si des enfants viennent nous interrompre toute la nuit, on risque de ne pas réussir...
 
« Sora, c'est à toi d'y aller ! Imposait King qui avait été contraint d'y aller la fois précédente
-Ah, mais j'ai pas envie ! La flemme !
-Mais vas-y ! C'est rien ! »
 
         En soupirant, le blond finis par céder puis se dirigea d'un pas lent vers la porte. Je pouvais l'entendre qui râlait avant d'ouvrir aux morveux. La fameuse expression « Des bonbons ou une farce » se fit entendre une nouvelle fois jusqu'à nous. Sora ne répondit rien, laissant tomber dans leurs pots plein de friandises des sucres d'orge que nous avions pris le soin de cuisiner nous-mêmes. Bien entendu, ils n'avaient rien de sucre d'orge ordinaire : ils étaient confectionnés avec des excréments de chauves souris. Nous avions bien pris le soin de masquer l'odeur afin que la surprise soit totale, une fois en bouche des gamins. Un sourire machiavélique se dessinait sur mes lèvres.
Sora revint parmi nous.
 
« Bon... Si on se fait embêter toute la nuit, on risque de pas y arriver.
-C'est vrai... Comment on fait, chef ? »
Le fameux chef, c'était moi. Ayant assez songé, je pris un air supérieur avant de me lever en m'avançant vers eux.
« On va péter la sonnette. »
 
          Gingka et Sora s'exécutèrent, pendant que King et moi relisions un vieux livre d'invocation. La page pour invoquer le seigneur des enfers avait malheureusement été brûlée avant que nous m'étions la main sur ce grimoire poussiéreux. Du coup, pour l'invocation que nous venions de faire, cette dernière était purement improvisée. Peut-être que nous aurions invoqué quelque chose d'autre...Qui sait. Prendre le temps de tenter d'invoquer Lucifer était long, et on ne savait pas du tout si cela allait fonctionner. Mal gré tout, dans ce bouquin, on pouvait tout de même y invoquer quelques serviteurs du diable. Des démons, des vampires... On pouvait libérer toutes sortes de créature comme celle-ci. Mais la plus classe (et la plus proche de celui que nous voulions atteindre) était, bien entendu, la faucheuse. Celle qui prend l'âme des mortels pour les envoyer en enfer. Elle doit forcément côtoyer le diable ! Non ?
 
« La faucheuse, King. Elle pourra nous aider !
-Euh... Tu crois franchement qu'elle voudra ? C'est pas un génie hein, on a pas de v½ux à l'arrivé...
-Mais t'inquiète. »
 
Une fois nos deux amis revenus, je leur fis part de mon plan : invoquer la grande faucheuse pour lui demander de nous venir en aide dans notre quête.
          Le mode d'emploie, si je puis dire, était lu attentivement par chacun d'entre nous. Nous ne pouvions pas invoquer directement la faucheuses, il nous fallait la trouver. Nous serions justes en capacité de la voir et de communiqué avec elle. Contraignant, mais pas mal. Tout collait, tout convenait. Il suffisait de confectionner une potion composé de doigts râpés, d'un ½il de lapin, de venin de Boa... Aucun souci, tout ce matériel était en notre possession. Il y avait juste un problème : il nous fallait une victime. Humaine.
 
« Qui se sacrifie ? » Je demandais, naturellement, en me rasseyant sur mon fauteuil.
Bien entendu, aucun dévouement. Je soupirais.
« Vous faites chier. Pas question que ça soit moi : c'est mes chandelles qu'on utilise à chaque fois !!
-Et c'est moi ai qui préparé le sang. Répondis Gingka
-Moi, j'ai fermé les volets tout à l'heure !! Rétorquait King
-Hé bah moi... Ma mère est morte hier, alors j'veux pas que ça fasse une hécatombe dans ma famille... En plus, ma connasse de tante va mourir aussi, elle est à l'hosto. Donc, pas moi. » Finis Sora
 
          Je levais les yeux au ciel, exaspéré. La raison de Sora était bien évidement la plus pourrite. Il n'avait rien eu à faire !!! A moins qu'il n'ai glissé de l'antigel dans la soupe de sa mère. Alors là, raison valable. Mais même. Nous allons donc devoir procédé à la courte-paille. Bande de salopard. C'est pas sympa de pas penser aux autres !! Mais bon, ça fait rien puisque qu'à tous les coups, ça va être Sora qui devra se sacrifier. C'était à chaque fois lui qui transportait les cadavres alors qu'on s'occupait de creuser pendant qu'un autre surveillait si le gardien du cimetière était là. C'était toujours lui aussi qui courait le moins vite, donc il se faisait toujours arrêter alors qu'on fouillait dans les poubelles des cliniques, à la recherche d'un bébé bien frais. Mais, soudainement, une idée me vint en tête. Je souris. Ce siège me donnait vraiment de bonnes solutions !!!! « C'EST LE SIEGE DE SATAN !!! », je pensais. En me relevant, tout triomphant, je m'exclamais alors que mes amis étaient en train de préparer le matériel pour le tirage au sort :
 
« ON A QU'A AIDER LA TANTE A MOURIR !!"
 
          Tous les regards se posèrent sur moi. Ils mirent quelques secondes à trouver que cette idée était formidable, comme je le pensais aussi.
Bien. Maintenant que la victime était trouvée, on avait juste qu'à concocter le breuvage qui pourra nous faire voir la faucheuse. L'effet de ce dernier était de deux heures. Nous auront largement le temps d'arriver à l'hôpital pour débrancher la pauvre dame.
Une fois la potion préparer, chacun en remplit généreusement son bol, pour que les effets soit optimales. Tout d'un coup et tous en même temps, nous buvâmes le breuvage amer. Une fois ce dernier avalé à la vitesse de l'éclair, l'envie de vomir me prit. Mais je me retenais au maximum de conserver le liquide dans mon estomac. Ce qui ne fut pas le cas de tout le monde : Sora succomba. Il dû reprendre de la potion, après avoir nettoyé ce qu'il avait rejeté. Ah là là...
 
          En route pour l'hôpital ! Tous joyeusement, nous nous étions vêtue de nos plus beaux habits. Bracelets à cloues, pantalon à chaînes... Nous étions vraiment tous au top. L'hôpital n'était pas très loin. Je souris. Cela voulait dire que notre nouvelle vie n'était pas loin, elle non plus. Si nous tenions vraiment à rencontrer Satan, c'est parce que nous avions une idée derrière la tête : vendre notre âme au diable. Pourquoi ? Eh ben, tout simplement car ce contrat vous permet d'obtenir la richesse, et la gloire !! Vous pouvez même vous retrouver avec d'incroyables pouvoirs surnaturels, comme le magicien Criss Angel. Bon nombre d'artistes l'on fait pour devenir célèbres, et nous comptions suivre leur chemin, par nos propres moyens. Nous avions bon leur envoyer des mails pour leur demander comment il fallait faire : il ne nous répondait jamais pour une raison inconnue.
 
Halloween était le seul jour de l'année ou nous passions « inaperçu ». Dans la rue, personne ne dévisageait ces quatre jeunes, au look tout sauf banal. Je me sentais heureux. Nous étions les rois du monde !!
 
          Je passais devant mes amis pour entrer dans l'hôpital. J'avais très rarement été à l'hôpital, c'est Gingka qui dû m'indiquer l'accueil. Avec son tact naturel, Sora préférait parler, lui demander dans quelle chambre se trouvait sa tante. La secrétaire semblait un peu déroutée par l'enthousiasme de Sora, étant donné que sa tante était sur son lit de mort. Malgré tout, elle nous indiquait quand-même la chambre. Chambre 490. Pour nous rendre à cette dernière, je décidais d'emprunter l'ascendeur. Mes amis me suivirent, aussi impatients que moi. Une fois à l'intérieur et lorsque les portes furent closes, on s'amusait à sauter dedans alors que ce dernier était en train de monter. Sora était terrorisé, il avait peur que le câble lâche et que nous nous retrouvions enfermés dedans, recherchant désespérément un peu d'air. C'était marrant de le voir aussi inquiet, et de l'entendre nous hurler d'arrêter. Nous stoppions toutes plaisanteries lorsque l'ascenseur arriva à destination. L'air de rien, nous traversions les portes en nous aventurant dans les couloirs à la rechercher de la fameuse chambre, laissant Sora un peu derrière, tremblant.
          La voilà. Juste devant nous se trouvais la porte de notre destin. En souriant, j'ouvris cette dernière. Je constatais avec surprise qu'un individu était là, assis auprès de Mme la tante de Sora dont le nom m'avait échappé.
 
          Il était tranquillement en train de feuilleter un bouquin, ne prenant même pas la peine de lever les yeux sur nous. Ses yeux bleus surplombaient de profondes cicatrices en formes croix qui se baladaient sur les pages du livre. Il était vêtue d'une longue veste noire baillante, dont la capuche reposait sa tête, sur ses cheveux verts coiffés à la va-vite. A côté de lui, une faux dont la lame brillait de mille-feux qu'il avait négligemment posés sur le sol. C'était alors lui, la faucheuse ? J'étais un peu de surpris que ça ne soit pas qu'un squelette. Je m'approchais de lui sans crainte, alors que mes amis préféraient rester à l'écart. Je suis leur boss. Alors, je lui demandais simplement :
 
« Hé ! T'es la faucheuse ?? »
 
Non surpris de ma question, il se contenta simplement de me faire le signe « oui » de la tête, les yeux toujours posés sur son bouquin. Un sourire malicieux se dessinait soudainement sur ses lèvres, avant qu'il ne pose son regard sur moi en me demandant :
 
« Tu veux que je te le prouve ? »
 
Je voyais ce qu'il voulait dire par là. La faucheuse était joueuse, elle n'hésiterait pas à tuer l'un d'entre nous pour épater la galerie. Vraiment, cette faucheuse m'amusait beaucoup.
King n'hésita pas à s'approcher du corps à moitié mort de notre victime. Il trifouilla les câbles avant de trouver celui qui prévenait les infirmières au cas où la personne mourrait ou si un quelconque problème arrivait. Il le débranchait sèchement, en continuant d'explorer les fils médicales qu'ils l'amusant tant. King avait tout d'un psychopathe à ce moment là. J'étais plutôt fier de lui.
 
Il diminuait le taux de morphine qui circulait dans le sang de la presque morte avant de débrancher chacune des machines, une à une. Sora et Gingka, froids, regardait le spectacle. Il regardait la tante s'éteindre à petit feu avec un sang froid admirable. Ils m'impressionnaient, ils étaient forts.
La faucheuse se leva enfin. Blasé de son job, elle saisit sa faux d'une main, puis s'avança vers la dame. Mais avant, je m'interposais.
 
« Attend, attend ! On a un service à te demander »
Il haussa un sourcil, avant de me questionner, pas convaincu :
« Lequel ? Que j'me marre un bon coup. »
Je lui fis part de notre plan. Il n'avait qu'à nous escorter gentiment en enfer, pour que nous puissions aller voir le diable pour lui vendre nos âmes en échange de tout ce que nous désirions. Ensuite, il nous ramènerait sur Terre. A l'annonce de notre infaillible stratagème, il explosa de rire. Enervé et vexé, je m'exclamais :
« Je peux savoir ce qu'il y a de drôle ?! Des milliers de gens l'ont fait !!!! »
Il parvint enfin à se calmer, avant de me répondre :
« Ouais, mais leur âmes à eux, elles avaient de la valeur. »
 
Il baladait ses yeux sur chacun d'entre nous avec un petit sourire moqueur. Lucifer ne voudra pas de nous une fois que nous serons morts, alors... ? Sommes-nous trop inutiles ?
 
« Aller, quoi !!! Accepte !!
- Ca me pose pas de soucis. Il commençait avant de sourire de plus bel, c'est plutôt Lucifer qui voudra pas. Il est très versatile ! »
 
Il avait beau nous déconseillé de le faire, j'étais plus déterminé que jamais. Nous étions si proches du but... ça faisait tellement longtemps que nous en rêvions. Je suis sûr que le diable acceptera !! Par contre, mes amis semblaient un peu découragés. Commençaient-ils à avoir peur ? Pas maintenant, quand-même... En voyant mes yeux plein de volonté, il finit par accepter, même s'il ne semblait pas croire en nous. Il me contournait puis s'approcha de la victime. En fermant les yeux, il brandit son arme, et... Lui déroba son âme. Aussi simple que ça. EN ROUTE VERS L'ENFER !
 
Les Enfers, 20h35.
 
          Désormais sur une barque qui flottait sur le bord d'un fleuve, on ignorait comment on avait atterrit ici. On avait sûrement été téléportés. La faucheuse, faignante, se vautra bien au fond de cette dernière, puis nous ordonna de ramer. Son argument était : « Démerdez-vous, c'est vous qui voulez aller voir Satan alors voilà. » A l'aide de rames de bois, on ramait tous le plus rapidement qu'on le pouvait. Des tas d'autres bateaux faisaient la traversé avec nous. Un peu surpris de toute cette foule, je demandais à notre escorteur combien il existait de faucheuses. Il haussa les épaules, puis répondit :
 
« Oh, j'sais pas moi... Des millions. »
Des millions. Incroyable, je n'aurais jamais pensé. Lors de la traversée, tout le monde était silencieux. On aurait dit qu'ils regrettaient.
« Aller, souriez les mecs... On fait que de passer. Après, on retourne sur terre et voilà !! »
Ils ne semblaient guère convaincus. Je soupirais, continuant de ramer. Les mecs, c'est pas cool...
 
          Une fois le lac traversé, on pénétrait dans un tunnel bloqué par le cerbère. Ce dernier fut vite intercepté par la faucheuse, (qui nous avait révélé son véritable prénom, Kyoya) qui lui fit cadeau de trois gros os en échange de notre passage. Les alentours étaient inquiétants. Par moment, nous dûmes faire attention pour ne pas mettre un pied dans une flaque de lave. Enfin, après un petit moment de traversé, nous nous arrêtions devant une gigantesque porte. Ses contours et ses deux imposantes poignées étaient ornés d'or. Tout simplement magnifique. J'en déduisais que c'était là que restait Satan. Je souris. C'était tout proche !!!
Kyoya poussa la porte avec une facilité déconcertante. Il s'enfonçait dans la salle, suivit de près par nous quatre qui ne le lâchaient pas d'une semelle. Nous découvrîmes la merveilleuse demeure du porteur de lumière. Elle était splendide. Plusieurs jacuzzis s'y trouvaient ainsi que toute une multitude de gadgets. Par exemples, des filmes pornographiques s'entassais à côté du lecteur CD d'un énorme écran, ce qui me fit froid dans le dos. Un bar était à côté, remplit de bouteilles dont je n'avais aucune idée du contenu. Tout pour se distraire. Kyoya nous accompagna vers une salle un peu à l'écart où il rentra, sans même toqué.
 
« Hey, Ryuga. T'as des invités. » S'exclamait-il, un peu blasé.
 
Je fus un peu choqué de la manière dont il lui parlait, mais ne fit aucun commentaire. Enfin, si ce mec était Satan... Parce qu'il n'en avait pas vraiment l'air. Il avait de grand yeux jaunes injectés de sang, et ses cheveux était blanc, dressé sur sa tête. Une mèche rouge décorait également ces derniers alors que des cornes lui sortaient de la tête. Il possédait également de grande ailes, rouge aussi, dans son dos. Avachit dans son trône, il peinait à se redresser correctement et dû s'y prendre à plusieurs reprises.
Stop, stop, stop. C'est ça Satan ?! Du foutage de gueule, je dis. Ce type n'avait rien du dieu que j'avais admiré pendant tant d'années... ! Il était... Tout sauf terrifiant. Il m'attirait même un peu de pitié. Quelques seringues reposaient à ses pieds. Le diable était un drogué, et il puait l'alcool. C'était bien loin de toutes les autres représentations que je m'étais faite de lui... Je m'avançais vers lui avec anxiété, de peur qu'il me rejette, en lui demandant cash :
 
« On peut faire un pacte avec vous ? Vous vendre nos âmes ! »
 
Il ne comprit pas ma question, totalement dans les vapes. C'est Kyoya qui dû la réitérer à plusieurs reprises, avant qu'il ne se décide : « Non, dégagez sinon je vous fais brûler ». Tout simplement. Mais je n'allais pas m'arrêter là !!! A présent à ses pieds, je l'implorais presque, lui évoquant tout ce que mes amis et moi avions fait pour pouvoir arriver jusqu'à lui. Il semblait s'ennuyer et n'avais pas l'air de vouloir accepter, mal gré mes supplication. Au bout de quelques minutes, il s'exclamait :
 
 « Bon, ok j'veux bien mais faut un sacrifice. Qui se désigne ?
Révolter, je petais littéralement un plomb
- Hein ? Mais c'est pas juste, ça !! On a déjà sacrifié la tante !
- TA GUEULE sinon je fais rien, mortel de merde.
Conscient que j'avais été trois loin avec mon idole, je m'excusais platement.
- Rahhh bon ok. Excusez-moi... » Je me tournais vers mes camarades « Qui a une autre tante ?
- Non, j'crois pas, non. Bon, personne ne veux se désigner. KYOYA, VA LES METTRE EN PRISON.
En prison. Mes yeux et ceux de mes camarades s'ouvrirent en grands.
- Quoi ?! Mais... ! Je tentais de répliquer avant d'être coupé par Kyoya
- A vos ordres. »
 
Alors que nous étions près à nous enfuir, des menottes, reliés chacun les unes aux autres se matérialisèrent autour de nos poignés. Nous avions beau protester et nous débattre autant que nous le souhaitions : nous ne pouvions rien y faire. Elle était très incassable. Tout comme la volonté de notre maitre...
 
          En sortant, tiré par Kyoya, je jetais un dernier regard à Lucifer en lui suppliant de nous laisser partir, en échange de n'importe quoi. Il n'eut aucune réaction, à part celle de prendre une autre seringue avant de se l'enfoncer dans les veines. Les yeux brumeux, nous quittions la demeure de monsieur Satan avant de nous mettre en route pour la prison.
Dans notre grande cellule, il n'y avait rien. Le sol était très dur, et les murs étaient couverts de piques pointus. Donc, impossibilité de nous adossé à ces derniers au risque de finir troué. Tous debout, nous attendions tranquillement que quelque chose se passe. On était anxieux de ce qu'il allait nous arriver et méfiant, à cause de toutes les horreurs que nous avions lu sur l'enfer, à quel point ce qui s'y passait était monstrueux. On avait peur de faire le moindre mouvement, même de s'assoir, tellement nous savions que l'enfer était un endroit épouvantable. Sora, qui était resté si fort jusque là, n'arrivait pas à retenir ses larmes. On se contentait juste de le regarder se ridiculiser, sans sourires, n'éprouvant aucune empathie à son égard. Après tout, comme il est écrit dans la bible satanique : notre propre dieu, c'est nous même. Mais pourtant, je ne pouvais pas ne pas vénérer Satan. Même s'il n'était pas des plus aimables avec nous et des plus cool... On avait fais le déplacement exprès pour lui, et voilà comment il nous remerciait !
 
Au bout d'une dizaine de minutes, Sora s'était enfin calmé. Personne ne lui adressait la parole, tout simplement parce qu'aucun d'entre nous n'avait songé à essayer, de peur qu'il nous arrive quelque chose. Mal gré le doute, King fut le premier à émettre un son. Un « hé » qui résonnait dans toute la pièce. Soulagé, je me mis à m'exclamer, désireux de me casser d'ici. :
 
 « Hé les mecs... Halloween, c'est bien le seul jour ou on peut passer d'un monde à l'autre, hein..?
- Euh... Ouais ? Répondait King, ne voyant pas où je voulais en venir.
- Si on ne trouve pas de solution très vite, on risque de devoir attendre encore un an avant de pouvoir s'en aller...
- Ouais... c'est chaud. » Soupirait Gingka.
 
Sora se remit à pleurer. J'avais un peu de pitié pour lui, et moi aussi j'avais même un peu envie de pleurer... Mais je devais me retenir. Pour montrer l'exemple aux autres. Regardant droit devant moi au travers des barreaux, je tâchais de ne montrer aucune émotion, surveillant Sora d'un coin de l'½il. Un très mauvais pressentiment me fit frissonner de la tête aux pieds.
« On va pas s'en sortir... On va tous mourir !!! »
 
          Il ne cessait de répéter ces termes, puis finit par se laisser tomber sur le sol. Je me tournais vers lui, je sentais que quelque chose allait arriver. Gingka s'accroupi à son niveau et posa sa main sur son épaule pour soutenir le pauvre blond, totalement perdu et terrorisé. Mais soudainement, alors que Gingka se relevait en soupirant, le sol sous Sora devient mou. Que... Qu'est-ce que c'était que cette merde ?! Mon premier reflexe fut de m'écarter au maximum de lui, craignant que ce qui se passait ne m'atteigne. Sora se regarda s'enfoncer dans le sol avant tenter de se mettre debout. Mais c'était trop tard : le sol qui était désormais venu du sable mouvant juste autour de lui l'aspirait vers le fond. J'étais incapable de bouger, trop choqué par la situation. Gingka se trouvait dans le même état que moi : il restait planté en regardant notre pauvre ami s'enfoncer lentement. Sora tentait de se débattre, mais nous savions éperdument tous que ses cris et ses appels à l'aide ne l'aiderait pas. King s'approcha à 4eme vitesse de lui puis lui attrapa par-dessous les bras. Avec toute sa force, il tentait de le sortir de se pétrin, mais il n'y arrivait pas. C'était affreux de les voir lutter... Pour rien. Notre pauvre ami avait du sable jusqu'au cou. Il allait mourir ; s'enfoncer vers je ne sais où... Des larmes déversèrent mes joues alors que je l'entendais supplier King de le lâcher. Mais le bleu répondait avec toute la volonté du monde et usant de toutes les forces qu'il avait : « Non ! Je ne te lâcherais pas !! Jamais !!!! » Mais c'était trop tard. Il en avait jusqu'au cou. Sora s'était arrêté de se débattre alors que King faisait tout pour essayer de trouver un point d'accroche. En vain. Notre camarade ferma les yeux une dernière fois avant de disparaître totalement...
Je pleurais. Je m'en foutais de ce qu'il pouvait penser de leur chef : Sora était quelqu'un d'extrêmement précieux pour moi. Le sol redevint normal juste après. Il ne restait plus aucune trace de notre petit Sora. King et Gingka étaient dans le même état que moi. Je me sentais pitoyable. J'avais tant rigolé avec la mort, comme si ce n'était rien qu'un jeu... Mais non. C'était réel, et... Un de mes meilleurs amis venait de périr, juste parce qu'on avait eu un égo trop démesuré pour aller le prendre dans nos bras lors de sa détresse. Je pleurais en silence, alors que les deux camarades qu'il me restait pleurait bruyamment et sans retenu. Ils se prirent dans les bras alors que moi, je restais là, à l'écart. J'avais aussi affreusement envie d'un câlin, mais j'avais comme l'impression qu'il me prenait comme responsable de sa mort. Après tout ; ils avaient raison... Tout était de ma faute.
          Mais ils ont su me pardonner en allant me prendre dans leurs bras quelques secondes après.
Sans même que nous ne l'ayons remarqué, diverses choses avaient apparu dans notre cellule. Une table pleine de nourriture était dressée juste dernière nous et une exquise odeur s'y dégageait. Des magazines (dont je ne souhaite dévoilé le contenu) était posé en vrac, à côté d'un lit bien douillé. Je regardais mes amis, l'air de leur dire qu'il ne fallait pas tomber dans ces pièges.
 
 « Hé les gars, il doit bien avoir un lien entre tout ces trucs... » Je leur disais, posément.
King analysait chacune des pistes.
« Le lit... C'est la fatigue, non ? Ou la flemme... » Il nous demandait, en pointant du doigt ce dernier.
J'acquiesçais. La flemme, la fatigue, ouais... Au tour de Gingka d'analyser.
« Bah... La bouffe, c'est... Oh, c'est un hamburger ?? »
Il s'approchait de ce dernier avec envie, et fut vite rejoint à King et moi qui devions le protéger au maximum, malgré que nous restions tout de même un peu à l'écart de la table, comparé à lui qui n'avait pas peur de carrément s'y coller.
« Attend, Gingka ! Je ne crois pas que c'est... »
Mais voilà qu'il avait déjà avancé sa main vers l'hamburger. Nous nous attendions au pire lorsqu'il croqua dedans, mais rien de tout cela ne se passait.
« Miam miam ! C'est... ça a toujours été comme ça que je souhaitais mourir, vous savez...»
King et moi nous jetions un regard, affolé. On avait l'impression que notre ami devenait fou et nous ne comprenions pas vraiment ce qu'il voulait dire par là... Un peu inquiet, je lui ordonnais en agrippant fermement son bras :
« Bon, Gingka, arrête maintenant... »
Mais il avait déjà engloutit son sandwich. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre une assiette, il nous déclarait :
« Les mecs, ne touchez à rien... Tout ça ; tous ces pièges... Ce sont... les sept pêché capitaux... » Il marqua une pause pour se remettre à pleurer. Il peinait à articuler, mais il poursuivait :
« La luxure...L'envie... La paresse... » Nous l'entendions avoir un petit sourire avant de dévoiler le prochain « et bien entendu... La gourmandise... » Il pleurait doucement.
Gingka... » Mes yeux me picotaient de nouveau. Un ami allait une fois de plus mourir...
- C'est... Le meilleur hamburger... Que j'ai jamais mangé... »
 
Il en saisit un autre. Mais avant qu'il n'ai eu le temps de le porter à ses lèvres, il fonda doucement pour ne devenir qu'un tas d'os et de poussière.
King et moi étions sous le choc. Mais la mort de Gingka avait été si rapide que nous espérions qu'il n'avait pas trop souffert...
Les 7 péchés capitaux. Voilà donc ce que Satan tramait...
          Je peinais à rester debout. Mon estomac gargouillait, et mes crampes étaient horribles. C'est King et ses muscles d'aciers qui dû me maintenir debout. Il était vraiment génial, vraiment top... C'était la seule personne au monde qu'il me restait.
          Nous attendions comme ça un petit bout de temps. Je ne savais guère comment King faisait pour rester debout avec un fardeau en plus. Mais il ne laissait transparaître aucune émotion sur son visage. King était le plus fort de nous tous, psychologiquement et mentalement. C'est lui qui aurait dû être le chef... Je sais qu'il n'aurait jamais eu l'idée de faire ce que j'ai fais. Mais mal gré tout... Il ne semblait pas m'en vouloir.
King m'attrapait par les épaules et me serrait fort contre lui. Cette épreuve nous avait tous les deux changés : elle nous avait permis d'hôter le masque d'indifférence sataniste qui pesait sur notre visage pendant tellement de temps... Je me sentais humain et moi-même. Je laissais mes yeux parler pour ce que je ressentais. Une putain de culpabilité et de tristesse.
Au bout d'un moment, Satan arriva avec le plus grand des naturelles. Il se posta simplement devant notre cellule en nous observant avec un sourire moqueur.
 
« Bah alors ? Ils sont où vos amis ? »
Il prenait un air innocent, comme s'il ne se doutait de rien. Je sentis les muscles de King se contracter et ses dents se serrer. King... Tu es celui qui tient le plus à nous.
« Ferme-la, Lucifer. Tu sais très bien ce qu'il s'est passé »
Il sourit à nouveau, un regard malicieux sur son visage.
« Bien sûr. C'est moi qui ai eu l'idée de ce petit plan... » ses lèvres se fendirent en un rictus amusé, laissant apparaître ses grandes dents pointus « Histoire... D'éliminer les plus faibles. »
 
La goutte de trop. Mon ami me lâcha soudainement pour venir coller son visage aux barreaux, tentant désespérément d'atteindre le diable avec ses bras, qui le narguait. King, pour peu qu'il se faisait provoquer par lui, n'hésitait pas à vouloir s'attaquer au seigneur des Enfers, alors que moi, j'en étais tout bonnement incapable. Je restais donc planté là, à le regarder, à admirer tout son courage et tout son dévouement en silence, manquant de tomber plusieurs fois à cause de ces foutus crampes. Le blanc s'approcha lentement de lui, rigolant à gorge déployé. Je craignais le pire. Mon esprit m'ordonnait de rejoindre mon ami, mais mes jambes tremblantes en étaient dans l'incapacité.
 
« CE SONT PAS DES FAIBLES ! ILS SONT FORTS, ILS SONT FORTS, BORDEL !!!! Le vrai faible, c'est toi !!! Tu n'es qu'un faible, tu... Tu prends plaisir à regarder les autres mourir, tu... Tu... Tu es vraiment le diable... Il ne se retenais pas de pleurer, mais il était en rogne. Il était terriblement énervé.
- Et toi, tu es juste terriblement pitoyable. Il sourit. Imbécile d'humain !! 
- NON !!!! »
 
Ryuga aggripa ses mains musclés autour du cou du bleu, plus le serra le plus fort qu'il le pouvait. Je lui hurlait d'arrêter, mais il n'en fit rien. Mon camarade luttait pour respirer, tentant de se débattre. Mais en vain. Satan le lâcha au bout d'une dizaine de minute. La colère est un péché capital...
           Je ne pouvais m'empêcher d'hurler. Toutes mes pensées étaient totalement désorganisés, je n'arrivais plus à me calmer. Je m'effondrais sur le sol, qui, avec surprise, restait dur et froid. Je rempais avec difficulté jusqu'au corps de mon ami en l'enlaçant, en le serrant avec toute l'amour du monde. J'embrassais doucement sa tête, ses cheveux, sa figure avec tout l'amour que j'avais. J'avais juste envie de mourir. Au bout de 5 minutes, le corps du bleu disparu alors que j'étais en train de déverser mes larmes dessus. Je relevais la tête, toujours pas calmé, remarquant Kyoya qui penetrait dans la cellule.
 
« Aller. Renmène-le. » Fit le seigneur des Enfers à Kyoya, en parlant de moi.
 
Je posais mon regard sur Satan qui me tendais un contrat. Un contrat... Un contrat lui vendant mon âme. Les yeux écarquillés, la voix cassée par les cris et le visage couvert de larmes, je disparu rapidement.
 
Le manoir, 3h12 du matin.
 
          J'atterris dans notre repère, dans le salon. Enfin, je devrais plutôt dire « ancien repère »... Les chandelles étaient maintenant éteintes, mais seule une n'était pas usée. Mon corps tremblait de tous ses membres : j'étais traumatisé. Je constatais avec surprise que Kyoya ne partait pas immédiatement, il alla simplement s'installer dans mon fauteuil. Il me regardait avec son air froid habituel, sans me dire quoi que ce soit. Malgré que les larmes n'avait cessé de couler, je trouvais la force de lui adresser un dernier sourire. Faiblement, je me rendis dans l'entrée pour prendre le bocal remplit de sucre d'orge que nous avions fait. Un à un, et jusqu'au dernier, je les avalais sous le regard éc½uré du vert. Je n'arrivais même pas à sentir l'effroyable goût de ces horreurs, tant j'étais affecté et perturbé par les événements récents. Mon estomac ne rejetait même pas ce que j'avais gobé, il n'en voyait sûrement pas la peine. Je n'arrivais même plus à réfléchir sur ce que j'allais faire. Ceux que je considérais comme ma famille venait de m'être retirée. Sous mes yeux. A cause de mon putain de désire de gloire et de fortune. Je n'en avais fait qu'à ma tête, et je n'ai même pas été capable de les protéger. Pourtant, ils m'appelaient tous fièrement « chef ». Alors, j'estimais que je ne devais en aucun cas jouir de mes nouveaux privilèges, et finir comme eux : mort. Tout ceci n'aura servi vraiment à rien, au final...
Kyoya me suivait alors que je descendais dans le garage. Il ne me demanda pas ce que je faisais, sans doute il devait s'en douter. Mes muscles étaient capables de soulever un bidon d'essence grâce à l'énergie puisée dans les excréments de chauves souris. Aucun gamins ne viendrait m'embêter à cette heure-ci, et de toute façon, Gingka et Sora s'étaient chargés d'exploser la sonnette...
         Après avoir arrosé le manoir avec l'intégralité du stock d'essence que nous avions volée auparavant, j'étais près à mourir. J'avais souvent pensé à la façon dont j'allais mourir. Les autres et moi, je parles de nous quatre, King, Sora, Gingka et moi, on s'était tous mis d'accord sur un suicide collectif lorsqu'on commencerait à devenir vieux, à l'aide d'un flingue, et dans un lieu public pour faire chier tout le monde jusqu'au bout, histoire d'amuser les femmes de ménage.
 
Alors que j'allumais la seule chandelle qu'il me restait de celles que j'avais achetées et qu'on utilisait tout le temps, Kyoya se mit enfin à me dire gentiment :
 
« Je sais que c'est un peu tard, mais... Joyeux Halloween. »
 
Je souriais. J'étais heureux que Kyoya soit là. Je fermais les yeux, baissant la flamme jusqu'à mes pieds, et jusqu'à l'essence qui s'enflammait instantanément. 

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La Magie Née de tes Doigts, chapitre 3 !!!! 27/10/2014


[Saluuut !! :D Le chapitre 3, enfin !!! J'espère que vous l'apprécierez, parce que je me suis beaucoup amusé à écrire :3 Normalement, ce chapitre devait pas DU TOUT se passer comme ça x3 Voilà. N'hésitez à me dire ce que vous en pensez !! :D YEAH !]
 
 
« Putain, je l'ai foutu où ?! »
 
          Cela ne faisait pas moins de 15 minutes que j'étais occupé à tout retourner dans mes affaires pour retrouver mon porte-bonheur qui avait mystérieusement disparu. Passant au peigne fin les moindres recoins de la piaule, allant sous mon lit jusqu'à la poubelle de notre chambre, je n'arrivais décidément pas à remettre la main dessus.
 
« Et merde... Ca me saoule !! »
 
         Je shootais dans la boule de papier que Gingka avait faite pour passer le temps en me laissant tomber sur mon lit, blasé. Dans moins d'une heure, les premières heures de cours allaient commencées. Je ne pouvais PAS CONCEVOIR de passer un jour sans lui, sans mon précieux porte bonheur.
Alors que j'étais en train de me creuser la tête pour me souvenir où je l'avais mis, Gingka fit interruption dans la chambre, tout propre, tout bien habillé.
 
« Hé, Masa ! Tu ferais mieux de te grouiller : y a un monde de fou aux douches. »
 
Après lui avoir fermement répliqué que je la prendrais ce soir, il se mit enfin à me demander ce qui me tracassait en s'asseyant à côté de moi, sur mon lit. Bien sûr, en lui expliquant de quoi il s'agissait, il eu la réaction que je m'étais imaginé : il se moqua de moi. 
 
« Ahhhhhhhhh, mon paauuuvre n'amour ! Tu te mets dans un état pareil juste pour un morceau de plastique, tu te rends compte ? »
 
           Je ne pris même pas la peine de relever, le chassant de mon lit avec des coups de pieds. Pourtant, s'il y en avait un qui pouvait comprendre, c'était bien lui. Je soupirais en basculant sur le côté, tourné vers le mur. J'avais vraiment la tête ailleurs. Je ne pouvais pas le perdre, je ne DEVAIS pas. J'avais vraiment dans l'idée de placarder des avis de recherche pour pouvoir le ravoir autour du cou. En soupirant, je me redressais avec difficulté. A contre c½ur, je me levais pour aller chercher mes vêtements et pour m'habiller avec. En balaçant mon pyjama avec énervement sur mon lit, j'enfilais mon jean ainsi qu'un vieux tee-shirt Nirvana, décoré par un smiley qui tirait la langue. Après avoir préparé mon sac, je décidais de sortir en avance. Ainsi, je pourrais mieux observer et m'habituer à ce bâtiment.
 
          A l'étage inférieur, les salles d'études. Il y en avait deux, dont une qui contenait des ordinateurs. Quelques lycéens s'y trouvaient, sans doute pour jouer aux jeux-vidéos, les yeux scotchés sur leur écran. Plus loin, dans le fond du couloir, la salle de détente. Cette dernière comportait un nombre bien plus important de lycéen, occupé à lire des bouquins ou à se distraire devant un flipper ou avec une petite partie de ping-pong. Je souris en les voyant tous s'amuser comme cela, même si ça m'étonnait qu'ils aient déjà pris leur marque au sein de l'internat. Ils s'adaptaient vite. En voyant l'heure, je pris la décision de remonter dans ma chambre pour poursuivre mes recherches. Alors que je repartis en direction des escaliers, une voix derrière moi hurla :
 
« ATTTEENNNTION !!! »
 
Par pur reflex, je me retournais instantanément. Mes yeux s'écarquillèrent : un caddie en fer piloté par un adolescent aux cheveux bleu foncés fonçait tout droit sur moi et se rapprochait à toute vitesse. Au travers des barreaux, assis dedans, je pouvais apercevoir un gamin qui hurlait, sentant que la collision allait être imminente et brutale. En laissant échapper un petit cri, mon seul geste fut de me protéger le visage à l'aide de mes avant-bras. Les yeux fermés, j'attendais à présent l'impact avec appréhension. Mais ce dernier n'eut pas lieu. Entendant un soupire de soulagement s'échapper de la bouche d'un des deux individus, je rouvris les yeux. Ils étaient là, à quelques centimètres de moi, morts de rire.
 
«  Ah, Kenta !! La trouille que t'as eu !!! Charriait le plus grand, le conducteur.
C'est bon, c'est rien... ! » Se defendait le plus petit en descendant du caddie avec difficulté.
 
Un peu désemparé, je peinais à comprendre la situation. Mais, voyant qu'ils ne faisaient pas attention à moi, je m'exclamais :
 
« Hé, vous pouvez au moins vous excuser !!! »
 
Leurs regards se posèrent sur moi. Le plus petit aux cheveux verts clairs semblait désolé, tandis que le grand souris de plus belle. Ce dernier contourna le chariot pour arriver à mon niveau, s'excusant en posant sa main musclé et gigantesque sur mon épaule.
 
« Ah, ça va c'est rien !! On voulait juste s'amuser !! Me répondit-il simplement en souriant
- Ouais bah... T'as faillis me foncer dessus !!! » J'en rajoutais une couche, faussement traumatisé.
Mon interlocuteur soupira. Il hôta sa main, puis s'apprêta à s'en aller avant que je ne le retienne par le bras.
« Hé ! »
 
Sa seule réponse fut de se retourner vers moi rapidement et de m'adresser un grand sourire malicieux avant de s'exclamer :
« Bah quoi ? MONSIEUR est trop fragile hein ? Il a FAILLIT se faire renverser alors MONSIEUR va retourner pleurnicher chez sa manmaaannn ? »
- HEIN ?! Non mais t'es un ouf, toi ! Je m'empressais de lâcher son bras, vexé.
 
Il eut un petit rire moqueur avant de changer de sujet, plus calme.
 
« J'aime bien ton tee-shirt ! Il est cool ! »
 
          Je baissais les yeux sur mon torse, ayant oublier de quoi il s'agissait. Je souriait en remarquant qu'il reconnaissait le gros logo de Nirvana avant de poser mes yeux sur le sien. Mes yeux écarquillèrent en croisant le regard d'Eddie, la mascotte d'Iron Maiden qui posait tranquille avec une sorte de hache à la main, surplombé par le titre du groupe écrit en rouge et entouré de blanc.
 
« OHHH ! Ton tee-shirt !! 
Eh ouais, je sais !! Aller venez les gars, on retourne s'amuser !!! »
Sans râler, j'accompagnais avec joie mes deux nouveaux amis. Toute ma colère s'était dissipé, après tout, ça n'avait rien de grave. De plus, je devais élaborer un plan pour lui subtiliser son maillot.
 
C'est ainsi que j'avais fais la connaissance de mes deux premier amis ici. Celui au tee-shirt que j'aimais tant se surnommais King. Pour une raison que j'ignorais, il avait terriblement honte de son prénom.
 
« Mon frère s'est occupé de falsifié les documents, hé hé !! Les profs m'appeleront King.
Comment il a fait ? Lui demandais-je, surpris. J'aurais moi aussi aimé changer mon prénom par Jimi, par exemple...
- Ah ! Mystère !!!
- Il bosse ici ?
- Non, il est en terminal. »
 
         Je souris alors que nous entamions une bonne partie de ping-pong, arbitrée par le petit, Kenta. Il n'avait rien d'un élève ici : il s'agissait en réalité du petit neveu de la directrice. King l'avait rencontré par hasard, alors qu'il était à la recherche des toilettes. C'est ainsi qu'ils avaient dénichés le caddie (ou « la super voiture de la mort », selon Kenta) et qu'ils avaient commencé à jouer. Ne me demandez surtout pas où ces deux-là l'avaient trouvé, ils ne voulaient rien me dire.
Et, par le plus grand des hasards, King s'avera être dans la même classe que moi. Sachant que dans cet internat, il n'y avait pas moins de 20 classes de secondes, j'avais eu de la chance de me retrouver avec le guitariste aux cheveux vert et avec un garçon aussi cool que lui. Vraiment, je suis quelqu'un de particulièrement chanceux.
 
          Une fois deux sets terminé, King et moi grimpions les escaliers (d'ailleurs, je ne connaissais pas ces derniers, je me rendis alors compte que j'avais tout le temps emprunter les autres, à l'opposé) pour me montrer où se situait sa chambre en abandonnant Kenta dans la salle de détente. En grimpant les marches, je me rendais compte qu'il y a avait une porte au mur, sur le côté des escaliers, en plein milieu.
 
« Ya quoi, là ? lui demandais-je en désignant cette dernière, curieux de cet aménagement un peu particulier.
Hum ? » King se retourna vers cette dernière. « Ah, je sais pas... J'ai essayer de la forcer, mais impossible. Bah, ça doit juste être un placard à balais...
- Ah ouais. » fis-je, pas vraiment convaincu mais acceptant tout de même ses explications.
Nous poursuivons alors notre chemin.
 
          Sa chambre se trouvait tout au bout du couloir, la 200. Elle était similaire à la mienne, à quelques détails près. Il avait déjà tapissé ses murs de plusieurs posters, ce qui me fit sourire, même si j'en étais un peu jaloux. Merde, j'aurais dû en ramener, moi aussi... Alors que nous étions tranquillement en train de discuter, la porte s'ouvrit soudainement pour laisser apparaître Jack, survolté.
 
« JE PEUX SAVOIR CE QUE VOUS FAITES ENCORE LA ?! Les cours commencent dans 3 minutes !!! »
 
          Affolés, nous nous dépêchions d'attraper notre sac de cours pour ensuite dévalés les escaliers à toute vitesse, oubliant même notre mentaux. Une fois dehors, on courait le plus vite que nous le pouvions, car il pleuvait des cordes. Le bâtiment dans lequel nous avions cours pour la première heure était situé à l'exact opposé de nous. La boue formée à cause de la terre et de la pluie manquait nous faire tomber à plusieurs reprises. Au bout de 2 minutes de course à toute vitesse, nous atteignons enfin la passerelle. Nous nous empressions d'y monter, trempés jusqu'aux os avant de pénétrer dans le fameux bâtiment.
A bout de souffle, tremblant et totalement mouillés, nous mîmes un temps avant de reprendre notre souffle, désormais vautré dans le couloir des salles de classes. Pouah là là, quelle merde... C'était notre premier jour de cours, et il était vraiment laborieux. Une fois que le souffle était un peu revenu, nous nous regardions dans les yeux, le sourire aux lèvres, avant de littéralement exploser de rire, tellement on se sentait pitoyable. Les larmes aux yeux, tapant du poing sur le sol, c'est un professeur qui vient nous calmer en sortant de sa salle soudainement et en nous engueulant.
Quelques minutes plus tard, tentant encore un peu de calmer nos rire qui ressurgissais, nous pénétrions dans la salle, prenant soin à ce que nos excuses soit les plus plates possibles mal gré notre grand sourire que nous tentions de cacher. Avant de se séparer pour aller s'assoir, King me souffla avant de s'éloigner vers le fond « j'ai mal aux côtes !! », ce qui me fit sourire de plus belle. Je m'assis à côté de Gingka qui semblait furieux, peut-être à cause de mon retard ou à cause du fait que je m'étais fais un nouvel ami. Je souris en commençant à oublier mon médiator, mon fameux porte-bonheur que j'avais perdu ce matin. Après tout, je n'avais pas à me soucier de ça plutôt qu'autre chose ! J'allais très vraisemblablement finir par le retrouver ! C'est toujours en ne cherchant pas qu'on trouve.
Revenant à la réalité, je soufflais à Gingka :
 
« Au fait, tu sais comment il s'appelle vraiment, Scars ? »
Gingka soupirait, agacé. En serrant les dents, il me répondit qu'il n'avait pas écouté l'appel. Mais je savais très bien que si : il ne voulait juste par me le dire. Je connaissais mon meilleur ami par c½ur.
« Aller quoi ! Sois sympa, dis-moi !
-Mais je sais pas, je te dis !! »
Voyant que le prof posait son regard sur nous, nous fîmes mine de regarder ailleurs.
 « Je te parle même plus. » lui soufflais-je en m'écartant un maximum de lui, boudeur.
Il soupirait avant de me répondre à contrec½ur :
« Il s'appelle Kyoya. Ça y est, t'es content ? »
A l'entente de son prénom, mon c½ur battait un peu plus vite et mes yeux écarquillèrent. Scars se nommait en réalité Kyoya. Kyoya...
 
          Je répétais son prénom plusieurs fois dans mon esprit et en le murmurant. La sonorité de son prénom était extra. Ce dernier lui allait terriblement bien. Pour désormais attribuer ce prénom sur son visage, je me tournais de ma chaise, dos au tableau, cherchant du regard Scars.
C'est ainsi que je l'apperçu. Que je LES appercu. Tous les deux.
Mon précieux médiator. Il était en la possession  de Kyoya qui s'amusait à faire tourner le cordon autour de son index. Ma bouche s'ouvrit, stupéfait. Comment et quand me l'avait-il dérobé ? La scène de la porte avec la guitare me revint à l'esprit. Alors, c'était donc à cet instant que... Que je l'avais perdu. J'élaborais un plan dans ma tête : celui d'aller lui demander à la fin de l'heure. Je souris nerveusement. Après tout, il n'y a aucune raison qu'il ne me le rende pas... En réalité, je n'en savais rien. Ce mec était vraiment imprévisible. Et ce médiator, j'y tenais comme la prunelle de mes yeux.
Je n'ai cessé de me retourner pour surveiller ce qu'il en faisant. J'étais plutôt anxieux d'aller le voir, comme ça... Mais la peur de perdre mon porte-bonheur l'emportait sur celle d'aller lui parler.
 
          La douce sonnerie de fin du cours retentit. Je m'empressais de ranger mes affaires en 4eme vitesse, voyant déjà que Kyoya était prêt à s'en aller. Dès lors qu'il se leva de son siège, je m'élançais vers lui, ne prenant pas la peine de m'excuser envers les élèves que j'avais bousculé au passage.
 
« Hé... C'est à moi !!! » Lui dis-je sans réfléchir, lui montrant du doigt mon porte-bonheur.
 
Il ne répondit pas, avançant droit devant lui pour sortir de la salle. Une fois à l'extérieur, il ne m'accordait pas la moindre attention, comme si j'étais invisible. Alors qu'il avançait en direction de la prochaine salle de classe, je le suivais quelques pas derrière lui, un peu stressé de lui readresser la parole après ce vent monumental. Mais je n'avais pas le choix, si je voulais récupérer mon bien. Je réitérais alors mes propos.
 
« Hé, tu peux me le rendre ?? » Je lui demandais gentiment, un peu comme si ma vie en dépendait. Parce que c'était l'impression que j'avais. Je poursuivais.
« Il a appartenu à Kirk Hammett, tu vois... C'est mon cousin qui me l'a donné : il l'a attrapé pendant un concert. C'est un fan de Metallica et c'est vraiment top qu'il... »
Il fit volte-face, me coupant net dans mes explications, m'adressant un regard noir avant de sourire d'amusement en me désignant l'objet tant convoité :
« Cette merde, à Kirk Hammett ? Ne m'fais pas rire. »
Il reprit son chemin.
« "Cette merde" ?! Non mais pour qui tu te... »
Il s'arrêtait.
« Arrête de me faire chier.
- Mais, tu...! »
Dos à moi, il levait sa main au dessus de son épaule pour que je puisse voir mon médiator, puis, en le coinçant avec deux de ses longs doigts fins, il plia d'un coup sec ce dernier en deux, si bien qu'il céda malgré la résistance du plastique.
« Non !! »
Ce mec... Il était vraiment dépourvu d'émotion !!! Pourquoi il avait fait ça !?
« Tiens. » Fit-il en me balançant mon collier derrière lui sans même se retourner vers moi.
Puis il poursuivit sa route, tranquillement.
 
          J'eus tout juste le temps d'intercepter mon médiator brisé avant qu'il ne tombe sur le sol. Mes yeux étaient humides, à présent. A genoux sur le sol, les yeux figés sur mon porte bonheur brisé, je restais planté là. J'avais mal au c½ur... J'avais l'impression qu'une partie de moi s'était cassé en même temps que lui, malgré que ça ne soit qu'un « objet ». Je serrais les derniers morceaux qu'il restait de lui dans mon poing avant de me relever, regardant droit devant moi Kyoya qui s'éloignait.
Ce mec... Je le détestais, maintenant !!! Poussé par l'énergie de la colère, je me dirigeais vers lui à tout allure, souhaitant obtenir réparation.
Une fois arrivé à son niveau, j'attrapais avec force son bras désireux qu'il se retourne vers moi. Brutalement, c'est ce qu'il fit néanmoins, m'attrapant par le cou en me poussant pour me coller violemment au mur en quelques secondes. Je laissai échapper un « Ah ! » lorsque ma tête se claqua contre ce dernier.
 
« Ne t'avises plus JAMAIS de me toucher. C'est bien COMPRIS ?! »
 
Sa voix était très sèche et teintée d'énervement, terrassée par la haine. Il n'hésitait pas à resserrer son emprise sur mon cou pour me faire acquisser plus vite. Je soutenais son regard qui se voulait sans pitié et près à m'étrangler à tout instant, les sourcils froncés et le regard fier, malgré que j'étais plus qu'agité intérieurement. Mais, il m'avait fait du mal. Et il ne s'en voulait même pas. Toute l'admiration que j'avais accumulée pour lui s'était effacée à cet instant précis. Enfin, c'est du moins ce que je désirais...
 
« Aie... »
 
          Les mains plaquées contre l'estomac, je retournais auprès de Gingka lentement, en tant que perdant. King était aussi là, il avait fait la connaissance de Gingka entre-temps.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ? »
Je lui expliquais la scène, passant les détails de mon horrible humiliation et de ma cuisante défaite.
« Et... Il avait quoi de spécial, ce médiator ?
Vexé qu'il ose demander ça, je lui répondis avec consternation :
- C'était à Kirk Hammett ! Le guitariste de Metallica ! Tu te rends compte du...
- Non. Il le jeta par terre. Ca, si tu veux mon avis, c'est juste un médiator tout pourri !! »
Je m'empressais de le ramasser une nouvelle fois.
« NON ! Tu peux pas comprendre !!! »
King eu un petit rire.
« Tu crois vraiment que ce guitariste utilise des médiator ROSE FLASHY, comme celui là ? Ton cousin t'as fais une mauvaise blague !!! »
 
King et Gingka explosèrent de rire. J'avais beau leur soutenir que ce médiator avait bel et bien appartenu à un dieu de la guitare, ils ne voulaient pas m'écouter. Moi-même, je commençais à douter de cela.... Mes deux amis se mirent à me taquiner et à m'embêter alors qu'on était en direction du cours de physique-chimie. J'envoyais un message en 4ème vitesse à mon cousin en soupirant, pour savoir s'ils avaient raison ou pas. En entrant dans la salle, je bousculais Kyoya au passage qui rétorqua vivement en me bousculant violement. J'eus à peine le temps de me rattraper à une table. Il atteignait sa place, tout au fond. Je lui lançais un regard plein de haine, avec toute la méchanceté que je pouvais avoir. Ce mec me répugnait. Je le détestais tellement. Même si je me sentais beaucoup plus faible que lui, la guerre était tout de même déclarée entre nous. « Tu vas voir, Kyoya... »
 
 
« le mediator que tu ma passer il été vrémen à kirk hammett ?
-nn, je lé trouvé par ter
-AH OK. »
 
 
[Voilà x3 à l'origine, ce chapitre devait être dramatique et tout. Mais King se ramène et du coup ça s'est pas du tout passé comme ça devrait :O
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